Gourou
Note moyenne
3,5
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1 190 critiques spectateurs

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Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Quatre étoiles 1/2 surtout pour la prestation bluffante de Pierre Niney, si vous admiré comme moi l'un des meilleur acteur français de sa génération, grace à son énergie très convaincante en parti, le dernier film de Yann Gozlan tient alors ces promesses d'un thriller captivant et Hypnotique. Une diatribe mordante et paranoïaque, sur les dérives du populisme, d'influenceurs ou coachs en quête de gains et de pouvoir. Une histoire endiablée qui va aller très loin dans le côtè obscure pour notre plus grande surprise et plaisir. Pour moi c'était une réalisation et une première co-production de l'acteur protagoniste très satisfaisante et digne de succéder à l'excellent autre thriller "Boïte noire".
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2026
Thriller politique dans un première partie avant de très (trop?) vite basculer vers un thriller parano. Les performances sont remarquables, Pierre Niney au top comme toujours, mais l’intrigue est finalement assez faible. On ne ressent pas la tension que l’on pouvait connaître dans les précédentes collaborations du duo Niney-Gozlan « Un homme idéal » et « Boite noire ». Malgré cela, l’idée originale, le montage et la mise en scène sont excellents.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2026
Gourou , méfiez vous de ceux qui veulent absolument vous aider à réparer vos failles.

Avec Gourou, Yann Gozlan s’empare d’un sujet encore peu exploré au cinéma français, le coaching de vie comme révélateur d’une société en perte de repères. Porté par Pierre Niney, le film s’impose comme un thriller tendu, fasciné par la performance, la parole charismatique et le besoin collectif de croire en des solutions immédiates. Matt, coach adulé, galvanise des foules en quête de sens, mais derrière la promesse d’une réussite totale se dessine une fuite en avant inquiétante. Inspiré d’archétypes puissants du cinéma américain, le personnage séduit autant qu’il dérange, sans jamais tomber dans la caricature.

Le cœur du film réside dans son appel à la vigilance. Sans condamner le développement personnel dans son ensemble, le récit montre comment certains coachs, amplifiés par les réseaux sociaux, peuvent glisser vers des mécanismes proches des dérives sectaires. Les séminaires sont filmés comme des messes modernes, électriques, où la parole devient performative et parfois hypnotique. À force d’injonctions au bonheur, à la réussite et à l’optimisation permanente, le film rappelle que l’on fabrique aussi de la vulnérabilité. La performance devient un dogme, le doute un ennemi, et l’aide peut se transformer en emprise.

Autour de Pierre Niney, le casting impressionne par sa justesse, avec Marion Barbeau, Anthony Bajon et Holt McCallany. Gourou n’accuse pas, il alerte, et c’est précisément ce qui rend ce film aussi dérangeant que nécessaire.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2026
Yann Gozlan retrouve Pierre Niney pour la troisième fois avec GOUROU. Et si j’avais adoré BOITE NOIRE, ces deux films suivants, VISIONS et DALLOWAY ont été de réelles déceptions. J’étais donc à la fois excité et inquiet à l’idée de découvrir ce nouveau projet.

Le film suit le coach en développement personnel le plus populaire de France, dont la carrière vacille lorsque le gouvernement décide de créer un diplôme d’État afin d’encadrer une profession aux dérives de plus en plus inquiétantes.

Le début est très prometteur. Les séminaires impressionnent par leur mise en scène et le charisme manipulateur du protagoniste, et surtout, le film semble s’orienter vers un thriller politique ambitieux, terrain a priori idéal pour Gozlan.

Il faut d’ailleurs lui reconnaître une qualité indéniable : son sens de la tension. On ne s’ennuie jamais, la mise en scène est nerveuse, et les rebondissements s’enchaînent avec une efficacité qui maintient constamment l’attention du spectateur.

