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Lil Sprite
67 abonnés
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3,5
Publiée le 18 mai 2026
Inspiré d’une histoire vraie, La Corde au cou s’impose comme un thriller très bien ficelé, bénéficiant d’acteurs impliqués, mais qui restera relativement mineur dans la filmographie de Gus Van Sant.
Voilà un film insolite qui prend parti ouvertement pour le méchant de l’histoire. Il fallait oser et Gus Van Sant l’a fait. Il nous narre l’histoire de cet américain qui, en 1977, a kidnappé le fils du courtier responsable de sa situation financière inextricable. Pour bien nous projeter dans le contexte de l’époque le réalisateur intercale de manière judicieuse des séquences filmées à la manière des prises de vues de l’époque. Il le fait sans doute car la prise d’otage avait alors été massivement relayée par les médias locaux et nationaux. Cela nous donne l’impression d’être à la fois spectateur de l’évènement, tout en ayant l’opportunité d’être aussi de l’autre côté de l’écran. Bill Skarsgård réalise une prestation très convaincante pour un rôle pas facile dans lequel il se trouve souvent à la limite de la folie, sans jamais pour autant basculer complètement de ce côté-là. Du coup, le récit, en le préservant d’une totale aliénation, nous le rend plutôt sympathique et nous permet de nous identifier plus ou moins à lui. En tout cas, on comprend facilement le message de lutte contre le cynisme ultra libéral que le réalisateur et son interprète veulent nous faire passer. On a plaisir à retrouver Colman Domingo au casting mais son rôle s’avère finalement assez accessoire. Al Pacino fait lui une apparition beaucoup plus marquante et on regrette que son personnage n’ait pas eu plus de place dans le film. L’épilogue, plutôt surprenant, conclu adroitement ce long-métrage qui mérite d’être vu.
On est bien loin du thriller et de la grand fresque sociale de l'Amérique (j'ai lu de nombreuses critiques qui disaient cela), malheureusement.... Un tête à tête interminable avec un psychopathe dont on ne nous explique pas vraiment pourquoi il est là , même si bien sûr, on nous dit que c'est à cause d'un emprunt qui a causé sa ruine....mais c'est vite expédié. Le procs qui aurait pu éclaircir son histoire, est complétement escamoté, le mec est déclaré fou, et donc tout ça c'était juste un coup de folie et non une dénonciation de l'Amérique des banquiers ? tout ça pour ça ?
Tony Kritsis s’est fait avoir par une agence bancaire. Il se venge en kidnappant le fils du responsable de sa mésaventure. Il a tout méticuleusement préparé. Un fait divers dont les médias vont raffoler, ce qui grandement satisfaire Tony. Le film raconte l’histoire, inspirée de faits réel et vient reproduire de façon précise le récit de ce drame. C’est bien ficelé et efficace dans l’écriture. On se prend d’affection pour les personnages. Un film haletant et réussi.
Tiré, donc, d'une histoire vrai dans les année 70 qui montre la lutte des gens d'en bas contre le capitalisme de la haute société. Film qui passerait pour toutes les générations...donc qui parle à la majorité des gens. La question reste, la fin justifie t-elle tout les moyens? Sachant que une personne seul qui se bat avec ses armes contre une entreprises puissantes? Vous jugerez cela en vous faisant votre propre idée. En tous cas le film est fort du fait de la tension que le film montre et saluons Skarsgard pour son rôle d'homme prêt à tout. Plaisir de revoir Al Pacino même si de la voir ainsi cela fait bizarre...bref un excellent film que je recommande!! NOTE : 8/10
Thriller passionnant sans temps morts, on est embarqué tout de suite dans l'histoire. La réalisation très particulière de GVS est toujours aussi efficace, dans ses plans originaux. Excellent moment
Difficile de parler de ce film sans spoiler l'histoire. Le spectateur est tendu d'un bout à l'autre en appréhendant la fin. Une fois de plus, à partir d'une histoire vraie, Gus van Sant réussit une grande fiction réaliste, aidé par de très bons acteurs.
L’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné suite à un emprunt bancaire et qui décide de kidnapper le fils du courtier qu’il accuse d'être responsable de son malheur.
Gus Van Sant (Psycho - 1998) adapte le fait divers qui a secoué Indianapolis en février 1977 lorsque Tony Kiritsis a tenu en otage un homme pendant plus de 60 heures, avec la particularité de lui avoir accroché un fusil de chasse derrière la tête (il serait automatiquement abattu s’il cherche à s’enfuir ou si le preneur d’otage est neutralisé). Les médias s’en donneront à coeur joie, d’abord locaux puis nationaux, c’est alors toute l’Amérique qui se retrouve captivée pendant près de 3 jours, face à un homme qui n’a plus rien à perdre dans sa quête de dignité (il ira jusqu’à demander des excuses publiques, en plus de son dédommagement).
