Gourou
Note moyenne
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1 224 critiques spectateurs

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Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2026
Matthieu Vasseur (Pierre Niney qui porte le même nom passe-partout que celui qu’il portait déjà dans les deux films de Yann Gozlan, "Un homme idéal" et "Boîte noire") est le numéro un des coachs français. Autodidacte, il a acquis cette position enviable à force d’abnégation et de volonté. Il est désormais à la tête d’une grosse entreprise très rentable. Mais il n’y a qu’un pas du Capitole à la roche Tarpéienne. La situation de Coach Matt est menacée par un projet de loi tendant à encadrer la profession de coach et à en sanctionner les dérives sectaires.

La bande-annonce de "Gourou" m’avait mis l’eau à la bouche. J’attendais ce film avec impatience. J’étais d’autant plus heureux de le voir en avant-première grâce au Club Allociné en présence de Pierre Niney himself, toujours aussi séduisant et rebondissant. La séquence est devenue virale : c’est là où il est tombé par hasard dans les bras de son institutrice de CM1 !

Le film est intelligent. Il évite le piège du manichéisme. Coach Matt n’est pas un gourou malfaisant qui, par appât du gain, plumerait des gogos en leur vendant des conseils de vie frelatés. On pouvait faire confiance à Pierre Niney pour donner à son personnage de l’épaisseur et de l’ambiguïté. Il porte le film sur ses épaules. Et on sait, malgré sa silhouette chétive, combien elles sont puissantes. Pierre Niney est à mon avis l’un des meilleurs sinon le meilleur acteur français de sa génération. Ni Tahar Rahim, ni Karim Leklou, ni Louis Garrel, ni Benjamin Lavernhe, pour excellents qu’ils soient, ne se hissent à son niveau. Le film vaut grâce à lui et à son interprétation survoltée.

En revanche, son intrigue est faiblarde et ses personnages secondaires n’ont pas la même force. Léonie Simaga (mon ancienne étudiante de GLPMC !) campe une sénatrice arc-boutée sur ses principes qui mène une enquête parlementaire comme on n’en a jamais vu – et dans des décors d’un luxe discret que le Palais-Bourbon ou le Palais du Luxembourg ne connaissent pas. Anthony Bajon, malgré son immense talent, se voit réduit au rôle d’un fan détraqué et incontrôlable. Le pire est Marion Barbeau, qui interprète la compagne de Matt : elle est aussi peu crédible lorsqu’elle le défend que lorsqu’elle met en doute sa parole.
Cinematraque
Cinematraque

105 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2026
Vu au Club Allocine. Beaucoup de bonnes idées, une vraie proposition de cinéma qui veut aller dans le thriller avec sincérité, et qui a un angle intéressant sur le personnage du Gourou qui est lui-même quelqu'un qui croit à ce qu'il raconte. Hélas, le film s'égare trop et finit par rester trop en surface. Très chouette séance néanmoins !
Lucie D
Lucie D

45 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2026
Un film qui illustre la trajectoire d’un homme sous contrôle qui progressivement bascule dans l’incontrôlable. Petit bémol : il laisse un goût d’inachevé malgré un Pierre Niney impliqué et impeccable à tous les niveaux.
Shawn777

