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Karim El Mamouni
31 critiques
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1,5
Publiée le 13 octobre 2025
Un sujet grave, un acteur impassible, des longueurs interminables... Certains crieront au génie alors qu'il ne s'agit que d'une supercherie. Le cinéma français va mal.
Dans les rues suspendues de Paris, "Nino" trace un chemin délicat entre gravité et lumière. À l’heure d’un diagnostic brutal, le film choisit de ne jamais forcer le drame : la réalisatrice maintient une distance juste, glissant par moments de l’ombre vers une respiration plus légère quand le poids menace de tout écraser. Théodore Pellerin porte ce premier essai avec une élégance discrète, habillant chaque silence d’une émotion retenue. Le film impressionne par son regard pudique, ni surdosé, ni minimaliste, cultivant une fragilité vraie qui trouve ses résonances dans les rencontres, les silences et les gestes les plus simples, sans jamais céder au pathos outrancier.
L'histoire de cet homme apprenant qu'il est atteint d'un cance, se livre à un profond travail d'introspection, me semble trop confinée dans un cadre individuel. Aucune relation avec le monde extérieur, Aucune relation avec les êtres qu'il aime. La réalisation est neutre un peu trop et toute les péripéties qui interviennent sont abordées sans une réelle énergie
Le scénario ne joue pas avec nous dans ce film de Pauline Loquès, il annonce la couleur d'emblée ! Pellerin porte le film sur ses épaules avec un grand talent, les femmes (hormis peut-être sa mère) servant de faire-valoir. Nino a perdu ses clés et ne sait pas où dormir la nuit prochaine... Sensibilité, humour, seconds rôles parfaits, à découvrir ! Merci à l'équipe !
Un très joli premier film, tendre et pudique, superbement interprété. Un mélange de gros plans sur les personnages et de déambulations dans Paris, particulièrement le 19ème et Place des Fêtes, de jour, de nuit. Un film aussi sur la difficulté à communiquer sur les sujets importants, à écouter l'autre. Malgré son thème autour du cancer, ce film n'est jamais plombant, il y a même quelques moments drôles et loufoque... mais quelques longueurs aussi
Un très beau film, touchant, humain, avec de l’humour comme dans la vie. Une très jolie manière de filmer un homme. Et j’ai adoré la manière de filmer la scène de sexe ! Beaucoup de trouvailles qui sortent du ronron habituel des scénarios et plans déjà vus. Je recommande !
D'emblée le ton est donné avec un rendez-vous médical annonciateur d'une très mauvaise nouvelle pour Nino Clavel. On est vendredi et l'on va suivre les pérégrinations de notre jeune homme à travers la capitale pendant trois jours (il a perdu ses clefs). spoiler: Théodore Pellerin peut agacer dans un premier temps par sa nonchalance, et l'impression que ce que l'on peut nommer un cancer lui glisse dessus. Pourtant, quand il fend la carapace avec ses amis et une ancienne copine de lycée (Salomé Dewaels), le film prend enfin aux tripes . Entre un humour second degré et de réels moments d'émotion, l'annonce de la maladie bouleverse ses relations. Théodore Pellerin dégage un magnétisme impressionnant pour un jeune acteur.
Un fil plutôt original, qui se complet dans une certaine lenteur bien pensé, aux scènes parfois insolites et pittoresques, mais qui n’arrivent pas toujours à engendrer des émotions. Du beau travaille à ne pas bouder.
Difficile de comprendre le succès de ce film. Dialogué limité par un vocabulaire qui ne dépasse pas 70 mots. Un Paris filmé à n’en plus finir. C’est une pâle copie du film norvégien Oslo, 31 août. C’est d’un ennui maximum.
Un vendredi, Nino apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge. Le lundi, il commencera la chimiothérapie. Un week-end d’errance, du centre de don du sperme à sa mère, d’une ex à une ancienne camarade de classe qui ressurgit du passé. Trois jours pour mettre des mots sur son mal. La réalisatrice observe les petites choses de la vie avec une justesse désarmante. Pas d’effet de manche, pas de surenchère, juste des moments vrais, saisis dans leur simplicité. La mise en scène s’efface derrière les personnages, et c’est tant mieux. Tout repose sur un casting irréprochable, d’une sincérité rare. Chacun trouve le ton juste, celui du quotidien, sans artifice ni excès. On observe Nino qui apprend à dire ce qu’il traverse, sans pathos ni héroïsme. C’est dans ces détails, un regard, une phrase banale, un geste retenu, que le film trouve sa grâce. Nino respire, doucement, et c’est déjà beaucoup.