La Corde au cou
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138 critiques spectateurs

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PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2026
Long comme une prise d'otage, visiblement le réalisateur a voulu reproduire des images de tv authentiques, pourquoi ? Il aurait été peut être plus subtile de filmer le point de vue du public de l'époque qui a réagit à cette prise d'otage. Par contre on adore le personnage de l'animateur radio et sa bande son.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
De Gus Van Sant (2026).
Titre original Dead Man's Wire .
Tiré d'une histoire vraie . Pas toujours le gage d'un bon film ? Mais cette corde au cou s'avère à la fois passionnant, bien réalisé avec un souci du détail dans le déroulé des faits qui se sont déroulés en 1977 . Le protagoniste plus jeune que dans la réalité est particulièrement touchant et attachant . Un film entre le thriller et le film document qui fait penser à un autre film de genre traitant de prise d'otage ''Un après midi de chien'' film de Sideney Lumet. ,
Avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo .
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2026
Dès le début du film, on se demande si tout cela n'est pas une blague tellement ça paraît absurde. La prise d'otage, la conduite des négociations, l'intervention des médias,... Et pourtant, ces événements ont bien eu lieu en 1977 dans l'Indiana. La réalisation est propre et on se laisse porter par les évènements en ayant comme seule interrogation: comment cela va bien se terminer? Et on est pas déçu
Marine31570
Marine31570

8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2026
Sans doute une bonne reconstitution des faits ; un bon jeu d'acteurs. Mais ça ne suffit pas à rendre le film captivant.
A chaud, sans intérêt. Avec du recul, on s'interroge sur le système...
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2026
Al pacino est méconnaissable en miliardaire sirotant des cocktails sur une plage de Floride pendant que son fils est pris en otage par un emprunteur floué...si le film n'a pas l intensité dramatique de celui de lumet, Gus van Sant réussi une approche très personnelle , la reconstitution de l époque particulièrement réussie et les deux acteurs sont excellents, tant le preneur d'otages que l'otage lui même, au cou relié à un fusil muni d'u. dispositif.
l alternance de ralentis, de prises de vues en noir et blanc et d'une caméra très mobile donne à ce récit une grande originalité.
Victorlio
Victorlio

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2026
Un film percutant, tiré d’une histoire vraie. La mise en scène est efficace, avec une esthétique rétro très marquée. Je n’ai pas trouvé d’informations précises à ce sujet, mais on a vraiment l’impression que le film a été tourné en pellicule, tant il évoque visuellement les productions des années 70, période durant laquelle se déroule le récit (1977).

La réalisation prend son temps, avec une utilisation marquée du téléobjectif, mais aussi des plans caméra à l’épaule qui renforcent cette sensation d’immersion, comme si l’on assistait à une prise d’otage filmée sur le vif. Cette impression est accentuée par l’intégration d’images issues des médias, qui introduisent par moments un changement de point de vue diégétique : on devient spectateur d’images captées par la presse locale, ce qui ajoute une dimension presque documentaire.

Sur le fond, le film traite avant tout de la dignité. C’est ce que réclame Tony : être reconnu, être respecté. Il exige des excuses publiques du chef d’entreprise qu’il tient pour responsable de son endettement, ainsi qu’une compensation financière. Derrière cette demande, il y a surtout le portrait d’un homme issu d’un milieu populaire, écrasé par un système qui le dépasse.

La métaphore centrale est assez parlante : Tony prend en otage le fils du chef d’entreprise, les reliant tous deux par une corde et un fusil à pompe. Une image forte, qui symbolise à la fois leur opposition sociale et le lien forcé qui les unit. Cette “corde au cou” renvoie directement à celle de Tony, prisonnier de ses dettes.

Le film propose ainsi une critique des dérives du capitalisme, notamment à travers certains procédés de mise en scène. On peut penser à ces coupures brutales vers des images publicitaires ou médiatiques, avec par exemple l’apparition d’un énorme burger évoquant clairement l’imaginaire de McDo. Les médias sont également montrés comme prêts à tout pour capter l’attention, quitte à oublier les enjeux humains et éthiques d’une prise d’otage.

L’ensemble est porté par des dialogues souvent sarcastiques, teintés de satire, ce qui fonctionne plutôt bien. Mais c’est aussi là que le film laisse une impression d’inachevé. Cette dimension critique et satirique aurait gagné à être plus assumée. Elle reste en retrait, sans jamais devenir pleinement centrale.

