On Falling
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
Que savons-nous d'Aurora, la protagoniste principale de On Falling, long métrage produit par Sixteen Films, société dont Ken Loach est le cofondateur ? Peu de choses, en vérité : elle vient du Portugal (pourquoi, comment ?), travaille comme préparatrice de commandes dans un vaste entrepôt écossais, échange des banalités avec ses collègues et ses colocataires et son meilleur ami semble être son téléphone portable. Victime anonyme d'un travail qui ressemble à de l'esclavagisme moderne, Aurora a autant de perspectives d'avenir que le permet le ciel gris et bouché de Glasgow ou d’Édimbourg. Similaire à l'univers de Ken Loach, dîtes-vous ? spoiler: En partie, pour le constat froid du réalisme social, mais en plus triste encore, sans le recours à l'humour, car la réalisatrice, Laura Carreira nous refuse presque toute empathie à l'égard de son héroïne, insistant sur la répétition des tâches qui caractérise sa vie, dans et en dehors de son travail, et coupant le plus souvent abruptement des scènes qui pourraient nous sortir de la vision d'une routine aliénante.
On Falling ne délivre pas la catharsis attendue, au risque d'engluer son personnage central dans un no (wo)man's land émotionnel. Le pari est risqué vis-à-vis du public et il n'est pas du tout certain qu'il soit payant.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2025
Aurora (comme "l'éveil"... Oui, c'est aussi fin que cela) est une employée qui s'ennuie beaucoup dans son quotidien : pas de véritables sorties, pas d'amis, pas de conjoint(e), et surtout un boulot redondant. Elle remplit des boîtes en plastique pour une société de vente en ligne (du style Amazon, comme le film n'a pas le droit de le citer directement), jour après jour, avec les "bips" pénibles qui s'enchaînent, avec le manager qui déboule si vous avez une seconde de retard (la productivité avant l'humain), de la bonne vieille culture d'entreprise ("Tiens, prends un gâteau, tu as fait des résultats excellents cette semaine.", plutôt qu'une prime ou une augmentation... On rirait, si seulement ce n'était pas exactement la culture de notre entreprise aussi, damned : si vous travaillez pour une entreprise, le film tape souvent juste, et ça fait très mal). On Falling est un film coup-de-gueule sur le capitalisme, sur la culture (infantilisante et jamais reconnaissante) d'entreprise, sur le quotidien de plus en plus solitaire (et fait de réseaux sociaux virtuels) des générations qui arrivent... C'est déprimant, mais nécessaire. En revanche, on ne peut que vous conseiller de voir le film en étant très réveillé, puisque ce dernier a eu raison de la quasi-entièreté de la salle (qui ronflait copieusement), car pour faire passer son message, Laura Carreira n'hésite pas à enchaîner les longs plans d'une femme qui remplit une boîte en plastique et "scrolle" (fait défiler avec le doigt) sur son téléphone, ou d'un groupe d'employés qui échangent à la pause repas de la série qu'ils regardent en ce moment, sans vraiment s'écouter... Oui, le film est vraiment très malaimable, indolent, mou, mais si l'on veut prendre la peine d'entendre le gros coup-de-gueule (très réaliste) qu'il a à pousser sur la culture d'entreprise, alors On Falling ne tombe pas à côté de la plaque.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2025
On n'est pas surpris de trouver au générique le nom de Sixteen Films, société de production de Ken Loach, car on est complètement dans cette tradition du cinéma social britannique. Mais la Portugaise Laura Carreira y apporte un point de vue intéressant, dressant autant le portrait du travailleur précaire de notre époque que celui d'une femme au but unique : recevoir un salaire pour survivre. D'où une misère affective, sexuelle totale, pour des êtres qui n'en sont plus vraiment, déshumanisés, dévitalisés, cherchant de minuscules pulsions de vie dans un échange, une simulation de moment agréable. "On Falling" tire sa réussite de sa sécheresse, de son respect autant d'une tradition cinématographique que de celui de ses personnages, jamais héroïsés, juste montrés dans leur banalité, dans leur non-existence. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs hein, il faut bien enlever toute humanité à des millions de personnes pour pouvoir privatiser Venise et s'y payer un mariage discret. On appelle ça la décence....

