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Faustine_rchd
132 critiques
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3,5
Publiée le 22 juillet 2026
« La corde au cou » est un film retraçant la prise d’otage menée par Tony Kiritsis à l’encontre d’un courtier l’ayant ruiné en 1977. Bien que l’histoire semble absurde, les faits se sont pourtant réellement produits.
Le personnage de Tony, incarné par Bill Skarsgård, est très intéressant et complexe car malgré certaines scènes surréalistes mettant en avant un homme peu crédible voire ridicule, d’autres montrent quant à elles un personnage touchant et perdu ne cherchant qu’à regagner sa dignité. Le spectateur, tout comme la société de l’époque face à cette affaire, est alors tiraillé entre l’idée de considérer le protagoniste comme fou, et l’empathie qu’il peut développer à son égard.
Illustré par des images d’archives, cette œuvre est donc très intéressante et invite à la réflexion. Le grain du film est également très beau, tout comme la réalisation et les musiques qui sont très bien intégrées au film. Une comédie noire singulière mais réussie.
Dommage, on peine à s'attacher au personnage principal dont la cause est louable dans l'absolu, mais il ne fait que rejoindre la team des personnages antipathiques qui rodent dans ce film. Il y a tentatives originales, une idée de morale et de justice ébauchée… mais rien n'y fait, c'est lent, mou, fade et pénible à regarder.
une (vraie) prise d’un otage à Indianapolis par un homme escroqué par une société de prêt merveilleusement racontée par Gus van Sant. On replonge dans les années 70 américaines avec la bande-son qui va bien. Sujet pas forcément attractif mais très belle réalisation.
Très belle interprétation de Bill Skarsgard (comme toujours) qui est d’ailleurs en binôme avec un excellent acteur. Mais ça ne suffit pas à élever le niveau de ce film…
J’en attendais beaucoup et je voulais sentir l’oppression mais ça n’a pas été le cas. On a un point de vue beaucoup plus externe à cette prise d’otage.
Malgré tout on sent qu’ils ont tenté des mises en scènes en montrant « ce qu’il s’est vraiment passé » avec ce qui a été réellement diffusé à le télévision.
La fin est intéressante, je pensais qu’elle allait se terminer 10 minutes avant, au final on a le droit à un vrai final.
Je ne sais pas si je recommande ce film. Je n’ai pas passé un mauvais moment mais je pense qu’il y a mieux au ciné en ce moment.
Excellent thriller, à l'ancienne. L'histoire (vraie) se passe en 1977 et la reconstitution de cette époque est vraiment bluffante. Les voitures, la musique, les immeubles, les personnages, tout y est à l'identique. L'acteur principal est vraiment bon, le scénario est truffé d'humour, Al Pacino est plus grand que nature. Suspense de bout en bout. Un bon moment garanti. 4/5
Quel dénouement inattendu pour Tony dans cette histoire inspirée de faits réels. Réussir à sortir innocent pour cause de démence après ce qu'il a fait, c'est fort. Il a doublement gagné en humiliant publiquement le fils Hall, et en contribuant à la faillite de l'entreprise familiale.
On emmerde les riches, encore et toujours. Il ne faut pas jouer à se foutre de la gueule des petites gens, ça peut vite se retourner contre vous.
Bill Skarsgård m'a vraiment faire rire. C'est l'acteur par excellence pour jouer les antagonistes. Ce rôle qui mélange thriller et coméfie est parfait pour lui. Il livre une excellente performance dans ce Dead Man's Wire de Gus Van Sant.
Le film m'a paru un peu longuet par moment. De plus, j'ai l'impression qu'il y avait volonté de créer une petite trame parallèle avec la journaliste sans toutefois que celle-ci ne prenne réellement. En revanche, j'ai apprécié l'aspect documentaire par moment qui mêlait image d'archives et images fictionnelles.