De la même manière, la mise en scène, bien que réussie, manque parfois de tension. On sent qu’il y avait un potentiel pour nous maintenir davantage en haleine. Le dernier quart du film, qui devrait être le point culminant, paraît trop expédié. Le dénouement manque d’ampleur, et la tension dramatique ne monte jamais suffisamment pour vraiment marquer.

C’est d’autant plus frustrant que le sujet est fort. Même en s’appuyant sur une histoire vraie, il aurait été possible de resserrer certains passages pour construire une progression dramatique plus intense et plus maîtrisée.

Au final, un film intéressant, porté par de bonnes idées et une vraie intention, mais qui manque d’aboutissement pour réellement marquer sur la durée. À voir à l’occasion.
lutin57
lutin57

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2026
C'est l’adaptation d'un fait divers, la prise d'otage du fils d'un patron d'une société d’emprunt par un homme endetté . Ce dernier exige une compensation et des excuses....Si l'on peut qualifier le film de thriller et s'il y a bien le face à face entre l'otage et son ravisseur, il manque de tension dramatique..Il reste la reconstitution fidèle des années 1970, avec une bande son très motown et une critiqué feutrée du capitalisme naissant.. C'est également le début de la couverture "en direct" par les médias de époque d'un fait divers.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2026
Pour son retour au cinéma après 8 ans d'absence, le réalisateur américain Gus Van Sant avait un sujet en or à sa disposition. En effet, cette adaptation d'une histoire vraie qui a beaucoup marqué les Etats-Unis à la fin des années 70, pouvait lui permettre la réalisation d'un thriller plein de suspens tout en vilipendant le goût du spectacle, souvent nauséabond, de certains médias et le rôle pernicieux des organismes de prêt. Le résultat est malheureusement très éloigné de ce qu'on pouvait espérer : il n'y a rien de vraiment palpitant, on retient davantage le bénéfice pour sa carrière retiré par la journaliste Linda Page de sa couverture des évènements qu'une véritable dénonciation des méthodes utilisées par la télévision pour s'incruster dans un évènement et la critique des organismes de crédit s'avère manquer de souffle.
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 344 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2026
Le tête à tête entre le preneur d'ôtage  ( Tony Kiritsis) et l'otage ( Dick Hall) est la pièce maîtresse de ce film. C'est la confrontation, durant 48H, entre les délires d'un psychopathe et d'un otage – qui se demande – comment il va s'en sortir vivant. C'est le moment fort de ce film. C'est tout.
Le problème, c'est que Gus Van Sant ne développe pas son sujet et passe sur le jugement de Tony Kiritsis, en moins de 10 minutes.
Aucune explication, aucune tirade des avocats devant la sentence très surprenante !
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Bonne nouvelle que ce retour de Gus Van Sant qui n'a pas de mal à hisser La corde au cou au-dessus du panier de la production américaine récente, eu égard à la pauvreté globale de celle-ci, actuellement, obsédée par les blockbusters et avec un cinéma indépendant qui a perdu de son originalité, à quelques exceptions près. Le fait divers qui sert de support à son film date de 1977, mais son acuité sur le plan politique, montrant la face obscure du rêve américain, renvoie assez clairement aux États-Unis d'aujourd'hui. Il pourrait s'agir d'un thriller, mais c'est plutôt à une comédie noire que l'on est confronté, dans un équilibre assez bien maîtrisé entre la tension du duo au premier plan et l'environnement sidéré autour d'eux, à commencer par le traitement médiatique de l'affaire. Le cinéaste ne commet pas l'erreur de nous soumettre au syndrome de Stockholm et, bien aidé par le jeu de l'excellent Bill Skarsgård, ne manque pas de subtilité ni de malice dans le portrait complexe de son anti-héros, victime et psychopathe à la fois. Effet collatéral de la projection, ces 63 heures de chien rappellent, du point de vue formel, mais aussi par son aspect social prononcé, ce qu'était le grand cinéma américain de cette époque où Un après-midi de chien et beaucoup d'autres montraient une certaine idée de l'excellence et de la pertinence artistiques.
jean mich
jean mich

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2026
Très amateur des films tirés d'histoires vraies , le réalisateur nous plonge dans cette Amérique des années 70 mêlant politique, misère et journalisme ! Excellent !
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2026
Bon film avec une esthétique plaisante que ce soit au niveau des couleurs ou du montage assez dynamique. Dès le début on est pris dans l'histoire, d'autant plus qu'elle est très rythmée. Les acteurs sont bons, surtout celui jouant Tony Kiritsis.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Dans La Corde au cou, Gus Van Sant nous plonge dans un fait divers des années 70, aussi surprenant que méconnu : celui d’un petit promoteur qui prend en otage le fils du PDG de la société de prêts responsable de sa faillite. À partir de ce point de départ, le cinéaste livre une œuvre engagée, explorant les failles d’un système dont les dérives résonnent encore aujourd’hui.

