Laurent dans le vent
Note moyenne
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71 critiques spectateurs

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Direct-actu.fr

390 abonnés 521 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2025
Laurent dans le vent est un film rare, discret et profondément contemporain, qui capte avec une justesse troublante le malaise diffus de notre époque. À travers une errance presque immobile, le film observe des êtres qui parlent beaucoup, se croisent, s’accrochent, mais peinent à réellement se rencontrer. Ici, la solitude n’est ni spectaculaire ni tragique : elle est ordinaire, installée, presque acceptée. Elle se glisse dans les gestes, les silences, les arrangements du quotidien. Le film regarde ces existences sans les juger, avec une attention patiente, laissant affleurer ce que chacun tente de masquer.

La mise en scène privilégie l’écoute, le temps long, la présence. Elle refuse l’effet, la démonstration, pour laisser surgir des instants de vérité fragile. Les dialogues semblent parfois surgir comme des confidences trop longtemps retenues, révélant combien la parole sert autant à se protéger qu’à se relier. On parle pour combler, pour justifier, pour tenir debout. Mais parler ne suffit pas toujours à créer du lien.

Le film interroge ainsi notre société de communication permanente, où les relations deviennent parfois des rôles à tenir, des récits à produire, des preuves d’existence. Couple, amitié, exposition de soi : autant de formes qui tentent de conjurer la peur du vide. Sans jamais théoriser, le récit montre combien le besoin d’être reconnu, vu et touché demeure une nécessité profondément humaine, presque biologique.

Entre réalisme et douceur poétique, Laurent dans le vent propose un cinéma de la présence : un cinéma qui observe comment les êtres s’effleurent, se manquent, s’aident parfois sans le savoir. Un film mélancolique mais jamais désespéré, traversé d’humour discret et de tendresse, qui rappelle que le lien ne se décrète pas, ne se performe pas, mais se construit lentement, dans l’attention portée à l’autre. Une œuvre singulière, humble et précieuse, qui laisse une trace durable par sa justesse émotionnelle et sa profonde humanité.
Zanapjerina
Zanapjerina

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
La plus belle surprise de cette fin d'année : des personnages attachants et rares, un humour et une émotion constante. À ne surtout pas rater ! Pour le Valhalla !!
philippe M.
philippe M.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Drôle et touchant, ce film est une bouffée d’air frais. Il déploie une panoplie de personnages un peu perdus, un peu marginaux, mais d’une humanité sincère que ce trio de réalisateurs a su capter. La pépite de l’hiver !
max7_13
max7_13

37 abonnés 166 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2025
Vu en avant première au MK2 beaubourg, on se laisse porter par les rencontres de Laurent au sein d’une petite station de montagne. J’ai toutefois du mal à comprendre la cohérence
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Ce deuxième long métrage réalisé par trois cinéastes issu de la Ciné Fabrique de Lyon, un peu atypique et utopique est intéressant à découvrir. On suit les errances de Laurent en sortie de dépression dans une station de ski alpine. Ce jeune homme, un peu désorienté et sans véritables repères dans la vie, va tenter de trouver un peu de sens par ses différentes rencontres avec des personnes auxquelles il s’attache. Cela donne des situations parfois comiques et touchantes. Le film nous permet aussi d’apprécier les beaux paysages du massif des Orres dans lesquels on suit avec intérêt les déambulations de Laurent.

Bernard CORIC

(film visionné le 21/11/2025 en projection de presse au cinéma Le Balzac à PARIS)
Arnaud R.
Arnaud R.

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2025
Le sujet de l’inadaptation au monde (du travail) moderne est plutôt bien exploité, les paysages sont beaux, mais le film souffre de quelques longueurs et d’un message global assez flou.
 thebryce
thebryce

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
On se laisse agréablement porter dans le vent avec Laurent, sa bienveillance sa gentillesse. Ce qui peut ressembler à un vaine errance se transforme doucement au fil des rencontres alors que ce planneur sans gouvernail tente de se trouver une famille. En cherchant des attaches Il parvient même à nous attacher. Un film fin et sensible qui fera certainement lors de sa sortie un froid et beau compte de Noël.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2025
Entre introspection, humour et tendresse, Laurent dans le vent explore la fragilité d’un jeune homme en quête de sens, naviguant d’une rencontre à l’autre sans direction précise. Le trio de cinéastes – composé d’Anton Balekdjian, de Léo Couture et de Mattéo Eustachon – poursuit ici son exploration de personnages à la dérive, à travers une mise en scène minimaliste qui privilégie les silences aux éclats.

Dans la continuité de leur précédent long-métrage, Mourir à Ibiza (un film en trois étés), un teen movie, les réalisateurs interrogent à nouveau l’errance, la solitude et la nature éphémère des liens humains. Mais cette fois, le cadre change radicalement : le vide des stations balnéaires laisse place à l’immensité verticale et silencieuse des Hautes-Alpes. C’est dans ce paysage rural, isolé et hors saison, que Laurent espère trouver un point d’ancrage. Il arrive dans une station de ski désertée, dont le calme glacial entre en résonance avec son propre état d’âme.