814 abonnés 3 966 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2026
La maxime de vieux réac "c'était mieux avant" s'applique tout particulièrement à la filmographie de Yann Gozlan qui a perdu de sa superbe depuis quelques temps avec des films très manichéens et assez grossiers. Mais j'avais espoir qu'avec un tel sujet, une telle bande annonce et puis le retour de son acteur fétiche Pierre Niney dans une troisième version d'un Mathieu Vasseur allait redonner un coup de fouet à tout ça. Et en partie oui, mais en même temps non.
Cette fois-ci, Mathieu Vasseur est un gourou, enfin plus précisément un coach à l'américaine via des séminaires qui coutent une petite fortune. Vasseur fait donc avant tout des shows avec des adages et formules très bateau qui semblent fonctionner sur les plus faibles psychologiquement. Pas parce-qu'ils sont idiots mais qu'ils traversent une épreuve qui les met au sol ; Vasseur en profitant pour exercer une sorte d'emprise psychologique sur eux.
Sujet d'autant plus intéressant que ce genre de coaching relativement violent pullule depuis quelques années sur les réseaux sociaux et ce phénomène américain arrive bien-sûr sur le sol français. D'où la mise en place d'un projet de loi visant à contrôler et encadrer ces coachs via des diplômes universitaires, en psychologie par exemple pour ne pas laisser la porte ouverte à toutes sortes de dérives sectaires. Et c'est vrai, où est la limite entre ce genre de coach et un gourou ? Que de sujets passionnants ! Mais le réalisateur apprécie trop le thriller pour en rester là.
Non, au lieu de rester focalisé sur Vasseur, qui devient d'ailleurs de plus en plus violent, la seconde partie part dans des sous-intrigues qui s'éloignent de plus en plus du sujet principal. Si bien que l'on fini par avoir l'impression de regarder deux films en un ! Ce qui est particulièrement dommage et frustrant car on a alors l'impression que le sujet n'est pas complètement abouti, comme la fin d'ailleurs qui reste ouverte d'une manière assez étrange, presque comme si le réalisateur ne savait pas comment clôturer son (ses ?) intrigue. On aurait pu rester sur Vasseur, sur les conséquences qu'a ce projet de loi, sur l'emprise psychologique, d'autant plus que Vasseur suit lui-même les conseils d'un homologue américain. Mais tout ça est esquissé et rapidement traité avec une scène ou deux ou un personnage représentatif (des dérives de l'emprise psychologique par exemple) pour ensuite, donc, aller davantage dans le thriller à sensation.
Malgré tout, "Gourou" n'est pas mauvais pour autant, l'ambiance oppressante fonctionne, le charisme de Niney opère toujours autant ; simplement, la seconde partie beaucoup plus racoleuse fait presque tomber le film dans le thriller de série B.
Jean d'O
Jean d'O

23 abonnés 83 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2026
Après l’excellent Boîte noire, j’attendais beaucoup de Gourou de Yann Gozlan. Trop, sans doute. Car derrière son efficacité de surface, le film laisse une impression de creux, presque de flou.
Oui, c’est un thriller solidement emballé : mise en scène tendue, rythme maîtrisé, et surtout un Pierre Niney habité, magnétique, qui porte le film à bout de bras. Mais tout autour de lui sonne étrangement faux. Les personnages sont archi-caricaturaux, sans aspérités, sans zones d’ombre véritables. Résultat : aucune empathie ne naît, et le spectateur reste à distance, observateur plus que impliqué.
Le scénario, lui, déroule ses rebondissements de façon beaucoup trop attendue. Tout se voit venir à des kilomètres. Et surtout, le film ne semble jamais savoir ce qu’il veut vraiment dire. Son « message » tient à peu près à : les gourous, c’est pas bien. C’est maigre, flou, presque embarrassé. À force de vouloir dénoncer sans jamais vraiment penser, Gourou frôle parfois le film problématique.
Et que dire de la séquence avec Hanouna… On hésite entre la satire mal maîtrisée et le contre-sens total.
Alors oui, ça se regarde. Grâce à Niney. Grâce à une mise en scène efficace. Et avec cette promo redoutable, le film marchera très bien. Mais au-delà du vernis, Gourou reste un objet assez plat, sans vraie pensée ni émotion durable.
Jeanne G.
Jeanne G.

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2026
Des moyens, des moyens, des moyens ! bref ça déborde d'argent pour un scénario très mauvais. Niney fait du Niney, si on l'aime on va adorer qu'il soit de tous les plans. il reste néanmoins un bon comédien. Mais tout le reste n'est pas à la hauteur des attentes.
Film trop prétentieux, dommage car le pitch faisait envie.
FlavienMasson
FlavienMasson

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Vu lors d’une avant-première au cinéma Gaumont Pathé de Disney Village.

