La Corde au cou
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Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026

          Cet excellent réalisateur qui nous a si souvent captivés donne ici, à partir d'une histoire vraie, un super thriller (je pense depuis longtemps, et Les rayons et les ombres l'a confirmé, que les meilleurs scénarios sont ceux qui s'inspirent d'une histoire vraie. La réalité dépasse très largement la fiction...)
        Tony Kiritsis (Bill Skarsgard) a contracté un prêt auprès d'une très grosse société, pour acheter un terrain afin d'y implanter un centre commercial; au final, la société aurait attiré les commerçants éventuels vers un autre site et réclame à Tony le remboursement du prêt. Pour obtenir justice, il kidnappe Richard, l'héritier de la société en question (Dacre Montgomery), et invente pour l'avoir à sa merci un terrible système: un fil métallique autour du cou relié à un fusil. S'il tente de s'échapper, s'il bouge, le coup part... On comprend très vite que le kidnappeur est psychologiquement instable (et pas très fufute) donc capable de n'importe quel geste sous le coup de la colère; d'où la force du suspense!

          Compte tenu de ce que représente l'otage, tous les politiques, toute la police sont présents pour négocier une sortie non sanglante de l'affaire. Ils ne sont pas aidés par le propriétaire de la société et père de l'otage occupé à se la couler douce en Floride; Al Pacino (qu'elle est loin, cette Après midi de chien...) fait en quelques dizaines de minutes d'apparition le portrait d'un monstre d'égoïsme. Lui, s'abaisser à faire des excuses à ce minable? Vous n'y pensez pas! 
            La réussite du film tient beaucoup à la qualité des deux acteurs principaux. Skarsgard sait rester mesuré dans ce rôle de paranoïaque qui, malgré tout, est une victime (aucune société responsable n'aurait du faire un prêt à un individu manifestement pas au top de la santé mentale...) Et Montgomery fait ressentir avec beaucoup de sobriété la détresse, la peur de cet otage, qui essaye, malgré tout, de rester digne. Son visage lorsqu'il comprend que son père, ne fera rien pour lui...
         Parmi les très nombreux personnages amenés à tenter de jouer un rôle pour arriver à une sortie de crise heureuse, il y aura Fred Temple (Colman Domingo) responsable d'une émission de télévision très populaire.  Gus Van Sant montre bien, avec son habituelle ironie, la place qu'ont pris les media dans la vie des gens. Pour le pauvre Tony, passer sur les grands media dans une conférence de presse, c'est un avènement, c'est la gloire; le monde entier va le soutenir; il a gagné...

Mélany T
Mélany T

47 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2026
La reconstitution est parfaite et le message est joli mais en ne se concentrant que sur l'événement, on ne s'attache pas aux personnages et donc à ce qu'ils leur arrive, on reste en dehors et on s'ennuie ferme.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Un thriller politisé linéaire mais efficace accompagné d'une bande son qui donne des frissons.
Un Gus Van Sant moins atypique que d'habitude, qui, tout en restant original dans sa réalisation, devient beaucoup plus digeste mais qui laisse un peu les fans sur leur faim.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Tout en tension

