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EzraD
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0,5
Publiée le 6 novembre 2025
Ce film émet en réalité des idées "discutables". Il suit deux amis issus d’un même milieu populaire, deux existences en suspens unies par la dérive et le manque de perspectives. Peu à peu, leur amitié se fissure. L’un parvient à s’en sortir, l’autre s’enfonce. La scène finale, presque triomphale dans son cynisme, tranche: l’amitié n’est pas compatible avec l’ascension sociale. Pour survivre, il faut laisser l’autre derrière. Météors livre une perception hostile où l’autre devient un obstacle, pas un complice ainsi qu’une une morale glaçante qui érige le renoncement aux liens en condition de réussite. En d’autres termes, pour exister socialement, il faut sacrifier l’amitié.
3 jeunes adultes amis pour le pire le meilleur enfin surtout le pire. Pour essayer de se sortir de la galère il se retrouve à nettoyer des poubelles nucléaires j'ai trouvé le film manqué de rythmes de profondeur
Météors est un film que j’ai bien aimé. Il parle d’amitié et d’addiction chez des jeunes qui essaient de s’en sortir, avec leurs moyens et leurs limites. Le film fait passer des messages de prévention sans être moralisateur et reste assez réaliste dans ce qu’il montre.
Ce n’est pas un chef-d’œuvre ni un film spectaculaire, mais il a quelque chose de sincère et d’humain. On sent une vraie volonté de montrer des parcours compliqués, sans jugement. Un film simple, honnête, qui se regarde bien et qui laisse une impression juste.
J’aurais aimé voir Paul Kirsher autrement que dans le Règne Animal. Au moins Catherine Breillat nous avait offert autre facette du comédien dans L’été dernier. On sent que Charuel s'inspire fortement du cinema de Thomas Caillet, mais ça n’a pas du tout la même portée. On en est très loin. Trop de tentatives avortées dans ce film qui ne tient pas la route.
J'ai du mal à pas mettre 5 quand le fond est si pertinent, subtile, délicat et bienveillant. Un scénario original, sur un sujet trop peu traité. Des personnages extrêmement bien construits et joués assez parfaitement. Et de la tension, de l'humour, de l'émotion pour nous accrocher. Des atmosphères assez captivantes également. D'utilité public par ailleurs. Oh que j'ai connu cet univers là et ô combien il est encore souvent valorisé alors que... non ! Ceux qui ont fini en taule, à la rue, ou sont déjà morts, ont bel et bien broyé leur vie et celle de leur proche à cause de ça. J'irai bien le revoir !
vu en ciné surprise afcae, c'est assez triste cette solitude, mais quand même de l'espoir avec cette entraide. le cœur du problème avec ce paysage qui peut être détruit tout comme les vies qui y sont
Vu à cine quai. pourquoi ecrire des personages comme sa, aller raconter des histoires de poubelle nucleaire comme sa la honte. en haute marne il y a des gens biens.
Ratage complet pour Charuel et Le pape qui offre deux heures de vide total. Le scénario s’est perdu en route? Je comprend mieux le bide au box office. Quand on a rien a dire à part des lieux communs on fait pas de films, ou au moins on essaie que ça soit joli, à la limite. 4 millions 5 pour faire mumuse, les gens ont de l’argent à perdre, mais pas les spectateurs.
Il y a dans Météors cette sensation de gravité, de pesanteur, qu’on ressent quand tout semble figé autour de soi. Trois amis, un coin de France oublié, et l’impression que la vie s’est arrêtée avant même d’avoir commencé. Mika, Daniel et Tony traînent leurs journées entre petits boulots, verres partagés et rêves d’ailleurs. Mais dans ce monde où rien ne bouge, l’alcool devient un refuge, la dépendance une habitude, et la fraternité un fil fragile sur lequel ils tentent d’avancer sans tomber.
Hubert Charuel retrouve ici la justesse qui faisait déjà la force de Petit paysan. Il observe sans juger, filme sans détourner le regard. Avec Claude Le Pape au scénario, il compose une fresque intime sur la jeunesse rurale, sur ces gamins qui grandissent loin des villes, dans un silence social presque étouffant. Il y a de la boue, de la sueur, des rires fatigués — et surtout une humanité immense.
Paul Kircher confirme qu’il est l’un des acteurs les plus fascinants de sa génération : il incarne Mika avec une vulnérabilité à fleur de peau, à la fois lucide et perdu. À ses côtés, Idir Azougli et Salif Cissé apportent une énergie brute, presque animale. Ensemble, ils forment un trio bouleversant, uni par la loyauté autant que par la peur de s’effondrer.
