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Pascal
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2,5
Publiée le 23 octobre 2025
Le scénario se déroule l'espace de quatre jours, et est construit selon un procédé bien connu.
Un personnage apprend une nouvelle cruciale ou prend une décision clef pour le cours de sa vie. Il rencontre plusieurs de ces connaissances et revisite sa vie à l'aune de cette nouvelle.
Sans chercher bien loin dans ma mémoire, un des titres majeurs dans ce type de canevas pourrait être" le feu follet" de Louis Malle (1963).
"Nino" du prénom du personnage principal sur lequel repose totalement le film, apprend qu'il est atteint d'un cancer à la gorge. Il va au cours du weekend chercher parmi ses connaissances qui peut l'accompagner à sa première séance de radiothérapie.
C'est l'occasion pour la cinéaste de nous proposer une suite de rencontres qui sont supposées nous éclairer sur Nino, sur ce qu'il est finalement.
Le problème de ce genre de scénario c'est quand les dialogues ne sont pas à la hauteur. C'est ici malheureusement le cas.
Beaucoup trop superficiels, pour tout dire pas très intéressants ( selon moi ), " Nino" ne parvient que très rarement à émouvoir.
Il reste la scène avec l'ex petite amie, celle avec Mathieu Amalric et celle du fameux lundi, mais après une première partie à laquelle j' ai tout de même adhéré, la seconde perd vraiment de son élan, s'essouffle même parfois.
Je suis réservé à l'égard de ce film qui ne me semble pas correspondre à ce que j' avais pu en lire.
Nino, 29 ans, lors de simples analyses médicales apprend qu’il doit commencer une chimiothérapie. Il a trois jours pour trouver quelqu’un pour l’accompagner. Un film qui arrive à ne jamais tomber dans le pathos et même parfois à nous faire rire sur un sujet qui ne prête pas à sourire. Une œuvre emplie de tendresse éclairée de l’intérieur par un acteur canadien formidable qui réussi l’exploit d’être à la fois lunaire et solaire. Theodore Pellerin, un nom qui risque de nous devenir familier.
Réussir à faire un film léger sur un sujet lourd n’est pas donné à tous. Et beaucoup s’y sont cassés les dents. En effet, tout le monde ne peut pas saisir la magie, au hasard, d’un Roberto Benigni qui traite des camps sur le ton de la fantaisie avec son chef-d’œuvre « La Vie est belle ». Avec « Nino », il s’agit de maladie. Du cancer en l’occurrence. Et dès les premières séquences du long-métrage, Nino le personnage principal apprend de but en blanc et sans ambages qu’il est atteint d’un cancer de la gorge avancé. Cette scène est d’ailleurs très réussie et parvient même à distiller un soupçon d’humour. Ensuite, durant une heure et demie, on va suivre Nino durant un weekend où il ne peut rentrer chez lui car il a perdu ou oublié ses clés (d’ailleurs c’est l’invraisemblance du film, les serruriers ça existe!). Quelques jours où il va devoir digérer la mauvaise nouvelle en l’annonçant à ses proches ou rencontres inopinées. Ou pas.
« Nino » est un premier film. Et parvenir à tenir l’équilibre fragile de la légèreté quand on parle de maladie et de mort n’est pas aisé lorsqu’on débute. Bravo donc car la magie du long-métrage est qu’il y parvient tout du long avec pudeur et aucune once de sensiblerie. On va être ému certes par le sort de ce jeune homme, mais on va aussi et surtout souvent rire et sourire de ses errances parisiennes. Attention, on n’est jamais au sein d’une comédie non plus. Mais, au gré des rencontres et de son nouveau statut, vont naître quelques quiproquos naturels amusants tout autant que des moments de flottements, de questionnements où légèreté a toujours sa place. Silencieux ou éloquents, ils vont garnir ce joli film précieux d’un parfum envoûtant. Il n’y pas vraiment de chemin narratif clair ici. C’est avant tout le portrait d’un jeune homme dans un instantané de vie court et décisif. Et la compréhension de sa personnalité est indexée sur les gens qu’il va rencontrer ou retrouver.
Dans le rôle-titre, Théodore Pellerin est une nouvelle fois magistral. Il EST Nino. On dirait qu’il ne joue pas un personnage mais qu’il le vit. La réussite de cette première œuvre lui doit beaucoup. Son côté égaré et sensible donne envie de l’aimer. On éprouve de la compassion mais pourtant le film ne s’apitoie jamais sur son sort, le pathos est quasiment toujours évité. « Nino » préfère la lumière et les instants de vie simples et solaires qui en font la beauté. Pauline Loquès reste au demeurant parfois trop discrète, pas assez affirmée mais on s’en acquitte. Et, forcément, dans cet enchainement de séquences anodines ou cruciales, légères ou plus tristes, il y en a des plus réussies que d’autres. Mais même quand on accroche moins selon nos sensibilités à certains moments, on ne peut nier que l’ensemble constitue une chronique douce, juste et qui conquiert les cœurs.