Gozlan étend ainsi son Niney-verse en confiant à l’acteur un nouveau rôle de Mathieu Vasseur. Un même nom pour trois personnages différents, mais un ADN commun : l’obsession, la quête de contrôle et une descente progressive vers la perte de repères. Pierre Niney impressionne une nouvelle fois par son investissement total. Il compose un personnage à la fois charismatique et profondément toxique, évoquant par moments la performance de Tom Cruise dans MAGNOLIA.

Mais malgré cette efficacité formelle, GOUROU se heurte à de sérieux problèmes d’écriture. La promesse du thriller politique s’efface rapidement au profit d’un thriller paranoïaque parfois maladroit. Les twists s’accumulent sans jamais avoir de véritables conséquences, rendant le récit artificiel, voire incohérent. Le film multiplie ainsi les intrigues secondaires sans jamais réellement en refermer les arcs.

Enfin, si GOUROU interroge bien les dérives du coaching et de l’influence, il peine à clarifier son propos. Certaines séquences, comme le passage dans un show télévisé ou la scène finale frustrante, laissent planer un flou sur les intentions du réalisateur, donnant le sentiment d’un film qui n’ose jamais aller au bout de ses idées.

GOUROU confirme le talent de Gozlan pour maintenir la tension, mais rappelle qu’un suspense maîtrisé ne suffit pas à compenser des failles d’écriture.

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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2026
Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Sa réussite électrise les foules autant qu’elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va petit à petit sombrer vers le point de non retour…

Troisième collaboration entre Yann Gozlan & Pierre Niney, après Un homme idéal (2015) & Boîte noire (2021) où pour l’occasion, on se retrouve embarqué dans les dérives d’un coach en développement personnel. Tel un gourou, il draine derrière lui des milliers d’adeptes qui le suivent partout où il se produit (dans des grandes salles, digne d’un show à l’américaine) et peuvent même souscrire à un abonnement (la machine à cash est bien huilée). Sauf qu’à un moment, la machine finit par se gripper…

5 mois seulement après Dalloway (2025) et son intelligence artificielle intrusive, Yann Gozlan enchaîne avec ce thriller qui ne convainc qu’à moitié. Oscillant maladroitement entre le thriller politique et le thriller psychologique, c’est clairement la deuxième partie qui tire son épingle du jeu (encore heureux sinon tout était à jeter). spoiler: Et pour cause, toute la partie concernant les autorités qui veulent légiférer et encadrer les coachs est vite oubliée au profit de la bisbille entre les frangins et le chauffeur qui veut prendre la place du calife
.

C’est regrettable car le film aurait pu s’avérer intéressant en dépeignant notamment les dérives sectaires, le coaching et le culte de la performance, mais à aucun moment on ne parvient à y croire spoiler: (le passage devant la commission d'enquête du Sénat ou sur le plateau d’Hanouna, les innombrables et répétitifs shows, sa rencontre avec son maître à penser, …)
.

Produit et interprété par Pierre Niney spoiler: (il est à l’origine du projet, ce qui explique qu’il nous abreuve (ras-la-gueule et de façon indigeste) de sa présence depuis plusieurs semaines dans bon nombre de médias)
, le film devient rapidement brouillon et répétitif, préférant se concentrer sur la mise en lumière de son gourou et éclipser totalement les seconds rôles qui auraient mérité un tout autre traitement.

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remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2026
À l’instar d’Humphrey Bogart avec Ingrid Bergman dans « Casablanca », le couple Pierre Niney / Marion Barbeau fonctionne à merveille dans ce joyaux de film qu’est GOUROU. A noter aussi la prestation très réussie et poignante de Christophe Montenez qui interprète le frère du coach-star et dont le rôle difficile est capital. Le scénario est captivant et la réalisation excellente avec des surprises aussi bienvenues que bien menées. La bande originale est aussi assez sublime.
Un petit bémol sur la toute fin du film que j’ai trouvé assez étrangement bouclée, mais au global le film est vraiment très plaisant.
Xavier 91
Xavier 91

22 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
vu en avant première. un film de qualité qui dénonce les dérives des coachings en développement personnel et des conséquences parfois néfastes pour la santé mentale des personnes qui y assistent.

