1162 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
265 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
67 critiques
3
53 critiques
2
24 critiques
1
53 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fiers R.
203 abonnés
869 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 11 novembre 2025
On avait découvert Hubert Charuel avec le très réussi « Petit paysan » qui avait presque lancé une mode dans le cinéma français, celle des films sur les terres agricoles et les difficultés des paysans pour rester à flot. Depuis ce film, sorti il y a maintenant huit ans, rien. Le cinéaste revient avec un nouveau film réalisé en duo avec Claude Le Pape, une fidèle collaboratrice, et tourné dans sa ville natale de Saint-Dizier en Haute-Marne. Et on peut dire qu’avec ce « Météors » le cinéaste revient par la petite porte tant il est difficile d’y trouver quelque chose d’intéressant que ce soit sur le plan narratif ou formel. Même au niveau du fond social, on a du mal à trouver un discours pertinent ou qui n’ait pas déjà été entendu (en mieux) ailleurs.
« Météors » nous permet de faire la connaissance de deux amis d’enfance, vivant de petits boulots et petits larcins, qui vont devoir prouver leur bonne foi au tribunal après une magouille qui a mal tourné. Ce genre de scénario, on a l’impression de l’avoir vu cent fois et le script de Charuel et Le Pape n’ajoute strictement rien de nouveau sur le thème de la jeunesse et de la détresse sociale. On a beaucoup de mal à s’attacher à ses personnages pas très bien écrits, voire agaçants, qui semblent se contenter de quelques traits de caractère. Qui plus est, leur passé et leur entourage (où sont les parents?) ne nous sont pas présentés, ajoutant au manque de clés de compréhension pour mieux les cerner. Aussi naturels que soient les acteurs, notamment l’excellent Paul Kircher, on n’accroche jamais, d’autant plus que leurs pérégrinations semblent vouloir être le moins intéressantes et captivantes possibles.
Mais il n’y a pas que cela qui empêche de trouver « Météors » à peu près regardable. La grammaire cinématographique déployée par le duo de réalisateurs est vraiment pauvre. Et on se désole du choix des décors et du contexte. C’est bien simple, tout semble austère, triste et gris. Alors si cela permet de coller avec l’aspect social désabusé du film, on aurait aimé peut-être que tout cela soit mis en scène avec plus de goût et de personnalité. Et malgré la petite éclaircie finale, il y a une tendance à se lover dans le misérabilisme et de ne pas proposer de solutions. Sur les plus de cent minutes que dure le film, on assume totalement que l’on trouve le temps long et que l’on s’ennuie ferme. Et on a surtout du mal à comprendre ce qu’on a voulu nous dire avec ce film au script aussi peu intéressant qu’atone.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Deuxième long-métrage de Hubert Charuel, huit ans après Petit paysan (et cette fois réalisé en collaboration avec Claude Le Pape, qui était la scénariste du film de 2017), Météors nous raconte l’histoire de Mika, Daniel et Tony, trois jeunes amis qui vivotent dans le coin de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Entre comédie, teen movie et drame social, les réalisateurs nous montrent des choses que l’on a peu l'habitude de voir au cinéma – ils nous plongent notamment au cœur d’une poubelle nucléaire, infrastructure gigantesque destinée à enfouir les déchets radioactifs. Si l'ensemble tient largement la route, nous offrant des séquences d'amitié masculine rares et émouvantes, Météors n'est pas exempt de défauts : certains personnages sont moins bien écrits (celui de Tony, notamment, un peu sacrifié et moins crédible) et la fin est moyennement convaincante, par volonté de ménager la chèvre et le chou. Il vaut néanmoins largement le détour.
Je surnote un peu pour l'originalité du scénario, le talent des deux acteurs principaux mais surtout Paul Kirchner qui fait des super choix de film, dont la douceur un peu sauvage et la beauté grandissante me charment de plus en plus Il y a un peu de flotement dans le film mais l'action rebondit sans cesse avec de la tension, du suspens...Il y a de l'humour surtout au début où le plus paumé et alcoolique du duo se retrouve arrêté et devant le juge. Ca commence comme un teen movie avec des pieds nicklés mais au final de 30 ans mais plus ça avance plus on se rend compte de la misère sociale des deux principaux compères. Par le biais d'un 3ème, ils se retrouvent dans une situation improbable. Beaucoup de thématiques mais le fil de l'histoire se tient..L'animal y tient une place particulière. J'ai passé un très bon moment. La ville de nuit est très bien filmée. Pas de pathos...de l'émotion...Un regard plein d'humanité sur les désaxés..
