La Corde au cou
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norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Le grand retour de Gus Van Sant. Un film d'otage efficace et superbement monté, où l'on retrouve l'intérêt du cinéaste à capter les névroses de la société américaine. Un régal.
vidalger

381 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2026
L’inspiration du réalisateur provient souvent, en tout cas dans ses films les plus réussis, tels Harvey Milk ou Elephant par exemple, de faits divers qui ont marqué un tournant dans la vie des Américains. La corde au cou est l’histoire de la prise d’otage d’un prêteur immobilier par un débiteur apparemment escroqué par celui-ci, pendant presque trois jours. La police se mobilise pour dénouer au mieux cette sombre affaire dans ce qui se transforme rapidement en un reality show avec une foule de reporters ou la présence d’une vedette locale.
Pas trop d’originalité dans ce film dont on retient surtout la qualité de l’interprétation. Le déroulé chronologique, les scènes répétitives nuisent à la tension de ce qui devrait être un thriller plein de surprises - d’autant que de ce côté-ci de l’Atlantique, on n’en connaît pas le dénouement. Cameo épatant d’Al Pacino en crapule, à signaler.
Michel C.

372 abonnés 1 827 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2026
Quelquefois les retours au passé offrent une nostalgie appréciée, assez fréquemment même, mais ici, l’ atmosphère des années 70, bien reconnaissable aux costumes, et certaines attitudes de ce fait divers de 1977 ne passionne pas. S’ agissant d’ un acte individuel, on ne peut le comparer à d’ autres bien plus retentissants, par exemple l’ attentat du groupe « Septembre noir » aux jeux Olympiques de Munich en 72. Bien que, se faire justice par soi-même, soit hors la loi, le scénario adapté de Gus Van Sant, ne tranche à aucun moment, et se contente de rejouer le déroulement. Cette prise d’ otage assez rudimentaire, de Tony Kiritsis ( Bill Skarsgård ) qui, à défaut de trouver le responsable de ses déboires financiers, s’ en prend au fils Richard ( Dacre Montgomery ) va être le théâtre d’ échanges entre 4 yeux et d’ une carabine dans une ambiance confinée et intimiste. Pas de quoi s’ enflammer, l’ ensemble n’ apportant aucune surprise, tombant dans une banalité répétitive. Aucun détail concernant le procès de Tony Kiritsis, en dehors du verdict froid, à l’ image de la reconstitution brute et banale. Bel ennui tout de même…..!!**
cinono1

371 abonnés 2 303 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
Une solide histoire de prise d'orage. Le film entretient une conversation avec Un Après-midi de Chien de Sydney Lumet. Meme époque, même homme seul contre le système, même moments d'absurdités, présence des médias et d'Al Pacino. Le film de Lumet était plus prenant, Van Sant se disperse avec sa charge appuyé des médias et son ironie petit prix. Cela reste bon, voire très bon, le début est excellent, Van Sant appuie sur la petitesse de l'homme face a la facade capitaliste, la reconstitution est superbe, ça manque juste un peu d'emotion, Van Sant préférant faire son intelligent
Cool_92

371 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2026
Des grands noms au générique Gus Van Sand, Bill Skarsgard, Al Pacino, Danny Elman pour si peu. Le film n'est pas un mauvais thriller mais il est quelconque. Le réalisateur a plus fait attention au réalisme de l'époque des années 70 (très réussi) et à ne pas dénaturer le fait divers qu'à son histoire. Tout est très très convenu, lent, linéaire et vieillot. Il n'y a aucune folie, ni originalité ici. Le film est épuré au possible et s'appuie bien trop sur la soul de l'époque pour nous emballer. Al Pacino est très peu présent, il est plutôt employé en tant que guest star ici et il n'apporte pas grand chose. C'est une déception au final car on s'attend à quelque chose de plus flamboyant et on se demande si ce film n'aurait pas dû connaître une sortie anonyme sur les plateformes.
Direct-actu.fr

395 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2026
Inspiré d’un fait réel survenu en 1977, La Corde au cou s’inscrit dans une démarche fidèle au cinéma de Gus Van Sant, où l’intime rejoint le politique. Le film suit Tony Kiritsis (Bill Skarsgård), un homme ordinaire progressivement broyé par un système économique qu’il ne maîtrise plus. Ruiné à la suite d’un emprunt, il bascule dans l’irréparable en enlevant Richard Hall (Dacre Montgomery), le fils du courtier qu’il tient pour responsable de sa chute.