Laurent semble se fondre dans ce décor fantomatique. Sa démarche lente, ses bras ballants, son regard absent le réduisent presque à une présence spectrale. Il croise alors les quelques habitants restés coincés dans la vallée, eux aussi happés par une forme de stagnation. Tous partagent une quête existentielle confuse : désir de changement, incapacité à avancer, espoir d’un renouveau. Le film suggère que c’est justement dans cette communauté de solitudes que Laurent pourrait se reconstruire.

Commence alors un parcours de plusieurs mois. Laurent, âgé de 29 ans, erre sans but clair, poursuivant des aspirations floues : stabilité, apaisement, relations sincères. Plus qu’un travail ou un logement, il cherche une forme d’équilibre intérieur, tout en remettant en question son propre engagement – affectif, social, personnel. L’image inaugurale du film, où l’on ne voit que ses pieds flottant dans le vide d’un télésiège, symbolise parfaitement son état : suspendu, sans contrôle sur sa trajectoire.

Malgré son inertie apparente, Laurent parvient à nouer des liens avec une vieille femme en fin de vie, un photographe amateur et une mère célibataire nostalgique. Chacun représente une génération différente, mais tous semblent partager une même mélancolie, une même envie d’échapper à leur condition actuelle. Parmi eux, un homme fasciné par les Vikings rêve de fonder une colonie dans un pays lointain – un projet absurde en surface, mais révélateur d’un mal-être profond. Ces portraits, souvent touchants, forment un chœur discret d’individus à la dérive.

Le fil rouge du récit reste les appels téléphoniques de la sœur de Laurent, discrets mais récurrents, qui renforcent l’idée que sa reconstruction dépendra de sa capacité à se reconnecter aux autres. C’est dans ces rencontres – parfois absurdes, souvent poignantes – qu’il parvient peu à peu à sortir de sa torpeur. Le film se clôt sur une note douce-amère, à la croisée d’un adieu à la mort et d’un salut à la vie. Laurent semble enfin prêt à sortir de la piste, au sens propre comme au figuré, pour envisager un nouveau départ.

Sans être dépourvu d’humour, notamment grâce à quelques dialogues décalés, Laurent dans le vent conserve un ton globalement grave et mélancolique. Il tire son étrangeté d’un mélange singulier entre narration quasi-contemplative et esthétique réaliste, empruntant au conte sa structure initiatique tout en gardant les pieds sur terre. La musique, discrète, accompagne avec justesse les émotions sans jamais les surligner. Ce choix contribue à renforcer l’impression d’un personnage principal aussi insaisissable que les lieux qu’il traverse.

Quelques longueurs se font néanmoins sentir dans la deuxième partie du film, notamment dans la répétition de certaines situations. Heureusement, la prestation sobre et habitée de Baptiste Perusat donne du corps à ce rôle d’apparence flottante. Son interprétation gagne en densité au fil du récit. À ses côtés, Béatrice Dalle (37°2 le matin, La Sorcière, Lux Æterna, La Bête dans la jungle) apporte une intensité bienvenue, compensant les creux narratifs par une présence magnétique. Finalement, la station de ski ne se contente pas d’être un décor : elle incarne le labyrinthe mental dans lequel Laurent évolue, tout en offrant la possibilité d’en sortir.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
takeshi29
takeshi29

36 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Quelqu'un aurait dit à la sortie de la projection : « Mais quel est l'intérêt de filmer des ratés pareils ? ». Et c'est justement pour ça que "Laurent dans le vent" est un bonheur, parce qu'il met en avant, parce qu'il regarde avec une infinie tendresses ces losers magnifiques que le cinéma ignore, ceux qui se foutent de la réussite sociale à l'heure où il faut posséder pour exister. Sous l'aspect farfelu se cache quelque chose de profond, ces personnages sont typés et décalés, ils semblent vivre ailleurs, dans des stratosphères qui rappellent les univers d'Alain Guiraudie ou Luc Moullet.

Une très jolie surprise, d'autant que le "Mourir à Ibiza" du trio de réalisateurs ne laissait en rien présager un film si libre et réussi. Ah oui une dernière chose : Béatrice Dalle est tout simplement formidable dans ce rôle de mère aimante qui n'oublie pas d'être une femme.

Vu en avant-première
Zoé Guilleus
Zoé Guilleus

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2025
Les plans sont géniaux, très contemplatifs avec des beaux paysages ! Et les acteurs sont très touchants (surtout le personnage principal), j'ai trouvé leurs singularités bien représentées et intriguante ! Super film pour une première ✨
Mathimo
Mathimo

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2025
Acteurs très convainquants, scénario un peu trop léger et décousu. Réalisation et image décevantes.
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