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Simon Bernard
207 abonnés
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3,0
Publiée le 9 octobre 2025
Mika et Dan sont colocataires à Saint-Dizier dans une agglomération un peu morne et grise. Toujours prêt à faire les 400 coups, Dan décide au retour d’une soirée bowling de voler un chat. Il souhaite revendre l’animal pour se faire un peu d’argent. Malheureusement pour eux, cette tentative va avoir des conséquences judiciaires. Les deux jeunes hommes doivent trouver un travail. En salle le 8 octobre.
spoiler: "Météors" est une jolie histoire d’amitié mettant en scène un duo d’acteurs crédibles. J’ai aimé le début du film et la mise en place d’une forme de rupture dans leurs vies oisives, marquée par l’injonction de trouver un emploi et d’arrêter l’alcool et le cannabis. C’est dommage que le film décide de partir dans une direction un peu plate de tractations diverses entre personnages qui sont censés être amis. On retrouve quelques couleurs à la disparition de Dan, pour aussitôt les re-perdre lors du twist final. Je pense que le film tente de me dire des choses sur les relations humaines mais je passe totalement à côté de son discours, peut-être trop subtil pour moi.
Hubert Charuel avait séduit beaucoup de monde, en 2017 avec son Petit paysan. Cette fois, dans l’écriture comme dans la réalisation il a travaillé avec Claude Le Pape pour ces 108 minutes d’un drame qui, paradoxalement fait du bien. Trois amis inséparables. Tony est devenu le roi du BTP, Mika et Dan les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, Mika et Dan doivent se sauver d'ici, et même se sauver tout court. Ils se retrouvent à bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Est-ce le début d'une nouvelle vie ou la fin de tout ? Ce film confirme le talent de Charuel pour créer une émotion vraie et pour parler de la France profonde… très profonde. A voir absolument ! Quand la vie est juste trop dure, quand on se sent prisonnier de sa région sinistrée, quand il n’y a plus d’avenir, il reste l’alcool, - la bière Météors en l’occurrence -, la fumette, les petites magouilles minables… et l’amitié ! Toute l’histoire des trois potes de cette histoire peut se résumer ainsi. Dans un 1er temps, il y a de quoi rire, puis l’histoire tourne à l’aigre et au tragique : problèmes de santé liés à l’addiction à l’alcool et à la drogue, boulot terrifiant dans l’une de ces poubelles nucléaires, délitement des liens d’amitié quand chacun a son propre plan pour s’en sortir - peut –être -, alors le propos devient social, puis politique, sans jamais perdre de vue les émotions. Nos cinéastes filment avec talent et justesse, cette triple dépendance, alcool, drogue et… amitié. Charuel a un don pour les castings. Ici, il vise très juste avec un éblouissant Paul Kircher, comme pour Idir Azougli et Salif Cissé, parfaits également. Malgré le contexte plus que noir de ce drame, le scénario fait le choix – que d’aucuns regretteront -, de la lueur d’espoir finale. Un presque happy end que j’ai trouvé pour ma part un peu plaqué et artificiel. Mais à la question, comment fallait-il terminer cette histoire, je reconnais humblement ne pas avoir de réponse satisfaisante. Tout cela dit, le film ne donne pas vraiment l’envie d’aller passer ses vacances en Haute-Marne, une région qui s’intoxique pour survivre.
Météors est un drame d’amitié puissant, où trois garçons liés par un véritable amour fraternel affrontent la galère, les erreurs et leurs propres failles. Cet amour — profond, loyal, parfois maladroit — est le cœur du film et donne à chaque scène une vraie sincérité. Porté par Paul Kircher, Idir Azougli et Salif Cissé, trio de jeunes acteurs qui incarnent avec justesse cette génération en quête de sens, le film confirme l’émergence d’une vraie relève dans le cinéma français. Brut, tendre et parfois bouleversant.
J'attendais avec impatience le second film d'Hubert Charuel (après Petit Paysan qui m'avait profondément marqué) et son Météors m'a plu. Le trio de personnage est extrêmement touchant et complémentaire, le réalisateur sait choisir et tirer le meilleur de ses comédiens. L'histoire et l'univers sont durs, certes, mais le film respire quelque chose de positif malgré tout et aspire à une forme de poésie de la difficulté de vivre. De la poésie du désespoir qui donne de la force au film, à ses personnages et à nous spectateurs. Le film est réaliste, certes, mais encore une fois il tire vers le poétique et aussi l'absurdité de nos existences, alors on rit aussi souvent. De belles émotions contrastées, merci Hubert Charuel ! J'attends le troisième long !
Ça faisait longtemps qu'une histoire ne m'avait pas autant bouleversée ! Je crois qu'on entendait que mes reniflements dans la salle..
On est dans la diagonale du vide, dans une ville qui ne vit que grâce à une centrale nucléaire qui fait travailler la plupart des habitants.
Toxicité de l'air, toxicité de la terre, toxicité de l'amitié qui lie ces trois jeunes livrés à eux-mêmes.
