Correspondant pleinement à son sujet, le film est construit pour et autour d'un Pierre Niney toujours aussi impressionnant dans son jeu. Si le scénario explore profondément les arcanes de cette nouvelle tendance avec un regard plutôt acéré, on ne peut s'empêcher de trouver l'ensemble un peu trop balisé et évident dans ses développements, avec l'éternelle référence américaine en arrière-plan. C'est assez malin et d'un cynisme assumé.
Le navet de l’année. Surproduit, surjoué. Il n’y a que Niney à l’écran (ok c’est l’intention) mais il en fait trop (ok c’est l’intention mais cela devient pénible au bout de 10min). L’actrice principale n’a aucun rôle. L’histoire est téléguidée : au bout de 5min “à quel moment Julien va-t-il se suicider »…tout sonne faux, l’audience sénatoriale dans un décor de Dune, le rendez vous avec « le procureur » (savez vous comment fonctionne la justice en France ? Visiblement non…), l’avocate qui lit son texte au teleprompteur, et le film qui s’arrête sans fin « pour qu’on se pose des questions de tout ce qui ne va pas dans notre monde ». J’ai eu plusieurs fois envie de m’enfoncer un crayon dans les oreilles…ou de m’endormir. Affreux
Franchement pas mal. Ce film traite d’un sujet intéressant qu’est l’émergence sur les réseaux sociaux de plus en plus de coachs bien être autoproclamés, de leurs impacts sur les gens les plus fragiles et des dérives associées. Porté par un pierre niney magistral comme toujours
Ce film est une masterclass absolue. D'un tel cynisme et d'un tel pragmatisme sur la société de 2026 (et des dizaines années à venir). L'ensemble des scènes, des dialogues, des regards et des gestes, peuvent être interprétés par chacun avec sa propre lecture et compréhension. C'est absolument rarissime ce genre de propositions et cela va certainement le devenir de plus en plus avec cette société biberonnée par TikTok (et les 3min maximale d'attention soutenue dont dispose 80% de la société d'aujourd'hui). Critique d'un modèle (celui des gourous ou plus généralement des influenceurs) mais critique surtout plus globale du mode de fonctionnement intellectuel de la société d'aujourd'hui et de sa capacité à juger de tout sans jamais vraiment savoir ou approfondir, et de fait à tirer des conclusions exagérées et d'agir en conséquence. Sûrement moins de 2 spectateurs sur 10 comprendront vraiment l'essence de ce film mais pour les éveillés vraiment c'est jouissif
Gourou n'est pas mauvais mais n'aborde finalement que très peu son sujet, pourtant très intéressant de base, est ce que le gourou lui même veut le bien, où est-ce commercial, où un peu des deux ? Le problème c'est que le film ouvre le débat pour ne jamais vraiment le proposer. La première heure passée, le film se transforme en thriller un peu gros qui tire en longueur, même si comme dit c'est pas mauvais, c'est juste pas ce qu'on a envie de voir. Dommage que le film soit plus un drame pas mal en soi, mais qui évite trop fortement son sujet.
Très bon film. Haletant, un thriller réussi. Pierre Niney toujours exceptionnel. Anthony Bajon est un grand acteur c’est sûr, à chacune de ses prestations je suis conquis Je conseille.
Le projet avait tout pour plaire : le duo Yann Gozlan / Pierre Niney promettait un nouveau thriller captivant sur les dérives du coaching, de l'emprise et de la manipulation des masses. Le début du film fonctionne d'ailleurs assez bien, avec une tension palpable et un Pierre Niney toujours aussi investi (surtout lorsque l'idée originale vient de lui ...).
Mais le film s'effondre complètement avec l'arrivée de Cyril Hanouna (et de sa troupe ...).Le choix est d'une ironie mordante : quelle meilleure personne pour incarner la dérive médiatique et l'emprise ? Il aurait carrément pu être le sujet du film ! Le voir débarquer fait perdre toute crédibilité à l'intrigue. Ce qui devait être une satire grinçante devient une mascarade. La tension retombe comme un soufflé et l'intérêt s'évapore. Un vrai gâchis.