Le cinéaste d’Elephant, Harvey Milk, ou Promised Land, n’avait plu rien proposé depuis 2018. Gus Van Sant nous revient donc avec ces 105 minutes de thriller tendu comme un… fil. Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ? Une prise d’otage de 63 heures avec un dispositif dit de « l’homme mort ».Un suspense de chaque instant, une Amérique aux aguets, un drame social incroyable… et pourtant tout cela est vrai. Confondant !
En 1977, les choses étaient très différentes. Les médias, à part le cinéma, se résumaient à la télévision. – Et encore, tout le monde n’avait pas de poste à domicile, loin de là -, mais, dès qu’il s’agit d’un homme qui ose se dresser contre le système, on se sent concerné, émotionnellement. On ne peut, ici, que penser à Un après-midi de chien en tant que thriller de prise d’otage situé dans les années 1970. Ce fait divers nous propose un scénario qui se tend lentement. Jusqu’à rompre... Comme un fil, un câble. Mais ici, ce n’est pas une image. C’est un mécanisme. Quelque chose de concret. De dangereux. Ici, la menace n’est pas abstraite. Le preneur d’otage n’agit pas dans la confusion, ni dans la panique. Mais ave une parfaite logique. Et c’est peut-être ça le plus dérangeant. Un homme pris en otage. Un dispositif prêt à tuer. Et au milieu… une demande presque absurde : être entendu. Très vite, les caméras arrivent et les micros s’ouvrent. Et soudain, ce qui était un acte désespéré devient un spectacle. Ce n’est plus une prise d’otage. C’est une mise en scène involontaire. Un théâtre sans répétition. Où chaque parole devient peut devenir une pression supplémentaire, pire, un déclencheur. Alors on regarde. Comme tout le monde à l’époque. On observe. On juge, non pas un preneur d’otage et sa proie, mais un pays qui regarde la souffrance… comme un programme. Dérangeant et passionnant.
Le duo Bill Skarsgård / Dacre Montgomery fonctionne à merveille, de bout en bout. Mais Colman Domingo et Myha’la Herrold, ne sont pas pour rien dans réussite de ce film. Une foultitude de seconds rôles – on s’y perd un peu parfois -, s’agitent autour de ce fait divers, avec une mention spéciale à la participation d’Al Pacino himself. Visuellement, Van Sant opte pour une image légèrement fanée, presque poussiéreuse : bureaux, rues, parkings composent une banalité très américaine, où le quotidien devient le théâtre discret d’une violence structurelle. À ce réalisme poisseux s’ajoutent les dialogues qui se chevauchent, les conversations qui s’interrompent, les journalistes qui saturent l’espace sonore. Même si le promoteur n’est jamais véritablement érigé en monstre, la violence se loge dans le système, pas dans les individus. Une métaphore d’un monde où la colère, pour être entendue, doit se mettre en scène au risque de se dissoudre dans ce qu’elle dénonce. A voir absolument !
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
La corde au cou fait l'effet d'un petit film bien ficelé. Rapidement on comprend que les enjeux du récit sont assez minimes car l'histoire est très linéaire, mais on reste dans le doute quant au dénouement final. Le film s'apparente à une critique de la société de Trump où les gens modestes réclament des comptes aux escrocs capitalistes qui profitent de leur crédulité.
La patte de Gus van Sant n'est pas très facile à identifier. Mais l'introduction de la musique assez décalée éloigne le film de récits plus convenus.
Néanmoins à la différence de beaucoup d'autres films de Gus van Sant, je doute que celui-ci reste dans les mémoires.
COCORICO
COCORICO

6 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Inspiré d'une histoire vraie plutôt méconnue en France, "la corde au cou" est un thriller mené tambour battant. Mise en scène et montage pétillants, et ce jusqu'au bout du générique qui nous offre quelques images authentiques du fait divers de 1977 qui avait fortement divisé les Américains. Excellente interprétation et chouette bande musicale. Un très bon Gus Van Sant.
Cosmos K
Cosmos K

7 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
Gus Van Sant sait comme personne dépeindre les Amériques fissurées, ces marginaux aux âmes qui débordent de rage, de douleur et de désespoir. Dans La Corde au cou, il reste fidèle à sa came. Ici un homme ordinaire, ruiné par le système, met une corde au cou du rêve américain en prenant un otage mais pas n’importe quel otage. Le film sent bon les seventies, la clope froide … La musique se pose comme une sucrerie inattendue, presque ironique. Le rythme n’est pas fou comme bien souvent avec Gus et pourtant on ne s’ennuie jamais. Van Sant filme avec sa douceur habituelle les silences, les gestes, la violence sourde. Mais c’est là que le film pêche : il manque cruellement d’action et de développement . On aurait voulu creuser davantage comment cet homme en est arrivé là, explorer les rapports des deux protagonistes avec leur famille, et surtout avec leurs pères respectifs. Cette frustration se fait sentir, comme si Van Sant avait préféré rester en surface d’une révolte cathartique pourtant prometteuse. Le choix assumé de rester dans la simplicité et de faire un film sobre et élégant mais qui pour moi fait défaut. Là où le film est bon c’est dans la manière de filmer les choses, les détails, les visages et dans le magnétisme des acteurs. Bill Skarsgård est habité, meurtri, désespéré et malgré tout charismatique dans sa rage incontrôlable. Dacre Montgomery, en prisonnier malgré son statut, arrive à nous attendrir sans jamais tomber dans le cliché. Leur duo porte le film et on vit vraiment ces heures avec eux ( postures, regards, transpiration ….) Le reste du casting est également à la hauteur même si on aurait également pu attendre un peu plus du côté journalistique pour que ce soit plus tendu et captivant on sent qu’ici Gus Van Sant expérimente encore un peu. On en aurait juste voulu plus, plus de tension, plus de scènes prenantes (la scène de la salle de bain, par exemple, montre ce dont il est capable). Résultat : un film attachant, dans la lignée de ce qu’il sait faire de mieux même si on reste un peu sur sa faim. Pour moi, il entre dans mon top bon retour, mais pas tout à fait à la hauteur sur certains aspects. (My own private Idaho, Harvey Milk, Will Hunting et Elephant complète mon top de GVS)
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2026
L'American Way of Life qui vole en éclat avec ce fait divers où le pot de terre veut prendre sa revanche (vengeance ?!) sur le pot de fer. Sur le fond, on est d'abord surpris par cette naïveté de ce Kiritsis qui croit que ses exigences vont être suivies, puis finalement on espère en savoir plus sur son affaire car, au final, ce Tony Kiritsis est-il victime d'un système et héros malgré lui ou est-ce juste un pauvre bougre qui n'assume pas ses propres mauvaises décisions ?! C'est malheureusement sur cette dernière interrogation que le film déçoit, car vous n'en saurez rien, quelques insinuations peut-être mais rien de probants, le réalisateur ne prend aucun risque. Gus Van Sant se rattrape avec sa mise en scène, une reconstitution d'époque solide magnifiée par un grain idéal, le mix avec des images d'archives, la multiplication des plans et des angles de vue, des détails jusque dans les seconds plans et les personnages secondaires qui paraissent pourtant anodins souvent, et en prime une performance énorme de Bill Skarsgard qui ne se cache pas cette fois sous un masque. Un film maîtrisé et magnifiquement réalisé, avec des personnages parfaitement croqués, juste dommage que Gus Van Sant n'est pas approfondi plus son sujet.
Site : Selenie
Sarami14
Sarami14

