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black-kanagar
19 abonnés
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4,5
Publiée le 14 juillet 2026
Encore une performance pour Pierre Niney, film inquiétant, thriller politique, beaucoup de thèmes sont évoqués. 2h de pression , avec toutefois une fin un peu envoyée mais j'ai adoré le film . Gozlan/Niney un duo qui fonctionne très bien
On vit la folie de cet homme qui est poussé en avant par le Charisme qu’il possède soit mais aussi son avarice. C'est une démonstration de ce que nous ne sommes que des hommes. Le témoignage d'une mégalomanie hors limite. Très bon film.
Un thriller psychologique correct bien aidé par la performance à la fois solaire et toxique des acteurs. Difficile cependant d’être captivé 100% du temps.
Pierre Niney, encore une fois, se surpasse et tient à bout de bras le film avec un talent dingue. Est ce le nouveau Leonardo Di caprio français? Scénario génial, dans l'air du temps puisque l'on parle de coaching. Ou est la frontière entre l'accompagnement pour se retrouver sois même et une dérive sectaire. Qui définit la manipulation mentale? Pierre Niney excelle dans ce rôle taillé sur mesure, sérieux, efficace, sa prestance scénique semble dépasser le stade du cinéma. Deux heures de bonheur à suivre sans entrer dans la difficulté non plus, rien de compliqué et une intrigue forte à la clé. Doté d'une belle réalisation, le film est accompagnée d'une très bonne bande son qui met en avant le pouvoir des mots.
Un bon thriller psychologique centré autour du personnage principale qui occupe une bonne partie de l’espace du s’attache et on s’impatiente de comprendre ce personnage incontrôlable. Pierre Niney est très bon, avec de bons seconds rôles.
Le casting est bon mais le film est gâché par la fin trop longue et peu réaliste. Il y a de bonnes choses sur l'emprise dans un cercle restreint et plus large, rien d'original dans le propos mais la mise en scène est soignée et cela passe bien.
C’est un film mid, ni mauvais, ni excellent. Le tout début était prometteur, mais au final, il est trop maladroit je trouve dans le thème abordé, n’approfondit pas assez le sujet, passe à côté de certains éléments par moment. Notamment concernant le personnage du gourou : spoiler: je trouve qu’on découvre trop rapidement qu’il ment, manipule, j’aurais trouvé cela beaucoup plus intéressant que le public s’attache à lui, ait un doute, ait envie de le défendre par moment, pour révéler seulement vers la fin qu’il est mauvais, pour que les spectateurs expérimentent un peu ce qu’ont vécu les gens qui se sont fait embrigader dans une secte. Je trouve notamment la scène finale avec Julien ratée. On le voit s’être sorti de l’emprise trop facilement, ce qui n’est pas réaliste, et son suicide n’a aucun sens de la manière dont il est amené. J’aurais trouvé plus intéressant de montrer comme il est difficile de sortir de l’emprise, ce qui arrive bien plus souvent malheureusement, et l’idolâtrie extrême qu’ont certaines personnes pour leur gourou. Plusieurs gourous ont déjà employé cette méthode : rejeter brutalement un membre pourtant très impliqué, et dans de nombreux cas, j’ai vu ces pauvres malheureux insister pour revenir, jusqu’à ce que ça se finisse mal. Je trouve que la psychologie et les motivations du gourou dans le film sont mal définies et un peu bancales. Notamment, c’est une grosse idée reçue de penser que les gourous ont des bonnes intentions au départ qui tournent mal, la motivation est toujours l’argent et 98% du temps l’abus sexuel des membres (souvent des enfants et des femmes). Les bonnes intentions ne semblent même pas être un moteur du gourou du film au final, puisqu’il ment sur son frère, s’approprie les traumas de quelqu’un d’autre, et continue ses méthodes même après que ça ait provoqué la mort de quelqu’un, donc je ne sais pas pourquoi il fait tout ça, car l’argent n’est même pas abordé. Si c’est à cause de son égo, je trouve que le film n’insiste pas assez sur cet aspect. Le film semble plus dénoncer les dérives du dépassement de soi que les dérives sectaires. spoiler: Je trouve que le fait qu’il organise la mort de son frère, et que son chauffeur accepte sans broncher de s’y coller, alors qu’il ne semble pas du tout sous emprise, est une énième maladresse du film, surtout qu’il semblait encore traumatisé par la mort de Julien. Puis le fait que le gars renverse la situation, c’est très mal connaître l’aura et la puissance des gourous, très dangereuses. Les gourous n’éprouvent jamais de culpabilité non plus, donc ça pour le coup, c’est l’aspect le moins réaliste du film. Ce que j’aurais trouvé intéressant ça aurait été de nous faire croire que le personnage de Niney sera le type qui va devenir un gourou, pour finalement réaliser que le vrai gourou est celui américain. Ici, on voit qu’il l’influence certes, mais ça ne va pas plus loin que ça, ce sont juste tous les deux des gourous.
