Nino
Note moyenne
3,9
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203 critiques spectateurs

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Jipéhel
Jipéhel

100 abonnés 558 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2025
Regards de femmes

Il s’agit du premier long-métrage - Prix D’Ornano à Deauville -, réalisé par Pauline Loquès, ancienne programmatrice sur France Inter. 96 minutes tout en délicatesse pour parler de la maladie, de l’amour et l’amitié. Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même. SDF malgré lui pour quelques jours, le héros balade sa peine et ses doutes à travers le 19ème arrondissement de Paris. Au gré de ses rencontres, le personnage se précise, prend de l’épaisseur et finit par nous charmer. Très joli comédie dramatique portée par un jeune comédien venue de la Belle Province.
En fait, il s’agit ici du regard de plusieurs femmes sur un personnage masculin atypique. La cinéaste a voulu évoquer la maladie mais sous un angle différent. Plutôt que de montrer son personnage principal en train de lutter contre le cancer, elle a ainsi choisi de s’intéresser à ce que le cinéma montre plus rarement, à savoir les jours qui précèdent le début du traitement chez les malades. La déambulation douce amère du héros va lui permettre de se mieux connaître lui-même, Le film évite tout pathos, alors qu’au contraire, il visite toutes les nuances de la délicatesse. Très belle écriture, sublimée par une mise en scène raffinée et sans esbroufe et une très belle interprétation, font de ce film une pépite précieuse.
Le québécois Théodore Pellerin, qui, malgré son jeune âge, a derrière lui une carrière copieusement fournie, porte le film de bout en bout avec une grâce infinie. Au hasard de son errance de 3 jours, il croise William Lebghil, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar, Camille Rutherford, Mathieu Amalric… Voilà un film marqué par la simplicité et l’authenticité. On ne pleure pas parce que c’est triste, mais parce que c’est beau. A voir s’il en est encore temps, car ce film est sorti en septembre.
Marthe Marandola
Marthe Marandola

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2025
Un film d'une grande tendresse, pudeur, authenticité. Que des compliments aux comédiennes et comédiens ! Un montage souple, un scénario qui se tient sans cesse, aucun personnage en trop.
Pour un premier film, chapeau ! À voir absolument
AZZZO

359 abonnés 949 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2025
3 jours. Pauline Loquès filme les 3 longues journées (et nuits) qui séparent l'annonce de la maladie du début du traitement. 3 jours durant lesquels la vie du jeune Nino bascule. Une vie qui ne sera plus la même et un homme qui se retrouve face à lui-même. L'action se passe au cœur de Paris, au cœur de la vie, et pourtant le spectateur ressent la solitude abyssale de Nino. Un homme soudain seul face à la menace de la mort. C'est très bien filmé, très bien joué, sans excès, sans pathos. L'intelligence de Pauline Loquès est d'avoir évité les clichés sur le sujet du cancer. Elle s'intéresse à cette phase de la vie que tous les malades ont connu, à la fois courte et interminable.
Un grand film au cœur de l'humanité.
Cadreum
Cadreum

54 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Qui est le film ?
Nino est le premier long métrage de Pauline Loquès, révélé à Cannes comme une œuvre à la fois intime et universelle. Inspiré par la perte d’un proche, le film s’inscrit dans une tradition de cinéma existentiel et déambulatoire, héritière de Varda (Cléo de 5 à 7) mais transposée au masculin, dans un Paris contemporain. L’histoire est simple : un jeune homme apprend qu’il est atteint d’un cancer du larynx et doit commencer une chimiothérapie trois jours plus tard.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet de Loquès n’est pas de filmer la souffrance, mais la désorientation. Elle écarte le suspense médical pour se concentrer sur l’expérience subjective : comment le temps se distord quand l’avenir se rétrécit, comment le silence devient un langage quand les mots manquent, comment la peur peut paradoxalement ouvrir à la vie.

