Après le piètre Un homme idéal (2015) et le bof bof Boîte noire (2021), Yann Gozlan dirige à nouveau Pierre Niney dans un numéro de claquettes pas hyper convaincant. L’idée d’un film montrant un gourou en action n’étant pas suffisante par elle-même, le scénario ajoute des péripéties autour d’un frère, d’autres à propos d’un homme bizarre - avec le plutôt bon Anthony Bajon - , spoiler: jusqu’à un improbable drame, une commission sénatoriale (très tendance !) et bien sûr une partenaire féminine à notre héros, l’excellente Marion Barbeau. La répétition des séminaires du gourou spoiler: qui se transforme peu à peu en un sinistre individu , finit par lasser le spectateur le mieux intentionné. Trop de Niney conduit à l’overdose même si l’on apprécie l’acteur.
Comme son personnage, Pierre Niney réussit à nous embarquer. Mais au bout du compte, on a le sentiment d’avoir été trompé. Que tout cela n’est que de l’esbroufe. Pire encore, j’ai eu un sentiment de malaise face à l’absence de positionnement clair du film sur les sujets abordés. À cela s’ajoute l’omniprésence de Pierre Niney qui phagocyte les autres personnages. Et quelqu’un peut-il me dire ce que cela apporte de le voir torse nu aussi souvent ?
Avec une si grande équipe, Pierre Ninet, Marion Barbeau et Yann Gozlan on pouvait s'attendre à une pépite. Et le souhait est indubitablement exaucé.
Sur la thématique en vogue sur les réseaux sociaux qu'est le coaching en développement personnel, le réalisateur nous livre ici la plus dramatique (dans le bon sens évidemment) de ses œuvres.
Les acteurs sont excellents, l'intrigue n'est jamais prévisible, les thématiques sont abordées avec un regard très adulte, sinon de l'humour du décalage par instant, c'est tout bonnement exceptionnel.
En prime on pouvait croire que la bande-annonce en disait trop, il n'en est rien.
C'est complètement réussi, une pépite, une merveille. La preuve que le cinéma français est un cinéma de talents.
Jusqu'à présent, les seuls bons film de Yann Gozlan ont été ceux pour lesquels il a collaboré avec Pierre Niney. Alors quand les deux gars travaillent ensemble une fois encore et s'attaquent à un sujet aussi intéressant que celui des influenceurs, il y a de quoi espérer quelque chose de bon. Mais cette fois-ci, la devise "Jamais deux sans trois" n'aura pas marché.
Dès le début du film, on entre dans le vif du sujet. Ne vous attendez pas à voir un influenceur qui monte et prend petit à petit la grosse tête, car dès la scène d'introduction on assiste à un meeting où le personnage incarné par Pierre Niney est un vrai gourou de secte avec des adeptes pas bien loin de scander des incantations. Et comme le film ne prend même pas le temps de construire ainsi son personnage, il tourne pas mal en rond pendant un bon moment, n'ayant rien à raconter. Vient tout de même le sujet de cette loi à l'étude par le gouvernement pour légiférer la profession ce coach, élément qui va venir perturber le personnage principal qui, s'il ne cesse de vouloir aider ses adeptes à se débarrasser de leurs douleurs passées traine les siennes sans réussir à s'en défaire. Le film tente tout de même de construire quelque chose autour de ça, mais n'arrive même pas vraiment à choisir entre si ces coach-influenceurs sont des dangers ou si le fait de vouloir trop légiférer soit mauvais.
Le pire étant sans doute ce passage dans l'émission "Touche pas à mon poste", qui s'il partait d'une bonne idée rend vraiment un résultat catastrophique. C'était plutôt bien pensé de choisir d'ancrer le film dans le réel en reprenant l'émission exacte avec son décors, son animateur et ses chroniqueurs, plutôt que de tenter d'en faire une copie, mais c'est tellement mal joué ! Non seulement l'émission parait mollassonne et sage, par rapport à ce qu'elle était réellement, tout comme son animateur, mais en plus ils n'arrivent même pas à jouer correctement leurs propres rôles !! La plupart des chroniqueur sont là silencieux, alors que dans la réalité ils passaient leur temps à se couper la parole, mais en plus les rares qui ont une ou deux lignes de dialogue sont vraiment mauvais. D'ailleurs le casting du film dans l'ensemble n'est pas brillant. Niney est très très loin de ses performances récentes, surjouant ici carrément son personnage. Anthony Bajon pourtant si bon habituellement n'arrive pas ici à sauver son personnage très moyennement écrit. Il n'y a bien que Marion Barbeau, pourtant l'actrice la moins expérimentée du casting, qui arrive à interpréter son personnage avec justesse. Gozlan s'est par ailleurs fait le plaisir d'engager l'acteur hollywoodien Holt McCallany pour son film, mais le peu de présence qu'il a à l'écran est autant surjoué que la prestation de Pierre Niney.