Pus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Nino est une révélation à tous les étages ! Un des meilleurs films français 2025, Nino se dégage par tant de tendresse et de justesse rare. Cette mélancolie qui règne sur le film , face à la maladie, est rempli de symbolisme. Voir le personnage de Nino se baladait dans Paris, est comme signe de nostalgie de son passé ; c'est déchirant et magnifique. Que dire des interprétations : La révélation Théodore Pèlerin incarne parfaitement cette mélancolie
Qui est le film ? Nino est le premier long métrage de Pauline Loquès, révélé à Cannes comme une œuvre à la fois intime et universelle. Inspiré par la perte d’un proche, le film s’inscrit dans une tradition de cinéma existentiel et déambulatoire, héritière de Varda (Cléo de 5 à 7) mais transposée au masculin, dans un Paris contemporain. L’histoire est simple : un jeune homme apprend qu’il est atteint d’un cancer du larynx et doit commencer une chimiothérapie trois jours plus tard.
Que cherche-t-il à dire ? Le projet de Loquès n’est pas de filmer la souffrance, mais la désorientation. Elle écarte le suspense médical pour se concentrer sur l’expérience subjective : comment le temps se distord quand l’avenir se rétrécit, comment le silence devient un langage quand les mots manquent, comment la peur peut paradoxalement ouvrir à la vie.
Par quels moyens ? Dès le diagnostic, le temps se fracture. Trois jours deviennent une matière paradoxale : urgence de commencer la chimiothérapie, mais aussi dilatation des heures, comme si chaque instant se chargeait d’une densité nouvelle. Loquès filme cette temporalité subjective avec précision : les plans s’attardent, les silences s’épaississent, les gestes prennent une valeur disproportionnée. Le spectateur est invité à ressentir cette distorsion, à entrer dans une expérience de temps vécu.
Comme chez Varda, la ville devient un miroir intérieur. Paris n’est pas carte postale mais matière mouvante, brouillonne, traversée de rencontres imprévues. La structure du film épouse l’errance de Nino. Cette déambulation, loin d’être un simple motif naturaliste, devient une méthode de mise en scène : elle traduit la désorientation intérieure du personnage. Chaque détour urbain est une bifurcation existentielle, chaque visage croisé une possibilité de réinvention.
Nino existe dans ses face-à-face : avec sa mère, son ami, une ancienne camarade. Chaque échange est une variation de ton (comique, tendre, maladroit) qui redessine son identité.
La performance de Pellerin est centrale. Son jeu ne repose pas sur l’expression de la douleur mais sur la disponibilité à l’autre. Il écoute, il rebondit, il se laisse traverser. Cette capacité d’accueil fait de lui un acteur poreux, dont le visage devient le lieu d’inscription des relations. En cela, il incarne parfaitement la thèse du film : l’identité n’est pas une intériorité close, mais une surface traversée par les échanges.
La scène du bracelet hospitalier condense tout le film. Objet banal, presque administratif, il devient signe de naissance et de fragilité. En le caressant, Nino retrouve l’enfant qu’il fut, mais aussi l’homme vulnérable qu’il devient. Ce geste minuscule concentre la dialectique du film : la maladie comme menace de mort, mais aussi comme possibilité de renaissance.
Où me situer ? J’admire le geste : refuser le pathos pour privilégier la délicatesse, filmer la maladie comme une expérience de vie plutôt que comme une fin. Le film touche par sa justesse, par sa capacité à rendre palpable l’invisible (le temps qui se dilate, le silence qui pèse). Mais je note aussi une limite dans la causalité des événements.
Quelle lecture en tirer ? Nino n’est pas un film sur le cancer, mais sur ce que la conscience de la finitude fait à la vie.
Nino est un film qui m’a profondément touché par sa simplicité et sa sincérité. L’histoire suit un jeune homme dont la vie bascule brutalement, et le film choisit de se concentrer sur ces moments suspendus où tout semble fragile, incertain. J’ai aimé cette approche intime, presque contemplative, qui laisse la place aux silences et aux regards plutôt qu’aux grands discours.
Théodore Pellerin est incroyable. Il porte le film avec une justesse impressionnante, tout en retenue, mais avec une intensité constante. On ressent chaque doute, chaque peur, chaque éclat d’espoir à travers lui. Et j’ai aussi trouvé Salomé Dewaels vraiment excellente : elle apporte une vraie lumière au film, une présence forte et naturelle qui équilibre parfaitement l’énergie plus fragile de Nino.
