La Corde au cou
Note moyenne
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144 critiques spectateurs

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Ufuk K

622 abonnés 1 746 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2026
"La corde au cou" bien noté par la critique, est un thriller criminel très décevant dans l'ensemble. Le réalisateur Gus Van Sant s'inspire de l'affaire Tony Kiritsis des années 70, un enlèvement qui a marqué 'opinion publique américaine dans les années 1970. Pourtant, le film m'a laissé sur ma faim ; il manque de dynamisme, et le traitement des événements m'a paru fort superficiel. Seules l'atmosphère rétro et l'incarnation de Bill Skarsgård ont retenu mon attention, mais l'ensemble reste quasiment sans intérêt selon moi.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Fût un temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtrent) où le moindre film de Gus Van Sant était attendue comme le messie.
Les temps ont changé mais le réalisateur n’a pas perdu de sa verve même si il est sans doute moins essentiel.
Il signe ici une charge virulente contre l’un des nouveaux piliers de l’Amérique, le capitalisme et le profit de quelques uns (magnifiquement interprété par Al Pacino) au détriment de tous les autres. Les médias et leur goût du sang ne sont pas en reste.
Et Bill Skarsgard est parfaitement inquiétant dans son rôle d’anti-héros à bout, de temps en temps on recroise le clown de Çà.
Welcome Back Gus!
Paulin
Paulin

4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 avril 2026
Non je n’ai pas du tout aimé : mauvais jeu de l’acteur principal, scénario presque vide, Al Pacino trop vieillissant
norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Le grand retour de Gus Van Sant. Un film d'otage efficace et superbement monté, où l'on retrouve l'intérêt du cinéaste à capter les névroses de la société américaine. Un régal.
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Partant d'un fait divers survenu dans els années 70, Gus van Sant assume l'esthétique de l'époque pour son film vraiment très vintage et c'est tant mieux, cela apporte de la crédibilité au récit. Mise en scène survoltée, caméra en perpétuel mouvement, le style van Sant est toujours là et bien là. Sur le fond, la critique anticapitaliste est un peu trop attendue mais pas inintéressante. Et pour finir, l'interprétation est solide et convaincante.
islander29

1 039 abonnés 2 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Un petit bijou, prendre le titre au premier degré et rester pour le générique de fin (les vraies images du drame)….Je ne veux pas spoiler ( dévoiler) mais sachez que le scénario est intéressant, remarquablement interprété et que la fin surprend tout le monde. Un très bon cru de Gus Van Sant, donc ( belle photographie, belle bande musicale, montage élégant) et un film qui vous fait vivre un drame vécu en Amérique( pays du puissant dollar) en février ?1977 ( j’avais 19 ans, de beaux souvenirs) dans une Amérique encore très libre et puissante ( regardez ces magnifiques bagnoles sous le soleil d’Indianapolis) ; Je crois que le film réussi à captiver le spectateur et à l’éveiller sur une problématique économique très réelle…..Les gros capitalistes mangent les petits…..Je n’en dis pas plus….UN film à voir sans hésiter…..
zwaryszczuk felix
zwaryszczuk felix

10 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
C'est un film très intéressant et très soigné.
Bien sûr ce n'est pas du grand spectacle à l'américaine et le thème ne s'y prête pas.
C'est intéressant et le réalisateur a construit le film de façon à maintenir un suspense du début jusqu'à la fin
J'ai aimé
Romain P
Romain P

32 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Quel plaisir de retrouver Gus Van Sant dans ce thriller tendu, parfois drôle et terriblement d'actualité !
Direct-actu.fr

395 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2026
Inspiré d’un fait réel survenu en 1977, La Corde au cou s’inscrit dans une démarche fidèle au cinéma de Gus Van Sant, où l’intime rejoint le politique. Le film suit Tony Kiritsis (Bill Skarsgård), un homme ordinaire progressivement broyé par un système économique qu’il ne maîtrise plus. Ruiné à la suite d’un emprunt, il bascule dans l’irréparable en enlevant Richard Hall (Dacre Montgomery), le fils du courtier qu’il tient pour responsable de sa chute.

