La Corde au cou
Note moyenne
3,7
1485 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

138 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
36 critiques
3
69 critiques
2
23 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2026
Il n'y a rien de plus dangereux qu'un homme qui n'a plus rien à perdre et Tony Kiritsis entre dans cette catégorie. Ruiné à cause d'un projet de centre commercial qui n'a pas abouti, il décide de se venger contre la société de prêt. Un plan méticuleux dont il ne dévie pas malgré la grande présence policière et l'engouement médiatique. Il est David contre le géant Goliath et il sait que beaucoup ont connu une injustice de ce genre. Héros rebelle ou pauvre type incapable d'assumer ses échecs, on a le temps de se faire un avis au cours de cette longue prise d'otage très vite répétitive. La grande personnalité de Tony et la solide performance de Bill Skarsgård n'ont pas suffi à rendre cette situation palpitante ou haletante. Il s'agit certes d'une histoire vraie, mais qui est finalement très banale. Cela n'a pas créé de précédent et il ne se passe rien de spécial, donc je m'interroge sur l'intérêt d'une adaptation. Ce n'est pas mauvais, mais c'est sans plus.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
L’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné suite à un emprunt bancaire et qui décide de kidnapper le fils du courtier qu’il accuse d'être responsable de son malheur.

Gus Van Sant (Psycho - 1998) adapte le fait divers qui a secoué Indianapolis en février 1977 lorsque Tony Kiritsis a tenu en otage un homme pendant plus de 60 heures, avec la particularité de lui avoir accroché un fusil de chasse derrière la tête (il serait automatiquement abattu s’il cherche à s’enfuir ou si le preneur d’otage est neutralisé). Les médias s’en donneront à coeur joie, d’abord locaux puis nationaux, c’est alors toute l’Amérique qui se retrouve captivée pendant près de 3 jours, face à un homme qui n’a plus rien à perdre dans sa quête de dignité (il ira jusqu’à demander des excuses publiques, en plus de son dédommagement).

La Corde au cou (2026) vous tient en haleine avec beaucoup de justesse, d’une part grâce à une mise en scène soignée (le grain de l’image et les inserts de photos en noir & blanc) et d’une autre, grâce à une excellente distribution où se côtoie Bill Skarsgård (Ça - 2017), Colman Domingo (Sing Sing - 2025), Dacre Montgomery & Al Pacino. Sans oublier l’excellente BO qui nous accompagne tout du long.

8 ans après son dernier film, le réalisateur est de retour avec un drame social & politique sur l’Amérique des laissés-pour-compte face à un capitalisme sans foi ni loi. Dans la continuité du film, je vous recommande le documentaire Dead Man's Line (2018) d'Alan Berry et Mark Enochs qui revient en détails sur ce fait divers.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Ufuk K

617 abonnés 1 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2026
"La corde au cou" bien noté par la critique, est un thriller criminel très décevant dans l'ensemble. Le réalisateur Gus Van Sant s'inspire de l'affaire Tony Kiritsis des années 70, un enlèvement qui a marqué 'opinion publique américaine dans les années 1970. Pourtant, le film m'a laissé sur ma faim ; il manque de dynamisme, et le traitement des événements m'a paru fort superficiel. Seules l'atmosphère rétro et l'incarnation de Bill Skarsgård ont retenu mon attention, mais l'ensemble reste quasiment sans intérêt selon moi.
Cinememories

583 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
"8 février 1977. Une prise d’otage de 63 heures avec un dispositif de l’homme mort : tel est le décor qu’investit Gus Van Sant pour son retour au cinéma après sept ans d’absence. Présenté en ouverture à Reims Polar 2026, La Corde au cou ravive l’atmosphère des seventies pour mieux cerner la dissonance et l’absurdité d’un pays en déclin."