Vu en festival
CloHirondelle
CloHirondelle

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2025
Vu dans le cadre de la première édition du festival ciné citoyen de Vannes, un film social marquant absolument pas psychologique au cours duquel défile la vie ennuyeuse d’une préparatrice de commande totalement désincarnée. Le choix de lui donner aucune richesse m’a provoqué aucune compassion. Je m’interroge même du regard de la réalisatrice sur le monde ouvrier en les décrivant si pauvres d’intériorité.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Un beau long métrage- la réal avait précédemment tourné deux courts. Produit par Ken Loach ce qui est tout à fait logique. Le film explore la vie de ces travailleurs immigrés en Ecosse employés dans des entreprots de vente en ligne à des tâches ingrates et répétitites, des turn over etune fatigue qui empêchent de lier une quelconque amitié.
Aurora venue du Portugal est l'une d'entre elle.
Elle fera la rencontre d'un polonais habitant sa colocation tout en sombrant progressivement.
La fin sans être une happy end empêche le film de sombrer dans un trou noir.

J'ai apprécié les acteurs très bien castés, le sens du détail dans la mise en scène - les cordes par exemple et le fait de nous forcer à réflechir sans nous asséner des discours et des vérités pré emballées.

A voir !!!
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2026
Aurora vit en Écosse où elle travaille comme préparatrice de commandes dans un entrepôt de type Amazon. Un job alimentaire en espérant quelque chose de mieux qui tarde à arriver. Un travail monotone qui l'enferme dans une routine monotone et dans une précarité à la fois financière et émotionnelle. L'histoire d'Aurora, c'est celle de millions de personnes dans le monde et Laura Carreira la raconte sans ajouter d'artifice. Elle montre la journée type de cette femme, mais avec des nuances à chaque fois. Des changements qui semblent infimes, mais qui sont très importants pour comprendre sa situation qui se dégrade progressivement. J'aurais quand même aimé quelque chose de plus concret, car ça reste trop en surface et certaines de ses décisions vers la fin sont, je trouve, incompréhensibles. Au final, un drame social réaliste et convaincant dans la veine d'un Ken Loach.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Aurora (Joana Santos) est portugaise. Elle travaille en Ecosse dans une immense plateforme de distribution. Sa scannette au poing, elle arpente inlassablement les allées de l’entrepôt pour y trouver les produits qui doivent être expédiés. Sa productivité et la moindre de ses haltes sont contrôlées à distance. Le soir, Aurora regagne la colocation anonyme qu’elle partage avec d’autres travailleurs immigrés comme elle.

"On Falling" pourrait être un documentaire sur l’aliénation au travail. C’est une oeuvre de fiction. Son statut ambigu m’a rappelé le livre de Joseph Ponthus au succès amplifié par la disparition précoce de son auteur, "À la ligne", et un documentaire sorti en salles en 2013 qui instruisait le procès du travail en abattoir, "Entrée du personnel".

Mieux encore qu’un documentaire à charge l’aurait montré, "On Falling" raconte le quotidien des employés des grandes entreprises de logistique : les cadences débilitantes, la surveillance permanente, la solitude…. Il le fait sans sombrer dans la caricature comme parfois les films de Ken Loach auxquels "On Falling" fait penser : ici il n’y a pas de « méchant » patron ni de « gentil » travailleur. Le management est aimable et compréhensif. Aurora a le droit de quitter la réunion à laquelle elle est pourtant tenue d’assister. Si elle n’obtient pas une autorisation d’absence pour aller passer un entretien d’embauche, car elle en a fait la demande trop tardivement, elle pourra sans préjudice, le matin même, feindre d’être malade. Mais cette tutelle cauteleuse est peut-être plus terrifiante encore que le serait une direction caricaturalement abusive : ainsi de la barre de chocolat paternaliste offerte à Aurora pour ses bons résultats.