S’emparant d’un sujet à la fois incontournable et relativement méconnu du grand public, Yann Gozlan tisse la trame d’un thriller haletant de bout en bout. La performance survoltée de Pierre Niney, entouré d’actrices et d’acteurs au diapason de son brio, nous interpelle autant qu’elle nous fascine. Tout dans ce film s’orne de lectures plurielles, à l’image de ce « gourou » que la détresse égare mais dont la réthorique, du moins dans la première partie du film, a décidément de quoi séduire. C’est aussi l’une des grandes forces de l’œuvre : faire de son spectateur à la fois le destinataire ému des sophismes de Mathieu et le témoin médusé de son absolue déroute. Un mot enfin sur la mise en scène qui épouse idéalement le fond du film et l’apparition bienvenue de journalistes et animateurs TV venus étoffer encore un peu plus l’aspect réaliste de cette grande fiction du début d’année.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2026
Même s'il progresse à grands coups de scènes choc, Gourou est assurément du genre convaincant dans toute sa première partie, y compris dans son vocabulaire dans l'air du temps, perclus d'américanismes (à se demander comment le film va vieillir). Le personnage principal, expert en développement personnel, n'a aucun mal à coacher toutes les cases dans des numéros délirants de grand-messes hystériques. Pierre Niney est parfait dans cet emploi d'équilibriste et Anthony Bajon non moins brillant en adepte sous emprise. Hélas, tout se gâte au fur et à mesure, dès lors que le scénario tend vers le thriller paranoïaque, une fois que tout a été dit sur les dangers des influenceurs qui prétendent détenir les secrets du bonheur, payables en plusieurs mensualités. Gourou se perd ensuite dans des ramifications narratives beaucoup moins probantes, pour ne pas dire tout à fait inconséquentes du point de vue de la crédibilité. La démonstration initiale, fut-elle administrée moyennant des effets saturés, avait au moins le mérite de mettre le doigt là où cela fait mal, dans un processus de thérapie collective toxique qui tend à remplacer peu ou prou les excès des prédicateurs religieux du passé à tendance sectaire (voir Elmer Gantry). Comme dans son précédent film, Dalloway, Yann Gozlan finit par annihiler la puissance de son sujet de départ en lui adjoignant des pistes sans cesse renouvelées qui conduisent fébrilement à des impasses.
Muriel F.
Muriel F.

70 abonnés 328 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2026
La performance époustouflante de Pierre Niney, en gourou de plus en plus ambitieux, est vraiment remarquable. Un monde du coaching quasi sectaire qui fascine autant qu'il effraie. La progression vers l'emprise sur les autres au nom du bien-être et de la confiance en soi devient une arme perfide de manipulation spoiler: qui déteint sur les adeptes
. Les protagonistes qui donnent la réplique au fameux Matt sont tout aussi remarquables de sincérité ou de naïveté quand ce n'est spoiler: pas également de manipulation.
. Le tout est servi par une mise en scène efficace avec des gros plans qui servent le propos. A voir !
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2026
Vu en avant première et moins waouuu que ce que la bande annonce laissait prévoir. Bon point sur le choix du sujet qui méritait un film, bonne pioche pour le choix de Pierre Niney qu'on sent très investi dans le film mais pschitt pour le maintien de l'intérêt du spectateur qui s'émousse au fur et à mesure que l'histoire s'emberlificote dans des récits parallèles et des rebondissements pas toujours très plausibles.

On en sort un peu dubitatif d'autant que la fin ne règle pas grand chose au final.
Benoit C.
Benoit C.

4 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2026
Film bien trop maladroit, le film est vraiment sur un fil. Niveau scénario c'est vraiment moyen, le film est sauvé de justesse par Pierre Niney.
Si il n'y a pas Pierre Niney je pense que le film ne mérite même pas d'être sorti.
capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
Très intéressant film de Yann Gozlan qui se révèle fascinant et terrifiant dans la mesure où est évoqué clairement le comportement toxique de Matt . On peut le voir comme une réflexion Sociétale et en tout cas les les bonnes questions sont posée sur ce monde en plein essor ! Pierre Niney avec un Charisme dingue est excellent dans le rôle !
ODYSSEAS
ODYSSEAS

17 abonnés 83 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2026
Le film démarre sur les chapeaux de roue avec un Pierre Niney en grande forme mais la fin laisse un goût d'inachevé.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2026
Qui est le film ?
Yann Gozlan poursuit sa trajectoire de cinéaste de l’alerte, prompt à transformer les angoisses du présent en thrillers supposément lucides. Après l’intelligence artificielle, voici le développement personnel, le coaching motivationnel, les gourous new age version LinkedIn et Tiktok. Le film prétend mettre à nu les mécanismes contemporains de la croyance et notre vulnérabilité/tolérance collective à la manipulation douce. Aie, ça commence mal.

