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3,0
Publiée le 2 février 2026
Après avoir reçu une mauvaise nouvelle, Nino sait que sa vie va changer à jamais... "Nino" se focalise sur la période entre l'annonce et le début sa « nouvelle vie ». Une très courte période à la fois de doutes, mais aussi d'errance. Théodore Pellerin incarne parfaitement cet homme perdu qui ne sait pas s'il doit parler ou non de sa situation. Chaque interaction est différente de la précédente, ce qui apporte beaucoup de fraîcheur à un récit qui évite tout sentimentalisme. J'ai apprécié les moments avec Zoé, mais surtout ce court instant de complicité avec Lina. Des moments bien trop rares à l'image de ce beau final, mais ça s'explique par le fait que le film couvre une petite période. Tout reste en surface, mais ce n'est de toute manière pas un film sur la maladie, mais sur l'après-coup d'une telle annonce. Un drame délicat et intime qui ne m'a pas captivé, mais qui est pas mal.
La caméra suit sur 3 jours et au plus prêt Nino, de la sidération à comment intégrer une terrible nouvelle et comment l'annoncer. Les rencontres et événements qui se déroulent alors deviennent accessoires. La solitude absolue avec un secret, son mal intérieur se téléscope avec un monde qui continue de tourner. Quel dommage, les choix faits de ce récit n'apportent pas l'intensité et la profondeur attendues. Et que dire du montage chaotique.
trois jours de la vie de Nino, qui a l'annonce d'un cancer, vie ces jours entouré de ses amis et famille. c'est ennuyeux un scénario complètement inexistant. a croire que c'est de l'improvisation. bref, j'aime les films d'auteurs mais celui-ci est vraiment nul.
Premier long bien écrit, le sujet du film est tenu jusqu'à la fin. Théodore Pellerin est très juste dans ce rôle. Et la scène dans la salle de bain avec l'actrice Estelle Meyer est magnifique. Seul bémol la scène de discussion dans la cuisine avec la fille désirée par le personnage de Sofian qui donne l'impression de répéter les débats des réseaux sociaux et qui se veut didactique.
Nino est un film touchant, doux et tendre, qui parvient à émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. Les personnages sont attachants, justes, et laissent place à une palette d’émotions sincères, avec aussi des touches d’humour bienvenues qui allègent le sujet. Le film aborde avec délicatesse la question du cancer ORL, en sensibilisant sans lourdeur ni misérabilisme. Le regard porté est humain, attentif aux silences, aux gestes, aux relations, et permet de ressentir une vraie proximité avec le personnage principal et son entourage. Les acteurs sont très bons, naturels, et les personnages loin des archétypes ou des clichés habituels dans leurs réactions et interactions. Le jeu reste tout en retenue, ce qui renforce la crédibilité et l’émotion. La mise en scène, sage et maîtrisée, privilégie la simplicité et l’intime, laissant le temps aux émotions d’exister. Un film sensible et bienveillant, qui touche juste, fait passer un très bon moment, et laisse une impression douce et humaine en sortant de la salle.
Un film magnifique, tout en émotion, en subtilité, en intelligence. Un des plus beaux films français de l’année. Je prédis un César du meilleur premier film et du meilleur espoir masculin
Dieu que c'était long! Je ne comprends pas les critiques élogieuses! Théodore pellerin sauve la mise car il joue vraiment très bien! Le reste est affligeant de médiocrité! Jeanne Balibar insupportable! Ce film aurait été un chouette court metrage mais en faire un film de 1h37....Le pire est que ce film sera récompensé aux césars! Nino est le parisianisme incarné! Bref, à zapper!!!!!
Réussir à faire un film léger sur un sujet lourd n’est pas donné à tous. Et beaucoup s’y sont cassés les dents. En effet, tout le monde ne peut pas saisir la magie, au hasard, d’un Roberto Benigni qui traite des camps sur le ton de la fantaisie avec son chef-d’œuvre « La Vie est belle ». Avec « Nino », il s’agit de maladie. Du cancer en l’occurrence. Et dès les premières séquences du long-métrage, Nino le personnage principal apprend de but en blanc et sans ambages qu’il est atteint d’un cancer de la gorge avancé. Cette scène est d’ailleurs très réussie et parvient même à distiller un soupçon d’humour. Ensuite, durant une heure et demie, on va suivre Nino durant un weekend où il ne peut rentrer chez lui car il a perdu ou oublié ses clés (d’ailleurs c’est l’invraisemblance du film, les serruriers ça existe!). Quelques jours où il va devoir digérer la mauvaise nouvelle en l’annonçant à ses proches ou rencontres inopinées. Ou pas.
« Nino » est un premier film. Et parvenir à tenir l’équilibre fragile de la légèreté quand on parle de maladie et de mort n’est pas aisé lorsqu’on débute. Bravo donc car la magie du long-métrage est qu’il y parvient tout du long avec pudeur et aucune once de sensiblerie. On va être ému certes par le sort de ce jeune homme, mais on va aussi et surtout souvent rire et sourire de ses errances parisiennes. Attention, on n’est jamais au sein d’une comédie non plus. Mais, au gré des rencontres et de son nouveau statut, vont naître quelques quiproquos naturels amusants tout autant que des moments de flottements, de questionnements où légèreté a toujours sa place. Silencieux ou éloquents, ils vont garnir ce joli film précieux d’un parfum envoûtant. Il n’y pas vraiment de chemin narratif clair ici. C’est avant tout le portrait d’un jeune homme dans un instantané de vie court et décisif. Et la compréhension de sa personnalité est indexée sur les gens qu’il va rencontrer ou retrouver.
Dans le rôle-titre, Théodore Pellerin est une nouvelle fois magistral. Il EST Nino. On dirait qu’il ne joue pas un personnage mais qu’il le vit. La réussite de cette première œuvre lui doit beaucoup. Son côté égaré et sensible donne envie de l’aimer. On éprouve de la compassion mais pourtant le film ne s’apitoie jamais sur son sort, le pathos est quasiment toujours évité. « Nino » préfère la lumière et les instants de vie simples et solaires qui en font la beauté. Pauline Loquès reste au demeurant parfois trop discrète, pas assez affirmée mais on s’en acquitte. Et, forcément, dans cet enchainement de séquences anodines ou cruciales, légères ou plus tristes, il y en a des plus réussies que d’autres. Mais même quand on accroche moins selon nos sensibilités à certains moments, on ne peut nier que l’ensemble constitue une chronique douce, juste et qui conquiert les cœurs.
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« Nino » s’impose comme un film résolument intimiste. S’il est parfois accusé de longueur ou d’un manque d’émotions exprimées par son personnage principal, ces critiques ratent la véritable intention de l’œuvre. Le film explore précisément cette complexité émotionnelle : le refoulement, l’incapacité à verbaliser, la manière dont chacun réagit différemment face à la découverte d’une maladie. C’est tout bonnement un film élégant qui offre un regard sensible et authentique sur un vécu intérieur.