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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 4 août 2026
Réalisé par un trio de jeunes cinéastes, Laurent dans le vent narre l’errance d’un jeune homme qui débarque hors-saison au beau milieu d'une station des Hautes-Alpes. Au gré du hasard et de ses pérégrinations, il va s’enticher tour à tour d’une vieille habitante désireuse de mourir, d’un jeune photographe vivant en camping, d’un éleveur de chèvres et d’une mère et son fils geek amateur de mythologie nordique. Si ce cinéma lorgne du côté d’Alain Guiraudie, il n’en a ni la profondeur trouble ni la capacité d'enchantement. Un film de flânerie et d’égarement qui nous offre quelques belles séquences, malgré l'emprunt de chemins un peu trop balisés.
LAURENT DANS LE VENT. Une photographie déplorable, des instants de vie inintéressant, à l'image de cette station de ski hors saison. Une étoile et demie.
Sans plus. La bande-annonce laisse espérer une histoire déjantée mais le spectateur reste un peu sur sa faim. Laurent cherche à donner un sens à sa vie dans les montagnes à l'écart du monde ; lui rencontre et découvre des hommes et des femmes, des personnages plus ou moins décalés, plus ou moins perdus, mais nous on s'ennuie. Laurent n'est pas si riche, pas si intéressant à découvrir et sa vie n'exale guère que l'ennui. J'ai failli m'endormir.
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3,0
Publiée le 20 avril 2026
« C'est dur de savoir ce qu'on veut faire. » Comme beaucoup de gens, Laurent est perdu dans la vie, mais lui a décidé de tout lâcher. Sans travail ni pied-à-terre, il débarque dans une station de ski pour se mettre au vert. Ce n'est pas la pleine saison, donc tout est calme et il peut faire la connaissance de quelques locaux qui sont tout aussi seuls que lui. C'est ce qui ressort de ces rencontres avec des gens désabusés et coincés dans cet endroit. Laurent, qui semble instable, a quand même une bonne capacité d'adaptation. Par moments, il ressemble beaucoup à un parasite qui n'apporte rien de bon dans la vie des gens. Après, c'est une question de point de vue, spoiler: car il donne de la tendresse à Sophia tandis qu'il comble la solitude de cette vieille dame. En tout cas, c'est un film qui, comme lui, erre sans réel but, mais j'ai plutôt accroché à ce récit de passage à l'âge adulte tardif et décousu.
Ce qui frappe d’abord, c’est la justesse du ton. Entre mélancolie diffuse et humour absurde, le film trouve une manière singulière de raconter l’errance contemporaine. Laurent n’est pas tant un héros qu’un point de passage, une figure poreuse à ce qui l’entoure, traversée par les rencontres, les lieux et les hasards. La narration elle-même épouse cette logique. Plutôt qu’un récit construit, le film propose une succession de moments, parfois insignifiants en apparence, mais chargés d’une certaine poésie du quotidien. C’est dans ces “moments de rien” que se loge sa véritable émotion.
« Laurent dans le vent » captive par sa douceur mélancolique et son regard tendre sur la fragilité humaine, porté par un trio de réalisateurs talentueux qui mêlent introspection, humour discret et poésie du quotidien.
Sorti fin 2025, ce film minimaliste séduit par sa mise en scène pudique, qui privilégie les silences, les plans mobiles flottants et une esthétique contemplative évoquant un conte rural contemporain.
La direction artistique excelle dans l’exploitation du décor alpin hors-saison : un complexe touristique fantôme qui amplifie le sentiment d’apesanteur et de solitude suspendue, sans jamais appuyer le pathos.
La musique discrète et les sons naturels renforcent cette atmosphère de stand-by existentiel, où chaque geste semble hésiter entre inertie et élan vital.
Au cœur du film, Baptiste Perusat livre une prestation nuancée et bouleversante, incarnant une présence spectrale à la fois passive et ouverte, magnétique dans sa vulnérabilité.
Entouré d’une galerie de personnages baroques et touchants – Béatrice Dalle en figure maternelle câline, Thomas Daloz en excentrique absurde, Djanis Bouzyani en rêveur contrarié –, il compose un chœur de solitudes qui s’entrelacent avec finesse et humour décalé.
Les critiques louent unanimement cette réussite inclassable, à mi-chemin du réalisme social et de la fable déflationniste, rappelant Guiraudie ou les frères Larrieu par sa tendresse pour les anti-héros en quête d’utopie face au réel décevant. Le ton grave mais non dénué de légèreté, les dialogues ciselés et la chaleur des liens éphémères en font un objet cinématographique rare, qui laisse une empreinte persistante de bienveillance et d’espoir discret.
On en ressort réchauffé, prêt à embrasser ses propres errances avec plus de douceur.
Un film intime, à la poésie tres singulière. Mention spéciale à Thomas Dalloz, qui est génial dans ce rôle loufoque et touchant. Et autre mention spéciale pour la composition musicale très réussie
Laurent cherche à se reconstruire après avoir traversé une lourde dépression et décide de passer du temps à la montagne. Il rencontre ainsi une galerie de personnages cabossés et hauts en couleurs, se lie à eux, et spoiler: finit par se sentir chez lui dans ce village de montagne . Par conséquent, on ne peut pas dire que Laurent dans le vent ménage ainsi beaucoup de suspense et qu'il surprenne (il rappelle d'ailleurs énormément Miséricorde d'Alain Guiraudie), mais il fait un pas de côté bienvenu quant aux modalités de l'accomplissement de Laurent (spoiler: l'aspect professionnel est finalement évacué), et trouve une justesse de ton remarquable, entre optimisme et mélancolie, entre humour et douceur. On appréciera enfin la prestation des acteurs, tous convaincants et éminemment sympathiques.
Voici une réponse contemplative et originale aux questions que beaucoup - et notamment beaucoup de jeunes - se posent aujourd'hui. Un homme déprimé ou surmené trouve, non sans heurts, refuge dans une montagne vivant entre deux ryhtmes grâce à quelques belles rencontres. C'est simple et assez beau, on se plaît à y croire portés par un jeu simple, une bande son envoûtante et de très belles images.
Que d'émotions dans ce film. On passe du sourire à la nostalgie du silence aux bruits de la forêt la caméra jamais intrusive toujours là avec délicatesse. Superbe histoire d'un temps de vie qui passe devant nous sans futur organisé jamais. Le présent transcendé. Si Bruno Dumont n'avait pas déjà pris le titre "Laurent dans le vent " aurait pu s'appeler "L'Humanité". Et Béatrice Dalle juste à sa place magnétique belle. C'est une présence qu'on oublie pas.
J’étais impatient de voir ce film. On m’avait vanté son originalité, son charme, une sorte de douce musique un peu déjantée. Rien de tout cela, on s’ennuie ferme, on a hâte d’arriver au bout. Une perte de temps
Sorti du ciné relaxé comme jamais. C’est doux. C’est drôle. L’errance est délicieuse malgré quelques longueurs à la fin. Une simple confirmation : Laurent est dans le vent.