La Corde au cou
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144 critiques spectateurs

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traversay1

4 509 abonnés 5 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Bonne nouvelle que ce retour de Gus Van Sant qui n'a pas de mal à hisser La corde au cou au-dessus du panier de la production américaine récente, eu égard à la pauvreté globale de celle-ci, actuellement, obsédée par les blockbusters et avec un cinéma indépendant qui a perdu de son originalité, à quelques exceptions près. Le fait divers qui sert de support à son film date de 1977, mais son acuité sur le plan politique, montrant la face obscure du rêve américain, renvoie assez clairement aux États-Unis d'aujourd'hui. Il pourrait s'agir d'un thriller, mais c'est plutôt à une comédie noire que l'on est confronté, dans un équilibre assez bien maîtrisé entre la tension du duo au premier plan et l'environnement sidéré autour d'eux, à commencer par le traitement médiatique de l'affaire. Le cinéaste ne commet pas l'erreur de nous soumettre au syndrome de Stockholm et, bien aidé par le jeu de l'excellent Bill Skarsgård, ne manque pas de subtilité ni de malice dans le portrait complexe de son anti-héros, victime et psychopathe à la fois. Effet collatéral de la projection, ces 63 heures de chien rappellent, du point de vue formel, mais aussi par son aspect social prononcé, ce qu'était le grand cinéma américain de cette époque où Un après-midi de chien et beaucoup d'autres montraient une certaine idée de l'excellence et de la pertinence artistiques.
jean mich
jean mich

4 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2026
Très amateur des films tirés d'histoires vraies , le réalisateur nous plonge dans cette Amérique des années 70 mêlant politique, misère et journalisme ! Excellent !
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2026
Bon film avec une esthétique plaisante que ce soit au niveau des couleurs ou du montage assez dynamique. Dès le début on est pris dans l'histoire, d'autant plus qu'elle est très rythmée. Les acteurs sont bons, surtout celui jouant Tony Kiritsis.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

141 abonnés 269 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Dans La Corde au cou, Gus Van Sant nous plonge dans un fait divers des années 70, aussi surprenant que méconnu : celui d’un petit promoteur qui prend en otage le fils du PDG de la société de prêts responsable de sa faillite. À partir de ce point de départ, le cinéaste livre une œuvre engagée, explorant les failles d’un système dont les dérives résonnent encore aujourd’hui.

Dès son ouverture, le film frappe fort en nous immergeant dans une prise d’otage tendue et frontale. La mise en scène, à la limite du documentaire, capte l’événement avec une froideur presque clinique. Le grain de l’image, les variations de format et les inserts photographiques donnent le sentiment d’assister non pas à une fiction, mais à une reconstitution vivante, comme si le récit était composé d’archives recomposées.

Au cœur de ce dispositif, Bill Skarsgård impressionne par une interprétation habitée. Il incarne un homme brisé, au bord de la folie, dont la rage, profondément ancrée dans une réalité sociale, devient compréhensible. C’est toute la force du film : créer un véritable attachement tout en maintenant un malaise constant face à ses actes.

Refusant toute glorification ou condamnation, Gus Van Sant adopte une distance qui renforce la portée du propos. Son personnage n’est ni un héros ni un monstre, mais un individu lambda broyé par un système économique, médiatique et social qui le dépasse. Le titre lui-même, La Corde au cou, agit comme une métaphore : celle qui relie l’otage à l’arme, et celle, invisible, des dettes et des pressions qui enserrent peu à peu le ravisseur, jusqu’à l’entraîner dans une spirale irréversible.

Le film trouve également une résonance contemporaine dans sa critique des médias, montrant comment un drame peut devenir spectacle, comment la quête d’audience peut primer sur l’éthique, et comment, en tant que spectateurs, nous participons nous aussi à cette mise en scène du réel.

Mais cette ambition se heurte à ses propres limites. Après un début sous haute tension, le film se replie progressivement dans un huis clos entre le ravisseur et son otage, qui, à force de répétition, finit par nuire à la tension dramatique. Certaines pistes — notamment la relation avec le présentateur radio ou le traitement du procès — auraient gagné à être davantage développées, mais restent finalement survolées, voire expédiées.

Si le film captive par son histoire improbable et la richesse de ses thématiques, il laisse aussi un sentiment de frustration, comme si certaines portes n’avaient été qu’entrebâillées.

