7552 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 224 critiques spectateurs
5
186 critiques
4
357 critiques
3
354 critiques
2
192 critiques
1
88 critiques
0
47 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Schtroubalt
25 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 avril 2026
Il y a de vraies choses dedans, une tension, une idée de départ forte, et Pierre Niney tient bien l’ensemble. Mais j’ai trouvé que le film finissait par un peu forcer ses effets, comme s’il voulait être plus trouble et plus vertigineux qu’il ne l’est vraiment. Ça se suit bien, ce n’est jamais mauvais, mais ça ne m’a pas complètement embarqué non plus.
Le film Gourou commence et se termine par la même phrase : « Je sais pourquoi vous êtes ici. » Et tout le cœur du film se trouve là. Car la vraie question du récit ne concerne pas seulement le héros, mais les personnes qui viennent à lui.
Nous n’avons pas devant nous un sage ni un guide, mais un homme habité par des blessures non guéries, un vide intérieur et un immense besoin de reconnaissance. Au lieu de regarder sa propre douleur en face, il construit une image : celle d’un coach charismatique, d’un sauveur, d’un homme qui prétend avoir réponse à tout. Il ne vend pas la vérité, il vend un personnage. Ce que Carl Jung appelait la persona : ce masque que l’on porte pour plaire au monde et cacher ce que l’on est réellement.
Le film montre avec finesse pourquoi de telles figures deviennent populaires. Les gens sont fatigués de souffrir. Ils veulent du soulagement. Ils rêvent que quelqu’un leur dise avec assurance : « Suivez-moi, et tout ira bien. » Il est bien plus facile d’acheter une formule séduisante du bonheur que d’entrer dans le silence de sa propre psyché, de rencontrer la peur, la solitude, la honte, le vide intérieur. Le véritable travail en profondeur est rarement spectaculaire. Il ne remplit pas des stades. Il commence souvent là où les illusions s’effondrent.
Ainsi, le héros n’est pas seulement un imposteur. Il est le symptôme d’une époque. Une époque où l’emballage compte davantage que le contenu, où l’assurance passe pour de la sagesse, où une voix forte est prise pour la vérité. Il donne aux gens ce qu’ils veulent entendre, tout en devenant lui-même prisonnier de l’image qu’il a créée.
La fin ouverte est particulièrement forte. On a l’impression qu’il réussira encore à s’en sortir, à survivre, à jouer un nouveau rôle. Mais la vraie question n’est pas de savoir s’il échappera aux conséquences. Elle est de savoir si l’on peut être heureux lorsque l’on est aimé non pour soi-même, mais pour le masque que l’on porte.
Ce film ne parle pas seulement d’un faux gourou. Il parle aussi de chacun de nous — de ces endroits en nous où nous choisissons parfois la façade plutôt que l’honnêteté, la reconnaissance plutôt que l’authenticité, la réponse rapide plutôt que le chemin profond.
Et peut-être qu’à la fin, la phrase « Je sais pourquoi vous êtes ici » résonne autrement. Non plus comme une promesse de salut, mais comme un miroir : vous êtes ici parce que vous vous cherchez — et personne ne peut faire ce chemin à votre place.
Gourou frappe dès les premières minutes. Les séminaires hypnotisent, les foules s’embrasent, et Pierre Niney, magnétique, nous entraîne dans une spirale où chaque note de la bande-son nous emporte. Yann Gozlan maîtrise le rythme comme un souffle haletant : chaque plan, chaque mouvement, chaque cri semble retenir l’air autour de nous.
Pourtant, ce vertige se fissure. La descente aux enfers de Matt reste intense, presque paranoïaque, mais les twists, promis fulgurants, s’éteignent avant d’exploser pleinement. Le film effleure la manipulation mentale, le culte de la performance, l’effet de masse… et s’éparpille, laissant ses idées s’évaporer dans un récit qui perd sa cohérence. L’énergie est là, le rythme impitoyable, mais le fil narratif se dilue et chancelle.
