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jeff78800
10 abonnés
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2,0
Publiée le 15 mai 2026
On est bien loin du thriller et de la grand fresque sociale de l'Amérique (j'ai lu de nombreuses critiques qui disaient cela), malheureusement.... Un tête à tête interminable avec un psychopathe dont on ne nous explique pas vraiment pourquoi il est là , même si bien sûr, on nous dit que c'est à cause d'un emprunt qui a causé sa ruine....mais c'est vite expédié. Le procs qui aurait pu éclaircir son histoire, est complétement escamoté, le mec est déclaré fou, et donc tout ça c'était juste un coup de folie et non une dénonciation de l'Amérique des banquiers ? tout ça pour ça ?
Bon film avec une esthétique plaisante que ce soit au niveau des couleurs ou du montage assez dynamique. Dès le début on est pris dans l'histoire, d'autant plus qu'elle est très rythmée. Les acteurs sont bons, surtout celui jouant Tony Kiritsis.
Le plus fou dans ce film, c'est que ce soit une histoire vraie (le post-générique en est la preuve) et qu'elle ait mis autant de temps à être portée à l'écran. La mise en scène de Gus Van Sant est remarquable tout comme Bill Skarsgärd, entre folie et naïveté confondante.
Un film drôle, mais qui finit par traîner en longueur. Il manque de développement sur la fin, particulièrement lors de la partie du procès qui reste trop superficielle.
Très belle interprétation de Bill Skarsgard (comme toujours) qui est d’ailleurs en binôme avec un excellent acteur. Mais ça ne suffit pas à élever le niveau de ce film…
J’en attendais beaucoup et je voulais sentir l’oppression mais ça n’a pas été le cas. On a un point de vue beaucoup plus externe à cette prise d’otage.
Malgré tout on sent qu’ils ont tenté des mises en scènes en montrant « ce qu’il s’est vraiment passé » avec ce qui a été réellement diffusé à le télévision.
La fin est intéressante, je pensais qu’elle allait se terminer 10 minutes avant, au final on a le droit à un vrai final.
Je ne sais pas si je recommande ce film. Je n’ai pas passé un mauvais moment mais je pense qu’il y a mieux au ciné en ce moment.
L’histoire est totalement folle et encore plus en sachant que c’est une histoire vraie. La tension est maintenu tout au long du film et l’acteur principal Bill Skarsgård joue le psychopathe à meilleur. On est en immersion dans cette prise d’otage et on veut savoir le dénouement.
J'ai vraiment été pris par cette immersion dans l'Amérique de 1977 Film agréable a regarder mais loin du chef d'oeuvre Ne pas rater le générique de fin
Belle réalisation et reconstitution des années 70 avec les voitures de polices aux pneus qui crissent et une bonne bande son. Excellents acteurs avec le plaisir de l'apparition de Al Pacino. Le personnage de Tony est très bien pesé en narcissique qui a grillé un plomb et déchaine sa violence dans des accès imprévisibles. Des personnages secondaires intéressants également avec l'animateur radio philosophe dont on peut retenir le "la haine c'est comme boire du poison en espérant que l'autre en meure". Bref que du bon mais peut-être juste un peu trop léché et discret pour que ça devienne vraiment un film mémorable.
Gus Van Sant nous raconte une histoire de prise d'otage d'un banquier complètement folle. Folle comme son auteur (Tony Kiritsis) et son procédé, folle par son déroulement, folle par son dénouement. Si cette histoire n'était pas vraie, on aurait peine à y croire. Quoi que... Mention spéciale pour la bande son très "blaxploitation".
On ne s'ennuie pas un instant, dans cette Corde au cou, remarquablement réalisée, filmée et interprétée (Bill Skarsgard habite totalement son rôle). Le grain de l'image, les couleurs, la musique, tout nous ramène à cette année 1977 et aux débuts du fait divers entièrement filmé et suivi par des milliers de téléspectateurs. Un vrai plaisir de cinéphile, donc. Mais quand on sort du film, après avoir passé un bon moment, on se pose quand même une question: pourquoi s'être finalement intéressé à ce fait divers plutôt creux et à ce personnage peu attachant?
Un film percutant, tiré d’une histoire vraie. La mise en scène est efficace, avec une esthétique rétro très marquée. Je n’ai pas trouvé d’informations précises à ce sujet, mais on a vraiment l’impression que le film a été tourné en pellicule, tant il évoque visuellement les productions des années 70, période durant laquelle se déroule le récit (1977).
La réalisation prend son temps, avec une utilisation marquée du téléobjectif, mais aussi des plans caméra à l’épaule qui renforcent cette sensation d’immersion, comme si l’on assistait à une prise d’otage filmée sur le vif. Cette impression est accentuée par l’intégration d’images issues des médias, qui introduisent par moments un changement de point de vue diégétique : on devient spectateur d’images captées par la presse locale, ce qui ajoute une dimension presque documentaire.
Sur le fond, le film traite avant tout de la dignité. C’est ce que réclame Tony : être reconnu, être respecté. Il exige des excuses publiques du chef d’entreprise qu’il tient pour responsable de son endettement, ainsi qu’une compensation financière. Derrière cette demande, il y a surtout le portrait d’un homme issu d’un milieu populaire, écrasé par un système qui le dépasse.
La métaphore centrale est assez parlante : Tony prend en otage le fils du chef d’entreprise, les reliant tous deux par une corde et un fusil à pompe. Une image forte, qui symbolise à la fois leur opposition sociale et le lien forcé qui les unit. Cette “corde au cou” renvoie directement à celle de Tony, prisonnier de ses dettes.
Le film propose ainsi une critique des dérives du capitalisme, notamment à travers certains procédés de mise en scène. On peut penser à ces coupures brutales vers des images publicitaires ou médiatiques, avec par exemple l’apparition d’un énorme burger évoquant clairement l’imaginaire de McDo. Les médias sont également montrés comme prêts à tout pour capter l’attention, quitte à oublier les enjeux humains et éthiques d’une prise d’otage.
L’ensemble est porté par des dialogues souvent sarcastiques, teintés de satire, ce qui fonctionne plutôt bien. Mais c’est aussi là que le film laisse une impression d’inachevé. Cette dimension critique et satirique aurait gagné à être plus assumée. Elle reste en retrait, sans jamais devenir pleinement centrale.
De la même manière, la mise en scène, bien que réussie, manque parfois de tension. On sent qu’il y avait un potentiel pour nous maintenir davantage en haleine. Le dernier quart du film, qui devrait être le point culminant, paraît trop expédié. Le dénouement manque d’ampleur, et la tension dramatique ne monte jamais suffisamment pour vraiment marquer.
C’est d’autant plus frustrant que le sujet est fort. Même en s’appuyant sur une histoire vraie, il aurait été possible de resserrer certains passages pour construire une progression dramatique plus intense et plus maîtrisée.
Au final, un film intéressant, porté par de bonnes idées et une vraie intention, mais qui manque d’aboutissement pour réellement marquer sur la durée. À voir à l’occasion.
Un propos d'une portée aussi épaisse que le fil de fer du titre original. C'est tellement dilué, rachitique et répétitif que y en a limite plus dans la bande-annonce.