"plus que récupérer la somme qu’on lui a volée, Tony Kiritsis réclame avant tout des excuses. Une reconnaissance de la part de courtiers qui ne lui ont pas laissé une seule chance d’élever sa condition. Sa quête n’est pas celle d’un anarchiste — c’est celle d’un homme qui veut simplement qu’on lui rende sa dignité. Un sujet largement examiné en 2018 par le documentaire Dead Man’s Line, qui avait notamment attiré Werner Herzog derrière la caméra, avant que Gus Van Sant reprenne le flambeau. Bill Skarsgård maîtrise suffisamment le langage de la maladresse et du personnage tourmenté pour incarner cette figure à la fois dangereuse et pathétique. Mais Van Sant cultive autour de lui une ambiguïté savamment entretenue : est-on face à un homme mentalement instable, ou face à quelqu’un qui a compris que seule la démesure pouvait forcer le système à l’entendre ? Le film ne tranche jamais, et c’est précisément là que réside son trouble le plus durable. On ne sait pas si Kiritsis perd pied ou s’il choisit de lâcher prise et Skarsgård joue sur ce fil avec une justesse réelle."

"Ces conditions de prise d’otage auraient toutefois pu ouvrir la voie à un thriller hautement psychologique. Van Sant ne choisit pas cette direction. Il préfère convoquer la comédie noire — à chaque fois que Kiritsis interagit avec Richard, la police, les médias ou son chroniqueur radio local préféré, quelque chose d’absurde affleure. Van Sant s’en amuse presque, avec ce petit sourire en coin qui cache dans l’épilogue. La mise en scène insiste dessus avec un montage sonore semblable à un programme de radio, reliant la musique pop de l’époque aux spéculations des journalistes, toujours cramponnés à une fascination morbide pour faire exploser l’audimat. La souffrance de Kiritsis reste ainsi en retrait, malmenée par un dispositif que le cinéaste déploie dans sa narration et dénonce dans le même mouvement. C’est sans doute la meilleure idée du film — et la plus Lumetienne dans l’esprit, même si Van Sant refuse la causticité frontale de Network pour lui préférer une ironie plus diffuse. Quant à la partition de Danny Elfman, envoûtante, elle rend le voyage dans le temps encore plus naturel."

"La Corde au cou n’est pas non plus exempt de limites. Van Sant ouvre beaucoup de pistes — la psychologie trouble de Kiritsis, la mécanique cynique des médias, le dialogue impossible entre le geôlier et son détenu — sans toujours leur laisser le temps de respirer. C’est un choix assumé : le montage privilégie l’atmosphère sur la profondeur. Mais il arrive que ce dispositif se retourne contre lui-même. [...] On sent que Van Sant est parfois trop absorbé par son propre mécanisme narratif pour laisser ses personnages exister pleinement dans leurs contradictions. Mais c’est un retour sincère et habité, qui confirme que le cinéaste a encore du flair pour les figures marginales, pour ceux qui choisissent leur propre justice au-delà des règles établies."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Dernier film de Gus Van Sant, " La corde au cou " déroule l'histoire vraie de Tony Kiritsis dans les années 70, qui enlève le fils d'un prêteur sur gages qu'il rend responsable de sa ruine financière. Bill Skarsgard est comme toujours parfait dans le rôle de cet homme paumé mais tellement touchant pour qui l'on finit par éprouver une vraie empathie, car le spectateur, comme les milliers de témoins en direct de cette scène de kidnapping en direct relayée par la radio locale, pourront se faire un avis sur les motivations de ce pauvre bougre. Au delà de cette anecdote, c'est l'éternel combat des pauvres contre un système radical où les puissants sont toujours les gagnants. Une satire grinçante et jouissive parfaitement filmée et mise en scène.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 538 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2026
Dead man's wire retrace près de 72h d'une prise d'otage au mobile du désespoir face à la cupidité financière. Gus Van Sant capte bien l'environnement de l'époque (1977) et B. Skarsgård délivre une prestation de haut vol. sans être d'une tension extrême, l'intrigue se tasse en cours de route mais cette évocation se laisse suivre avec un certain intérêt.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2026
La Corde au cou de Gus Van Sant, déjà récompensé par la Palme d’or pour Elephant, s’inspire d’une histoire vraie marquante : une prise d’otage à Indianapolis menée par un homme surendetté, acculé après avoir sombré sous le poids des crédits.