La vulnérabilité de certains personnages est très bien introduite tout comme celle du personnage principal rempli de failles et de doutes.

je recommande
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2026
"Ce que tu veux, c'est ce que tu es."

Marquant la 3e collaboration entre Yann Gozlan et Pierre Niney (après «Un homme idéal» et «Boîte Noire»), ce «Gourou» veut nous plonger dans le monde des "coachs en développement personnel", ces prédicateurs des temps modernes qui ont fait de leur "positivité toxique" un véritable business.

Plutôt que de dresser un portrait plus global de ces sectes modernes, de leurs dérives et de leur confrontation avec l'état français (relégué assez rapidement au second plan), le film préfère se concentrer sur le coach le plus médiatisé de France, et comment sa paranoïa grandissante va voir ses propres méthodes se retourner contre lui.

Un coach interprété de manière investie (en particulier lors de ses shows à l'américaine) par le charismatique Pierre Niney, qui a sans doute dû s'inspirer d'un certain Tom Cruise dans «Magnolia» pour son rôle.

Le souci, c'est qu'autour de lui, plusieurs aspects importants du film viennent fragiliser l'ensemble. Qu'il s'agisse de l'épaisseur de certains personnages (comme celui interprété par Marion Barbeau, qui ne semble là que pour demander à Niney comment il va. Et ce n'est pas mieux concernant le frère, énervé ou en pleurs) comme d'une partie des dialogues qui sonnent trop écrits, trop artificiels.

Le choix de recentrer le récit sur l'égocentrique et manipulateur Mathieu Vasseur (qui va jusqu'à se créer son propre traumatisme pour gagner en vues et en adeptes) et comment le sol va progressivement mais fatalement se dérober sous ses pieds n'était pas inintéressante.

Le souci, c'est que j'avais l'impression de me trouver devant un film qui se donnait une posture et semblait se rapprocher d'une sorte d'imposture. Ce qui pourrait justement rejoindre le sujet même du film.
Mais Gozlan veut tellement appuyer ses effets dans l'écriture et la réalisation (même concernant le fan obsessif, une bonne idée pourtant) que le récit perd en immersion et en cohérence. Et plus le film avance, plus ce ressenti s'accentue, jusqu'à une dernière partie où la crédibilité semble être partie en vacances (l'arc narratif du chauffeur de Vasseur...), tout ça pour se conclure en queue de poisson.

À l'image des shows de Vasseur, l'emballage assez démonstratif en met plein les yeux, mais en grattant la surface, on se rend progressivement compte qu'il y a plus d'artifices qu'autre chose derrière. Un peu à l'image des derniers films de Gozlan en fait.

Dommage, le sujet, d'actualité, aurait vraiment mérité un traitement plus solide et crédible.
Vups
Vups

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2026
Mon avis se présente plus sous forme de notes !

Assez bon jeu de Pierre Niney et d’Anthony Bajon.

Malheureusement, un scénario plat.
Beaucoup de sujets pointés du doigt mais jamais approfondis.
J’ai pas compris là où voulez aller, le réalisateur.

spoiler: À vrai dire, je ne m’attendais pas à ça en ayant vu les bandes-annonces et la communication autour du film avant sa sortie. [spoiler]Le gros point faible serait pour moi le manque de profondeur dans les sujets, notamment un primordial, celui des adeptes, j’aurais aimé que ça aille plus loin sur ce que ça leur fait.

[/spoiler]

On a l’impression que le film veut dénoncer sans trop mouiller.
Dommage pour ce coup.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 331 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2026
J'ai toujours été fascinée par la mécanique de la manipulation mentale : je suis à chaque fois interloquée par le pourquoi et surtout le comment.
Après voir vu le reportage de Raël sur Nerflix, j'avais été choquée par la capacité de cet homme à pouvoir manipuler et endoctriner autant de personnes !