Incroyable histoire vraie que celle de Tony Kiritsis. On reconnait tout le talent de Gus van Sant pour créer une atmosphère angoissante, un espace qui se referme imperceptiblement autour du protagoniste et une tension montante jusqu'au final. La question qui se pose est de savoir pourquoi Gus van Sant a choisi de raconter cette histoire oubliée ? Et indéniablement ce n'est pas tant le fait divers qui l'intéresse mais ce qu'il dit de la société américaine. Bien que non-explicite, le propos est très politique. L'histoire de cet homme arnaqué raconte les travers et les obsessions de l'Amérique dans son rapport à l'argent. Bien fait et très intéressant.
Gus Van Sant signe un retour aussi glaçant que méthodique. S’inspirant d’un fait divers de 1977, il tisse une toile sombre où s’entremêlent justice vacillante, emballement médiatique et détresse sociale. J'ai aimé : - le film est solide, les décors et costumes restituent avec précision l’Amérique des années 70, donnant au récit une texture presque documentaire. - Les acteurs, eux, évoluent avec une justesse remarquable, à commencer par un Al Pacino méconnaissable, cynique et inquiétant, Je n'ai pas aimé : - Le réalisme a un prix : le rythme souffre parfois de longueurs qui diluent la tension Le film me laisse une impression troublante : celle d’assister aux prémices d’une justice devenue spectacle, où la vérité importe moins que sa mise en scène. Un film dérangeant, imparfait mais habile. Ma note
Sorti en 2026, La corde au cou signe le retour au cinéma de Gus Van Sant, près de sept ans après son dernier long-métrage. Il s’inspire ici d’un fait divers ayant eu lieu à Indianapolis en 1977, au cours duquel un Américain moyen avait pris en otage son courtier, estimant être victime d’une arnaque de sa part. D’une élégance de mise en scène absolue, ce portrait hommage aux années 70 nous replonge dans l’atmosphère d’une époque où l’apogée des radios musicales locales allait de pair avec l’émergence des médias d'information en continu. Mais à travers ce portrait d’un homme seul contre le système – dont les accès de violence ne sont jamais ni excusés ni minimisés, le personnage pris en otage étant traité par la caméra avec respect et humanité – Gus Van Sant dresse en creux le portrait d’une Amérique contemporaine, dans laquelle les petites gens sont encore et toujours les dindons de la farce.
J'ai été séduite d’abord par son esthétique : une photographie très marquée années 70, qui participe pleinement à l’immersion.
Le jeu des deux acteurs principaux tient bien le film, avec une vraie intensité.
La musique est une vraie pépite ! Elle accompagne parfaitement la tension et les émotions.
Malgré tout, dans le même genre, j’ai largement préféré Un après-midi de chien de Sidney Lumet, porté par Al Pacino, que je trouve plus marquant, plus intense et plus abouti.
Un film intéressant pour sa photographie, sa musique, mais qui ne m’a pas totalement emportée.
L'histoire vraie de Tony Kiritsis, ruiné à cause d'un emprunt, est une réussite cinématographique. Le casting est parfait et la réalisation est traité avec subtilité permettant de garder le suspense jusqu'à la fin.
Film sympa sans plus. Histoire vrai qui devrait être hyper prenante. Moi, ça ne m'a pas emporté. Pas de travail assez profond sur les personnanges, les comédiens sont bons dans l'ensemble, mention à Colman Domingo qui est encore très juste. Et surtout, j'attendais un travail beaucoup plus profond sur la société, ce que cette histoire dit d'elle, les tensions, la question du gentil et du méchant... bref, il en manque. Mais ce n'est pas désagréable pour autant.
Un film inspiré d’une prise d’otage réelle qui peut parfois sembler un peu long. Malgré quelques passages assez étranges, les acteurs sont totalement investis dans leurs rôles. Je retiens malgré tout un film bien interprété, porté par un casting solide et de bons acteurs. D’ailleurs, Colman Domingo est en train de devenir un visage qu’on voit partout : entre ce film et son apparition récente dans le film sur Michael Jackson, on commence vraiment à le retrouver dans de plus en plus de fils et séries !
C’est bien joué, sans être pour autant mémorable. De mon côté, je reste malgré tout à moitié séduit.