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69Ciel
69Ciel

2 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Waouh, la voix du présentateur radio qui ouvre le film... on en a des frissons.. Très belle BO, magnifique réalisation, photographie somptueuse - on est vraiment dans les années 70 - inspiré d'une histoire vraie mettant en scène un personnage "à bout", le talent de Gus Van Sant servi par interprétation impeccable. Mais j'ai ressenti parfois un peu d'ennui. Je le conseille néanmoins.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

183 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
Ai vu « La corde au cou » le dernier film du réalisateur américain Gus van Sant, présenté à la Mostra de Venise en 2025. Dès la première seconde du premier plan nous sommes plongés dans un thriller des années 70 avec énergie et brio. « Dead man’s wire » (en anglais) mêle le film de kidnapping, le film d’action, le film sur le journalisme et le film politique. Gus van Sant retrouve enfin son talent de metteur en scène et ici d’une main de maitre, manie la caméra, le cadrage, le montage au service d’un scénario inspiré d’un fait divers d’une grande efficacité. A Indianapolis, en février 1977, Tony Kiritsis (Bill Skarsgard) enlève le fils du courtier (Dacre Montgomery) responsable de sa ruine. La prise d’otage dure 3 jours en direct devant les micros et les caméras des médias locaux puis nationaux. Tony est-il une victime du capitalisme, un fou furieux où un criminel ? Gus van Sant a le sens du timing et c’est une des grandes qualités de ce long métrage de nous tenir en haleine de bout en bout, sans jamais s’éparpiller. L’autre qualité est que le réalisateur ne prend jamais partie, qu’il est le plus factuel possible, évite tout manichéïsme et laisse donc au spectateur le temps et le choix de se positionner. La mise en scène mène de front le huis-clos entre Tony et son otage et la montée en puissance de l’étalage médiatique avec toute son indécence, d’autant plus quand la « star » du jour a conscience de sa minute de gloire. Van Sant dénonce avec art le rêve américain en montrant les coulisses d’une société qui est faite pour que les puissants s’enrichissent. Une vraie tension, des dialogues impertinents, une musique seventies réjouissante qui colle parfaitement à la très belle photographie d’Arnaud Potier, le plaisir de revoir Al Pacino dans un rôle lunaire et secondaire, le film résonne parfaitement à notre époque où la violence économique, et où mettre la corde au cou des plus fragiles, est devenue un art.
sebastien leroy
sebastien leroy

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Le fond de l’histoire n est pas assez fouillé mais super réal et bande son. Les personnages sont bien campés
PATRICK A
PATRICK A

1 abonné 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
Une prise d otage haletante qui nous immerge dans les USA des années 70. Un homme essaye de faire valoir son droit face à une institution financière en sequestrant le fils du Boss. A voir
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
Belle réalisation et reconstitution des années 70 avec les voitures de polices aux pneus qui crissent et une bonne bande son. Excellents acteurs avec le plaisir de l'apparition de Al Pacino. Le personnage de Tony est très bien pesé en narcissique qui a grillé un plomb et déchaine sa violence dans des accès imprévisibles. Des personnages secondaires intéressants également avec l'animateur radio philosophe dont on peut retenir le "la haine c'est comme boire du poison en espérant que l'autre en meure". Bref que du bon mais peut-être juste un peu trop léché et discret pour que ça devienne vraiment un film mémorable.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
Filmé façon "années 70'", un fait divers assez rocambolesque qui a eu lieu en 77 à Indianapolis. Pas de temps mort, pas d'esbrouffe, enfin si un peu sur les médias américains, même si a l'époque l'info en continue n'existait pas trop...( enfin aux USA peut être !). Interprétation sans fioritures, et une guest- star en second rôle !
Cecilia Garcia
Cecilia Garcia

4 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2026
j ai vraiment aimé ce films tire d une histoire vraie .l acteurs fait le job je l'avais aime dans le clown et mr mercedes
The CritizMan
The CritizMan

65 abonnés 315 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2026
La Corde au cou de Gus Van Sant est un film qui démarre avec une mise en scène plutôt inspirée, presque hypnotique par moments, mais qui finit par s’enliser dans un énorme ventre mou en plein milieu, cassant complètement le rythme et l’implication. C’est d’autant plus frustrant que le casting tient vraiment la route, avec des performances solides qui auraient mérité un récit plus tendu et maîtrisé. Au final, ça reste une expérience inégale : intéressant sur la forme, mais trop poussif sur la durée.
Barrabas1.618
Barrabas1.618

1 abonné 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2026
6/10 le film nous plonge immédiatement dans l'ambiance de la fin des années 70, par sa photo, son décor, la radio dans les voitures, la bande zone st d'ailleurs formidable... L'histoire, vraie, est folle, incroyable... U' bon cru de gus van Sant.