Le film navigue constamment entre le reportage et la fiction, avec une mise en scène quasi documentaire qui renforce le réalisme de la situation. La tension est bien présente, palpable, et l’on ressent pleinement l’étau qui se resserre autour des protagonistes.

Mais là où le film peine, c’est dans son rythme. Le déroulement des faits semble étiré pour atteindre une durée d’1h40, ce qui entraîne plusieurs longueurs. On finit par décrocher par moments, malgré un sujet fort et une réalisation soignée.

Dommage, car tous les ingrédients étaient réunis pour un grand film. Il reste une œuvre intéressante, mais qui manque de densité pour totalement convaincre.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 268 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2026
Ce retour de Gus Van Sant est une belle déception car si la mise en scène avec sa photo vintage est réussie, ce récit de prise en otage sur fond de capitalisme, et tiré d'une histoire vraie, manque cruellement de saveur. Le rythme trop lent à tendance à ennuyer et si les acteurs s'en sortent bien, ce qui est raconté n'est pas réellement intéréssant. On peut regretter que les dernières minutes, de loin les meilleures du film, et qui évoquent la suite des événements post prise d'otage, ne soient pas davantage développées. Néanmoins Van Sant réussit à capter quelque chose d'une époque et la bande son du film est exrtêmelent plaisante. On se console comme on peut
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Adapté dune une improbable histoire vraie qui a marqué l’Amérique en 1977 , Gus Van Sant réalise là un très intéressant film haletant et prenant , une comédie noire et Politique sur une Amérique fracturée , l'envers de la médaille du Rêve Américain en somme ! Malgré tout , l'on peut regretter un procès un peu trop vite expédié ( surtout au vu du verdict ! )
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2026
A mi chemin entre comédie et satire, VAN SANT ne fait pas dans l'originalité, mais propose une version bien allumée et surtout divertissante, d'un fait divers aussi entraînant que touchant
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2026
Thriller passionnant sans temps morts, on est embarqué tout de suite dans l'histoire. La réalisation très particulière de GVS est toujours aussi efficace, dans ses plans originaux. Excellent moment
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2025
Excellente cuvée pour ce Gus Van Sant seventies, drôle, filmé d’une main de maître, et porté par des acteurs brillants. Tourné en 19 jours seulement ! Chapeau.
Vince
Vince

50 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Avec La Corde au cou, Gus Van Sant redonne vie à une histoire vraie, une tentative de prise d'otage, en s'entourant d'un beau casting (Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo et même Al Pacino), mais passée la demi-heure, le sujet s'étiole et un léger ennui apparaît.
Goéland
Goéland

39 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2026
A partir d’un sujet souvent traité, la prise d’otage d’un puissant par un désespéré, Gus Van Sant nous replonge dans l’ambiance des Etats-Unis des années 70, ici à Idianapolis, à partir de l’histoire vécue de Tony Kiritsis, et nous donne un pur plaisir de spectateur. La tension des deux-trois jours de la prise d’otage est montrée de façon réaliste avec son lot de policiers, de journalistes, tout comme la relation entre le preneur d’otage et sa victime mais elle est teintée d’humour et de grande finesse. La mise en scène est d’une virtuosité, d’une fluidité remarquable, comme toujours chez GVS. En faisant intervenir l’animateur vedette de la radio locale, Fred Temple, le formidable Colman Domingo, dont Tony était un fan, la bande-son du film, et sa musique soul funk des années 70, devient magique. Bill Skarsgard et Dacre Montgomery sont excellents comme toute la distribution. Un film passionnant et élégant.
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2026
Le tête à tête entre le preneur d'ôtage  ( Tony Kiritsis) et l'otage ( Dick Hall) est la pièce maîtresse de ce film. C'est la confrontation, durant 48H, entre les délires d'un psychopathe et d'un otage – qui se demande – comment il va s'en sortir vivant. C'est le moment fort de ce film. C'est tout.
Le problème, c'est que Gus Van Sant ne développe pas son sujet et passe sur le jugement de Tony Kiritsis, en moins de 10 minutes.
Aucune explication, aucune tirade des avocats devant la sentence très surprenante !
Les meilleurs films de tous les temps