La Corde au cou
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Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2026
 LA CORDE AU COU - Gus Van Sant | ⭐ 7/10

Après sept ans d’absence, Gus Van Sant revient avec un film inspiré d’un fait divers aussi absurde que fascinant : en 1977, Tony Kiritsis prend en otage un homme en le reliant à lui par un dispositif mortel. Un point de départ qui aurait pu donner un thriller psychologique sous haute tension. Mais le cinéaste choisit une autre voie, et un ton plus déroutant, entre satire, comédie noire et chronique sociale.

D’emblée, le film installe une ambiance seventies très réussie. Grain de l’image, musique, montage sonore : une vraie attention aux détails est portée pour recréer cette époque. Mais derrière cette reconstitution, c’est surtout une Amérique fracturée qui est dépeinte, où un homme réclame davantage de la reconnaissance que de l'argent. Un homme meurtri qui cherche à être entendu, pour retrouver une forme de dignité.

Bill Skarsgård incarne avec beaucoup de justesse ce personnage instable, à la fois inquiétant et pathétique. Le film entretient volontairement l’ambiguïté : folie ou lucidité extrême ?

Plutôt que de chercher la tension pure, le réalisateur injecte une forme d’absurde dans les interactions, avec la police et les médias. Le traitement des médias est d’ailleurs l’un des aspects les plus intéressants : fascinés par le spectacle, ils transforment le drame en feuilleton, au détriment de la souffrance réelle du personnage. Le montage sonore, qui mêle musique pop et commentaires journalistiques, est particulièrement réussi.

Mais le film a ses limites. À force de privilégier l’atmosphère, Van Sant ouvre de nombreuses pistes, sans toujours les approfondir, comme la relation entre otage et ravisseur, par exemple. Le film finit par donner une impression d’inachevé, comme s’il hésitait entre plusieurs directions sans jamais en choisir une pleinement.

La dernière partie, notamment, paraît un peu expédié au regard de la tension accumulée. Et si le film reste prenant, il ne parvient pas toujours à maintenir une véritable intensité dramatique sur la durée, laissant parfois s'installer une certaine forme d'ennui.

Un retour sincère pour Gus Van Sant, parfois inégal, mais porté par une vraie singularité.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2026
Petit thriller efficace signé Gus Van Sant : La corde au cou fait clairement le job. C’est tendu comme il faut, bien joué, bien mis en scène, avec ce qu’il faut de rythme pour te garder accroché du début à la fin. On sent le savoir-faire, rien ne dépasse.
Après, faut pas s’attendre à une claque non plus : ça reste du film d’otage assez classique, sans vraie prise de risque ni twist qui te retourne le cerveau. Ça se regarde très bien, c’est propre et efficace… mais ça ne révolutionne rien.
Bref : un bon moment, mais pas un film qui va te hanter longtemps.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Tiré, donc, d'une histoire vrai dans les année 70 qui montre la lutte des gens d'en bas contre le capitalisme de la haute société. Film qui passerait pour toutes les générations...donc qui parle à la majorité des gens. La question reste, la fin justifie t-elle tout les moyens? Sachant que une personne seul qui se bat avec ses armes contre une entreprises puissantes? Vous jugerez cela en vous faisant votre propre idée. En tous cas le film est fort du fait de la tension que le film montre et saluons Skarsgard pour son rôle d'homme prêt à tout. Plaisir de revoir Al Pacino même si de la voir ainsi cela fait bizarre...bref un excellent film que je recommande!!
NOTE : 8/10
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026

          Cet excellent réalisateur qui nous a si souvent captivés donne ici, à partir d'une histoire vraie, un super thriller (je pense depuis longtemps, et Les rayons et les ombres l'a confirmé, que les meilleurs scénarios sont ceux qui s'inspirent d'une histoire vraie. La réalité dépasse très largement la fiction...)
        Tony Kiritsis (Bill Skarsgard) a contracté un prêt auprès d'une très grosse société, pour acheter un terrain afin d'y implanter un centre commercial; au final, la société aurait attiré les commerçants éventuels vers un autre site et réclame à Tony le remboursement du prêt. Pour obtenir justice, il kidnappe Richard, l'héritier de la société en question (Dacre Montgomery), et invente pour l'avoir à sa merci un terrible système: un fil métallique autour du cou relié à un fusil. S'il tente de s'échapper, s'il bouge, le coup part... On comprend très vite que le kidnappeur est psychologiquement instable (et pas très fufute) donc capable de n'importe quel geste sous le coup de la colère; d'où la force du suspense!