Le récit repose entièrement sur les épaules charismatique de Pierre Niney !
Sa performance est comme à chaque fois incroyable : je ne l'ai jamais autant détesté que dans ce rôle !

Il est glaçant et son côté dark monte crescendo au fur et à mesure du récit. Cet acteur sait tout jouer et il le confirme encore ici !
Il joue un homme sans pitié, pour lequel l'appât du gain et la notoriété est plus forte que tout au détriment de la santé des personnes qu'il coache.

C'est un film qui traite d'un sujet qui me passionne !
Le synopsis et la bande-annonce laisser présager un thriller politico-social.

Mais j'ai été étonnée et déçue que le récit se focalise essentiellement sur le personnage principal et sa descente aux enfers.
L'histoire avait matière à être développée davantage sur le côté de l'emprise avec l'impact sur les victimes et/ou sur le traitement de l'évolution politique.
Au final, il ne traite qu'en surface l'emprise : j'aurai aimé savoir comment le personnage est arrivé à ce stade de notoriété et avoir un réel retour sur le vote du gouvernement et ses conséquences.

J'aurai aimé davantage apprécier ce film mais j'avais un mélange de sentiments en sortant de la séance. Déjà j'étais en colère contre le personnage principal que j'ai trouvé détestable et j'avais comme un goût d'inachevé. Dommage...
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Yann Gozlan s'attaque à l'emprise des nouveaux maîtres de l'influence, par le prisme des prophètes du développement personnel. Une nouvelle fois, Pierre Niney livre ici une performance intense et très crédible, aux côtés d'Anthony Bajon qui apporte du relief au récit par sa performance à la fois fragile et imprévisible. Néanmoins, si le sujet est dans l'air du temps, son traitement laisse un petit goût d'inachevé. On retrouve cette tension nerveuse propre à "Boîte noire", mais le film s'enferme ici encore dans une structure de thriller millimétrée au détriment d'une analyse sociologique plus profonde qui aurait été plus judicieuse. À force de privilégier le rythme effréné, le récit survole un peu trop ses enjeux psychologiques. Le malaise culmine lors spoiler: d'une séquence sur un plateau d'émission télé bien réel, paradoxe étrange quand on sait que ladite émission (avec les mêmes protagonistes) a largement nourri les dérives que le long-métrage prétend pointer du doigt.
Efficace, mais sans surprise.

[Vu à l'avant-première Club AlloCiné, le 15 janvier 2026]
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2026
"Gourou" sévèrement noté par la presse est un thriller dramatique prenant. Le réalisateur Yann Gozlan, pour sa seconde collaboration avec Pierre Niney après l'excellent Boîte noire sortie en 2021, propose aux spectateurs une intrigue parfois glaçante, centrée sur un coach de vie, rôle brillamment interprété par Pierre Niney. Ce film met en lumière les périls et dérives de cette profession dans une société de plus en plus centrée sur l'individualisme, avec un casting de choix comprenant Marion Barbeau et Anthony Bajon. La tension monte graduellement, même si j'aurais souhaité un scénario plus nerveux.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Nouvelle collaboration entre Yann Gozlan et Pierre Niney toujours aussi efficace. Le thème de l'influence des coachs de développement personnel est un vrai sujet à explorer, bienfait ou toxicité ? Pierre Niney incarne donc ce coach très populaire, menacé par un projet de loi voulant encadrer ce métier.
C'est un thriller entraînant et rythmé, un jeu de manipulation mentale et de business où l'on se met également à douter des intentions de chacun. Les scènes de séminaires peuvent nous sembler à la fois fascinantes et nous rendre perplexe, mais c'est justement pour montrer à quel point la psychologie peut être dangereuse pour attirer le profit. Bon thriller en ce début d'année. Mon blog : cinephile critique
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
"Gourou" doit sa réussite relative à l'aura que Pierre Niney insuffle à son personnage. Celui-ci est coach en développement personnel. Sur le Net et lors de meetings, il rassemble des milliers de personnes en quête de réponses à leurs problèmes. Comme avec le personnage d'Anthony Bajon, il prend en main des individus à la dérive. Peu scrupuleux de par ses méthodes et sa formation, il va devoir rendre des comptes et incriminer des proches sans en dire trop... . Ce thriller tient le spectateur en haleine pendant plus de deux heures avec une paranoïa qui va crescendo chez notre héros. spoiler: Tous les coups sont permis et cela résume bien les pseudos influenceurs qui proliférent dans tous les domaines!
Au final, malgré un scénario truffé d'incohérences, on se laisse nous aussi envoûter par un Pierre Niney en transe et délicieusement détestable.
Ismael
Ismael