La Corde au cou (2026) vous tient en haleine avec beaucoup de justesse, d’une part grâce à une mise en scène soignée (le grain de l’image et les inserts de photos en noir & blanc) et d’une autre, grâce à une excellente distribution où se côtoie Bill Skarsgård (Ça - 2017), Colman Domingo (Sing Sing - 2025), Dacre Montgomery & Al Pacino. Sans oublier l’excellente BO qui nous accompagne tout du long.
8 ans après son dernier film, le réalisateur est de retour avec un drame social & politique sur l’Amérique des laissés-pour-compte face à un capitalisme sans foi ni loi. Dans la continuité du film, je vous recommande le documentaire Dead Man's Line (2018) d'Alan Berry et Mark Enochs qui revient en détails sur ce fait divers.
Une solide histoire de prise d'orage. Le film entretient une conversation avec Un Après-midi de Chien de Sydney Lumet. Meme époque, même homme seul contre le système, même moments d'absurdités, présence des médias et d'Al Pacino. Le film de Lumet était plus prenant, Van Sant se disperse avec sa charge appuyé des médias et son ironie petit prix. Cela reste bon, voire très bon, le début est excellent, Van Sant appuie sur la petitesse de l'homme face a la facade capitaliste, la reconstitution est superbe, ça manque juste un peu d'emotion, Van Sant préférant faire son intelligent
Un film très bien écrit et tourné. Un film qui fait le tour de son propos qui pourrait se résumer à la question-titre posée par Denis Diderot "Est-il bon est-il méchant ?". Le preneur d'otage est ainsi magnifiquement campé en homme instable, inquiétant mais non dénué d'humanité, d'empathie. Les seconds rôles sont également merveilleusement joués. Cependant tout cela me semble nettement moins ambitieux que les deux "polars-sociaux" phares états-uniens de l'an dernier, "Eddington" et "Une Bataille après l'autre".
Fatigué en arrivant, j'ai trouvé l'histoire plutôt intéressante mais déçu du peu de dimension politique de la prise d'otage, le jeu d'acteur est pas mal mais loin d'être parfait, j'ai eu du mal à rentrer totalement dans le film et j'ai trouvé le rythme assez lent pendant une grosse partie après que Tony ait ramené son banquier chez lui.. du coup petit dodo au milieu, mais si j'avais eu plus d'énergie, j'aurais sûrement vécu le film différemment!
Quoi de plus banal qu'une prise d'otages aux États-Unis? Ce drame social tiré d'un fait divers dans les années soixante dix qui met en exergue les pratiques d'un magnat dans le domaine du crédit et un petit entrepreneur a passionné et opposé les Américain (pour ou contre le preneur d'otage). Le film tient la route, les acteurs sont convaincants et la mise en scène arrive à surprendre! Un film d'auteur signé Gus Van Sant d'une durée raisonnable 1 heure 45.
Un acteur génial tient ce film de bout en bout Un scénario bien ficelé (on verra à la fin qu’en fait il reprend plan par plan les reportages télé de l’époque) une belle reconstitution de l’époque On ne s’ennuie pas un seul instant
Gus Van Sant signe un retour aussi rare qu’attendu. Cinéaste discret, dont chaque nouveau projet devient presque un événement, il livre une œuvre qui s’inscrit dans la lignée de ses films les plus austères et dérangeants, notamment "Elephant". Inspiré d’un fait réel, nous suivons Tony Kiritsis, un homme ruiné après un emprunt qui tourne mal. Le 8 février 1977, à Indianapolis, il kidnappe le fils du courtier qu’il juge responsable de sa chute. Armé d’un fusil relié à la gorge de son otage, il exige 5 millions de dollars et des excuses publiques. L'affaire devient un événement suivi en direct pendant 63 heures par les médias. L’Amérique entière se passionne pour ce fait divers hors norme, se divisant entre ceux qui voient en Tony un criminel et ceux qui le considèrent comme une victime du système. Refusant tout sensationnalisme, Van Sant privilégie une approche distante, laissant les faits parler d’eux-mêmes et installant une tension naturelle. Le film repose en grande partie sur ses acteurs, et ils sont remarquables et rendent chaque interaction crédible et tendue. "La Corde au cou" fascine car il mélange gravité extrême et absurdité presque risible. La situation, aussi dramatique soit-elle, révèle par moments une forme de grotesque, notamment quand l’opinion publique s’en empare.