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CloHirondelle
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2,0
Publiée le 23 juin 2025
Vu dans le cadre de la première édition du festival ciné citoyen de Vannes, un film social marquant absolument pas psychologique au cours duquel défile la vie ennuyeuse d’une préparatrice de commande totalement désincarnée. Le choix de lui donner aucune richesse m’a provoqué aucune compassion. Je m’interroge même du regard de la réalisatrice sur le monde ouvrier en les décrivant si pauvres d’intériorité.
Film vu dans notre cinéma indépendant d'Annecy La Turbine. Très beau film. On reconnait la fibre de Ken Loach (sa société produit ce film) dénonçant les inégalités sociales au UK. Jeux d'acteurs très bien. Malaise sur les conditions de travail et la souffrance des salariés. Je recommande. [spoiler]
Aurora (comme "l'éveil"... Oui, c'est aussi fin que cela) est une employée qui s'ennuie beaucoup dans son quotidien : pas de véritables sorties, pas d'amis, pas de conjoint(e), et surtout un boulot redondant. Elle remplit des boîtes en plastique pour une société de vente en ligne (du style Amazon, comme le film n'a pas le droit de le citer directement), jour après jour, avec les "bips" pénibles qui s'enchaînent, avec le manager qui déboule si vous avez une seconde de retard (la productivité avant l'humain), de la bonne vieille culture d'entreprise ("Tiens, prends un gâteau, tu as fait des résultats excellents cette semaine.", plutôt qu'une prime ou une augmentation... On rirait, si seulement ce n'était pas exactement la culture de notre entreprise aussi, damned : si vous travaillez pour une entreprise, le film tape souvent juste, et ça fait très mal). On Falling est un film coup-de-gueule sur le capitalisme, sur la culture (infantilisante et jamais reconnaissante) d'entreprise, sur le quotidien de plus en plus solitaire (et fait de réseaux sociaux virtuels) des générations qui arrivent... C'est déprimant, mais nécessaire. En revanche, on ne peut que vous conseiller de voir le film en étant très réveillé, puisque ce dernier a eu raison de la quasi-entièreté de la salle (qui ronflait copieusement), car pour faire passer son message, Laura Carreira n'hésite pas à enchaîner les longs plans d'une femme qui remplit une boîte en plastique et "scrolle" (fait défiler avec le doigt) sur son téléphone, ou d'un groupe d'employés qui échangent à la pause repas de la série qu'ils regardent en ce moment, sans vraiment s'écouter... Oui, le film est vraiment très malaimable, indolent, mou, mais si l'on veut prendre la peine d'entendre le gros coup-de-gueule (très réaliste) qu'il a à pousser sur la culture d'entreprise, alors On Falling ne tombe pas à côté de la plaque.
Que savons-nous d'Aurora, la protagoniste principale de On Falling, long métrage produit par Sixteen Films, société dont Ken Loach est le cofondateur ? Peu de choses, en vérité : elle vient du Portugal (pourquoi, comment ?), travaille comme préparatrice de commandes dans un vaste entrepôt écossais, échange des banalités avec ses collègues et ses colocataires et son meilleur ami semble être son téléphone portable. Victime anonyme d'un travail qui ressemble à de l'esclavagisme moderne, Aurora a autant de perspectives d'avenir que le permet le ciel gris et bouché de Glasgow ou d’Édimbourg. Similaire à l'univers de Ken Loach, dîtes-vous ? spoiler: En partie, pour le constat froid du réalisme social, mais en plus triste encore, sans le recours à l'humour, car la réalisatrice, Laura Carreira nous refuse presque toute empathie à l'égard de son héroïne, insistant sur la répétition des tâches qui caractérise sa vie, dans et en dehors de son travail, et coupant le plus souvent abruptement des scènes qui pourraient nous sortir de la vision d'une routine aliénante. On Falling ne délivre pas la catharsis attendue, au risque d'engluer son personnage central dans un no (wo)man's land émotionnel. Le pari est risqué vis-à-vis du public et il n'est pas du tout certain qu'il soit payant.
Vu au Festival International du film politique de Carcassonne. Nous sommes plongés dans l’univers du travail répétitif dans un centre de tri en Écosse. La héroïne est une jeune portugaise qui se perd dans son travail sans aucun intérêt, sans interactions sociales et sans avenir.