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W'arou
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4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Vu en avant première avec la réalisatrice et une des actrices, ce premier long métrage est d'une sensibilité et profondeur émouvante. Sans tomber dans le pathos ni dans la comédie, ce film est une traversée physique de Paris, filmée magnifiquement, et une traversée psychologique du personnage, retranscrite superbement par l'interprétation subtile et touchante de l'acteur principal. On est embarqué dans cette errance captivante grâce aussi aux superbes seconds rôles, très bien écrit et interprèté. Un grand film
Sympa mais je trouve le film « trop simple » ok c’est beau c’est touchant c’est humain y a quelques plans beau esthétiquement en plus mais je trouve que le film va pas assez loin dramatiquement ou pas assez tout court… j’ai vraiment l’impression que le film aurait pu être plus long. Mais pour un premier long métrage, bravo.
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
Avec Nino, Pauline Loquès livre un premier film à la fois intime et universel. Porté par l’intensité de Théodore Pellerin, le récit suit un jeune homme atteint d’un cancer de la gorge qui, trois jours avant son traitement, doit affronter Paris, ses proches et ses silences. Entre fragilité et renaissance, Loquès choisit d’explorer ce « temps mort » rarement représenté au cinéma, révélant la solitude, mais aussi les étincelles de vie qui surgissent des rencontres inattendues. Autour de lui, William Lebghil, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar et Mathieu Amalric composent une constellation de personnages inoubliables. Grâce à une mise en scène lumineuse et à un regard profondément tendre, Nino transcende le drame pour offrir un hommage bouleversant à la résilience.
Première séquence forte et violente, très réussie, dans un hôpital désorganisé avec des soignants maladroits, avec un empathie indigente, qui paraissent fort peu professionnels, comme c'est parfois le cas dans la vraie vie. Nino erre ensuite dans Paris, cherchant à renouer des contacts jusque là trop superficiels, avec sa mère, des amis proches, une ancienne camarade d'école. La tension narrative du film est un peu faible ; elle repose essentiellement sur le résultat de cette quête, trouvera-t-il quelqu'un auprès de qui il saura se confier ? Le vrai enjeu de l'histoire est sans doute en fait "Nino parviendra-t-il à se dénouer, à s'investir assez dans ses relations ?" Cet axe serait sans doute "moteur" si l'on percevait mieux les failles du personnage, ce que l'entrée abrupte du film -excellente par ailleurs- ne facilite pas. NB. Le son du film, celui les conversations de Nino avec sa mère ou avec ses amis, est parfois un peu faible, et j'ai pu passer à côté de certaines clés. Mes prothèses auditives auraient peut-être été utiles...
Aussi bien poétique que simplement beau, LOQUES livre un délicat portrait, autour d'un jeune homme, autour d'une vision de la vie, mais surtout, autour d'une certaine idée du positif, face à la fatalité de la vie
Nino est une merveille de finesse portée par un magnifique Théodore Pellerin, tout en retenue. Juste et très touchant, le film reste en tête bien après qu’on l’a vu.
Un jeune homme fragile, perdu, isolé, et finalement sauvé par l'amitié solide d'une ex copine de lycée et d'un bon pote. Et une réflexion sur l'ambivalence de l'humaine condition à l'hôpital.
Errant dans Paris, Nino voit ses amis, cherche ses clés mais ne peut révéler aux autres ce qui le tracasse. Ce formidable 1er film réalisé par Pauline Loquès est sensible sans être mielleux, doux sans être larmoyant, et Théodore Pellerin a bien mérité son prix à Cannes.
Errant dans Paris, Nino voit ses amis, cherche ses clés mais ne peut révéler aux autres ce qui le tracasse. Ce formidable 1er film réalisé par Pauline Loquès est sensible sans être mielleux, doux sans être larmoyant, et Théodore Pellerin a bien mérité son prix à Cannes.
Si on vous apprenais soudainement à trente ans que vous aviez un cancer, que feriez-vous ? C'est en gros ce qu'a essayé de dépeindre Pauline Loquès dans un film au sujet forcément plombant. Mais pas que ! Non effectivement puisque l'on s'intéresse ici surtout à l'avant traitement, à ces moments difficiles où le personnage doit accepter et comprendre la situation et l'annoncer, tout aussi difficilement, aux autres. Alors oui, toujours plombant vous allez me dire mais nous suivons en réalité des moments de vie. Plutôt renfermé, Nino va petit-à-petit sortir de sa bulle toute aussi confortable que toxique, coincé dans un travail aliénant et un certain mutisme. C'est ainsi que nous aurons droit à des scènes de discussion touchantes entre mère et fils, à des scènes de soirée plutôt rigolotes mais surtout à une relation que Nino construit petit à petit avec une amie d'enfance fraichement retrouvée. Nous avons également de bonnes idées, comme ce vernis noir que Nino ne porte qu'à une main que l'on peut interpréter comme le cancer lui-même, sorte de nécrose qui commence à atteindre le personnage principal (notons que c'est une analyse de comptoir qui m'est propre). Mais à face à cette relative légèreté dans l'histoire qui n'oublie pour autant pas ses moments dramatiques, on a un certain pathos instauré par la mise en scène qui gâche un peu tout. D'autant plus que c'est souvent très "cliché film d'auteur", c'est-à-dire que nous avons de très longs plans qui ne servent pas à grand-chose et puis qu'est-ce que c'est bavard ! Nous avons par exemple cette scène dans la salle de bain qui est too much et qui nous sort presque de ce moment, jusque là, suspendu dans le temps entre Nino et son amie. En réalité, on ressent beaucoup cet effet premier film, où la réalisatrice a un peu ce côté prouveur, sûrement involontaire, montrant qu'elle sait réaliser du drame sensible de plaire à une critique élitiste. Bref, malgré une performance d'acteur incroyable (Théodore Pellerin est toujours très juste), "Nino" ennui finalement beaucoup plus qu'il ne touche.