J'ai été étonnée qu'il n'y ait aucune information sur leur situation ou leur famille, mais cela ne fait que renforcer leur sentiment de solitude.
Ce film met en lumière l'isolement des villes "fantômes" et ces potes avec lesquels on grandit et qui nous ne font pas avancer.
Le trio d'acteur est incroyable et criant de vérité ! Paul Kircher est toujours aussi touchant et j'avais remarqué Salif Cissé dans "Le répondeur" que j'avais beaucoup aimé ! Et ma véritable découverte est pour Idir Azougli : mais quelle révélation ! Il m'a bouleversé et j'espère le revoir dans d'autres films !
C'est ça que je veux voir dans le cinéma : du vrai, du brut, sans concession et sans larmes faciles. Un cri du coeur qui m'a touché au plus profond !
Ce film n'a qu'un seul moyen de faire avancer son histoire : utiliser ses personnages autodestructeurs, des curseurs dramatiques confus, exagérés, voir même très souvent consternant. Au final, cette histoire est très pénible à regarder, beaucoup moins à critiquer.
Météors montre une masculinité fermée sur elle-même, un monde sans femmes, où l’affect circule entre hommes dans la solitude sociale. Ce déséquilibre se rejoue ironiquement dans le générique. La mention “réalisé par Hubert Charuel, en collaboration avec Claude Le Pape” n’est pas une formule technique anodine, mais une manière ambiguë de signaler une présence essentielle sans lui donner le plein statut de réalisatrice. En clair, on reconnaît que Claude Le Pape a participé à la mise en scène, tout en la maintenant dans l’ombre symbolique du réalisateur « officiel ». “En collaboration avec” autrement dit : avec, mais pas trop quand même.
Vu en avant première, excellent film, excellents acteurs, une magnifique histoire d'amitié , à la fois drôle, désespérée et émouvante, à voir absolument !
Une grosse déception! Déjà, on parle de "trois amis inséparables", en première phrase du synopsis comme sur l'affiche ; à l'écran, on a plutôt le sentiment d'un duo entre Paul Kircher (excellent dans la transmission d'émotions, mais très banal dans son jeu d'acteur) et Idir Azougli qui est un vrai coup de cœur, dont le profil s'intègre merveilleusement au personnage joué. Le choix des décors nocturnes se prête bien à la trame et offre une photographie très intéressante. En revanche, l'absence de musique (trois sons tout au plus) est une vraie problématique ; c'est lent et c'est long, une fois que les traits d'humour du début disparaisse pour entrer dans le drame. L'aspect diagonale du vide est une bonne idée en soi, mais pas suffisamment exploité. Comme la complexité de la poubelle nucléaire spoiler: un truc moche dans un coin moche, mais la possibilité de dynamiser le territoire, sans oublier la disparition de Dan qui n'est pas du tout crédible et possible . Exactement comme la quête de Moby Dick, spoiler: porte d'entrée vers de nouveaux rêves qui retombe comme un cheveu sur la soupe à la fin . Je reste clairement sur ma faim.
Ces réalisateurs n’ont absolument rien d’original à proposer, le sujet du film et la manière dont sont caractérisés les personnages manque de recherche. Quand au scénario est il surement perdu dans un trou noir. Qu’ils repartent s’occuper des vaches, ils seront plus utiles. Le cinéma français peut faire sans eux.
Ce film était vraiment génial, au-delà de l’aspect préventif sur les dangers de l’alcoolémie il nous permet d’entretenir une vraie réflexion sur les liens de l’amitié. Cette avant première m’a véritablement époustouflé de part l’originalité de scénario qui a constamment remis en question ma façon de voir les différents personnages. Je recommande assidûment à chaque véritable passionné de cinéma d’aller voir ce film original, touchant et juste de part la profondeur de sa réflexion. L’intrigue de l’histoire ne m’a pas laisser de marbre. Il fait partie de ces films dont vous vous souviendrez.
Météors est un film à la fois dur et sensible. Grâce à son bon jeu d’acteur, il parvient à rendre touchante l’amitié entre trois amis perdus entre désœuvrement et rêves. Malgré la dureté du sujet, le film laisse aussi place à des instants de tendresse et d’humanité, qui lui donnent une vraie force émotive.
Un film sombre et pourtant solaire, un film réaliste et pourtant poétique, un film comme on en voit peu avec une narration ample alors qu'il s'agit d'un quotidien ordinaire, un trio de jeunes adultes qui luttent pour rester humain, un film à voir.
Un beau film sur l'amitié, plutôt bien interprété mais sans grande originalité : la thématique de la jeunesse précaire de la France "périphérique", en termes économiques, sociaux, culturels... a déjà été moult fois traitée. L'absence totale de femmes est très plombante, de même que le décor, la météo (il pleut, il fait froid) C'est sûr que ça ne donne pas envie d'aller passer un weekend à saint Dizier !