On Falling
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Arthur Brondy
Arthur Brondy

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3,0
Publiée le 4 novembre 2025
Laura Carreira signe le brillant portrait d’Aurora, préparatrice de commande dans un entrepôt de colis. On y découvre la solitude, la difficulté d’un emploi précaire. Le film souligne aussi brillamment l’absurdité des méthodes managériales des entreprises. Coup de poing.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2025
Film d'une sécheresse absolue. Cette femme travailleuse anonyme subissant l'exploitation sans le moindre signe de révolte ne distille aucune émotion. Une scène qu'on pourrait trouver humaine quand elle joue au ballon avec ses futurs collègues de travail. On sort de ce film abasourdi par la grisaille et l'absence de la moindre humanité.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2025
Bon, à éviter peut-être un jour de novembre bien maussade.
Scénario intéressant pour dénoncer l'existence aliénée de nombreux salariés et précaires ( pas que sur les plates-formes de vente).
Certains se réfugient dans des séries télé tout aussi aliénantes, des sorties aux comportements codifiées sans réels échanges, alcool et sono.
Aurora, et c'est le gros défaut du film, n'a aucune identité et devient vite un prétexte peu crédible pour l'auteure qui lui permet cette dénonciation légitime.
Pas de passé, aucun lien avec son pays d'origine, elle représente un symbole de vide caricatural qui plombe le récit.
Dommage.
Isabelle
Isabelle

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Très beau film, très belle analyse de notre monde d'aujourd'hui ! Des postes de travail vidés de sens au service d'une surconsommation mondiale de produits inutiles et polluants made in china. Le sens du travail c'est recevoir une barre de chocolat en récompense de sa productivité, être obligé de vivre en colocation faute de mieux, ne plus pouvoir se nourrir correctement pendant que les multinationales explosent leurs chiffres d'affaires. L’exploitation humaine dans toute sa splendeur... Ken Loach, avec son film "Sorry We Missed You", dénonçait déjà les dérives de l’uberisation et de son impact socio-économique.
Marc G
Marc G

4 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
La réalisatrice portugaise installée en Ecosse Laura Carreira est plus austère dans son récit, terriblement rigoureuse et précise dans sa description du coût humain de notre société ultra-consumériste et ultra-impatiente.
NB de Laura Perez (Fotogramas)
Jade
Jade

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
« On falling » nous plonge dans les dérives du post-modernisme et de l’hyper-individualisme. Il expose principalement la violence silencieuse du travail déshumanisant, notamment dans les entrepôts liés aux géants de la vente à ligne. Par extension, il aborde de nombreuses problématiques contemporaines : surconsommation, règne de l’urgence, solitude, suicide, précarité, exclusion sociale et refuge numérique. Film sombre mais nécessaire, il agit comme un miroir brut de nos sociétés et nous oblige à interroger le sens du travail autant que celui de nos vies dans un système qui valorise la performance avant l’humain.
Tricky T.
Tricky T.

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2025
Presqu’un an après l avoir découvert à premiers plans d Angers, le film me reste très fort. C’est un geste fort de cinéma, de mise en scène et de direction d actrice, qui raconte énormément sur la difficulté et la solitude de notre monde moderne. À voir absolument !
Eric Michel62
Eric Michel62

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2025
Avec On Falling, la réalisatrice Laura Carreira signe une œuvre d’une rare justesse, qui scrute avec une précision chirurgicale et une profonde empathie le quotidien des travailleurs de la logistique. Sans jamais citer Amazon – sans doute pour éviter d’inutiles démêlés juridiques –, le film parvient dresse le portrait sans fard d’un univers aliénant, où l’humain s’efface peu à peu derrière la machine.
Dans cette immense ruche industrielle, tout semble réglé, calibré, rationalisé. Les gestes se répètent, les corps s’épuisent, les regards se vident. On Falling montre avec une délicatesse bouleversante comment ce système broie les individus, les enferme dans un cycle mécanique qui empiète sur leur intimité, leur temps, leur vie même. Le film n’accuse pas : il observe, il écoute, il ressent. C’est cette attention aux êtres, cette compassion discrète, qui le rend si fort et si nécessaire.
Au-delà de la simple dénonciation sociale, On Falling raconte la chute d’un monde – celui du travail vidé de sens, celui d’une humanité qui se délite au rythme des flux logistiques. Chaque plan, chaque silence, chaque souffle porte en lui le vertige de cette déshumanisation.
juldu
juldu

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2025
Vu au Festival International du film politique de Carcassonne. Nous sommes plongés dans l’univers du travail répétitif dans un centre de tri en Écosse. La héroïne est une jeune portugaise qui se perd dans son travail sans aucun intérêt, sans interactions sociales et sans avenir.
Michel Gandilhon
Michel Gandilhon

