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laurent aroles
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5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un film qui sort des sentiers battus. Tout sonne juste, vrai,authentique. Le rythme, que certains ,trouvent lent, est en fait le rythme de la vie que peuvent avoir des personnes dans une station de ski hors saison. Les personnages sont authentiques, touchants, attachants. Béatrice Dalle fait un retour à l’écran très convaincant et colle parfaitement au personnage. Quant à Baptiste Perusat il accompli une véritable prouesse d’acteur. Dans ce rôle ,difficile à interpréter, pas une fausse note. Tout est juste,mesuré ,exact. Il est le personnage dans les gestes, les regards, la voix. C’est certain, ce garçon fera parler de lui. Thomas Daloz et Djanis Bouzyani lui donne la réplique avec justesse et sont authentiques et touchants. Les autres protagonistes sont tout également du même niveau. En conclusion, un film plein d’humanité sur des écorchés de la vie,très juste .c’est sincère, efficace, bien mené,ou l’humour est également présent par touches bienvenues. Ce film apporte au cinéma français une pépite qu’hélas la presse ne sert pas. En France,quand on a de belles choses, ceux qui devraient les valoriser ne le font pas et c’est fort regrettable. Alors ,plutôt que de vous ennuyer à mourrir avec le maître du kabuki ou l’engloutie envolez vous avec Laurent dans le vent et laissez vous porter...
''En vrai'' j'aurais bien aimé le croiser au hasard de ses dé ''el disaparecido'' comme chante Manu Chao, morceau entendu dans le film. Film atypique, fruit de trois jeunes comparses, qui sort un peu du lot. Film d'errance et de rencontres improbables. Le jeune homme est paumé, il a perdu le sens de sa vie ou ne l'a pas encore trouvé. Il zone dans la montagne hors saison, la station de ski est déserte et les seuls êtres humains qu'il y croise sont un peu frappe -dingues. Ce qui pourrait être tragique s'avère plutôt tendre et presque drôle de par les dialogues et les situations cocasses qui viennent rompre la solitude de Laurent. Moments furtifs et doux de la vie saisis au gré du vent. J'ai aimé cette ballade décalée du mec qui ne colle pas avec le commun des gens ordinaires.
Comme son plan d’ouverture, ce joli film flotte dans les airs. Le personnage principal (Laurent, interprété par le très convaincant Baptiste Pérusat), effarouché et gracile, ne sait jamais vraiment ni où ni comment se poser. Chacun tantôt s’aimante, tantôt se repousse ; tous un peu insatisfaits, un peu de guingois, un peu cabossés. Le désir circule partout. On pense bien sûr à Guiraudie, mais en plus mutin, sans l’épaisseur volontariste du trait. Le film capte avec délicatesse un vieux rêve commun : aimer et être aimé, aussi rare et merveilleux qu'une chèvre magique.
À voir absolument. « Laurent dans le vent » est une nouvelle réussite de ces trois réalisateurs. Ce film parle de notre generation avec justesse et folie. Un film libre qui marque!
Laurent dans le vent tire sa douceur de l’extrême justesse de sa sensibilité, jamais naïf, un film naturaliste dont on sort avec un goût nouveau à la vie !
L'envie d'aller voir ce film m'était venue de comparaisons que j'avais lues avec les cinémas d'Alain Guiraudie et d'Eric Rohmer. J'avoue que le début du film m'a un peu désarçonné et j'avais l'impression d'avoir été quelque peu grugé. Et puis, plus le film avance, plus Laurent devient attachant, plus le comportement des personnes qu'il fréquente dans la station de sports d'hiver nous touche, la forme de burlesque très légère et poétique empruntée par le film venant se greffer sur un mélange délicat de tendresse et de mal de vivre.
Le film n'est pas dépourvu de charme, entre l'histoire de Laurent, en quête de quelque chose qu'il peine trouver (aimer et être aimé: tout un programme), ces rencontres quelque peu étranges (la vieille femme dans le jardin, Béatrice Dalle recyclée en cougar, son fils, le viking farfelu, le jeune homo avec qui la rencontre avorte - il a sans doute compris qu'avec Laurent, il allait au-devant de problèmes existentiels ; l'éleveur de moutons qui cherche sa chèvre). Tout cela fait un peu conte initiatique baignant dans une atmosphère douce et feutrée ; le seul problème est qu'il n'y a pas vraiment d'initiation, que Laurent n'évolue pas d'un pouce et que l'on tourne en rond, dans une narration minimaliste qui, il faut bien le dire, génère souvent l'ennui, malgré le talent du jeune acteur.