Dès son ouverture, le film frappe fort en nous immergeant dans une prise d’otage tendue et frontale. La mise en scène, à la limite du documentaire, capte l’événement avec une froideur presque clinique. Le grain de l’image, les variations de format et les inserts photographiques donnent le sentiment d’assister non pas à une fiction, mais à une reconstitution vivante, comme si le récit était composé d’archives recomposées.

Au cœur de ce dispositif, Bill Skarsgård impressionne par une interprétation habitée. Il incarne un homme brisé, au bord de la folie, dont la rage, profondément ancrée dans une réalité sociale, devient compréhensible. C’est toute la force du film : créer un véritable attachement tout en maintenant un malaise constant face à ses actes.

Refusant toute glorification ou condamnation, Gus Van Sant adopte une distance qui renforce la portée du propos. Son personnage n’est ni un héros ni un monstre, mais un individu lambda broyé par un système économique, médiatique et social qui le dépasse. Le titre lui-même, La Corde au cou, agit comme une métaphore : celle qui relie l’otage à l’arme, et celle, invisible, des dettes et des pressions qui enserrent peu à peu le ravisseur, jusqu’à l’entraîner dans une spirale irréversible.

Le film trouve également une résonance contemporaine dans sa critique des médias, montrant comment un drame peut devenir spectacle, comment la quête d’audience peut primer sur l’éthique, et comment, en tant que spectateurs, nous participons nous aussi à cette mise en scène du réel.

Mais cette ambition se heurte à ses propres limites. Après un début sous haute tension, le film se replie progressivement dans un huis clos entre le ravisseur et son otage, qui, à force de répétition, finit par nuire à la tension dramatique. Certaines pistes — notamment la relation avec le présentateur radio ou le traitement du procès — auraient gagné à être davantage développées, mais restent finalement survolées, voire expédiées.

Si le film captive par son histoire improbable et la richesse de ses thématiques, il laisse aussi un sentiment de frustration, comme si certaines portes n’avaient été qu’entrebâillées.

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69Ciel
69Ciel

37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Waouh, la voix du présentateur radio qui ouvre le film... on en a des frissons.. Très belle BO, magnifique réalisation, photographie somptueuse - on est vraiment dans les années 70 - inspiré d'une histoire vraie mettant en scène un personnage "à bout", le talent de Gus Van Sant servi par interprétation impeccable. Mais j'ai ressenti parfois un peu d'ennui. Je le conseille néanmoins.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
Ai vu « La corde au cou » le dernier film du réalisateur américain Gus van Sant, présenté à la Mostra de Venise en 2025. Dès la première seconde du premier plan nous sommes plongés dans un thriller des années 70 avec énergie et brio. « Dead man’s wire » (en anglais) mêle le film de kidnapping, le film d’action, le film sur le journalisme et le film politique. Gus van Sant retrouve enfin son talent de metteur en scène et ici d’une main de maitre, manie la caméra, le cadrage, le montage au service d’un scénario inspiré d’un fait divers d’une grande efficacité. A Indianapolis, en février 1977, Tony Kiritsis (Bill Skarsgard) enlève le fils du courtier (Dacre Montgomery) responsable de sa ruine. La prise d’otage dure 3 jours en direct devant les micros et les caméras des médias locaux puis nationaux. Tony est-il une victime du capitalisme, un fou furieux où un criminel ? Gus van Sant a le sens du timing et c’est une des grandes qualités de ce long métrage de nous tenir en haleine de bout en bout, sans jamais s’éparpiller. L’autre qualité est que le réalisateur ne prend jamais partie, qu’il est le plus factuel possible, évite tout manichéïsme et laisse donc au spectateur le temps et le choix de se positionner. La mise en scène mène de front le huis-clos entre Tony et son otage et la montée en puissance de l’étalage médiatique avec toute son indécence, d’autant plus quand la « star » du jour a conscience de sa minute de gloire. Van Sant dénonce avec art le rêve américain en montrant les coulisses d’une société qui est faite pour que les puissants s’enrichissent. Une vraie tension, des dialogues impertinents, une musique seventies réjouissante qui colle parfaitement à la très belle photographie d’Arnaud Potier, le plaisir de revoir Al Pacino dans un rôle lunaire et secondaire, le film résonne parfaitement à notre époque où la violence économique, et où mettre la corde au cou des plus fragiles, est devenue un art.
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