Si les deux premiers tiers du film, bien que peu emballant, pouvaient encore se suivre sans soupirer, la dernière partie se perd totalement en faisant partir le film dans une sorte de thriller meurtrier, avec ses personnages manipulateurs etc... qui gâche encore davantage le résultat car on s'écarte totalement du sujet de base qui était intéressant, bien que moyennement traité. Tout ça pour arriver sur une scène finale dont l'ultime plan m'a fait soupirer très fort, tellement j'ai été dépité qu'ils en arrivent là.
Si dans un premier temps j'ai uniquement eu le sentiment que Gozlan et Niney avaient raté l'occasion de traiter avec justesse un sujet franchement intéressant, pour finir lorsque le film se termine c'est pire qu'un sentiment de gâchis qui reste, mais la sensation d'un ratage total. C'est mal écrit, mal joué et mal mis en scène, et en plus de ça le film rate complètement son sujet, ou en tout cas celui qui était vendu dans sa bande-annonce. Un foirage complet.
"« Influence toxique» Pierre Niney est impressionnant en coach de groupe, galvanisant les foules venues participer à ses stages de développement personnels, dans un show à l’américaine. Certains participants vrillent complètement, l’un d’entre eux étant totalement sous emprise. Poussant à l’extrême les conséquences de cette emprise, le film perd malheureusement de sa crédibilité et en particulier à sa toute fin."
Le début peut être intéressant avec l'emprise d un gourou sur un plbic,mais la fin complètement ratée ét confuse avec notamment le meurtre du frère motàrd
Film bien réalisé au niveau de l'image, mais les personnages sont caricaturaux, univoques, on n'y croit tout simplement pas, on ne devient pas un habile manipulateur en regardant 2 vidéos de coaching, et toute la question du passé avec le frère, sur lequel le scénario appuie beaucoup, n'est pas résolue ; de même, il n'y a pas de fin. Dommage...
Yann Gozlan retrouve Pierre Niney avec qui il a enchaîné les succès « L’Homme idéal » et « Boîte noire » pour un autre thriller tout aussi réussi. Il semblerait que l’acteur soit son porte-bonheur puisque les deux derniers films sans lui (le raté « Visions » et le plus convaincant « Dalloway », sorti il y a seulement quatre mois) ont été des bides. « Gourou » a été tourné sur une idée de l’acteur qui a vu juste puisque c’est un sujet encore tout nouveau et qui rend le film précurseur et totalement en phase avec notre époque. Si on a déjà vu passer quelques longs-métrages récents qui traitaient en arrière-plan de la jeunesse et des influenceurs, aucun n’a véritablement pris comme noyau le domaine des coachs de développements personnels. En emballant le thème dans un suspense sous glacé au scénario machiavélique, Gozlan et Niney réussissent leur pari avec un film captivant du début à la fin et réussi dans les grandes lignes malgré quelques scories. En premier lieu concernant celles-ci, on pourra rechigner sur certains personnages dessinés à gros traits notamment celui d’Anthony Bajon dont le profil psychologique est un peu caricatural à l’instar du développement de celui du chauffeur joué par Jonathan Turnbull. Certaines facilitées narratives peuvent aussi être pointées du doigt quand on est trop regardant, comme les réactions de la petite amie sur la fin. Il y a également le dernier acte du film qui se déroule à Las Vegas où tout se précipite qui se révèle moins pertinent, notamment avec un épilogue à la fois frustrant et quelque peu raté. Même si on saisit que le script tente de nous envoyer un message et nous laisser décider avec cette fin ouverte, elle demeure peu satisfaisante et ne se marie pas bien au reste. C’est comme si on évitait de nous montrer la chute tant attendue d’un homme qui ne méritait que de tomber. Une conclusion trop ambiguë et peu adaptée au reste du récit donc. C’est tout ce qui empêche « Gourou » d’être l’œuvre inaugurale et magistrale qu’il aurait pu être sur le sujet.
Hormis ces quelques réserves, Gozlan nous assène encore un suspense millimétré qui ne souffrira d’aucune baisse de rythme sur ces plus de deux heures. Comme pour « L’Homme idéal », l’engrenage dans lequel s’enfonce le personnage principal comme dans un abîme est étourdissant et, comme pour « Boîte noire », le suspense est haletant et ne tolère pas l’ennui. Le cinéaste a une patte visuelle peut-être anonyme mais il filme bien, un peu à l’américaine. Sa réalisation est stylisée et les images toujours très travaillées de manière moderne et en parfaite adéquation avec le sujet. L’excitation des scènes de show est parfaitement rendue et les scènes de paranoïa et de confrontation sont extrêmement tendues. Dans tous les cas, il y a une ambiance délétère et froide pleinement réussie et la photographie grisâtre, propre au réalisateur, est encore une fois exemplaire.
