Un personnage attachant magnifiquement joué mais il manque un petit quelque chose pour adhérer au film. Peut-être la passivité du personnage et sa façon d'aborder sa maladie. Un bon moment cependant, la fin est très émouvante.
Difficile de noter ce film qui conviendra totalement au petit écran pas la platitude de sa mise en scène mais qui dans le fond est très touchant. Et triste, on ne ressort pas avec un moral au top malgré le message positif. On y notera des références à la désorganisation des établissements médicaux.
Un film d'une beauté absolue. Je m'attendais à un film assez dramatique, triste, dark qui va relater du combat de Nino contre son cancer mais je me suis pris une grosse claque. En réalité, il s'agit plutôt d'un film sans réelle morale, l'annonce du cancer est la seule épreuve qu'on traverse avec Nino durant ces deux jours. La banalité et le sur-réalisme des scènes rend ce film hilarant, je ne m'attendais pas à autant rire au cinéma. Le seul bémol que je peux lui trouver et le jeu d'acteur de Nino que je trouve "mou", mais n'est-ce pas voulu après tout par le réal?
Les trois jours du crabe Nino, 28 ans, apprend brutalement lors d’un RV à l’hôpital qu’il est atteint d’un cancer du larynx. Nous sommes vendredi après-midi, la chimio démarre dès lundi. L’oncologue lui fixe deux missions dans le délai qui le sépare du début de son traitement : prévenir un de ses proches pour venir au RV du lundi accompagné ; faire un prélèvement de sperme en cas d’infertilité suite au traitement. Sonné, ce célibataire va errer dans Paris durant près de 72 heures, allant de rencontres en rencontres toutes plus riches les unes que les autres pour cet homme doux et rêveur : son ex, sa mère, son meilleur pote, une ancienne camarade de classe, un homme décalé aux Bains douches,… Autant de rencontres, dans ce moment critique qui vont l’obliger à renouer les fils décousus de son existence pour lui permettre de se préparer à affronter les rudes épreuves qui l’attendent. Rares sont les films qui se concentrent ainsi sur les quelques journées en apesanteur entre le coup de massue de la nouvelle et le début du combat. Pauline Loquès, pour son premier long métrage, et un des meilleurs premiers films de 2025, écrit un scénario riche et sans fausse note ni pathos, incarné car biographique ; en atteste la dédicace finale à son ami Romain décédé. Mais là pas de drame, ce récit d’errance est poignant tout autant qu’il est ponctué de moments joyeux voire désopilants parfois car faite de rencontres incongrues voire rocambolesques. Elle porte un regard plein de délicatesse et de sensibilité sur ce drame et en cela elle est aidée par l’interprétation de son premier rôle masculin, le québécois Thomas Pellerin. Cette immersion au plus profond de l’intimité de Nino est touchante car ce dernier nous émeut autant qu’il nous charme avec ses faux airs de Buster Keaton. Voilà un film dont on ne sort pas plomber par la dureté du propos, un film qui fait société et qui met la vie, la solidarité et l’amour au centre de l’existence. On sent Nino dans une forme d’urgence s’ouvrir à nouveau sur l’avenir ; quel paradoxe de se sentir aussi vivant que lorsque la vie s’apprête à vous jouer un sale tour ! Un sans faute sur un sujet si complexe. Un film taillé pour le César du Premier Long.
S’extasie qui veut, mais à force de sous jouer l’émotion et l’empathie il n’y a plus grand chose qui passe et on reste un peu indifférent au sort de ce jeune homme un peu trop lisse
Nino, c’est ce jeune homme de 29 ans qui apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge. Mais c’est surtout un très beau premier film de Pauline Loquès, qui fait le choix intelligent de ne pas s’attarder sur la maladie elle-même, mais sur son acceptation et sur la difficulté de l’annoncer - ou non - à ses proches. En situant tout le récit sur un week-end, entre le diagnostic et le début du traitement, la cinéaste signe un film tout en retenue, loin du mélodrame plombant dans lequel on pourrait tomber avec ce genre de sujet. Au contraire, ce film, aussi limpide que subtil, parvient à rester lumineux et léger sans atténuer la gravité du sujet.
C’est une œuvre profondément humaine, traversée par une sensualité physique constante - entre mère et fils, entre amis, en amour - qui célèbre la force des liens qui nous unissent. Enfin la cinéaste filme aussi l’errance - tant mentale que physique - de cet homme, dans une forme de dérive flottante au cœur du 19e arrondissement de Paris, rarement montré au cinéma et loin des clichés sensationnalistes habituels. Il en ressort un portrait très juste et très sensible d’une jeunesse contemporaine, porté par l’immense révélation Théodore Pellerin, qui crève l’écran comme rarement.
C est mauvais. Certes le sujet et le parti pris de montrer le désarroi face à l annonce de la maladie est intéressant mais c est du mauvais cinéma. C est ennuyeux, des scènes interminables notamment la soirée anniversaire. Aucune émotion malgré le charisme de l acteur principal. Malgré l esthétisme de certains plans, c est prétentieux et raté.
Très joli film, très émouvant, je pense qu'on reparlera de cet acteur bientôt, il porte le film de façon magistrale ! Les personnages secondaires, rencontrés au hasard de sa déambulation, sont aussi très attachants. C'est simple, on se balade dans Paris avec lui le temps d'un week-end, et on ne s'ennuie jamais. Une très belle découverte.
Je ne comprends pas comment certaines critiques peuvent qualifier ce film de chef d'oeuvre ou de bijou. C'est d'un ennui mortel. Il ne se passe rien. Tout traîne en longueur. Je n'ai eu qu'une hâte, c'est que le film se termine car malheureusement, je n'ai pas pu quitter la salle avant la fin. C'est tout à fait le genre de film qui risque d'être primé aux Césars...
Aucune émotion ne passe. Les personnages sont plats, pour ne pas dire creux, et le scénario extrêmement pauvre et improbable. On n'arrive pas à s'attacher aux personnages, dont les personnalités sont tout juste effleurées. La présence d'acteurs de renom pour les seconds rôles ne sauve pas le film. La seule qui fait passer un peu d'émotion est Salomé Dewaels dans le rôle de Zoé.
Oh la la la la ! J'aime les films intimistes, mais il faut une interaction entre les personnage, des conflits, des cas de conscience, un minimum de dramaturgie. On est loin de Bergman qui a fait des films sobres et exceptionnels sur les relations entre mari et femme - Scènes de la vie conjugale-, mère et fille - sonate d'automne - ou plus largement - Fanny et Alexandre -, là, il n'y a rien. Nino n'a aucun rapport avec sa mère, ni avec son meilleur ami, ni son ex, alors qu'il lui arrive quelque chose de grave. Bon, pour être honnête, je suis partie au bout de 45 mn. Peut-être que les 45 suivantes étaient fascinantes…