Charuel et Le Pape filment tout ça dans une lumière grise, granuleuse, où chaque plan semble respirer la poussière et la nuit. Le film avance lentement, comme ses personnages : pas vers une rédemption, mais vers une forme d’apaisement. La musique de Maxime Denuc vient hanter les silences, comme un battement de cœur trop fort dans un monde trop calme.
Météors, c’est un cri discret mais profond — celui d’une jeunesse qui boit pour oublier, qui aime pour ne pas sombrer, qui s’accroche à l’amitié comme à la dernière étoile visible dans un ciel éteint. Un film à la fois rugueux et d’une grande tendresse, où la misère se mêle à la poésie, et où la dépendance devient un miroir de la solitude.
C’est un drame social, oui, mais avant tout un film sur la chaleur des liens humains dans un monde qui refroidit. Un film qui reste, longtemps après, comme une traînée lumineuse au fond du noir.
Le film évoque l'ennui, l'amitié, le difficile passage à l'âge adulte dans la diagonale du vide avec brio. Le duo Paul Kircher - Idir Azougli est très émouvant. Ce dernier impressionne, prestation magnifique. Le début du film, très bien rythmé, est plus tenu que la suite;
J’ai eu l’occasion de voir Météors lors d’une avant-première. C’est un film qu’il faut voir car il traite de sujets dont on entend moins parler comme l’addiction, les amitiés toxiques ou les centrales de déchets nucléaires. À mon avis, tout le monde perçoit le film différemment puisqu’il nous renvoie aux histoires et relations que nous avons vécu auparavant. Il touche donc chaque personne d’une certaine manière qui est propre à chacun. Cette œuvre cinématographique est très inspirante et elle transmet des messages forts.
Mika (Paul Kircher), Dan (Idir Azougli) et Tony (Salif Cissé) sont les meilleurs amis du monde. Mika, pigiste et équipier dans un fast-food, et Dan, sans emploi officiel, vivent en colocation. Leur occupation préférée : boire et fumer des joints. Leur rêve : partir à La Réunion s’occuper d’animaux dans un refuge. Mais pour réaliser celui-ci, il faudrait suffisamment d’argent. Tony, lui, dirige une entreprise qui construit des poubelles en béton pour abriter des déchets radioactifs. Après un nouveau plan foireux, Mika et Dan sont arrêtés par la police. Jugés en comparution immédiate, ils ont six mois jusqu’à leur prochain passage devant le tribunal pour remettre de l’ordre dans leur vie.
Avec « Météors » Hubert Charuel (« Petit Paysan »), avec la collaboration de Claude Le Pape à la réalisation comme à l’écriture, signe un film lumineux, aussi drôle que touchant, autour d’une belle amitié dominée par le duo de losers Mika-Dan. Tragi-comédie sociale, « Météors » n’est pas sans rappeler l'excellent « Les Apprentis » de Pierre Salvadori sorti en 1995. L’histoire autour du chat de concours (Sunset de la Chalardière) est hilarante. Dans un contexte réaliste où règnent précarité, conditions de travail douteuses et risque environnemental, les jeunes hommes vivent une relation où la joie et la légèreté finissent par céder à la gravité, où l’un espère se sauver lui-même en sauvant l’autre et où la rupture est d’autant plus fracassante et douloureuse que l’amitié est intense. Le film qui aborde aussi les thèmes de l'alcoolisme et de la toxicomanie n’en est pas moins optimiste, ouvrant le champ des possibles aux personnages. C'est une ode à l'amitié profonde qui marque une vie, qui donne des ailes autant qu’elle peut empêcher de prendre son envol, que l’on croyait inébranlable mais qui finit par se fissurer. La réussite de « Météors » doit également à la bonne alchimie entre les trois acteurs principaux. Face à Paul Kircher (un Mika émotif qui se laisse embarquer avant de prendre les choses en main) et Salif Cissé (un Tony qui, bien installé dans la vie professionnelle, paraît à première vue le plus responsable), Idir Azougli est la révélation du film. Avec son bagou et son timbre voilé, il est irrésistible dans son rôle de Dan le Schlag, fanfaron attachant. La scène de son interrogatoire rappelle celle tout aussi tordante de « Shéhérazade » dans lequel on le découvrit en 2018.