Ce point de départ pourrait laisser croire à un simple thriller, mais le cinéaste s’en détourne rapidement. La prise d’otage, qui dure 63 heures sous l’œil constant des médias, devient un révélateur. La société observe, commente, et transforme ce drame en spectacle. . Hall (Al Pacino), père de la victime, incarne quant à lui une autre forme d’impuissance, celle d’un homme confronté à une situation qui lui échappe totalement.

Gus Van Sant ne cherche jamais à trancher. Il construit au contraire une zone grise, où les notions de bien et de mal perdent leur clarté. Tony Kiritsis n’est ni un monstre, ni une victime absolue. Il est le produit d’un enchaînement de décisions, d’injustices perçues, et d’une colère qui finit par exploser. Cette ambiguïté constitue le cœur du film. Le spectateur comprend ses motivations sans jamais pouvoir les cautionner pleinement.

Le réalisateur installe ainsi une tension particulière. Elle ne repose pas uniquement sur le danger immédiat, mais sur le malaise moral qui en découle. Chaque regard extérieur, chaque réaction médiatique, tend à simplifier la situation, à imposer une lecture binaire. Pourtant, le film résiste à cette tentation. Il montre comment une réalité complexe est souvent réduite à des jugements rapides, là où les responsabilités sont en réalité diffuses.

Dans cette approche, la performance de Bill Skarsgård s’impose comme centrale. L’acteur incarne un Tony Kiritsis plus jeune que dans la réalité, un choix assumé pour éviter le cliché de l’homme brisé en fin de parcours. Ce rajeunissement apporte une forme de vulnérabilité supplémentaire, qui renforce l’empathie sans effacer la violence de ses actes. Face à lui, Dacre Montgomery construit un contrepoint crédible, tandis qu’Al Pacino apporte une présence discrète mais structurante.

La mise en scène, volontairement sobre, accentue ce sentiment de réalité brute. Gus Van Sant filme sans emphase, presque avec froideur, laissant les situations parler d’elles-mêmes. Ce choix renforce le malaise, car rien n’est surligné. Le spectateur est laissé seul face à ses propres contradictions.

Le projet trouve son origine dans la rencontre entre Gus Van Sant et le producteur Cassian Elwes, qui lui présente cette histoire vraie. Touché par cette figure d’homme en rupture avec le système, le réalisateur décide d’en faire un film ancré dans une réalité sociale forte. Le tournage, réalisé en seulement 19 jours à Louisville, participe à cette sensation d’urgence et d’authenticité.

Au final, La Corde au cou dépasse le simple cadre du fait divers. Le film devient une réflexion sur la justice, la responsabilité, et la manière dont une société peut produire ses propres drames. Gus Van Sant ne donne pas de réponse. Il impose une question, simple en apparence, mais profondément dérangeante, qui est réellement coupable lorsque tout semble déjà joué d’avance ?
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

240 abonnés 2 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
C’est à la base un fait divers réel des années 70 d’un désespéré qui prend en otage le fils de celui qui est la cause de tous ses maux mais au fur et à mesure de la progression du récit, la tension monte et chacun en prend pour son grade, le père insensible joué par Al Pacino, le capitalisme, la justice ou les médias. C’est très bien interprété par le duo Bill Skarsgard / Dacre Montgomery et musicalement enveloppant. Le film prend le spectateur par la main pour ne jamais la lâcher jusqu’à son dénouement, le générique de fin, comme souvent rempli des images originales de l’affaire.
Math719
Math719

230 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2026
Un film inspiré d’une prise d’otage réelle qui peut parfois sembler un peu long. Malgré quelques passages assez étranges, les acteurs sont totalement investis dans leurs rôles. Je retiens malgré tout un film bien interprété, porté par un casting solide et de bons acteurs. D’ailleurs, Colman Domingo est en train de devenir un visage qu’on voit partout : entre ce film et son apparition récente dans le film sur Michael Jackson, on commence vraiment à le retrouver dans de plus en plus de fils et séries !