Ai vu « Laurent dans le vent » du trio de réalisateurs Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon. Un film original dans sa fabrication, sa forme et son fond. Laurent (très convainquant Baptiste Pérusat dont c’est le premier rôle) est un jeune homme de 29 ans qui comme une feuille va là où le vent le pousse. Il fait partie de cette génération, à juste titre, défaitiste et « aquoibonniste » … qui se renferme sur elle-même et qui a peu de besoin. Laurent n’a que son RSA pour vivre et cela lui suffit grandement. Il arrive dans une petite station de ski fort laide et inhabitée, sans neige et hors saison. Comme un Bernard l’hermine, il squatte à droite, à gauche et se fait des amis au fil des saisons. Laurent s’intéresse aux autres et est très attachant. Il rencontrera une femme mûre (intense Béatrice Dalle bien trop rare au cinéma) qui vit avec son fils qui se rêve viking (Thomas Dalloz), un photographe du dimanche (toujours aussi décalé et drôle Djanis Bouzyani), une femme qui aspire à mourir enfin (Monique Crespin). Il y a de belles idées de mise en scène dans ce film, entre autre une scène d’ouverture très originale et onirique, où l’on voit Laurent être parachuté dans la station presque malgré lui. Les scènes sont parfois joliment fondues enchainées. La musique répétitive et étrange est symptomatique du film qui est hélas trop long aussi. Mais ce film est une très juste photographie sur une jeunesse désillusionnée, où aimer et être aimer est le plus beau des rêves, et qui a pour voeux les choses les plus simples qui soient et où la liberté n’a aucun prix. Baptiste Pérusat est de tous les plans et son charme est pour beaucoup dans cette proposition décalée qui peut souvent faire penser à l’univers d’Alain Guirodie. Et je trouve que de jeunes réalisateurs s’inspirant de ce réalisateur atypique et génial est une excellente nouvelle en ce début d’année.
Petit film sympathique sur ces gens nombreux un peu satellisés vivotant comme ils peuvent sans rien demander ni embêter qui que ce soit. Une humanité biscornue et poétique où il y a finalement une place pour chacun.
Ce qui m'a d'abord étonnée en entrant dans cette salle, aux trois quarts pleine, d'un cinéma de quartier de Rouen, c'est la présence uniformisée de boomers. Ces gens avaient -ils comme moi étaient conseillés par leur fille trentenaire pour venir voir ce film, "Laurent dans le vent", pour s'attendrir sur l'histoire d'un jeune paumé ? À la lumière de la fin de séance, leurs visages reflétaient- ils leur jeunesse perdue de babacool ? Dans un style glissant, cette histoire nous montre une quête de sens d'une jeunesse, peu connectée au monde tel qu'on le lui impose, n'inscrivant pas d'idéal, sans colère, dérivant au gré du vent. Solitudes qui cohabitent , essais d'attachement, compréhension sans débats et humanité résignée. Dans son époque.
Un film aigre-doux, criant de réalisme (chapeau à l'acteur principal), où l'attirance que suscite l'intrus de service n'est pas sans rappeler celui de Pasolini ou plus récemment celui de Guiraudie. Sauf que là, le pauvre jeune-homme, en pleine dépression, sembler libérer ses phéromones bien malgré-lui (quoique). Qu'importe, on sort de ce film un brin retourné avec de drôles de questions existentielles, sur le sens de la vie, du travail, de l'amour,.. et des stations de skis en automne ;-)
Laurent est borderline, il se mets au vert dans une station de ski hors-saison pour renouer avec la vie et lui même. Il rencontre un photographe statique, une femme qui veut mourir en regardant la montagne, un jeune homme passionné par les vikings. Bref toute une galerie de portraits qui plus que son scénario font le sel du film. Et lui donne son côté attachant.
Des sensations pures, des vies en symbiose avec autre chose que l'enrichissement financier, un acteur magique, ce monde là n'est pas honteux merci de le montrer.
film singulier sur les singularités qui finalement font le lien et le commun...enfin, c'est ma lecture...chouette film...sympa aussi de revoir Béatrice Dalle, cela dit, les acteurs sont tous assez rayonnants, beau casting