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Nicole Vidal
1 critique
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5,0
Publiée le 9 septembre 2025
Vu en avant première, excellent film, excellents acteurs, une magnifique histoire d'amitié , à la fois drôle, désespérée et émouvante, à voir absolument !
Meteors laisse une impression mitigée, on y sent l'intention de bien faire et d'avoir du mal à concrétiser. Charuel était certes plus à l'aise dans le monde du Petit paysan, dont il était originaire. La situation de déchéance de deux jeunes dans une petite ville en déshérence est un point de départ crédible, le réalisateur hésite entre la comédie ( les confrontations à la gendarmerie après la virée nocturne des deux compères) et le drame humain de revenir dans les clous tout en acceptant des compromissions avec le travail au noir proposé par le chef de chantier black. Les rêves de Mika sont attendus, voir téléphonés à l'avance. Le scénario, sauf à prendre le tout comme un conte, mais dans ce cas le côté réaliste disparait, comporte quand même de sérieuses invraisemblances, à propose de la sécurité sur un site nucléaire. Le jeu de Kircher, toujours beau gosse, n'embarque pas le spectateur dans sa recherche de rédemption, contrairement à celui de Idir Azougli, touchant dans ses éclats et son sens de l'humour auto-destructeur. La photographie très sombre et bleutée au démarrage va aller en s'éclairant, mais pas suffisamment subtilement pour nous convaincre. AP - cinéma surprise - septembre 2025
vu en avant première lors d'une séance surprise. très beau film sur la complexité des liens, l'ouverture sur le monde qui entoure le personnage, l'envie de s'en sortir, et se rattacher à l'espoir d'un avenir meilleur. le tout sur un fond oppressant.
J'ai découvert ce film au cinéma Amphi-Vienne, dans le cadre des "Avant-premières surprise" proposées par l'Association Française des Cinémas d'Art et d'Essai. J'ai beaucoup aimé.
Quel contraste avec Petit paysan ! Avec Météors, Hubert Charuel voulait parler d’un ami à lui dans une mauvaise passe, de ses liens, de sa ville et de ses habitants. Son nouveau film, réalisé avec la collaboration de Claude Le Pape, se déroule dans une périphérie urbaine et un environnement marqué par la grisaille, avec une météo pourrie, la plupart du temps. Avec cela, les trois jeunes personnages principaux vivent dans une certaine précarité, se retrouvent souvent alcoolisés et dans des situations invraisemblables. Des rêves ? Quelques-uns, oui, mais irréalisables. La mise en scène saccadée en ajoute encore dans ces perspectives bouchées et ce manque d’espérance. Le plus étonnant, et c’est sans doute volontaire, est l’absence de toute présence féminine ainsi que familiale. Nous sommes donc prisonniers de l’univers étriqué de ces jeunes gens, dont la seule alternative de travail est le fast-food du coin ou la participation à l’enfouissement de déchets radioactifs. Pas très gai, tout cela, et l’alchimie entre les acteurs, de même que l’embryon de suspense, sur la fin, ne suffisent pas pour y trouver son compte.
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. Sans revolutionner le genre (histoire de potes en galères), film attachant surtout pour son duo d'acteurs. Avec surtout un demarrage tres drôle, qui à lui seul mérite de voir ce film
l amitié seule ne sort pas un individu de la drogue mais ce film est un bel exemple du soutien que des amis peuvent s apporter dans des moments difficiles de la vie !
À l'issue d'une édition 2025 "agitée" du Champs-Élysées Film Festival, « Météors » est reparti bredouille, sans doute plus à cause de son sujet (clairement pas "bonne musique, bonne humeur") que de ses sympathiques interprètes. On ne le mettra pas tout en haut de la filmographie de ce cher Paul Kircher, par exemple !