Le scénario multiplie les non-dits. On ne saura rien des motifs qui ont poussé Aurora à venir travailler en Ecosse. On ne saura rien non plus de ses attaches au Portugal, de sa famille, de ses amis qu’elle y a laissés. On comprend qu’elle tire le diable par la queue et qu’une dépense imprévue suffit à mettre l’équilibre de son budget en péril. Dans sa colocation, elle essaie timidement de retrouver un peu de la chaleur humaine qui lui fait si douloureusement défaut. Elle y fait la connaissance d’un autre travailleur immigré comme elle, venu de Pologne. La romance qui se noue, avant de se dénouer bien vite dans un plan muet que je n’oublierai pas de sitôt, est déchirante.

Certes, on pourra reprocher à "On Falling" son minimalisme. Cinq fois, six fois, sept fois, la même scène se répète. Mais cette répétition a un sens : comme dans le livre de Ponthus, elle nous fait ressentir l’abrutissement causé par la répétition sempiternelle des mêmes gestes au travail.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Voici un film vraiment à part dans la production actuelle : un film où il ne se passe aucun événement dramatique de grande ampleur, pas de meurtre, pas d'enquête policière, pas de passion dévorante entre 2 êtres humains, pas de tromperie amoureuse, pas d'enfant abusé, non, rien qu'une succession de petits évènements de la vie banalement répétitive d'Aurora, une trentenaire portugaise qui travaille en Ecosse comme préparatrice de commande dans un immense entrepôt d'une boite de commerce en ligne et qui vit en colocation avec d'autres immigrés dans une grande maison où elle a une chambre et dans laquelle la seule pièce commune est la cuisine. Un film où tout le monde est serviable, un film où il y a des immigrés mais aucun racisme, aucun comportement xénophobe. Eh bien, malgré ce qu'on peut qualifier de gentillesse dans le comportement des personnages, "On falling" n'est pas un film de Bisounours plein de bon sentiment, c'est au contraire un film très dur qui montre combien, même dans des conditions qui peuvent paraitre favorables, la vie peut être difficile pour de nombreux travailleurs, pour de nombreuses travailleuses. Dure au travail, dans une entreprise au fonctionnement paternaliste et où le personnel est fliqué afin qu'il respecte les cadences ; dure en dehors du travail où il est difficile de tisser des liens vraiment solides entre les colocataires, chacun et chacune ayant des horaires de travail particuliers. Comment s'étonner que les conversations se limitent à la pluie et au beau temps et aux jugements sur les séries qui passent à la télévision ? Laura Carreira, la réalisatrice de ce beau film, portugaise vivant en Ecosse, a choisi de ne pas noyer son film dans des flots de musique, la seule musique qu'on entend en dehors de celle provenant d'une radio ou d'un juke-box intervenant à la toute fin avec le groupe irlandais Lankum. Joana Santos, l'actrice portugaise qui interprète le rôle d'Aurora, est exceptionnelle de sobriété et de finesse dans son jeu.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2025
On Falling s’impose comme une œuvre d’une précision et d’une sensibilité rares. Laura Carreira capte l’épuisement invisible, les gestes répétés et la résistance muette d’une génération enfermée dans la productivité. En suivant Aurora, la cinéaste nous renvoie à notre propre rapport au travail, à la fatigue et à la perte de sens. Sans effets ni jugement, elle signe un film nécessaire, lucide et profondément humain, où chaque silence pèse comme un cri discret contre l’indifférence d’un monde qui a oublié d’écouter. Il y a au loin un espoir, et si on avait une promotion permettant de sortir de la servitude des machines pour devenir celui qui donne les ordres sous la contrainte de patron de multinational ? Mais ce n’est qu’une illusion, car même en gravissant les échelons, on reste prisonnier d’un système qui broie les individus derrière une façade de mérite et d’évolution. Il n'y aucune émancipation possible dans un monde ubérisé, nous restons esclave d'une machine et on travaillera toujours plus pour toujours moins de joie.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Dans la veine de Ken Loach , c’est d’ailleurs coproduit par lui , c'est là un premier Long-Métrage de la réalisatrice Laura Carreira profondément Humaniste dénué de tout manichéisme et qui s’appuie sur le jeu de la formidable actrice Joana Santos dont elle saisit la solitude et l'isolement !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2026
