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Hedi Tabka
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4,0
Publiée le 5 mai 2026
L’histoire est totalement folle et encore plus en sachant que c’est une histoire vraie. La tension est maintenu tout au long du film et l’acteur principal Bill Skarsgård joue le psychopathe à meilleur. On est en immersion dans cette prise d’otage et on veut savoir le dénouement.
La Corde au cou de Gus Van Sant, déjà récompensé par la Palme d’or pour Elephant, s’inspire d’une histoire vraie marquante : une prise d’otage à Indianapolis menée par un homme surendetté, acculé après avoir sombré sous le poids des crédits.
Le film navigue constamment entre le reportage et la fiction, avec une mise en scène quasi documentaire qui renforce le réalisme de la situation. La tension est bien présente, palpable, et l’on ressent pleinement l’étau qui se resserre autour des protagonistes.
Mais là où le film peine, c’est dans son rythme. Le déroulement des faits semble étiré pour atteindre une durée d’1h40, ce qui entraîne plusieurs longueurs. On finit par décrocher par moments, malgré un sujet fort et une réalisation soignée.
Dommage, car tous les ingrédients étaient réunis pour un grand film. Il reste une œuvre intéressante, mais qui manque de densité pour totalement convaincre.
beaucoup de mal à trouver un intérêt à ce personnage benêt, que l'action violente ne rend pas plus attachant. Il ne se passe finalement pas grand chose, et n'ayant pas réussi à éveiller chez moi de l empathie, je me suis plutôt désintéressé du sort de ces personnages.
Un propos d'une portée aussi épaisse que le fil de fer du titre original. C'est tellement dilué, rachitique et répétitif que y en a limite plus dans la bande-annonce.
Un film politique d’une grande puissance, servi par des acteurs admirables et une mise en scène brillante, qui nous replonge dans le cinéma des années 70. À voir sans faute !
Gus Van Sant m'avait habitué à nous raconter des histoires plus réjouissantes. Dans ce film tiré d'une histoire vraie, qui a fait beaucoup de bruits dans les années 70, aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de cas ou de faits divers similaires, à notre époque. Dans la famille Skarsgard, je demande le fils... Après Stellan (le père) qui s'offre sa première citation à l'Oscar grâce à l'excellent "Valeure Sentimentale", Alexander (le frère ainé) qui brille en Macho Dominant dans "Pillion" Bill, se fait donc un prénom. Sa prestation est saisissante, tellement il est habité par son personnage (Tony Kiritis), sorte de "Justicier Vénère" qui réclame réparation pour avoir vu sa vie détruite à cause d'une erreur. Un film captivant parce que l'on se dit que cette histoire à diviser les USA, un peu comme l'affaire Dreyfus à diviser les français à la fin du XIX° Siècle et début du XX° en France. C'est sympa de voir Colman Domingo, qui décidément est absolument partout au Cinéma.
Après sept ans d’absence, Gus Van Sant revient avec un film inspiré d’un fait divers aussi absurde que fascinant : en 1977, Tony Kiritsis prend en otage un homme en le reliant à lui par un dispositif mortel. Un point de départ qui aurait pu donner un thriller psychologique sous haute tension. Mais le cinéaste choisit une autre voie, et un ton plus déroutant, entre satire, comédie noire et chronique sociale.
D’emblée, le film installe une ambiance seventies très réussie. Grain de l’image, musique, montage sonore : une vraie attention aux détails est portée pour recréer cette époque. Mais derrière cette reconstitution, c’est surtout une Amérique fracturée qui est dépeinte, où un homme réclame davantage de la reconnaissance que de l'argent. Un homme meurtri qui cherche à être entendu, pour retrouver une forme de dignité.
Bill Skarsgård incarne avec beaucoup de justesse ce personnage instable, à la fois inquiétant et pathétique. Le film entretient volontairement l’ambiguïté : folie ou lucidité extrême ?
Plutôt que de chercher la tension pure, le réalisateur injecte une forme d’absurde dans les interactions, avec la police et les médias. Le traitement des médias est d’ailleurs l’un des aspects les plus intéressants : fascinés par le spectacle, ils transforment le drame en feuilleton, au détriment de la souffrance réelle du personnage. Le montage sonore, qui mêle musique pop et commentaires journalistiques, est particulièrement réussi.