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2025
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Ce film poignant s’attache au quotidien d’Aurora, une immigrée portugaise qui travaille en Ecosse comme « warehouse picker » pour une grande firme opérant dans le secteur de la vente en ligne. Le regard est clinique et dénué de misérabilisme. Sa journée de travail s’écoule entre les étagères d’un entrepôt géant qu’elle sillonne inlassablement poussant un chariot, munie d’une sorte de pistolet avec lequel elle flashe des codes-barres de la pacotille marchande qu’elle collecte et dépose sur une chaine de montage. Il n’y a pas de place pour la flânerie dans ce système taylorien dont l’inventeur s’était proposé au début du XXe siècle déjà de la traquer. A ceci près qu’aujourd’hui, le système est plus sophistiqué. Au moindre petit retard, le pistolet émet des petits sons de plus en plus rapides qui rappellent l’employée à son devoir. Plus besoin de contremaitres. A la place des « managers » — à peine mieux lotis que ceux qu’ils fliquent — tapis derrière leurs ordinateurs qui rendent compte en temps réel de la productivité du salarié. Si elle est bonne, il sera convoqué dans le bureau et gratifié, comme un chien, de compliments et, au choix, d’un Snicker ou d’un Toblerone. Si, en revanche, le rythme baisse, le manager se déplacera pour mettre la pression dans une langue inclusive et écœurante, faussement inquiète et compatissante. Doucereuse. Car bien sûr, l’enseigne appartient à l’empire du bien où l’on parle gentiment aux esclaves tout en organisant des séances de propagande où les managers évoquent les activités caritatives de l’entreprise pour la planète et les zanimaux. Les soirées et les nuits d’Elena ne sont guère plus attrayantes que ses journées. Elle est logée dans un studio sans âme avec d’autres employés, venus de tous les coins du monde, avec lesquels elle partage une cuisine et des douches. C’est la version moderne des dortoirs de la révolution industrielle sans la saleté et la crasse où plutôt avec la saleté et la crasse moderne faites de meubles Ikéa et de fours à micro-ondes. Malgré cette sorte de promiscuité aseptisé, Eléna est tragiquement seule. De l’écran à l’écran. Ses soirées se passent sur son lit à pianoter sur son portable qui fonctionne comme une sorte de doudou et de bouée de sauvetage dont la perte provisoire opèrera une cassure affective et financière. Pas de véritables conversations dans la cuisine collective — malgré quelques beaux et rares moments d’ébauche de relations authentiques — entre ces prolétaires de la Babel capitaliste qui ne font que se croiser : english d’aéroport et banalités sur les séries Netflix du moment, le temps qu’il fait. A la novlangue du management répond en miroir une langue du quotidien qui sépare encore plus les êtres qu’elle ne les rassemble. Solitude au travail, solitude en dehors dans une société où rien n’échappe aux eaux glacées du calcul égoïste comme le montrent certains passages du film avec l’employée de Séphora ou l’entretien d’embauche lors duquel il s’agit de se vendre en affichant non ses qualifications mais son être véritable. Non content d’exploiter les corps, le système veut posséder les âmes. On falling est un film admirable non seulement sur la condition ouvrière mais sur ce qu’il en est de l’homme tout court à l’heure de la globalisation capitaliste. C’est un beau portrait de femme aussi. Sans pathos, sans manifeste grandiloquent. Tout en délicatesse comme la scène finale où l’interruption provisoire et accidentelle du cours standardisé des choses permet le retour du refoulé : le jeu, la joie, la vie.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Vu au Café Des Images d'Hérouville St Clair le 08/11/25.
Un film social intéressant de type Ken Loach qui dénonce l'écrasement de l'homme par la machine capitaliste (entrepôt), mais beaucoup de longueurs. Oui, c'est sûr, on sent bien l'ennui et la monotonie du travail de préparateur de commande....mais un peu trop...
Jeanne
Jeanne

12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
Une description quasi chirurgicale de la réalité quotidienne des travailleurs et où l'humain est relégué au stade d'outil ou d'automate sans priorité(s). Cependant, je me demande à qui ce film est-il destiné ? Surement pas aux ouvriers car vivre cette réalité est déjà suffisamment pénible pour ne pas en prime, se la refader à l'écran ! A destination des classes moyennes, des bourgeois ou des nantis : Pourquoi faire ?
Photofilm
Photofilm

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5,0
Publiée le 19 novembre 2025
Un cri d'alerte sur le monde du travail contemporain et les vies sans saveur qui en découlent. L'héroïne est désarmante de solitude. La forme du film nous fait saisir de façon implacable le non-sens de nos pratiques de consommation, et la violence subie isolément par les individus.
Delphine Waser
Delphine Waser

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2025
Tellement vrai. Miroir de notre société moderne. Pas drôle mais c'est la vie de milliers de gens...les acteurs sont inconnus mais très bien, cela rend le film encore plus réaliste.
Elodiechen
Elodiechen

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3,5
Publiée le 11 novembre 2025
Film âpre à l'écriture sensible et précise. La réalisatrice ne tombe jamais dans l'écueil des bons sentiments.
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