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Jean-Yves L
3 abonnés
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4,5
Publiée le 10 août 2026
le jeu de pierre niney est extraordinaire. un césar du meilleur acteur ne me surprendrait pas... la fin du film est ... déconcertante... dommage car le réalisateur fait vaciller nos émotions
L’acteur Pierre Niney également producteur retrouve le réalisateur Yann Gozlan dans ce long-métrage dans lequel il incarne un coach en développement personnel sur la sellette à cause d’un projet de loi voulant réglementer sa profession. Le sujet bien qu’intéressant et peu traité au cinéma n’est pas très exploité à cause d’un scénario aux ficelles parfois faciles et surtout par un aspect trop démonstratif. Malgré ses défauts, le long-métrage porté par une solide distribution et en particulier par Pierre Niney campant un gourou sincère dans sa tromperie, ce qui le rend attachant et sa prestation entre charisme et fragilité impressionnante.
Mise en scène ramollo, scènes manquant de crédibilité (Julien devenant un "winner" d'un coup de baguette magique, Matt se laissant démonter devant une sénatrice incisive et un frère sarcastique), acteurs peu convaincants, même Pierre Niney est complètement à côté du rôle ... On dirait que le seul but de ce film est de donner une mauvaise image du développement personnel, alors qu'il ne dépeint, bien maladroitement, que quelques fils caricaturaux du coaching à l'américaine.
Yann Gozlan poursuit son exploration des obsessions contemporaines en s'attaquant à l'univers des influenceurs et des coachs en développement personnel. Le résultat est un thriller psychologique aussi captivant qu'inquiétant, porté par une mise en scène élégante qui installe une tension diffuse sans jamais céder à la surenchère. Le scénario, solidement construit, entretient le doute jusqu'au bout et évite les raccourcis faciles, même si certains développements auraient gagné à être davantage approfondis. Pierre Niney livre une prestation remarquable, tout en nuances, entouré d'un casting convaincant qui renforce la crédibilité de l'ensemble. La photographie soignée, la bande originale discrète mais efficace et un montage précis participent à l'atmosphère oppressante du film. Malgré un léger creux dans sa partie centrale, le rythme reste suffisamment soutenu pour maintenir l'intérêt. Au-delà de son intrigue, « Gourou » interroge avec justesse les mécanismes de l'emprise, la quête de reconnaissance et la fascination pour les figures charismatiques. Un film intelligent, prenant et actuel, qui séduira les amateurs de thrillers psychologiques tout en offrant une réflexion pertinente sur les dérives de notre époque.
À ranger à côté de « Night Call » de Dan Gilroy (2014), pour son portrait glaçant d'un homme qui transforme le besoin de reconnaissance en moteur de manipulation et d'ascension.
Un film malsain de manipulation psychologique. La fin est très décevante : le film s’arrête en plein milieu de l’histoire. spoiler: Le personnage principal manipule ses clients, amenant au suicide d’un d’entre eux, et ment au public.
Film glaçant et malaisant, je m'attendais a beaucoup d'humour, de second degré, mais le film prend en fait un ton tout a fait naturel et réaliste pour petit a petit devenir un thriller. un drame, et notre gourou bascule dans la folie où se révèle et malgré les recettes miracles, la chute semble proche. On a beau forcer, vouloir quelque chose, parfois ça ne suffit pas et un peu de psychologie et de compréhension sont surement nécessaires pour etre coach.
A la hauteur de Pierre Niney, cet acteur est capable d'incarner avec une justesse incroyable différentes émotions, la fin m'a un peu moins plu puisqu'elle ne répond pas a un tas de questions que le spectateur aurait pu se pauser et on est a la limite d'un sentiment de frustration et de "pas fini" plutôt que d'un réel aboutissement. cependant très bon film.
Le film ne vaut que par Pierre Niney qui livre une fois de plus une remarquable interprétation. Sur un thème intéressant au départ le film s'épuise progressivement à trop vouloir en faire. L'histoire est sans surprises, il se passe ce à quoi on s'attend plus ou moins et ce ne sont pas quelques rebondissements maladroits qui suffisent à maintenir l'intérêt. Il y a de nombreuses scènes gratuites voire inutiles. Toutes les musiques viennent des 80s. Bon ça reste un film agréable à regarder, passionnant au début, lassant vers la fin.
Gourou, le thriller psychologique de Yann Gozlan sorti en salles en janvier 2026, m’a intéressé sur le sujet : suivre Matt, coach en développement personnel ultra suivi en France, dans une société obsédée par la réussite, avec tous les dérapages possibles autour des séminaires, des réseaux sociaux et du pouvoir qu’il prend sur ses adeptes.
