1175 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
266 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
68 critiques
3
53 critiques
2
24 critiques
1
53 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Elsaballandet
1 abonné
7 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 5 octobre 2025
Charuel se prend les pieds dans le tapis avec ce deuxième film qui se cherche mais ne finit jamais par se trouver. Météors se veut à la fois drôle et dramatique, mais ne réussit ni l’un ni l’autre. Là où Petit Paysan parvenait à allier justesse sociale et puissance dramatique, ce second long métrage ressemble davantage à un exercice maladroit, qui s’égare entre bons sentiments et clichés. On en ressort avec l’impression d’un film inabouti, au potentiel gâché. Hubert Charuel signe ici son premier grand raté.
Avec Météors, Hubert Charuel part d’une idée forte: associer la marginalisation sociale à l’enfouissement nucléaire pour vite l’abandonner au profit d’un schéma binaire et complaisant. Au lieu de creuser la puissance subversive de ses images, le film réduit ses personnages à des archétypes. L’amitié est sacrifiée sur l’autel d’une morale sociale douteuse, qui oppose un « pauvre mais sauvable » à des marginaux irrécupérables, tournés en ridicule. Le dernier plan, faussement attendri, scelle le verdict : condescendance et fatalisme. Charuel avait en main un matériau brûlant ; il en fait une leçon glaciale, qui confond critique sociale et mépris voilé.
Avec Météors, Hubert Charuel voulait renouer avec ses racines et les personnages invisibles de sa région natale. Mais à force d’ellipses mal maîtrisées et d’une fin faussement énigmatique, le film perd toute sa trajectoire initiale dans ce récit bancal. Reste une impression tenace : derrière les beaux discours, le duo Charuel/Le Pape se complaît à moquer des marginaux réduits à l’alcoolisme et à la bêtise, dans une caricature qui confond regard social et mépris déguisé. Que l’on cherche une métaphore sur les poubelles nucléaires ou une dénonciation du système judiciaire, tout se dilue dans une mise en scène qui installe plus de malaise que de profondeur. Le tout éclairé par une lumière ringarde. Seuls les comédiens tirent le film du naufrage, mais pas assez pour faire oublier un scénario qui aurait mérité encore beaucoup de travail. Plus qu’une chronique sociale, Météors est un enterrement nucléaire de tout espoir de cinéma.
On en sort en se disant que les seuls vrais déchets radioactifs du film, ce sont les idées du réalisateur mal recyclées. Charuel voulait filmer les laissés-pour-compte : il les a tellement laissés qu’on les cherche encore dans ce scénario en déshérence. Avec Paul Kircher en roue libre et un scénario qui s’effondre, Météors n’éclaire rien, pas même la salle.
Où sont les femmes dans la filmographie de Charuel? En choisissant de les exclure de son champ de représentation, le réalisateur reconduit l’invisibilisation du féminin, prolongeant une tradition où le masculin incarne l’universel et où les récits des femmes sont réduits à l’exception ou au silence. Quant aux acteurs, ils auraient mérité d’être accompagnés. Paul Kircher articule comme à une audition de première année de théâtre; à ce stade, on préfère encore le silence nucléaire.
Vu le jour de sa sortie. Mon coup de cœur de l’année ❤️✨ Très beau film sur l’amitié et amis La réalisation est incroyable L’interprétation de paul kircher est formidable ❤️
À force de chercher l’effet, la lumière surstylisée finit par plomber le film, trop consciente d’elle-même. Comme la narration d’ailleurs. Elle aurait gagné à s’effacer, à retrouver la sobriété et la pudeur du geste juste.
Sous forme de huis clos, le filme présente une version intime et experte de l'alcoolisme, de l'intensité, de l'acceptation de soi et de son identité sexuelle.
Un film puissant. Du scénario au jeu des comédiens, du message à la "chute" tout échappe aux écueil du film "social". L'écriture est forte et poétique. Le film est rythmé. On ne s'ennuie pas une seconde. Cela donne à penser. Sans sinistrose.
Un superbe film de copains porté par un trio d'acteurs émouvants et très juste. On est à la fois pris par l'émotion mais entrecoupés de vrais moments de comédie qui donnent au film une tonalité contemporaine. Le tout porté par une bande son au top. Surement le film le plus marquant du moment!
Cette année redoublement pour Charuel. Il s’est reposé sur ses acquis en retournant filmer dans sa ville natale mais les résultats en terme de nombre d’entrées sont insuffisants, trop de dispersions et de bavardages inutiles. Je lui conseille des cours d’été avec un professeur particulier de cinéma pour revoir les bases de l’écriture d’un script et ateliers de théâtre pour travailler avec les comédiens s’il ne veut pas se faire exclure définitivement.
Ce film m'a touchée au coeur. Mélange de La pampa et Chien de la casse,c'est une très belle histoire d'amitié dans une région où il n'y a pas d'avenir pour ces jeunes. Derrière cette histoire,le réalisateur dénonce sans militantisme ces régions qui renoncent à certaines valeurs pour donner du travail ( ici l'enfuissage de déchets radioactifs). spoiler: et en plus,ça finit bien ...un peu d'optimisme ça fait du bien!
Météors : un drame social touchant et authentique, porté par un trio d’acteurs remarquables. Entre amitié, désillusion et quête de sens, le film offre une France rarement vue au cinéma, avec sobriété et justesse. À découvrir absolument ! #Météors #CinémaFrançais #DrameSocial #Amitié #ActeursRévélations #ÀVoir