127 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2026
Vu en avant première dans le cadre du Club Allo Ciné en présence de son réalisateur et de Pierre Niney. Le nouveau film de Yann Gozlan a vraiment pour lui deux atouts majeurs. Le premier c'est une histoire hyper contemporaine et par ailleurs totalement pertinente, qui tourne autour du poids et du rôle joué par les influenceurs dans la société française actuelle. Car le fameux "gourou" dont il est question dans le titre n'est rien d'autre qu'un méga influenceur finalement, le nez rivé sur sur son nombre de likes et de followers. Et là c'est évidemment un sujet choc sur lequel il y aurait beaucoup de choses à dire.

L'autre atout du film, c'est la prestation de Pierre Niney, jeune comédien charismatique qui dégage toujours quelquechose de toujours trés contemporain lui aussi. Ce qui en fait un bon choix pour le rôle du "gourou" en question, d'autant plus qu'il incarne avec beaucoup de conviction et une belle énergie.

Malheureusement, pour tout le reste, c'est plutôt des faiblesses que cumule ce Gourou. Et d'abord sur la forme, car il adopte un style qui est beaucoup trop survolté. Alors qu'il s'agit vraiment d'un film psychologique et sociétal, le réalisateur nous filme ça comme un thriller branché qui fonce à un rythme effréné et sans aucun temps mort. Un peu comme il l'avait fait pour Boîte Noire d'ailleurs, sauf qu'en l’occurrence le sujet s'y prêtait mieux.
A celà se rajoute un matraquage visuel et sonore (musique, effets spéciaux...) de tous les instants, qui semble souvent superfétatoire par rapport au propos relaté. C'est un choix assumé, mais il ne me parait pas être le meilleur. D'avantage de sobriété aurait été la bienvenue.
Le résultat de tout cet effrénément c'est que l'histoire, qui ne manque pas de rebondissements, ni de personnages secondaires, en devient confuse. Et c'est dommage, car lorsque Yann Gozlan est revenu dessus, après la projection, le propos paraissait plus clair. On voit ou il a voulu en venir avec cette histoire spoiler: d'homme qui a vendu son âme au diable,
mais à la vision du film on a davantage l'impression de quelquechose qui part un peu dans tous les sens. Et les rebondissements en question sont probablement trop nombreux.

Une autre particularité du film que je classe, d'une façon certes subjective, parmi ses faiblesses, c'est que, volontairement ou non, il est absolument bourré de références cinématographiques. Le personnage incarné par Pierre Niney fait évidemment penser à celui de Tom Cruise. dans Magnolia, la misogynie en moins. La première scène du film où il est face à son public rappelle, quant à elle, Yes Man avec Jim Carrey. Celle vers la fin avec le gourou américain reprend presque mot pour mot le dialogue du sergent instructeur du Full Métal Jacket de Kubrick. Enfin, la structure dramatique globale du film rappelle celle de TAR, chef d’œuvre sorti en 2023. Tous ces films sont intéressants et ce n'est pas forcément un défaut que de s'en inspirer, mais le procédé donne à l'ensemble côté "patchwork", un peu emprunté.

Sans oublier que c'est un peu ironique pour un film qui parle de l'influence que de sembler lui même sous influence.
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