Mais le film a ses limites. À force de privilégier l’atmosphère, Van Sant ouvre de nombreuses pistes, sans toujours les approfondir, comme la relation entre otage et ravisseur, par exemple. Le film finit par donner une impression d’inachevé, comme s’il hésitait entre plusieurs directions sans jamais en choisir une pleinement.
La dernière partie, notamment, paraît un peu expédié au regard de la tension accumulée. Et si le film reste prenant, il ne parvient pas toujours à maintenir une véritable intensité dramatique sur la durée, laissant parfois s'installer une certaine forme d'ennui.
Un retour sincère pour Gus Van Sant, parfois inégal, mais porté par une vraie singularité.
Quand la réalité dépasse la fiction ! Je ne connaissais pas ce fait divers . On ne peut que comprendre le passage à l'acte de cet homme qui s' est fait spolier. Les acteurs sont supers !!
Retour sur un fait divers incroyable survenu en 1977, aux États-Unis, où certain Tony Kristis (Bill Skarsgård) prend en otage le fils d’un patron d’une société de courtiers, qu’il accuse d’être à l’origine de tous ses ennuis.
La scène est filmée presque en direct par une télévision locale, puis relayée par toutes les chaînes du pays. Durant trois jours, la population se passionne pour cette prise d’otages d’un genre nouveau et finit par éprouver une certaine empathie, non pas pour la victime, mais pour le preneur d’otages.
Ça fait plaisir de retrouver ce bon vieux Gus Van Sant dans un film qui oscille entre thriller et comédie dramatique. L’humour noir, le burlesque involontaire et les dialogues nerveux rappellent par moments le cinéma de Quentin Tarantino, mais dans une version beaucoup plus minimaliste et moins démonstrative, évoquant aussi un certain cinéma politique des années 1970. On pensera évidemment à Un après-midi de chien, avec Al Pacino, qui figure d’ailleurs au casting de ce film.
Tout cela pour dire que La corde au cou marque le retour en grâce du réalisateur d’Elephant avec un film en forme de portrait, celui d’un homme à la dérive, victime d’une société de consommation alors en plein essor et qui commence seulement à faire des ravages
En parallèle de l'histoire elle même, le plus de ce film sont les décors et l'ambiance des années 70, tout y est remarquablement retranscrit. La tension du film bien posée aux fils des minutes, avec ce petit plus d'images d'archives en finition .....
A partir d’un sujet souvent traité, la prise d’otage d’un puissant par un désespéré, Gus Van Sant nous replonge dans l’ambiance des Etats-Unis des années 70, ici à Idianapolis, à partir de l’histoire vécue de Tony Kiritsis, et nous donne un pur plaisir de spectateur. La tension des deux-trois jours de la prise d’otage est montrée de façon réaliste avec son lot de policiers, de journalistes, tout comme la relation entre le preneur d’otage et sa victime mais elle est teintée d’humour et de grande finesse. La mise en scène est d’une virtuosité, d’une fluidité remarquable, comme toujours chez GVS. En faisant intervenir l’animateur vedette de la radio locale, Fred Temple, le formidable Colman Domingo, dont Tony était un fan, la bande-son du film, et sa musique soul funk des années 70, devient magique. Bill Skarsgard et Dacre Montgomery sont excellents comme toute la distribution. Un film passionnant et élégant.
C’est un film bien fait ; le scénario est une merveille. On se prend de pitié pour le preneur d’otages. Gus Van Sant nous emmène là où il veut. Bravo. Mais nous sommes des spectateurs qui subissons tout et ne participons à pas grand chose.
Dernier film de Gus Van Sant, " La corde au cou " déroule l'histoire vraie de Tony Kiritsis dans les années 70, qui enlève le fils d'un prêteur sur gages qu'il rend responsable de sa ruine financière. Bill Skarsgard est comme toujours parfait dans le rôle de cet homme paumé mais tellement touchant pour qui l'on finit par éprouver une vraie empathie, car le spectateur, comme les milliers de témoins en direct de cette scène de kidnapping en direct relayée par la radio locale, pourront se faire un avis sur les motivations de ce pauvre bougre. Au delà de cette anecdote, c'est l'éternel combat des pauvres contre un système radical où les puissants sont toujours les gagnants. Une satire grinçante et jouissive parfaitement filmée et mise en scène.