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Jade
1 abonné
87 critiques
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4,0
Publiée le 2 juillet 2026
J’ai beaucoup aimé. Le long-métrage apporte une réflexion intéressante sur les coachs d’aujourd’hui, tant sur les aspects négatifs que positifs. Et il y a un petit côté thriller qui rend le tout dynamique.
Un thriller très bien mené et agréable à suivre, mais qui souffre malheureusement d’un éparpillement des sujets et d’une fin inexistante, ce qui pénalise lourdement le film.
Gourou m’a profondément marqué parce qu’il ne parle pas seulement d’un homme charismatique ou d’un escroc moderne, mais surtout d’une société entière qui cherche du sens et qui devient, sans s’en rendre compte, vulnérable à ceux qui savent parler aux émotions.
Le personnage principal, interprété par Pierre Niney, n’est pas présenté comme un “méchant” classique. Il ne ressemble pas à quelqu’un qui manipule par plaisir ou par cruauté. Au contraire, j’ai eu l’impression qu’il comprend simplement mieux que les autres les failles des gens. Il observe une société perdue, en manque de repères, où beaucoup de personnes ne savent plus vraiment à quoi croire, et il occupe cet espace vide.
Ce qui est dérangeant dans le film, c’est que son pouvoir ne vient pas de la force ou de la contrainte, mais de la parole. Il ne force personne à le suivre. Il propose une vision, un discours, une promesse de transformation. Et c’est précisément parce que les personnages veulent changer, guérir ou s’améliorer qu’ils deviennent réceptifs à ce qu’il dit. Le film montre ainsi que la manipulation n’est pas seulement imposée : elle peut aussi être acceptée volontairement lorsqu’elle répond à un besoin profond.
Au fil du film, j’ai eu l’impression que ce qui commence comme une forme de coaching ou d’accompagnement glisse progressivement vers quelque chose de plus inquiétant. Les discours deviennent plus puissants, plus absolus, presque rituels. Les individus ne cherchent plus seulement à progresser, mais à appartenir à quelque chose. Et c’est là que le danger apparaît : lorsque la quête de mieux-être devient une dépendance.
Le personnage principal devient alors presque une figure construite par les autres autant qu’il se construit lui-même. Plus il est suivi, plus son image prend de l’ampleur, jusqu’à devenir plus grande que la réalité. J’ai eu l’impression que le film posait une question dérangeante : est-ce que c’est lui qui manipule les gens, ou est-ce que les gens ont besoin de croire en lui pour donner un sens à leur vie ?
Ce qui m’a aussi marqué, c’est que le film montre une forme de responsabilité collective. Les personnages ne sont pas seulement victimes. Ils participent aussi, volontairement ou non, à ce système. Ils veulent croire, ils veulent changer, ils veulent une solution rapide à leur mal-être. Et c’est cette volonté qui rend le phénomène possible.
Au final, Gourou m’a semblé être un film sur quelque chose de très moderne : la fragilité mentale et émotionnelle d’une société qui cherche constamment à se reconstruire. Il montre que le danger ne vient pas uniquement d’un individu charismatique, mais aussi du vide que les autres essaient de combler.
Un film assez malin, qui trouve de bonnes choses dans son regard sur l’emprise, la fascination et le besoin de croire. Il y a une vraie idée de départ, et par moments le film arrive à faire sentir ce mélange étrange entre ridicule, malaise et séduction. Mais j’ai eu l’impression qu’il restait un peu à la surface de son sujet. Ça fonctionne, c’est souvent bien tenu, mais ça aurait pu aller plus loin dans le trouble, dans l’ambiguïté, dans ce que cette relation révèle vraiment des personnages. Un film intéressant, parfois drôle, parfois inquiétant, mais qui manque d’un petit vertige pour vraiment marquer....
Un film prenant qui nous plonge très rapidement dans l’histoire. Le spectateur vit les émotions du protagoniste avec lui et se questionne quant à la suite des événements. La performance de Pierre Niney est excellente, comme à son l’habitude.
Très bon film, on se laisse prendre par l'histoire et on se demande où le film va nous emmener, l'intrigue à la fois géniale et originale, avec beauoup de rebondissements. La mise en scène est percutante. Un film qui fait réfléchir sur la société actuelle, sur ces personnes qui n'hésitent pas à porter de fausses accusations pour leur propre intérêt : argent, notoriété ou autre, le plus grave c'est qu'ils peuvent être soutenues par un réseau de bienpensance Pierre Niney est excellent, il joue de façon très juste. Il est rentré complétement dans son rôle.
là ou le film est impressionnant au delà de la réalisation toujours aussi agréable chez ce réalisateur c'est qu'il utilise pleins de lieux communs qu'on a tous un peu en nous et on se sent presque bête du coup, de bons dialogues et la fin ouverte est pas mal.
Pierre Niney s’enfonce dans le cinéma français que l’on ne souhaite plus voir. Yann Gozlan et son acteur fétiche nous infligent un thriller psychologique prétentieux et désespérément vide sur le monde du coaching. Niney cabotine à outrance en gourou narcissique, recyclant son rôle habituel de surdoué borderline sans aucune nuance ni profondeur, tandis que le scénario survole mollement la manipulation et les dérives sectaires sans jamais oser les disséquer. Mise en scène clinquante, musique répétitive et personnages secondaires transparents : tout sonne creux, tiède et timide. Un objet bourgeois parfaitement oubliable qui promet l’éveil mais ne délivre que de l’ennui poli. À éviter.
Le titre dévoile la substance du film, soit un film à charge sur le charlatanisme du « développement personnel ». Psychologue de pacotille qui ne connaît rien sur les travaux scientifiques, NINEY explose en public et implose en privé. BAJON caricature à fond la naïveté d’esprits fragiles influençables à l’excès. Et toute l’équipe des seconds rôles n'est pas à la hauteur du paranoïaque. Excessif et invraisemblable en France !
Ayant partagé ma vie avec un coach en développement personnel j’ai malheureusement retrouvé beaucoup de points communs avec sa personnalité …. Dommage que ne soit pas plus mis en avant sa relation sentimentale mais c’est un sujet très vaste, une idée de suite ou version plus psychologique ?!
Difficile de mettre une meilleure note malgré le casting et le sujet intéressant. Certaines images de Gourou vous rappellerons Magnolia qui nous fait découvrir l'emprise collective des coachs américains. Ici, en France, on reprend donc ces codes pour ce film sans nuances européennes, pourtant Raël ne ressemble pas Tony Robbins, ce ne sont pas le même type de personnalité qui galvanise les foules. Je n'ai pas réussi à y entrer dans ce film, une grande partie des scènes est attendue, comme si le fil rouge était si visible qu'il n'y avait aucune surprise. Puis quand il y en a, elles paraissent artificielles, abruptes juste là pour servir le sujet plutôt que de servir le scénario. Le scénario c'est un puzzle mis ensemble, ce scénario est trop construit et ne comprend pas ce naturel toujours assez magique du cinéma où plus on en montre plus on se fait avoir, ici ça colle pas, on en montre mais ça tombe dans le vide, comme si rien n'allait jusqu'au bout. Je pense que c'est juste un scénario pas mûr, il aurait été travaillé et paufiné, le film aurait pu être excellent