C’est bien joué, sans être pour autant mémorable. De mon côté, je reste malgré tout à moitié séduit.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Fût un temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtrent) où le moindre film de Gus Van Sant était attendue comme le messie.
Les temps ont changé mais le réalisateur n’a pas perdu de sa verve même si il est sans doute moins essentiel.
Il signe ici une charge virulente contre l’un des nouveaux piliers de l’Amérique, le capitalisme et le profit de quelques uns (magnifiquement interprété par Al Pacino) au détriment de tous les autres. Les médias et leur goût du sang ne sont pas en reste.
Et Bill Skarsgard est parfaitement inquiétant dans son rôle d’anti-héros à bout, de temps en temps on recroise le clown de Çà.
Welcome Back Gus!
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
La corde au cou fait l'effet d'un petit film bien ficelé. Rapidement on comprend que les enjeux du récit sont assez minimes car l'histoire est très linéaire, mais on reste dans le doute quant au dénouement final. Le film s'apparente à une critique de la société de Trump où les gens modestes réclament des comptes aux escrocs capitalistes qui profitent de leur crédulité.
La patte de Gus van Sant n'est pas très facile à identifier. Mais l'introduction de la musique assez décalée éloigne le film de récits plus convenus.
Néanmoins à la différence de beaucoup d'autres films de Gus van Sant, je doute que celui-ci reste dans les mémoires.
Fiers R.
Fiers R.

208 abonnés 908 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2026
Vu à Montréal.

Cela faisait huit ans qu’on n’avait pas vu Gus Van Sant aux manettes d’un film de cinéma. Son dernier opus « Don’t worry, he won’t get far on foot » n’avait pas laisse grande impression et son avant-dernier, « Nos Souvenirs » encore moins. Il faut remonter à Promised Land » en 2013 ou à « Harvey Milk » en 2008 pour dénicher un opus convaincant ou mémorable de cet auteur marquant et réputé. Il n’a pas chômé entre temps puisqu’il a produit quelques productions et surtout réalisé des épisodes de série comme « Feud ». Pour son grand retour, il passe par la petite porte puisque « La Corde au cou » n’a guère eu beaucoup de publicité outre-Atlantique et qu’il semble tenter un changement de registre sans totalement convaincre. Avec l’adaptation de ce fait divers ayant défrayé la chronique dans les années 70, il surprend mais on le préfère sur ses terrains de prédilection habituels.

L’histoire vraie de cet homme qui prend en otage le fils du patron d’une compagnie de prêts qu’il l’aurait abusé n’est pas le genre d’histoire avec laquelle on attendait le réalisateur de la Palme d’or « Elephant ». On voit bien ce qui a pu l’intéresser ici outre le côté suspense de la prise d’otages iconoclaste perpétrée ici. D’abord il y a ce côté David contre Goliath qui existait donc déjà dans les seventies où de petites gens se retrouvaient honni par des grandes sociétés sans scrupule au nom du profit et de l’argent. Puis, en filigrane, on retrouve les prémisses de la télé-spectacle qui va exploser dans les années 90 avec ladite prise d’otages retransmise en direct. Sauf que « La Corde au cou » joue sur trop de tableaux et s’éparpille entre les différents seconds rôles censés représentés ces différents thèmes (la journaliste, l’animateur de radio, le légal, les différentes forces de police, ...). Van Sant veut trop en dire avec cette histoire et reste en surface.