Enfin, un élément du film m’a vraiment dérangé et inquiété, car il sort du cadre de la fiction : spoiler: en effet, je trouve ça étrange et inquiétant que cyril hanouna ait participé au film, car lui-même utilise des méthodes qui sont pourtant dénoncées dans le film. Son émission est clairement montrée comme faisant partie des médias qui manquent de sérieux et qui peuvent donner la parole à un gourou, donc le fait qu’hanouna n’ait pas de problème avec ça, montre à quel point il se pense puissant, comme les gourous le pensent.
Le film traite d'un thème très actuel sans en explorer toutes les facettes mais a le mérite de poser des questions très légitimes de part et d'autre des visions. Niney est excellent, les choix de scénario sont parfois extrêmes et l'ensemble se suit sans trop de temps morts.
Je ne suis pas une grande fan de Pierre Niney, mais il a su me convaincre avec Monte-Cristo et je voulais voir si ce n’était qu’un coup de chance. Il m’a de nouveau convaincue, son acting est très très bon. Mais ça ne fait pas tout pour un film, l’idée est intéressante, mais il manque d’un vrai turnover, on veut encore plus de drame, que le personnage sombre réellement dans la folie et crée une véritable secte sans même sans rendre compte. Pour moi, le film a eu peur d’oser et c’est dommage.
J’ai beaucoup aimé. Le long-métrage apporte une réflexion intéressante sur les coachs d’aujourd’hui, tant sur les aspects négatifs que positifs. Et il y a un petit côté thriller qui rend le tout dynamique.
Un thriller très bien mené et agréable à suivre, mais qui souffre malheureusement d’un éparpillement des sujets et d’une fin inexistante, ce qui pénalise lourdement le film.
Gourou m’a profondément marqué parce qu’il ne parle pas seulement d’un homme charismatique ou d’un escroc moderne, mais surtout d’une société entière qui cherche du sens et qui devient, sans s’en rendre compte, vulnérable à ceux qui savent parler aux émotions.
Le personnage principal, interprété par Pierre Niney, n’est pas présenté comme un “méchant” classique. Il ne ressemble pas à quelqu’un qui manipule par plaisir ou par cruauté. Au contraire, j’ai eu l’impression qu’il comprend simplement mieux que les autres les failles des gens. Il observe une société perdue, en manque de repères, où beaucoup de personnes ne savent plus vraiment à quoi croire, et il occupe cet espace vide.
Ce qui est dérangeant dans le film, c’est que son pouvoir ne vient pas de la force ou de la contrainte, mais de la parole. Il ne force personne à le suivre. Il propose une vision, un discours, une promesse de transformation. Et c’est précisément parce que les personnages veulent changer, guérir ou s’améliorer qu’ils deviennent réceptifs à ce qu’il dit. Le film montre ainsi que la manipulation n’est pas seulement imposée : elle peut aussi être acceptée volontairement lorsqu’elle répond à un besoin profond.
Au fil du film, j’ai eu l’impression que ce qui commence comme une forme de coaching ou d’accompagnement glisse progressivement vers quelque chose de plus inquiétant. Les discours deviennent plus puissants, plus absolus, presque rituels. Les individus ne cherchent plus seulement à progresser, mais à appartenir à quelque chose. Et c’est là que le danger apparaît : lorsque la quête de mieux-être devient une dépendance.
Le personnage principal devient alors presque une figure construite par les autres autant qu’il se construit lui-même. Plus il est suivi, plus son image prend de l’ampleur, jusqu’à devenir plus grande que la réalité. J’ai eu l’impression que le film posait une question dérangeante : est-ce que c’est lui qui manipule les gens, ou est-ce que les gens ont besoin de croire en lui pour donner un sens à leur vie ?
Ce qui m’a aussi marqué, c’est que le film montre une forme de responsabilité collective. Les personnages ne sont pas seulement victimes. Ils participent aussi, volontairement ou non, à ce système. Ils veulent croire, ils veulent changer, ils veulent une solution rapide à leur mal-être. Et c’est cette volonté qui rend le phénomène possible.
Au final, Gourou m’a semblé être un film sur quelque chose de très moderne : la fragilité mentale et émotionnelle d’une société qui cherche constamment à se reconstruire. Il montre que le danger ne vient pas uniquement d’un individu charismatique, mais aussi du vide que les autres essaient de combler.