Ce point de départ pourrait laisser croire à un simple thriller, mais le cinéaste s’en détourne rapidement. La prise d’otage, qui dure 63 heures sous l’œil constant des médias, devient un révélateur. La société observe, commente, et transforme ce drame en spectacle. . Hall (Al Pacino), père de la victime, incarne quant à lui une autre forme d’impuissance, celle d’un homme confronté à une situation qui lui échappe totalement.

Gus Van Sant ne cherche jamais à trancher. Il construit au contraire une zone grise, où les notions de bien et de mal perdent leur clarté. Tony Kiritsis n’est ni un monstre, ni une victime absolue. Il est le produit d’un enchaînement de décisions, d’injustices perçues, et d’une colère qui finit par exploser. Cette ambiguïté constitue le cœur du film. Le spectateur comprend ses motivations sans jamais pouvoir les cautionner pleinement.

Le réalisateur installe ainsi une tension particulière. Elle ne repose pas uniquement sur le danger immédiat, mais sur le malaise moral qui en découle. Chaque regard extérieur, chaque réaction médiatique, tend à simplifier la situation, à imposer une lecture binaire. Pourtant, le film résiste à cette tentation. Il montre comment une réalité complexe est souvent réduite à des jugements rapides, là où les responsabilités sont en réalité diffuses.

Dans cette approche, la performance de Bill Skarsgård s’impose comme centrale. L’acteur incarne un Tony Kiritsis plus jeune que dans la réalité, un choix assumé pour éviter le cliché de l’homme brisé en fin de parcours. Ce rajeunissement apporte une forme de vulnérabilité supplémentaire, qui renforce l’empathie sans effacer la violence de ses actes. Face à lui, Dacre Montgomery construit un contrepoint crédible, tandis qu’Al Pacino apporte une présence discrète mais structurante.

La mise en scène, volontairement sobre, accentue ce sentiment de réalité brute. Gus Van Sant filme sans emphase, presque avec froideur, laissant les situations parler d’elles-mêmes. Ce choix renforce le malaise, car rien n’est surligné. Le spectateur est laissé seul face à ses propres contradictions.

Le projet trouve son origine dans la rencontre entre Gus Van Sant et le producteur Cassian Elwes, qui lui présente cette histoire vraie. Touché par cette figure d’homme en rupture avec le système, le réalisateur décide d’en faire un film ancré dans une réalité sociale forte. Le tournage, réalisé en seulement 19 jours à Louisville, participe à cette sensation d’urgence et d’authenticité.

Au final, La Corde au cou dépasse le simple cadre du fait divers. Le film devient une réflexion sur la justice, la responsabilité, et la manière dont une société peut produire ses propres drames. Gus Van Sant ne donne pas de réponse. Il impose une question, simple en apparence, mais profondément dérangeante, qui est réellement coupable lorsque tout semble déjà joué d’avance ?
Shawn777

820 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2026
Moi qui pensais que Gus Van Sant n'avait rien réalisé depuis les années 2000, je me trompais lourdement puisque le bonhomme n'a en réalité pas chômé mais qu'avec des films qui sont un peu passés sous les radars. Et même si ce film ne bénéficie pas d'une énorme com, on est quand même sur une sortie un peu plus attendue. Déjà pour le casting et puis car le sujet est passionnant !
Il retrace le véritable kidnapping du courtier Richard O. Hall, orchestré par Tony Kiritsis, un "client" dont les dettes n'ont cessées de grimper. Mais ce dernier accuse la société de Hall et notamment le père de ce dernier de l'avoir entubé.
On repère tout de suite les thèmes chers au réalisateur ; notamment le combat d'un marginal qui use de la violence pour se faire entendre. Également une opposition victime/oppresseur assez ambigu puisque si Kiritsis a été jugé mentalement irresponsable et que ses accusations ne tenaient pas trop la route, le film ne prend pas de parti en particulier. Kiritsis est même presque présenté comme un anti-héros national, symbolisant le prolétaire américain moyen dont le rêve américain s'écroule sous les dettes tandis que Hall et notamment le père est présenté comme un monstre capitaliste qui, s'il n'a pas arnaqué son client, se moque tout de même de lui.
Et c'est peut-être ce manque de parti pris qui rend finalement le film assez ennuyant. Puisqu'on a alors davantage l'impression qu'il se contente juste d'adapter l'histoire vraie, ne se mouillant pas trop politiquement parlant, ce qui est d'ailleurs étrange de la part d'un réalisateur qui s'est fait connaitre pour son regard aussi froid qu’aiguisé sur la société et ses marginaux.
De plus, il se perd un peu dans des personnages secondaires, comme les journalistes par exemple, dont on sent une volonté de raconter quelque-chose (une femme Noire qui prend le lead pour couvrir un évènement aussi gros par exemple) mais qui n'est en réalité que survolé et ne raconte au final pas grand-chose.
Et c'est un peu ça le plus gros problème du film ; oui la réalisation est impeccable (ce grain et cette manière de jouer avec le cadre, les formats, les différentes caméras apportent un vrai plus, du rythme et une certaine authenticité) et les acteurs sont très bons mais le film ne raconte au final pas grand-chose, si ce n'est simplement rapporter des faits.
Fiers R.
Fiers R.