Par quels moyens ?
À force de vouloir coller à l’actualité, Gourou ressemble à un produit opportuniste, fabriqué à la hâte, avec en tête d'affiche, le comédien le plus bankable. Gozlan arrive trop tard sur tous les sujets qu’il prétend traiter. Après les enquêtes, après les témoignages, après les documentaires, après les scandales. Le réel est passé avant lui, l’a dépassé. Ce que le film montre avec gravité, le monde l’a déjà exposé avec une violence autrement plus éclairante.

Cette vacuité est aggravée par ses sujets adjacents. La représentation du journalisme est proprement affligeante. Le film ne conçoit jamais les médias comme un contre pouvoir, encore moins comme un espace de friction ou de pensée. En érigeant TPMP en scène centrale du débat public, le film légitime un média condamné par la justice. Pire encore, il ne semble même pas conscient de ce qu’il montre. Aucune distance, aucun discours sur les dégâts produits par cette machine médiatique.

Cette lâcheté intellectuelle se retrouve dans la construction narrative. Gourou empile les sujets comme on coche des cases. VSS, faux témoignage, fanatisme, menaces institutionnelles, dérives sectaires. Tous sont gravement problématiques. Les personnages secondaires achèvent de transformer le film en coquille vide. La femme de Mathieu Vasseur n’existe pas. Elle n’a ni désir, ni pensée, ni trajectoire. Le chauffeur, lui, relève presque de nanar. Mal dirigé, mal écrit, inutile. Son arc narratif n’a ni logique, ni progression, ni enjeu. Il apparaît, disparaît, change d’état sans raison, comme si le scénario l’oubliait puis se souvenait de son existence au hasard.

Acculé par ses propres insuffisances, le film choisit alors la solution la plus lâche qui soit : la mort comme gomme narrative. Plutôt que d’affronter les conséquences concrètes de l’emprise, les responsabilités, les corps abîmés, les vies détruites, Gourou efface. La mort vient fermer ce que le film n’a jamais su ouvrir.

Quelle lecture en tirer ?
Au final, Gourou est un film creux sur un sujet pourtant crucial. Un thriller qui capte le spectateur comme son personnage capte ses adeptes, mais qui, une fois l’attention obtenue, n’a strictement rien à en faire.
NineLou22
NineLou22

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2026
Film diablement efficace. Tous les codes du milieu du développement personnel option coaching ont été repris et le scénario est donc crédible dès le début. Beaucoup pourront se retrouver dans le sentiment de réconfort que l'on peut naturellement éprouver à participer à ces grands-messes où l'on se sent moins seuls, en communion avec les autres participants, qui, forcément nous comprennent, persuadés d'être entre les mains d'un coach bienveillant, galvanisés par l'effet de groupe. Bien sûr que Pierre Niney est excellent, mais on ne met pas assez en avant, le talent des autres acteurs, en particulier Anthony Bajon tellement humain et magnifique dans un rôle complexe, Marion Barbeau dont le rôle est essentiel, qui nous font progressivement comprendre les limites de toutes ces supposées techniques et les dégâts irréversibles sur des personnes en état de fragilité. Le rythme soutenu du film, le basculement progressif d'un registre à un autre, accompagnés par des musiques bien choisies et le talent de chacun des acteurs secondaires qui viennent en contrepoids du personnage incarné par Pierre Niney, que rien n'y personne ne semble pouvoir arrêter dans sa course insensée, construisent un film instructif, qui raconte entre les lignes, que l'immense solitude et le désarroi représentent un marché facile pour certains. Film à la fois jubilatoire par certains côtés, glaçant et totalement vertigineux.
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