Par quels moyens ?
Dès le diagnostic, le temps se fracture. Trois jours deviennent une matière paradoxale : urgence de commencer la chimiothérapie, mais aussi dilatation des heures, comme si chaque instant se chargeait d’une densité nouvelle. Loquès filme cette temporalité subjective avec précision : les plans s’attardent, les silences s’épaississent, les gestes prennent une valeur disproportionnée. Le spectateur est invité à ressentir cette distorsion, à entrer dans une expérience de temps vécu.

Comme chez Varda, la ville devient un miroir intérieur. Paris n’est pas carte postale mais matière mouvante, brouillonne, traversée de rencontres imprévues. La structure du film épouse l’errance de Nino. Cette déambulation, loin d’être un simple motif naturaliste, devient une méthode de mise en scène : elle traduit la désorientation intérieure du personnage. Chaque détour urbain est une bifurcation existentielle, chaque visage croisé une possibilité de réinvention.

Nino existe dans ses face-à-face : avec sa mère, son ami, une ancienne camarade. Chaque échange est une variation de ton (comique, tendre, maladroit) qui redessine son identité.

La performance de Pellerin est centrale. Son jeu ne repose pas sur l’expression de la douleur mais sur la disponibilité à l’autre. Il écoute, il rebondit, il se laisse traverser. Cette capacité d’accueil fait de lui un acteur poreux, dont le visage devient le lieu d’inscription des relations. En cela, il incarne parfaitement la thèse du film : l’identité n’est pas une intériorité close, mais une surface traversée par les échanges.

La scène du bracelet hospitalier condense tout le film. Objet banal, presque administratif, il devient signe de naissance et de fragilité. En le caressant, Nino retrouve l’enfant qu’il fut, mais aussi l’homme vulnérable qu’il devient. Ce geste minuscule concentre la dialectique du film : la maladie comme menace de mort, mais aussi comme possibilité de renaissance.

Où me situer ?
J’admire le geste : refuser le pathos pour privilégier la délicatesse, filmer la maladie comme une expérience de vie plutôt que comme une fin. Le film touche par sa justesse, par sa capacité à rendre palpable l’invisible (le temps qui se dilate, le silence qui pèse). Mais je note aussi une limite dans la causalité des événements.

Quelle lecture en tirer ?
Nino n’est pas un film sur le cancer, mais sur ce que la conscience de la finitude fait à la vie.
coraly
coraly

18 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Très beau film qui nous fait découvrir et suivre un personnage touchant, légèrement décalé par sa douceur et sa réserve. On se sent proche de ses questionnements sur la vie et la mort, le temps qui passe, le couple, alors qu'une terrible nouvelle est venue l'assommer avant un week-end d'errance forcée dans Paris. Quelques têtes connues comme William Lebgbil et Camille Rutherford, et un acteur à suivre, Théodore Pellerin.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 118 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2025
Bouleversant, ce film nous emmène au plus proche de Nino, au gré de ses déambulations après qu’il vienne juste d’apprendre l’existence de son cancer. Difficulté à réaliser et d’autant plus à en parler. Film sensible mais absolument pas mièvre. Émouvant.
Joel J
Joel J

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2025
Très bien tourné, le sujet n’a jamais été traité ainsi, la réalisatrice démontre l’annonce de cette maladie avec des médecins débordés. La prestation de l’acteur qui sera Césarée, j’en suis certain et remarquable, le regard dans les gestes, le corps qui parle des non-dits et la pudeur….. forme de lui un acteur en France très populaire. Il est déjà au Canada., d’ailleurs, ce qu’il y a de drôle chez cette acteur quand il joue, il n’a pas d’accent alors qu’il y a un accent très prononcé dans sa vie normal.

Tout va très vite dans ce film et pourtant il y a des longueurs y a beaucoup du bleu du vert c’est des couleurs assez froides. Finalement très beau film. Merci à tous les protagonistes de ce film et à cette réalisatrice pour son premier film qu’elle accouchement. Bravo. Une chose est certaine, ça va être récompensé .