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
Un triller psychologique, mais qui nous plonge dans une affaire qui a eu des répercussions. Vraiment à voir
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 497 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2026
D'après une histoire vraie. Où un homme qui n'a plus rien à perdre qui va prendre en otage le fils d’un dirigeant de prêt.

Ce fut à la mobile et à huis clos clos. Il n’y avait pas tellement de tension. J’ai trouvé cela dommage le manque de tension.

Bill Skarsgård était bon dans son personnage. Qui veut justice.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Le grand retour de Gus Van Sant , et le grand retour aussi des seventies. Si le film est admirable ce n’est pas par son scénario, qui s’inspire d’un fait réel et évoque instantanément dans notre mémoire de cinéphile le magnifique « Un apres midi de chien » de Sidney Lumet
Non, ce qui épate et séduit c’est la précision de la mise en scène, le cadrage, le rythme parfois haletant et à d’autres moment totalement asphyxié par le huis clos qui nous enferme avec ses deux personnages. La virtuosité cède la place à la lenteur ou la répétition , le réel des images des médias (qui couvrent le fait divers en direct) se mélange avec la réalité elle même, et c’est ce mélange, cet inconfort permanent pour le spectateur qui rend le film précieux. On le comparera bien sûr à celui de Lumet d’autant que Pacino y fait une apparition savoureuse (le son de la voix et la radicalité de son propos renvoient d’ailleurs à la logorrhée de Trump)…Mais le film est plus apre, plus radical qu’un après midi de chien, car il est très rarement traversé par l’humour et flirte plutôt avec le cynisme qu’avec la compassion.
Pour résumer, oui, il faut le voir car c est une leçon de cinéma sur le plan formel, et les deux comédiens tout comme l’ensemble du casting y sont mémorables. Sans oublier the cherry on the cake, une BO de tubes des seventies tout à fait irrésistible. Alors ne boudez pas votre plaisir, si vous aimez la virtuosité.
Karim El Attar
Karim El Attar

31 abonnés 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Le grand retour de Gus Van Sant.
Avec ce nouveau film inspiré d’une histoire vraie, on retrouve pleinement son cinéma engagé, fidèle à ce qu’il a développé tout au long de sa carrière. La réalisation est intense, nerveuse, et l’histoire, assez folle, tient en haleine du début à la fin.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance seventies, très bien retranscrite, ainsi que l’humour, qui apporte un vrai supplément d’énergie au film.
Un retour clairement réussi pour Mr Van Sant.
LaureS
LaureS

21 abonnés 159 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Excellent film, tant dans son contenu, à la fois intime, social et politique que dans sa mise en scène, son montage, ses images et son interprétation. La tension est permanente, ce qui n'exclut pas quelques légères touches d'humour. Au spectateur de se faire son jugement sur le "bien" et le "mal", les coupables et les victimes
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

240 abonnés 2 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
C’est à la base un fait divers réel des années 70 d’un désespéré qui prend en otage le fils de celui qui est la cause de tous ses maux mais au fur et à mesure de la progression du récit, la tension monte et chacun en prend pour son grade, le père insensible joué par Al Pacino, le capitalisme, la justice ou les médias. C’est très bien interprété par le duo Bill Skarsgard / Dacre Montgomery et musicalement enveloppant. Le film prend le spectateur par la main pour ne jamais la lâcher jusqu’à son dénouement, le générique de fin, comme souvent rempli des images originales de l’affaire.
capirex
capirex

194 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Adapté dune une improbable histoire vraie qui a marqué l’Amérique en 1977 , Gus Van Sant réalise là un très intéressant film haletant et prenant , une comédie noire et Politique sur une Amérique fracturée , l'envers de la médaille du Rêve Américain en somme ! Malgré tout , l'on peut regretter un procès un peu trop vite expédié ( surtout au vu du verdict ! )
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