Le rythme est volontairement posé, parfois lent, mais ça sert le propos. Peut-être que j’aurais aimé que certains aspects soient encore plus approfondis, mais l’émotion est là, sincère et durable. Un film humain, sensible et porté par deux très belles performances. Note : 3,5/5
«Que ferait-on?» Comment réagir à la nouvelle subite que l’on a un cancer alors qu’on a l’air d’aller bien… Et en plus quand on a perdu les clés de chez soi… Nino, 29 ans, va errer dans Paris allant de chez sa mère (à laquelle il n’ose pas le dire) à chez son meilleur ami qui a organisé une fête surprise pour l’anniversaire de Nino, et il fait des rencontres qui vont l’aider à passer ces 3 jours que le séparent du début du traitement. Merveilleusement interprété par Théodore Pellerin, ce premier film traite avec délicatesse et parfois humour de ce sujet difficile. Il a eu le prix D’Ornano-Valenti au festival de Deauville
Un film de plus sur le thème du cancer, encensé par les critiques qui se révèle pourtant au final très décevant. Les scènes s’étirent inutilement en longueur, et l’ennui qui prédomine, empêche de vraiment entrer dans l’histoire, et d’éprouver de l’empathie pour le personnage principal malgré le drame auquel il est confronté… Pas folichon
Pauline Loquès saisit l’impact de la terrible nouvelle de l’annonce de la maladie sans verser dans le pathos, préférant même un mélange d’humour et de tendresse qui fait de Nino (son premier long métrage) une aventure intime aussi singulière que touchante. Délicatesse et finesse guident ce récit d’errance poignant, et dresse un portrait sensible incarné par la remarquable interprétation de Théodore Pellerin. Ponctué de situations rocambolesques, de rencontres joyeuses avec son meilleur pote, sa mère ou une copine d’enfance, Pauline Loquès assemble un puzzle délicat entre drame et ode à la vie.
3 jours dans la vie d'un homme qui déambule dans les rues de Paris filmés avec délicatesse et dont on ne sent pas les deux passer. mention spéciale pour la bande son et des acteurs très juste.
Le scénario ne joue pas avec nous dans ce film de Pauline Loquès, il annonce la couleur d'emblée ! Pellerin porte le film sur ses épaules avec un grand talent, les femmes (hormis peut-être sa mère) servant de faire-valoir. Nino a perdu ses clés et ne sait pas où dormir la nuit prochaine... Sensibilité, humour, seconds rôles parfaits, à découvrir ! Merci à l'équipe !
m dans l'ère du temps avec l'augmentation inquiétante des cancers chez les jeunes. Le choix du personnage principal, timide, réservé, pas très bien dans ses baskets, montre à quel point l'annonce d'une maladie grave est injuste à un âge aussi jeune que 30 ans. On a pas encore lancé les projets que l'on souhaitait, on n'est pas encore tout à fait stabilisé dans sa vie. Et une annonce de taille comme celle-là vient fragiliser encore plus. L'annonce le perturbe tellement qu'il en perd ses clés, l'accès à chez lui lui est donc empêché. La métaphore est intéressante car c'est comme si il ne voulait/pouvait pas affronter cette réalité en se regardant en face. Il ère dans Paris, retrouvant une ancienne amie, puis se rapprochant d'une autre fille. Il est difficile d'annoncer ce genre de nouvelle donc il ne dit rien à sa mère et balance le mot "cancer" comme ça sur le pas d'une porte à son boss après une soirée arrosée. Le film souligne l'importance d'être entouré dans ce genre de moments. A voir.
Belle découverte ! Le film prend bien son temps et manque un peu de rythme mais voir Nino déambuler dans la ville comme un fantôme offre toute la poésie et l’émotion au film, avec un acteur principal qui s’en sort comme un roi. Un très beau film, je recommande !
Quasiment de chaque plan, Théodore Pellerin est extraordinaire dans le rôle de ce jeune homme malade d'un cancer et qu'on va suivre tout au long de ce week-end qui le sépare de sa première chimiothérapie. Certes, rien de bien joyeux à l'accompagner dans son errance stupéfaite, à la recherche de quelqu'un pour l'accompagner, alors qu'il lui est impossible de le dire à quiconque, et peut-être d'ailleurs à lui-même en premier, mais le scénario est filmé avec tellement d'intelligence et de tact qu'il est inutile de résister à l'émotion qui nous gagne au fur et à mesure. Du grand et beau cinéma.