Il y a quand même des choses que je trouve réussies : Pierre Niney est impressionnant, il porte le film avec un charisme dingue et un côté inquiétant qui colle parfaitement à ce type de “gourou” moderne. Les scènes de séminaires sont bien mises en scène, la mécanique de manipulation, le décor des plateaux TV, des plateaux de radio et des réseaux sociaux donnent une vraie crédibilité à l’univers, et le sujet du coaching de vie comme symptôme d’une société en crise est vraiment pertinent.
Mais pour moi, ça reste mitigé : sur plus de deux heures, j’ai trouvé l’intrigue assez faible et parfois confuse, avec une fuite en avant qui tourne un peu en rond et n’arrive pas à maintenir la tension au niveau de ce que promet le pitch. Le film veut être à la fois portrait de personnage, critique sociale, drame familial et thriller parano, et au final, aucune de ces dimensions ne m’a complètement happé, ce qui laisse un sentiment de “tout ça pour ça” malgré la mise en scène solide.
La barre est basse pour traiter ce sujet, qui est pourtant un véritable phénomène social actuel. Scénario poussif et bouffi de stéréotypes. Seuls le jeu merveilleux d'Antony Bajon et la direction photographique m'ont empêchés de noter seulement 1 étoile. C'est un exemple parfait d'objet purement médiatique, parvenant à attirer le chalant sur la base d'une thématique tape-à-l'œil et d'une orgie de dépenses publicitaires et en campagnes média - notamment via le recours au clipping. Évitez-vous ça.
Ma note est inversement proportionnel à la hauteur de mes attentes... Pour moi la promesse de ce film était d'abordé un sujet de société. Il n'en est rien, c'est un thriller qui ne traite en aucun cas le sujet en profondeur. Mis à part une fausse remise en question de la législation française, se film souffre d'une absence totale de nuance. C'est une affreuse caricature qui ne laisse place à aucune réflexion. Une impossibilité de se reconnaitre, ni en tant que gourou (on peut l'être ) ni en tant que victime (qui n'a pas rêvé de devenir une meilleur version de soi même ?). Et donc une impossibilité d'en tirer une leçon. Même la fin spoiler: laisse le souffle coupé... Ni morale, ni espoir, uniquement de la poudre au yeux.
Et c'est une problématique récurrente à notre époque, d'où ma note sévère. Faire semblant de critiquer pour finalement ne vendre que du stress et du sensationnel... Je déconseille ce film si vous voulez apprendre quelque chose sur le sujet. Si vous aimez les thrillers haletant peut importe le sujet vous serez servis.
Le film est une incursion dans la vie d'un influenceur Matthieu Vasseur, dit Matt. Au début du film on le sent convaincu par son programme, sincère dans son envie d'aider les gens. Petit à petit le film prend une tournure sombre et on sent qu'il chancèle dans ses convictions au profit de son Ego. Plusieurs sujets y sont abordés et c'est ce qui rend le film intéréssant. On y parle des relations parasociales avec Julien son grand fan. L'abus des influenceurs sur les troubles de santé mentale de ses usagers, la manipulation. L'Ego trip des influenceurs comme lorsque Matt dit "ils ont besoin de moi". La laideur de ce qui n'est pas montré derrière les caméras. Le merchandising de la souffrance, parfois même inventé est brièvement traitée aussi le rejet du salariat au profit del'entreprenariat chez ce pauvre homme âgé d'une 50aine d'année père de 4 enfants. De manière centrale dans le film on y parle de l'état qui veut légiférer sur tous ces charlatants, marchands de bien être. A part Pierre Niney, les autres acteurs n'ont pas un bon jeu, ce qui est dommage. Film intéréssant mais je ne le reregarderais pas.
Initié par Pierre Niney, le sujet de coaching de vie est très intéressant et donne un thriller psychologique bien fait. Les scènes de séminaires publics font malgré un côté redondant, avancer l’intrigue. Même la séquence dans l’émission d’Hanouna, qui a fait débat, s’intègre plutôt bien. Sachant que l’influenceuse mécanique va forcément se gripper, j’ai été quelque peu déçu par son manque de véritables surprises et n’ai pas retrouvé à ces moments-là l’implacabilité, ni l’intensité de l’effroi face-à-face nocturne entre Mathieu Vasseur et l’un de ses grands administrateurs campé par Anthony Bajon. Malgré un sur-jeu, Pierre Niney livre une excellente performance devant la caméra de Yann Goslan.