"Nino" bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame français moyen dans l'ensemble. La réalisatrice Pauline Loquès, avec son premier long-métrage, propose un film avec des idées intéressante qui aborde des thèmes contemporains tels que la filiation assistée et le cancer, touchant de plus en plus de jeunes. La performance subtile de Théodore Pellerin, qui pourrait recevoir une nomination aux César, est à noter. Cependant, j'ai trouvé l'ensemble trop faible, manquant d'émotion et d'une intrigue qui peine à vraiment prendre son envol, ce qui a conduit à une certaine déception en quittant la salle à la fin de la projection.
Quasiment de chaque plan, Théodore Pellerin est extraordinaire dans le rôle de ce jeune homme malade d'un cancer et qu'on va suivre tout au long de ce week-end qui le sépare de sa première chimiothérapie. Certes, rien de bien joyeux à l'accompagner dans son errance stupéfaite, à la recherche de quelqu'un pour l'accompagner, alors qu'il lui est impossible de le dire à quiconque, et peut-être d'ailleurs à lui-même en premier, mais le scénario est filmé avec tellement d'intelligence et de tact qu'il est inutile de résister à l'émotion qui nous gagne au fur et à mesure. Du grand et beau cinéma.
Nino – un film d’une justesse rare. Pas d’artifice, pas de surjeu : la caméra capte l’intime, les silences, les hésitations. Tout sonne vrai. C’est un cinéma qui fait confiance au spectateur, qui ne force rien, et qui du coup bouleverse profondément. On sort touché·e au cœur, avec l’impression d’avoir effleuré une vérité – un film d’une justesse rare. Pas d’artifice, pas de surjeu : la caméra capte l’intime, les silences, les hésitations. Tout sonne vrai. C’est un cinéma qui fait confiance au spectateur, qui ne force rien, et qui du coup bouleverse profondément. On sort touché·e au cœur, avec l’impression d’avoir effleuré une vérité humaine.
Ce premier film est aussi l'un des meilleurs films français de l'année à mes yeux.
Le sujet pourrait être dramatique. On peut le révéler car il est révélé dès la première scène : Nino apprend qu'il est atteint d'une maladie grave, et qu'il doit commencer au plus tôt un lourd traitement qui va entraîner de lourdes conséquences.
A partir de ce point de départ pas très gai, la réalisatrice Pauline Loquès réussit un film étonnamment lumineux et apaisant. Il y a une sorte de magie dans sa façon de transformer les émotions en sentiments profonds et délicats, dans un Paris qu'on a l'impression de redécouvrir le temps d'un week-end, à travers l'oeil bienveillant de la caméra.
Pour réussir ce tour de force, il faut un acteur exceptionnel, et c'est peu dire que la prestation du Canadien Théodore Pellerin est ici renversante, empreinte de tout ce que le cinéma français d'auteur peut offrir de meilleur : de la délicatesse, des émotions, de la justesse, le tout baignant dans une sorte d'humour poétique.
Parmi les atouts du film, il faut également citer les belles prestations de Jeanne Balibar (la mère) et surtout de William Lebghil, égal à lui-même dans le rôle "du meilleur pote qu'on puisse avoir".
Sensible, un sujet traité avec douceur et tact. Le rythme est cependant un peu mou. Un vrai film “francais” qui mériterait plus de rythme pour être emballant.
Un film sensible porté par son jeune rôle principal plein d'avenir et de nombreux petits rôles. En revanche le sujet est triste et le déroulé trop linéaire. Dommage mais c'est du cinéma de qualité
Théodore est très touchant dans son interprétation et sa sensibilité, Bon scénario pour ( enfin ) comprendre que la vaccination au MPV est essentielle pour éradiquer plusieurs cancer , tel que celui de l’utérus , le gorge et bien d’autres ….
m dans l'ère du temps avec l'augmentation inquiétante des cancers chez les jeunes. Le choix du personnage principal, timide, réservé, pas très bien dans ses baskets, montre à quel point l'annonce d'une maladie grave est injuste à un âge aussi jeune que 30 ans. On a pas encore lancé les projets que l'on souhaitait, on n'est pas encore tout à fait stabilisé dans sa vie. Et une annonce de taille comme celle-là vient fragiliser encore plus. L'annonce le perturbe tellement qu'il en perd ses clés, l'accès à chez lui lui est donc empêché. La métaphore est intéressante car c'est comme si il ne voulait/pouvait pas affronter cette réalité en se regardant en face. Il ère dans Paris, retrouvant une ancienne amie, puis se rapprochant d'une autre fille. Il est difficile d'annoncer ce genre de nouvelle donc il ne dit rien à sa mère et balance le mot "cancer" comme ça sur le pas d'une porte à son boss après une soirée arrosée. Le film souligne l'importance d'être entouré dans ce genre de moments. A voir.
Certes, le film émeut. Mais cette force tient surtout à l’acteur principal, qui irradie chaque plan, et à un casting dans l’ensemble très convaincant. Mon bémol concerne la mise en scène : Pauline Loquès semble s’être un peu trop inspirée d’Oslo, 31 août de Joachim Trier. spoiler: Les enjeux diffèrent — le héros de Trier finit par se suicider —, mais l’errance du protagoniste est ici trop proche, au point de me sortir parfois du récit tant j’en devinais la structure. Là où Pauline Loquès signe un joli film, Joachim Trier livrait, lui, un véritable chef-d’œuvre.