La mise en scène est soignée et le sujet aurait pu être passionnant, mais la mauvaise direction d'acteurs, le scénario confus, les incohérences et les longueurs du récit nous laissent de côté.
L'action du film se situe dans la diagonale du vide et on peut dire que celle-ci traverse l'écran tant le spectateur tant la désolation est frappante sur certains plans du film. On ressent beaucoup d'empathie pour ces deux personnages qui se démènent pour survivre. Si Idir Azougli est très convaincant dans son interprétation, Paul Kircher est beaucoup plus lisse et propret ce qui ne colle pas vraiment avec son personnage. Une très bonne surprise à découvrir en salles.
Buddy Movie, Météors célèbre une amitié inébranlable avec un beau trio d’acteurs formé de Paul Kircher, Salif Cissé et particulièrement Idir Azougli, enfant perdu dans sa douce folie aussi exaspérante qu’attachante. Hubert Charuel dépeint avec humanité la désespérance d’une jeunesse abandonnée et la désolation d’un territoire en déshérence, dont le renouveau économique se limite à un site d’enfouissement de déchets nucléaires. Dans cette histoire de potes au bord du gouffre, il emprunte un chemin étroit entre rêves déçus, addiction, délinquance, envies d’ailleurs et déprime, qui cependant évite détresse et désespoir absolus. Comme si l’amitié et la vie finissaient malgré tout par garder un peu d’éclat, à l’image des lumières qui illuminent encore la tour Miko de Saint-Dizier…. Un film sensible, troublant et profondément humain !
Effectivement ce trio de jeunes acteurs emporte l'adhesion sur un scénarios de paumés dans l'est de la France. Nul préchi précha politiqueou sociologique, on ne saura rien de leurs origines, de leurs parcours, mais si ça commence comme une aventure de pieds nickelés, peu à peu l'un des personnages se rend compte que continuer comme ça c'est la certitude d'une catastrophe annoncée. On s'attend d'aileurs au pire, les personnages sont toujours sur la tangente, mais finalement la volonté des uns et des autres l'emportera, enfin on peut l'espérer! A voir.
Ce trio de vrais amis, qui s'aiment et se le disent, est filmé presque à huis clos. Avec beaucoup de sensibilité, le film nous plonge, au delà de l'amitié, dans toutes sortes de dépendances : affective, addictive, énergétique. Interprétation sobre et très juste.
C’est un bon film sur l’amitié et les rêves partagés par trois amis. Dans ce récit de leur parcours respectifs, les réalisateurs ont bien fait ressortir la complexité de la confrontation entre leurs vies chaotiques, leurs dépendances, mais aussi leurs aspirations. Chacun d’entre eux évoluent tant bien que mal vers leur rédemption et la réalisation de leurs rêves respectifs. Le film bénéficie aussi d’une bonne interprétation qui donne de la consistance et de l’intérêt à le visionner.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 09/09/2025 au Club Marbeuf
À Saint Dizier, trois amis si différents vont voir leur vie basculer. Tony dirige son entreprise de BTP pendant que Mika travaille à Burger King, et que Dan enchaine les plans foireux. Ce dernier va enchainer les mauvaises décisions et entrainer ses amis sur une pente infernale… Dans ce second long métrage, Hubert Charuel explore l’amitié (forte et puissante), mais aussi les territoires marqués par la précarité, les addictions… L’image est globalement très jolie. Problème du film à mes yeux, un scénario un peu fourre tout, avec trop d’histoires pas toujours bien exploitée, et des inégalités de rythme. L’insolent charme de Paul Kircher ne peut pas toujours suffire à hypnotiser le spectateur !
Superbe film sur l'amitié porté par deux incroyables comédiens, Paul Kircher qu'on avait admiré dans Le règne animal, et Idir Azougli qui campe le type de copain qu'on prefere éviter, tour à tour flippant et énervant de stupidité, mais plus souvent encore attachant et émouvant. C'est superbement filmé et plein d'espoirs dissimulés sous la surface de ce grand lac, fil rouge du récit. C'est à voir sans attendre. Une réussite.
On suit ces deux potes en galère et addictes à l'alcool, cherchant à s'en sortir avec des petites combines ou un boulot dans un site de traitement de déchets nucléaires, job offert par leur pote. La ville est aussi importante car l'histoire n'aurait pas été la même dans une autre cité. Idir est superbe, son phrasé, son rythme et les 3 acteurs forment un bonne équipe. Un beau film sur la galère et l'amitié.
Magnifique ode à l’amitié et la solidarité dans un milieu difficile. Des jeunes comédiens en grand devenir nous font passer un beau moment, entre rires et larmes. Joli film.