Aurora, immigrée portugaise en Ecosse, travaille comme préparatrice de commande dans un entrepôt et partage un appartement avec d'autres travailleurs émigrés, précaires et pauvres.
Produit par la société de prod’ de Ken Loach, la parenté est flagrante avec le cinéma social du britannique. Laura Carreira, elle-même portugaise émigré en Ecosse, réalise un premier long métrage qui nous en rappelle d’autres comme « Rosetta », « L’histoire de Souleymane » ou « Ouistreham » en montrant les conditions de travail et de vie des pauvres des pays développés. Aurora est une jeune femme hyper isolée et cela dépasse même l’abrutissement de son emploi. Intéressant de montrer tous les flux migratoires d’emploi à intra-européen entre pays riches et pays pauvres ; ces gens recherchant un emploi ailleurs dans ce grand marché ouvert au prix d’un déracinement total. Et comme bien souvent, ce sont les travailleurs les moins qualifiés qui en sont victimes. Reprenons, Aurora est employée sur un emploi déshumanisant et robotisé. Là le film fait écho à Chaplin et « Les temps modernes » ; et pose la question de la place de l’Homme dans cette taylorisation de la production de biens ou de services. Arrimé à son chariot qu’elle remplit d’objets inutiles et guidée par les bips de son scanner ; toutes ses performances sont enregistrées et décryptées pour être le plus souvent sanctionnés. Sans être misérabiliste ou anti capitaliste primaire, méthodiquement on voie au combien l’ultra libéralisme déshumanise et désunit : e progrès au service de l’Homme : vaste fumisterie ! Ce film permet bien de montrer l’envers du décor : la vie des travailleurs de plateforme qui sont là pour satisfaire les moindres pulsions voire compulsions de nos modes de consommation où l’on veut tout, tout de suite. Abrutie par le travail, c’est un modèle de société, l’aliénation de ces personnels les poursuit jusque dans leurs loisirs. Laura Carreira nous montre des salariés n’ayant comme sujet de conversation que les séries et passent leur temps libre sur leur smartphone. Comme disait le patron de TF1 à l’époque, notre gagne-pain est « le temps de cerveau disponible » ; un système dans lequel on empêche les gens de réfléchir est bien mis en place par la tech de manière cynique. Et c’est bien cela que révèle les seules larmes d’Aurora, incapable de parler d’elle-même lors d’un entretien d’embauche. Son « soi » n’existe plus ; son identité se résume à un code ; elle est ramenée à sa propre vacuité.
Malgré sa durée courte basée sur des répétitions, ce film ne permet pas d’éviter des longueurs et des ellipses scénaristiques parfois troublantes. Un exemple ; on nous montre une jeune femme sans loisir et sans ami qui n’a même jamais franchi la porte du bar branché de son quartier, qui vit modestement, est en coloc’ et n’a pas de voiture et qui se retrouve prête à sombrer après avoir une facture de 100e pour faire réparer son portable. Un manque de crédibilité du scénario comme il y en a quelques autres.
Un constat social malgré tout captivant pour un premier film.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2025
Film qui ne dégage rien tant sur la forme (scènes répétitive de la vie quotidienne, dialogues qui se limitent au temps qu'il fait) que sur le fond (message à faire passer?). L'entretien d'embauche révèle tout du fond, et de manière négative; le vide de la vie des préparateurs de commandes. C'est trop facile et très caricatural. Point de vue décevant.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2025
Difficile d’adhérer à ce récit, terriblement lent, avec parfois des plans trop longs sans intérêt, à croire que l’on prend le spectateur pour plus bête qu’il n’est… Quant au personnage féminin central, certes parfaitement interprété, il devient assez vite antipathique par certaines de ses actions. Pas d’empathie donc pour la vie de cette femme… Dommage.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2025
Un film bien sombre dans au moins deux sens du terme, sombre à l’image , et sombre au récit redondant sur l’aliénation au travail et l’aliénation au travail et l’aliénation au travail.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
En prenant son temps, "On Falling" nous entraîne avec beaucoup de réalisme et de minutie dans le monde du sous-travail. L'actrice principale porte son personnage avec une grande douceur et de manière discrète. Une belle chronique sociale, proche du travail de Ken Loach, qui a d'ailleurs contribué à la production.
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