          Compte tenu de ce que représente l'otage, tous les politiques, toute la police sont présents pour négocier une sortie non sanglante de l'affaire. Ils ne sont pas aidés par le propriétaire de la société et père de l'otage occupé à se la couler douce en Floride; Al Pacino (qu'elle est loin, cette Après midi de chien...) fait en quelques dizaines de minutes d'apparition le portrait d'un monstre d'égoïsme. Lui, s'abaisser à faire des excuses à ce minable? Vous n'y pensez pas! 
            La réussite du film tient beaucoup à la qualité des deux acteurs principaux. Skarsgard sait rester mesuré dans ce rôle de paranoïaque qui, malgré tout, est une victime (aucune société responsable n'aurait du faire un prêt à un individu manifestement pas au top de la santé mentale...) Et Montgomery fait ressentir avec beaucoup de sobriété la détresse, la peur de cet otage, qui essaye, malgré tout, de rester digne. Son visage lorsqu'il comprend que son père, ne fera rien pour lui...
         Parmi les très nombreux personnages amenés à tenter de jouer un rôle pour arriver à une sortie de crise heureuse, il y aura Fred Temple (Colman Domingo) responsable d'une émission de télévision très populaire.  Gus Van Sant montre bien, avec son habituelle ironie, la place qu'ont pris les media dans la vie des gens. Pour le pauvre Tony, passer sur les grands media dans une conférence de presse, c'est un avènement, c'est la gloire; le monde entier va le soutenir; il a gagné...

Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Tout en tension

Le cinéaste d’Elephant, Harvey Milk, ou Promised Land, n’avait plu rien proposé depuis 2018. Gus Van Sant nous revient donc avec ces 105 minutes de thriller tendu comme un… fil. Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ? Une prise d’otage de 63 heures avec un dispositif dit de « l’homme mort ».Un suspense de chaque instant, une Amérique aux aguets, un drame social incroyable… et pourtant tout cela est vrai. Confondant !
En 1977, les choses étaient très différentes. Les médias, à part le cinéma, se résumaient à la télévision. – Et encore, tout le monde n’avait pas de poste à domicile, loin de là -, mais, dès qu’il s’agit d’un homme qui ose se dresser contre le système, on se sent concerné, émotionnellement. On ne peut, ici, que penser à Un après-midi de chien en tant que thriller de prise d’otage situé dans les années 1970. Ce fait divers nous propose un scénario qui se tend lentement. Jusqu’à rompre... Comme un fil, un câble. Mais ici, ce n’est pas une image. C’est un mécanisme. Quelque chose de concret. De dangereux. Ici, la menace n’est pas abstraite. Le preneur d’otage n’agit pas dans la confusion, ni dans la panique. Mais ave une parfaite logique. Et c’est peut-être ça le plus dérangeant. Un homme pris en otage. Un dispositif prêt à tuer. Et au milieu… une demande presque absurde : être entendu. Très vite, les caméras arrivent et les micros s’ouvrent. Et soudain, ce qui était un acte désespéré devient un spectacle. Ce n’est plus une prise d’otage. C’est une mise en scène involontaire. Un théâtre sans répétition. Où chaque parole devient peut devenir une pression supplémentaire, pire, un déclencheur. Alors on regarde. Comme tout le monde à l’époque. On observe. On juge, non pas un preneur d’otage et sa proie, mais un pays qui regarde la souffrance… comme un programme. Dérangeant et passionnant.
Le duo Bill Skarsgård / Dacre Montgomery fonctionne à merveille, de bout en bout. Mais Colman Domingo et Myha’la Herrold, ne sont pas pour rien dans réussite de ce film. Une foultitude de seconds rôles – on s’y perd un peu parfois -, s’agitent autour de ce fait divers, avec une mention spéciale à la participation d’Al Pacino himself. Visuellement, Van Sant opte pour une image légèrement fanée, presque poussiéreuse : bureaux, rues, parkings composent une banalité très américaine, où le quotidien devient le théâtre discret d’une violence structurelle. À ce réalisme poisseux s’ajoutent les dialogues qui se chevauchent, les conversations qui s’interrompent, les journalistes qui saturent l’espace sonore. Même si le promoteur n’est jamais véritablement érigé en monstre, la violence se loge dans le système, pas dans les individus. Une métaphore d’un monde où la colère, pour être entendue, doit se mettre en scène au risque de se dissoudre dans ce qu’elle dénonce. A voir absolument !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2026
Après sept ans d'absence, Gus Van Sant revient avec ce fait divers de 1977 : un homme ruiné par un emprunt prend en otage son créancier, fusil attaché à son propre cou. Bill Skarsgård campe l'antihéros avec une fébrilité proche des névrosés des frères Coen. En transformant la prise d'otage en cirque médiatique, Van Sant révèle ce que le système préfère taire : sa façon de protéger les puissants en sacrifiant les autres. Tony ne cherche pas à renverser l'ordre, il réclame juste des excuses. C'est précisément ce qui rend sa révolte à la fois pathétique et juste. Van Sant livre le portrait acéré d'une Amérique qui se sent oubliée et méprisée, au prix de quelques personnages secondaires trop vite esquissés.
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2026
C'est curieux cette manie de certains réalisateurs d'opter pour une action confuse, embrouillée avec des plans qui durent un milliseconde, des bougés, des flous, des effets d'épaule, une caméra inquiète et tourbillonnante. A quoi çà sert ? A rien. Ah si : à dire dans certains milieux cinéphiles que le garçon "a du style". Pour le reste cette affaire de prise d'otage reste bien longuette et pour tout dire assez souvent ennuyeuse. On en profite pour étriller, à juste titre, l'univers implacable des médias mais c'est enfoncer des portes ouvertes. Al Pacino fait l'affaire dans le rôle du méchant capitaliste. Impeccable. Les autres acteurs aussi. Mais finalement on tourne en rond comme un hamster dans sa cage. Les images ont beau être saccadées et les plans hachés menus le film manque de rythme. C'est en vérité un long plan fixe dont on finit par se lasser. Pas le moindre rebondissement en vue. Bla- Bla et compagnie. Pour être franc on attend avec impatience un dénouement qui tarde ( deux heures)
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
Une belle critique du capitalisme, mais un aspect psychophobe gênant et des dialogues - comme toujours en Amérique - d'une nullité incontestable.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2026
Ce film est d’un ennui abyssal, il est mal joué, mal photographié , on a l’impression que le réalisateur, tout comme son personnage preneur d’otage, tente son va-tout… et rate
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
De Gus Van Sant (2026).
Titre original Dead Man's Wire .
Tiré d'une histoire vraie . Pas toujours le gage d'un bon film ? Mais cette corde au cou s'avère à la fois passionnant, bien réalisé avec un souci du détail dans le déroulé des faits qui se sont déroulés en 1977 . Le protagoniste plus jeune que dans la réalité est particulièrement touchant et attachant . Un film entre le thriller et le film document qui fait penser à un autre film de genre traitant de prise d'otage ''Un après midi de chien'' film de Sideney Lumet. ,
Avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo .
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Inspiré d’une histoire vraie, La Corde au cou s’impose comme un thriller très bien ficelé, bénéficiant d’acteurs impliqués, mais qui restera relativement mineur dans la filmographie de Gus Van Sant.
thenewchamp
thenewchamp

56 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2026
l histoire vraie d une prise d otage liée à un litige personnelle entre un client et une compagnie d assurance. le client attache un fusil au cou de l agent d assurance tout au long de la prise d otage afin de symboliser les pratiques de ces derniers. j ai bien aimé le film, les effets retro, les dialogues
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Beau récit d’une histoire vraie des années 70. Deux super acteurs se confrontent dans un huis clos tendu , avec des décors extrêmement bien faits. Un bon moment.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2026
Un film politique d’une grande puissance, servi par des acteurs admirables et une mise en scène brillante, qui nous replonge dans le cinéma des années 70. À voir sans faute !
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Casting et acteurs excellents portés par une réalisation au cœur du récit. Même si l’histoire (vraie) est intéressante par son originalité et le retentissement qu’elle a eu, cela n’en reste qu’un très bon film.
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