Cependant, « La Corde au cou » se suit bien. Et s’il y a un gros manque de tension à force de passer d’un personnage à un autre et qu’il y aurait pu avoir plus d’humour (noir), on passe un moment relativement agréable devant ce film bien mis en scène. En effet, Van Sant singe la patine et certains effets de l’époque avec maestria. La reconstitution d’époque est de bon goût et on admire l’atmosphère. Et, encore une fois, la prestation du décidément versatile et toujours impeccable Bill Skarsgaard est impeccable. Cet acteur est vraiment capable de tout jouer et de passer d’un rôle à l’autre avec une prestance d’équilibriste. On apprécie également les trois scènes avec Al Pacino, cinglant et détestable. Bref, pas le grand retour attendu pour Van Sant, mais un film sympathique et d’échauffement en attendant de le retrouver plus aguerri.

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LeFilCine
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199 abonnés 638 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Voilà un film insolite qui prend parti ouvertement pour le méchant de l’histoire. Il fallait oser et Gus Van Sant l’a fait. Il nous narre l’histoire de cet américain qui, en 1977, a kidnappé le fils du courtier responsable de sa situation financière inextricable. Pour bien nous projeter dans le contexte de l’époque le réalisateur intercale de manière judicieuse des séquences filmées à la manière des prises de vues de l’époque. Il le fait sans doute car la prise d’otage avait alors été massivement relayée par les médias locaux et nationaux. Cela nous donne l’impression d’être à la fois spectateur de l’évènement, tout en ayant l’opportunité d’être aussi de l’autre côté de l’écran. Bill Skarsgård réalise une prestation très convaincante pour un rôle pas facile dans lequel il se trouve souvent à la limite de la folie, sans jamais pour autant basculer complètement de ce côté-là. Du coup, le récit, en le préservant d’une totale aliénation, nous le rend plutôt sympathique et nous permet de nous identifier plus ou moins à lui. En tout cas, on comprend facilement le message de lutte contre le cynisme ultra libéral que le réalisateur et son interprète veulent nous faire passer. On a plaisir à retrouver Colman Domingo au casting mais son rôle s’avère finalement assez accessoire. Al Pacino fait lui une apparition beaucoup plus marquante et on regrette que son personnage n’ait pas eu plus de place dans le film. L’épilogue, plutôt surprenant, conclu adroitement ce long-métrage qui mérite d’être vu.
tupper
tupper

198 abonnés 1 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2026
Visuellement, c'est une belle réussite : la mise en scène est originale et mêle habilement la fiction avec des photos et films d'archives, ce qui donne un aspect documentaire très immersif. Le casting est également impeccable, porté par un Bill Skarsgård habité et un Al Pacino tmagnétique mais sous utilisé.
Cependant, je suis resté un peu sur ma faim. Pour un cinéaste de la trempe de Van Sant, j'ai trouvé le récit trop restreint à la simple narration des faits. On manque de cette réflexion de fond ou de cette poésie habituelle au réalisateur ; le film reste en surface sans vraiment creuser les enjeux sociaux ou psychologiques de cette affaire pourtant fascinante. Un bon moment de cinéma, mais qui aurait pu être bien plus percutant.
Aubert T.
Aubert T.

144 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Le film est prenant du début à la fin, malgré une absence notable de rebondissements. Voilà une admirable démonstration d'une mise en scène maîtrisée.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Sorti en 2026, La corde au cou signe le retour au cinéma de Gus Van Sant, près de sept ans après son dernier long-métrage. Il s’inspire ici d’un fait divers ayant eu lieu à Indianapolis en 1977, au cours duquel un Américain moyen avait pris en otage son courtier, estimant être victime d’une arnaque de sa part. D’une élégance de mise en scène absolue, ce portrait hommage aux années 70 nous replonge dans l’atmosphère d’une époque où l’apogée des radios musicales locales allait de pair avec l’émergence des médias d'information en continu. Mais à travers ce portrait d’un homme seul contre le système – dont les accès de violence ne sont jamais ni excusés ni minimisés, le personnage pris en otage étant traité par la caméra avec respect et humanité – Gus Van Sant dresse en creux le portrait d’une Amérique contemporaine, dans laquelle les petites gens sont encore et toujours les dindons de la farce.
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