Yann Gozlan n’avait pas vraiment convaincu avec « Visions » et « Dalloway ». Alors qu’il retrouve Pierre Niney (et son éternel Ma(t)thieu Vasseur), Yann Gozlan a-t-il fini de pédaler dans la semoule ? Commercialement la réponse est oui, « Gourou » ayant tapé les 2 millions d’entrées. Là où les 2 précédents films du réalisateur n’avaient même pas atteint les 200 000 spectateurs. Artistiquement, c’est plus compliqué… « Gourou » démarre plutôt bien. Dévoilant immédiatement son protagoniste dans toute sa splendeur : un coach de vie fortuné, grâce à des séminaires qu’il organise de main de maître, avec une foule de vulnérables en liesse. La mise en scène est maîtrisée, Gozlan montre dès le départ le talent de ce coach enflammé… et ses failles béantes. Un anti-héros par ailleurs très intéressant. Qui semble réellement convaincu de la plus-value de son activité, et parait presque inconscient des dérives et des risques. Refusant toute forme de contrôle étatique, sans cynisme. Puis des pièces de puzzle se mettent place. Une loi de régulation des coachs qui se murmure. Les réseaux sociaux et les journalistes qui influent sur l’opinion. Un grand frère trouble. Un ex-adepte qui se révèle dangereux. Des employés de plus en plus fébriles. Le pouvoir et la personnalité de Mat qui dérivent vers l’influence sectaire. Bref, des thématiques qui auraient pu être passionnantes… mais qui s’agencent très maladroitement, dans un ensemble qui tangue entre thriller politique ou psychologique. A partir de la deuxième heure, ça devient long et répétitif, et les sous-intrigues ne mènent nulle part. Les invraisemblances s’accumulent, jusqu’à un final en eau-de-boudin qui n’est guère satisfaisant. Heureusement, Pierre Niney fait le show de bout en bout, et porte le film sur ses épaules. Toutefois c’est dommage : au vu du sujet et de la mise en scène, on aurait pu avec un scénario solide aboutir à un très solide thriller.
Difficile de donner des arguments positifs sans donner d'indication sur l'histoire alors je me contenterai de dire que la direction prise par le film à le mérite d'être intéressante et originale par rapport à ce qu'on a pu voir dans d'autres films parlant de l'emprise psychologique. Quelques regrets sur le dernier quart d'heure mais c'est personnel, à chacun de se faire son avis.
"Gourou" est un film aussi mauvais dans l'inteprétation que dans l'écriture.
On y suit la success story d'un "coach de vie" qui pleure devant la demande de contrôle imposée à son arnaque lucrative. Entre descente aux enfers, renaissance, hypocrisie générale et scènes pseudo chocs, on se croirait dans un épisode de Dallas le tout interprété par un Pierre Niney aussi inexpressif qu'à l'accoutumée. Vincent Cassel aurait été un bien meilleur choix.
On comprend dès la première seconde la visée de pseudo denonciation du film moins efficace qu'un reportage M6. Tom Cruise dans Magnolia de Paul Thomas Anderson avait été tellement parfait dans ce rôle et le message vehiculé fut tellement plus subtil et efficace alors que le sujet du film n'était même pas uniquement celui-ci.
Bref, un navet français de plus à ajouter à notre longue liste de désillusion cinématographique tricolore.
C'est un monde complexe, ce microcosme de coachs de vie ! Et pour la première fois qu'un film parle de ce milieu là, j'ai tout kiffer.
Je trouve que Pierre Niney rend Mathieu Vasseur autant fascinant qu'il est inquiétant. Tu l'écoutes sortir ses monologues, tu te demandes si c'est la vérité ou de l'hypnose mais SURTOUT où il trouve son inspiration. Et quelle est l'histoire de la conseillère technique qui a bossée sur le film pour que les séquences soient crédibles.
Niveau réalisation, c'est aussi du haut niveau: énergique, punchy et créative, pas le temps de s'ennuyer. La musique tabasse bien et elle est omniprésente.
Le seul point noir, pour moi, c'est qu'il y a énormément de personnages secondaires et qu'ils ne sont pas assez développés, même le fan de Matthieu alors qu'il a une scène-clé dingue dans le film.
L’affiche l’annonce : méfiez-vous de vos idoles ! Signé Yann Gozlan, Gourou illustre cet avertissement de manière implacable, sur un scénario de Jean-Baptiste Delafon qui maintient constamment l’attention du spectateur. Et, après visionnage, la conclusion s’impose : il faut rester attentif à ce qu’on voit, lit, entend, pour se préserver des tentatives de déstabilisation.
Le film avait un gros potentiel, une étude de personnage qui dit quelque chose de notre époque, à la "American Psycho" ou "the Wrestler". Mais le film pèche d'une part par sa réalisation sans inspiration et sans parti pris. Les scènes sont surmontées, le découpage n'est pas inspiré, la musique se balade, on passe par du Klaus Nomi, cold song, tout à coup, sans que ça ne revienne jamais ou n'existe ailleurs dans le reste du film. Il n'y a pas de tenue. Enfin, ce qu'il manque pour une étude de personnage, c'est une vrai proposition de l'acteur principal. Une vrai composition, à la "American Psycho" justement. Là, on a l'impression de voir Niney qui s'improvise coach, sans construire un personnage qui rendrait son aura crédible. On ne comprend pas le magnétisme qu'il exerce sur le gens, ni d'où vient sa part d'ombre. La mise en scène n'aide pas, les plans moyens, 3/4 à hauteur d'homme, ni proche, ni loin, qui le rapetisse dans le cadre, ne l'aide pas à acquérir cette dimension presque prophétique. On en ressort frustré, on sent qu'il y avait un vrai sujet, un vrai film, mais qui n'a pas été mené au bout.
Très bonne idée mais complètement a côté de la réalité. Beaucoup de confusion entre les gourous du développement personnell et les vrais coachs certifiés. Dommage de rester en surface. Tout est cousu de fil blanc