« Gourou » se positionne comme un film dans l’air du temps et en phase avec notre société malade. Il fait le choix clair de l’œuvre à charge contre cette nouvelle mouvance de développement personnel peu encadrée et stigmatise ses dérives parfois sans trop de nuances mais avec beaucoup d’acuité. C’est documenté et, par bien des aspects, on voit les dérives de notre monde et la puissance de ces maux qui permettent à des arnaqueurs de proliférer. Du culte de l’image aux fake news en passant par la psychologie de bazar qui parle aux âmes faibles, tout est mécaniquement épinglé. Tout le monde est mis dans le même panier mais comme « Gourou » fait le choix du thriller plutôt que de l’analyse sociale, ça passe. Et Pierre Niney est parfaitement détestable et impeccable dans le rôle principal bien secondé par un quatuor de nouveaux talent divers et variés qui lui servent impeccablement la soupe (Barbeau, Bajon, Montenez et Turnbull). Un bon divertissement sur un sujet nouveau qui malgré ses petits défauts nous a convaincu.
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Dans Gourou (2026), un film au sujet brûlant, on retrouve un malaise très occidental : la soif de spiritualité dans des sociétés déboussolées, et la façon dont certains « maîtres » charismatiques transforment cette quête en terrain de jeu pervers. C’est exactement le cœur de mon propre univers, développé dans mon script et roman Gourou : Le dernier Shangri-La (primé en 2025 au Cine Vista Oasis Film Awards pour « Best Television Script – Pilot »), où l’on suit l’évolution d’un chaman de l’Himalaya, entre authentique quête intérieure et dangereuse dérive de pouvoir. Bien sûr, la géographie change : chez l’un, on médite plutôt côté Europe, chez l’autre on prend de la hauteur dans les montagnes himalayennes. Mais les « guides » qui gravitent dans ces récits semblent voisins de palier sur le plan psychologique : même emprise, même mise en scène du sacré, même capacité à repérer les fragilités d’autrui pour s’y engouffrer. Faut-il y voir une simple synchronicité spirituelle, un air du temps… ou quelque chose de plus troublant dans la façon dont nos fictions se répondent ? /
Gourou repose largement sur les épaules de Pierre Niney, et il faut bien reconnaître qu’il les porte avec une aisance impressionnante. Dans ce rôle de coach charismatique dont la trajectoire dérape progressivement, l’acteur confirme une fois de plus sa capacité à incarner un personnage à la fois charismatique et manipulateur, ambigu et fragile, peu à peu pris au piège de la figure qu’il s’est lui-même construite et de la logique toxique propre à cette forme de coaching. Le film est clairement centré sur lui : tout gravite autour de ce personnage, arrivé au sommet qui dérape, sombre...
Le réalisateur s’approprie avec justesse les codes du coaching spectacle : séminaires hors de prix, slogans martelés jusqu’à l’absurde, merchandising omniprésent, mise en scène quasi religieuse de la réussite personnelle. Difficile, en tant que spectateur, de ne pas reconnaître des références très concrètes à des figures réelles du milieu, notamment ce schéma bien connu du mentor américain adulé et de l’élève français devenu disciple, puis relais local du système. Le film ne cite jamais, mais suggère beaucoup — et c’est souvent là qu’il est le plus efficace.
Sans chercher à livrer une thèse sociologique pesante, Gourou pose des questions pertinentes sur le besoin de sens, la fascination pour les discours simplificateurs, la "positivité toxique", la quête de performance et la frontière trouble entre accompagnement, manipulation et dérive narcissique.
Enfin, détail qui n’en est pas un : on ne voit pas passer les deux heures. Le rythme est maîtrisé, la tension bien dosée, et malgré un sujet qui aurait pu tourner en rond, le film parvient à maintenir l’attention jusqu’au bout.
Film à la mise en scène soignée installant une atmosphère inquiétante où la tension monte petit à petit. Le casting est concerné, notamment Pierre Niney Scénario parfois un peu bavard avec quelques longueurs. Une bonne critique de ces coachs - influenceurs qui sont passés pour des charlatans, voire escrocs
Excellent film réalisé par Yann Gozlan avec Pierre Niney qui incarne à la perfection ce GOUROU, un coach charismatique et manipulateur. Le thriller dramatique explore les dérives du développement personnel
Cela faisait un moment que je n'avais pas vu un bon film et aussi captivant. Pierre Niney est sublime. Vous avez tout dans ce film amour intrigue, on ne voit pas le temps passé. Cela nous permet de nous questionner sur ces gourous. Au début du film on se croirait vraiment à la séance menée par Pierre Niney. Bravo.