208 abonnés 908 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2026
Vu à Montréal.

Cela faisait huit ans qu’on n’avait pas vu Gus Van Sant aux manettes d’un film de cinéma. Son dernier opus « Don’t worry, he won’t get far on foot » n’avait pas laisse grande impression et son avant-dernier, « Nos Souvenirs » encore moins. Il faut remonter à Promised Land » en 2013 ou à « Harvey Milk » en 2008 pour dénicher un opus convaincant ou mémorable de cet auteur marquant et réputé. Il n’a pas chômé entre temps puisqu’il a produit quelques productions et surtout réalisé des épisodes de série comme « Feud ». Pour son grand retour, il passe par la petite porte puisque « La Corde au cou » n’a guère eu beaucoup de publicité outre-Atlantique et qu’il semble tenter un changement de registre sans totalement convaincre. Avec l’adaptation de ce fait divers ayant défrayé la chronique dans les années 70, il surprend mais on le préfère sur ses terrains de prédilection habituels.

L’histoire vraie de cet homme qui prend en otage le fils du patron d’une compagnie de prêts qu’il l’aurait abusé n’est pas le genre d’histoire avec laquelle on attendait le réalisateur de la Palme d’or « Elephant ». On voit bien ce qui a pu l’intéresser ici outre le côté suspense de la prise d’otages iconoclaste perpétrée ici. D’abord il y a ce côté David contre Goliath qui existait donc déjà dans les seventies où de petites gens se retrouvaient honni par des grandes sociétés sans scrupule au nom du profit et de l’argent. Puis, en filigrane, on retrouve les prémisses de la télé-spectacle qui va exploser dans les années 90 avec ladite prise d’otages retransmise en direct. Sauf que « La Corde au cou » joue sur trop de tableaux et s’éparpille entre les différents seconds rôles censés représentés ces différents thèmes (la journaliste, l’animateur de radio, le légal, les différentes forces de police, ...). Van Sant veut trop en dire avec cette histoire et reste en surface.

Cependant, « La Corde au cou » se suit bien. Et s’il y a un gros manque de tension à force de passer d’un personnage à un autre et qu’il y aurait pu avoir plus d’humour (noir), on passe un moment relativement agréable devant ce film bien mis en scène. En effet, Van Sant singe la patine et certains effets de l’époque avec maestria. La reconstitution d’époque est de bon goût et on admire l’atmosphère. Et, encore une fois, la prestation du décidément versatile et toujours impeccable Bill Skarsgaard est impeccable. Cet acteur est vraiment capable de tout jouer et de passer d’un rôle à l’autre avec une prestance d’équilibriste. On apprécie également les trois scènes avec Al Pacino, cinglant et détestable. Bref, pas le grand retour attendu pour Van Sant, mais un film sympathique et d’échauffement en attendant de le retrouver plus aguerri.

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Planouzz
Planouzz

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
Gus Van Sant nous raconte une histoire de prise d'otage d'un banquier complètement folle. Folle comme son auteur (Tony Kiritsis) et son procédé, folle par son déroulement, folle par son dénouement. Si cette histoire n'était pas vraie, on aurait peine à y croire. Quoi que... Mention spéciale pour la bande son très "blaxploitation".
Cinememories

600 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
"8 février 1977. Une prise d’otage de 63 heures avec un dispositif de l’homme mort : tel est le décor qu’investit Gus Van Sant pour son retour au cinéma après sept ans d’absence. Présenté en ouverture à Reims Polar 2026, La Corde au cou ravive l’atmosphère des seventies pour mieux cerner la dissonance et l’absurdité d’un pays en déclin."