Huit ans après Petit Paysan, son premier long métrage, Hubert Charuel émeut une deuxième fois. Présenté à Cannes dans la sélection Un Certain Regard et visible dans les salles à partir du 8 octobre 2025, Météors donne à Paul Kircher une nouvelle occasion de démontrer un immense talent. De son personnage Mika, on ne sait pas grand-chose, rien sur sa famille, ses blessures, sa sexualité, rien sur son passé. Pour ce qui est de son présent, seul nous est donné à connaitre son travail à mi-temps comme équipier chez Burger King et son lien puissant avec Daniel (le très juste Idir Azougli) et plus distant avec Tony (Salif Cissé, troisième talent qui magnifie le film). Avec son regard perdu dans des pensées qu’on ne sait deviner, ses larmes affleurant qui, parfois, se mettent à couler, Mika déroule son existence sans que ni lui ni le spectateur ne puissent en deviner le sens. Au gré des péripéties du scénario, bousculé de droite et de gauche, il garde toujours un réflexe de survie pour lui et son buddy Daniel. Paul Kircher, c’était lui déjà dans cet autre Est de la France, celui de Leurs enfants après eux. Mais son personnage dans le film des frères Boukherma ne véhiculait pas la même mélancolie, et dans un rôle d’adolescent de quatorze, ça ne le faisait pas. Dans Chiens de la casse de Jean-Baptiste Durand, autre film sur un binôme indéfectible très à l’ouest dans l’Hérault, Raphaël Quénard explosait lui aussi dans le rôle protecteur d’un buddy paumé mais c’était du Raphaël Quénard, gouailleur et malaisant. Mika, lui, est en cristal, on le briserait d’une pichenette de l’auriculaire, je ne peux m’empêcher de voir en lui l’Arthur Rimbaud du cinéma d’aujourd’hui. À l’UGC Gobelins où Hubert Charuel présentait son film avec sa coscénariste Claude Le-Pape, on a su que le garçon était une belle personne également à la ville, toujours désireuse d’aider l’autre à réussir dans son jeu. Et on a compris que Paul Kircher avait tout compris.
Après le très bon Petit Paysant, la déception est forte. Malgré certaines scènes fortes et des dialogues savoureux, surtout lors des confrontations avec la justice ou l’administration, l’immaturité des deux protagonistes tend vers la caricature.
Après "Petit Paysan", Hubert Charuel revient avec un film qui n'a rien à voir mais qui traite toujours du même contexte, celui-ci de la diagonale du vide dans laquelle il a grandit et à laquelle il avait déjà consacré un court-métrage éponyme en 2011. Deux amis d'enfance, Mika et Dan décident de se bouger et de trouver un boulot après une décision de justice. Ils se tournent alors vers Tony, un autre ami d'enfance, les dirige vers une poubelle nucléaire. Considéré comme des déchets de la société, ils vont devoir cacher d'autre déchets, là aussi mis à l'écart de la société. Si le parallèle est rigolo, le sujet l'est dans le fond beaucoup moins. Si Mika veut tout faire pour s'en sortir, Dan a quant à lui beaucoup plus de mal à grandir. C'est en effet le grand enfant de la bande, celui qui vit au jour le jour, qui ne prend jamais conscience des risques mais surtout qui est toujours dans les coups fourrés et est de plus en plus alcoolique. Le film alterne ainsi les moments drôles et d'autres beaucoup plus dramatiques, parvenant même quelques-fois à allier les deux sans que ce ne soit jamais grossier ou ridicule. En réalité, on se prend d'affection pour ses personnage qui tentent de s'en sortir, enfin surtout un qui essaye de se prendre en charge en plus de son pote. Mais d'un autre côté, on ne peut pas vraiment en vouloir à Dan, le film dépeignant une jeunesse certes insouciante et quelques-fois heureuse mais surtout une jeunesse en perdition et littéralement en détresse ; le tout dans un paysage plat et froid. Ainsi, avec ses allures de teen movie sympathique, le réalisateur s'attaque finalement à un sujet aussi fort que son précédent film, moins plombant certes mais toujours aussi marquant. Cet aspect teen movie permet aussi au réalisateur de s'autoriser plus de choses à la mise en scène, là où il devait rester beaucoup plus sobre avec "Petit Paysan". On sent qu'après un premier film certes très réussi mais très "dans les clous", ici, on a, à l'instar des personnages, une sensation de liberté, le réalisateur s'amusant un peu plus, n'hésitant pas quelques-fois à mélanger les genres. En revanche, c'est du côté du casting que j'ai eu plus de mal ! Rien à dire concernant Idir Azougli qui joue très bien mais j'ai eu beaucoup plus de mal avec Paul Kirsher. Si ce côté un peu "bêbête" qu'il affichait en permanence dans "Le Règne animal" correspondait bien au personnage, il en devient ici assez vite agaçant. Surtout que l'acteur articule chaque mot comme s'il sortait d'une formation de théâtre, ce qui donne un jeu pas vraiment naturel, nous sortant assez souvent du film. Bref, "Météors" reste un film intéressant dans sa représentation de la jeunesse des campagnes et de la manière de la traiter.