Pierre Niney est éblouissant, mais même lui ne peut compenser les trous, les maladresses, le chaos latent. On sort de la salle secoué, intrigué, mais surtout avec cette frustration nerveuse : le film promettait une claque, il ne livre qu’une étincelle.
Dans Gourou, Pierre Niney incarne un personnage charismatique et inquiétant, à la frontière de la manipulation. Son jeu intense installe un malaise fascinant, entre séduction et emprise.
J'ai trouvé la performance de pierre niney extrairdinaire. Je n'ai pas été déçue, du fait que je n'avais lu aucune critique J'en suis ressortie assez stressee mais avec beaucoup d'éclairage sur la construction d'un ego qui de puissant se croit tout puissant ou plus exactement, qui au départ pourrait être bien intentionne, mais qui en voyant qu'il peut perdre le contrôle, développe manipulations, mensonges, crimes paranoîa...sans scrupule, et sans responsabité sur les conséquences de paroles et actes..en fait tout son spectacle repose sur du factice, car il ne s'interesse nullement aux autres. Et le personnage intérieur qui s'effrite, et devoir continuer à donner une image malgré sa descente aux enfers. Cela pourrait s'appliquer à certains hommes politiques. Un excellent film.spoiler:
Bon film, des concepts intéressants, mais souvent un développement trop rapide, ce qui case le jeu. Et bon, ça aurait pu être un peu plus cherché même si correct.
Une fois n’est pas coutume, Pierre Niney est inspiré en coach en développement personnel qui devient peu à peu gourou et cause des dégâts dans son entourage immédiat. Si l’action est un brin répétitive notamment dans les scènes de communion avec son public, ce film qui dénonce de façon instructive moyennement subtile les dérives de la télévision et des réseaux sociaux sur des personnes égarées. Il est plus intense dans son étude des affres du capitalisme exacerbé et des montées du populisme. En cela, Gourou mérite d’être vu comme un bon thriller contemporain. Marion Barbeau est en revanche assez transparente tant l’acteur-star Niney occupe le devant de la scène.
Un petit chef d'œuvre cinématographique ! Oui j'ose le dire, je l'ai vu 2 fois pour etre sûr et j'étais a fond dedans les 2 fois. PIERRE NINEY incarne a la perfection le personnage et sait faire ressortir les stéréotypes, ce film joue avec nos emotions et c'est complètement assumé. Je conseille !!!
Très bon film sur l'art de la manipulation à tel point que Pierre Niney semble se marabouter lui-même en se piegeant à son propre jeu, plus on avance dans le film et plus il se deshumanise en terminator de la pensée stratégique. Effroyablement convaincant ! Les autres acteurs ne déméritent pas non plus.
Au début le film démarre assez fort puis très vite on comprend que l'histoire se concentre sur un thriller autour du personnage principal, il y avait de la matière pour développer concernant l'emprise sectaire. Un Pierre Niney très moyen, peu importe le rôle qu'il occupe je lui trouve toujours un air de bobo parisien qui casse totalement l'image qu'on se fait d'un gourou de secte. Malheureusement un film bancale on connaît déjà la fin au bout de 5 minutes de film.
Comment le mot coach peut Il être associé à cette caricature ? A quand un fil pour faire decouvrir les vrais coulisses du coaching prof et ses exigences ? Le jeu de pierre Ninet vaut Suand même le coup et fait oublier le scénario grossier.
UN GRAND PIERRE NINEY ! Un film absolument à voir.... Les influenceurs, les coach,....et les dérives. L emprise.... Le film est haletant...avec une montée en puissance, pure folie.....
en general pierre niney est tres bon dans ses roles, notamment dans boite noire en 2021, la il l'a carrement franchi un cap, le film est centre sur lui, son personnage est tres egocentrique, a se prendre pour le sauveur , le film monte en puissance avec son evolution, il tient le film et tres bien