"plus que récupérer la somme qu’on lui a volée, Tony Kiritsis réclame avant tout des excuses. Une reconnaissance de la part de courtiers qui ne lui ont pas laissé une seule chance d’élever sa condition. Sa quête n’est pas celle d’un anarchiste — c’est celle d’un homme qui veut simplement qu’on lui rende sa dignité. Un sujet largement examiné en 2018 par le documentaire Dead Man’s Line, qui avait notamment attiré Werner Herzog derrière la caméra, avant que Gus Van Sant reprenne le flambeau. Bill Skarsgård maîtrise suffisamment le langage de la maladresse et du personnage tourmenté pour incarner cette figure à la fois dangereuse et pathétique. Mais Van Sant cultive autour de lui une ambiguïté savamment entretenue : est-on face à un homme mentalement instable, ou face à quelqu’un qui a compris que seule la démesure pouvait forcer le système à l’entendre ? Le film ne tranche jamais, et c’est précisément là que réside son trouble le plus durable. On ne sait pas si Kiritsis perd pied ou s’il choisit de lâcher prise et Skarsgård joue sur ce fil avec une justesse réelle."

"Ces conditions de prise d’otage auraient toutefois pu ouvrir la voie à un thriller hautement psychologique. Van Sant ne choisit pas cette direction. Il préfère convoquer la comédie noire — à chaque fois que Kiritsis interagit avec Richard, la police, les médias ou son chroniqueur radio local préféré, quelque chose d’absurde affleure. Van Sant s’en amuse presque, avec ce petit sourire en coin qui cache dans l’épilogue. La mise en scène insiste dessus avec un montage sonore semblable à un programme de radio, reliant la musique pop de l’époque aux spéculations des journalistes, toujours cramponnés à une fascination morbide pour faire exploser l’audimat. La souffrance de Kiritsis reste ainsi en retrait, malmenée par un dispositif que le cinéaste déploie dans sa narration et dénonce dans le même mouvement. C’est sans doute la meilleure idée du film — et la plus Lumetienne dans l’esprit, même si Van Sant refuse la causticité frontale de Network pour lui préférer une ironie plus diffuse. Quant à la partition de Danny Elfman, envoûtante, elle rend le voyage dans le temps encore plus naturel."

"La Corde au cou n’est pas non plus exempt de limites. Van Sant ouvre beaucoup de pistes — la psychologie trouble de Kiritsis, la mécanique cynique des médias, le dialogue impossible entre le geôlier et son détenu — sans toujours leur laisser le temps de respirer. C’est un choix assumé : le montage privilégie l’atmosphère sur la profondeur. Mais il arrive que ce dispositif se retourne contre lui-même. [...] On sent que Van Sant est parfois trop absorbé par son propre mécanisme narratif pour laisser ses personnages exister pleinement dans leurs contradictions. Mais c’est un retour sincère et habité, qui confirme que le cinéaste a encore du flair pour les figures marginales, pour ceux qui choisissent leur propre justice au-delà des règles établies."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Coric Bernard

463 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2026
Ce nouveau film de Gus VAN SANT est Inspiré d’une histoire vraie qui s’est déroulé en 1977 à Indianapolis et qui avait défrayé la chronique à l’époque. La réalisation est soignée et efficace. La tension est palpable durant toute la durée de ce film qui retrace avec réalisme ce fait divers hors normes qui passionna l’Amérique. La psychologie du personnage principal du film, très bien interprété par Bill SKARSGARD, est bien restituée et il devient même attachant dans sa folle démarche. Ce film est vraiment passionnant à visionner.

Bernard CORIC

(Film visionné le 30/03/2026 en projection de presse à l'ARP à PARIS)
Vince
Vince

50 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Avec La Corde au cou, Gus Van Sant redonne vie à une histoire vraie, une tentative de prise d'otage, en s'entourant d'un beau casting (Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo et même Al Pacino), mais passée la demi-heure, le sujet s'étiole et un léger ennui apparaît.
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