Je vous le recommande vivement, si vous aimez les beaux films français ou en prend le temps de filmer et d’écouter
Caméra à l’épaule, les plans sont serrés …. vraiment à recommander sans aucun prétexte pour encourager cette réalisatrice à nous faire de nouveau rire pleurer.
WR10
WR10

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 octobre 2025
Film d'une longueur infinie. On ne s'attache jamais à ce personnage rempli de molesse.
Le film n'a pas de réel but, quasiment aucune émotion ne nous parviens.
Pascal
Pascal

243 abonnés 2 298 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2025
Le scénario se déroule l'espace de quatre jours, et est construit selon un procédé bien connu.

Un personnage apprend une nouvelle cruciale ou prend une décision clef pour le cours de sa vie. Il rencontre plusieurs de ces connaissances et revisite sa vie à l'aune de cette nouvelle.

Sans chercher bien loin dans ma mémoire, un des titres majeurs dans ce type de canevas pourrait être" le feu follet" de Louis Malle (1963).

"Nino" du prénom du personnage principal sur lequel repose totalement le film, apprend qu'il est atteint d'un cancer à la gorge. Il va au cours du weekend chercher parmi ses connaissances qui peut l'accompagner à sa première séance de radiothérapie.

C'est l'occasion pour la cinéaste de nous proposer une suite de rencontres qui sont supposées nous éclairer sur Nino, sur ce qu'il est finalement.

Le problème de ce genre de scénario c'est quand les dialogues ne sont pas à la hauteur. C'est ici malheureusement le cas.

Beaucoup trop superficiels, pour tout dire pas très intéressants ( selon moi ), " Nino" ne parvient que très rarement à émouvoir.

Il reste la scène avec l'ex petite amie, celle avec Mathieu Amalric et celle du fameux lundi, mais après une première partie à laquelle j' ai tout de même adhéré, la seconde perd vraiment de son élan, s'essouffle même parfois.

Je suis réservé à l'égard de ce film qui ne me semble pas correspondre à ce que j' avais pu en lire.
Popcornsalé
Popcornsalé

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Comment ne pas penser à Oslo 31 août? Théodore Pellerin illumine ce film d'un bout à l'autre malgré une narration quelquefois incertaine.
jgrand
jgrand

11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Après avoir vu la bande-annonce, je m'attendais à lâcher quelques larmes en voyant ce film. Il n'en fut rien. Malgré une performance exceptionnelle de Théodore Pellerin, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage. La faute à des dialogues vides et des intéractions très (trop ?) banales. Mention tout de même à Salomé Dewaels, très touchante dans son rôle de mère célibataire. Un film qui se laisse regarder, porté par de bons acteurs, mais dont j'ai eu du mal à saisir la finalité.
frederic T.
frederic T.

27 abonnés 244 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Pauline Loquès saisit l’impact de la terrible nouvelle de l’annonce de la maladie sans verser dans le pathos, préférant même un mélange d’humour et de tendresse qui fait de Nino (son premier long métrage) une aventure intime aussi singulière que touchante.
Délicatesse et finesse guident ce récit d’errance poignant, et dresse un portrait sensible incarné par la remarquable interprétation de Théodore Pellerin. Ponctué de situations rocambolesques, de rencontres joyeuses avec son meilleur pote, sa mère ou une copine d’enfance, Pauline Loquès assemble un puzzle délicat entre drame et ode à la vie.
Cyrill G
Cyrill G

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2025
Un film touchant, avec des bonnes interprétations. La plongée de Nino pourrait être la nôtre, c’est ce qui fait à mon sens la réussite de ce film.
Math719
Math719

227 abonnés 866 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2025
Avec Nino, c’est la découverte de la maladie qu’on observe avec son acceptation. L’acteur principal y est tout simplement remarquable ! Entre rires et émotions, on traverse avec lui cette dure réalité, portée par un scénario simple, juste et sincère. Un très beau film, une vraie surprise !
jacques b.
jacques b.

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2025
De la force de la simplicité ….. mise en scène exceptionnelle et épurée… musique, photo et acteurs accompagnent le tout d’une belle profondeur
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