Pour ceux qui ont vu le film

La decision de justice interroge par sa clemence, certes le kidnappeur n'a pas fait grand chose finalement, s'il n'était pas fou, il était au moins très naïf, pour ne pas dire simplet... Le film dénonce un emballement médiatique presque complice, à mettre en parallèle avec un père intransigeant voire immoral qui ne cède rien...
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
Tony Kiritsis (Bill Skarsgård frère d’Alexander Skarsgård le héros hottissime de Pillion et fils de Stellan Skarsgård), la quarantaine, est un résident d’Indianapolis qui a fait un mauvais investissement en achetant à crédit un terrain pour y accueillir un centre commercial. Mais faute d’acheteur, il n’a pu rembourser son emprunt et s’est retrouvé pris à la gorge par les traites. Retournant sa colère contre sa banque, il décide un matin de février 1977 de débouler à son siège social et de prendre en otage son président. Celui-ci (Al Pacino) est en vacances en Floride ; mais son fils Richard (Dacre Montgomery) le supplée. Kiritsis réclame des excuses publiques, l’effacement de sa dette et l’indemnisation de son préjudice.

Gus Van Sant est incontestablement l’un des plus grands réalisateurs américains contemporains. Le réalisateur de "Drugstore Cowboy", de "My Own private Idaho", de "Will Hunting", d’"Elephant" (palme d’or à Cannes en 2003) est de ceux qui, sur son nom seul, attire une foule de cinéphiles fidèles dont je fais partie, même si ces deux derniers films ont fait un bide : "Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot" en 2018 et "Nos souvenirs" en 2015. À soixante-treize ans, il fait figure de jeunot à côté de ses aînés qui continuent bon pied bon œil à tourner comme si l’irréparable outrage des ans n’avaient sur eux pas de prise : Clint Eastwood (95 ans), Roman Polanski (90 ans), Woody Allen (87 ans), Ken Loach (87 ans), Ridley Scott (85 ans), Denys Arcand (82 ans), Barbet Schroeder (82 ans), Wim Wenders (78 ans)…

Force est de lui reconnaître une incroyable maîtrise. Gus Van Sant sait diablement bien raconter une histoire et en administre ici magistralement la preuve avec cette "Corde au Cou" (le titre original est encore plus claquant mais est difficile à traduire) d’une heure quarante cinq minutes pendant lesquelles on ne regarde pas une seule fois sa montre.

Pour autant, le suspense n’est jamais si intense qu’on s’accroche à son fauteuil. Tout avance (trop ?) gentiment dans ce film dont tous les roulements à billes sont parfaitement huilés. On pense à Sidney Lumet – et notamment à "Un après-midi de chien" – ou à certains Clint Eastwood tels que "Le Cas Richard Jewell".

Ce que je reproche à "La Corde sur le cou" est le manque de densité de chacun de ses caractères : le preneur d’otages dont l’histoire familiale et la psychologie ne sont guère évoquées, le banquier kidnappé qui aurait pu légitimement solder ses comptes avec son père, la jeune journaliste qui profite du direct pour monter en grade ou l’agent du FBI qui déboule au milieu de la prise d’otages et qu’on ne revoit plus guère après. Sur un sujet proche, la prise d’otages des athlètes israéliens à Munich en 1972 filmée en directe par la télévision, était autrement plus stimulant 5 septembre que je place tout en haut de mon Top 10 de l’année passée.

Nous avons eu un vif débat hier soir à la sortie de la salle avec mes amis cinéphiles du dimanche soir qui, non sans motif, se montraient plus laudatifs que moi et me disaient que La Corde au cou méritait cinq étoiles. Ils me reprochaient d’être trop chiche dans mes notes. Je reconnais volontiers que je mets rarement la note maximale. La raison en est la suivante : mérite selon moi cinq étoiles le film qui marquera l’histoire du cinéma. La Corde au cou est-il un très bon film ? Oui. Marquera-t-il l’histoire du cinéma ? Non.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
Le plus fou dans ce film, c'est que ce soit une histoire vraie (le post-générique en est la preuve) et qu'elle ait mis autant de temps à être portée à l'écran.
La mise en scène de Gus Van Sant est remarquable tout comme Bill Skarsgärd, entre folie et naïveté confondante.
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