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Ladyoscar L.
6 abonnés
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2,5
Publiée le 28 avril 2026
Très déçue par ce film qui m'a donné l'impression de n'être d'un film "inspiré de faits réels". L'atmosphère années 70 est certes agréable mais le récit et les personnages ont quelque chose de creux. Dommage.
Petit thriller efficace signé Gus Van Sant : La corde au cou fait clairement le job. C’est tendu comme il faut, bien joué, bien mis en scène, avec ce qu’il faut de rythme pour te garder accroché du début à la fin. On sent le savoir-faire, rien ne dépasse. Après, faut pas s’attendre à une claque non plus : ça reste du film d’otage assez classique, sans vraie prise de risque ni twist qui te retourne le cerveau. Ça se regarde très bien, c’est propre et efficace… mais ça ne révolutionne rien. Bref : un bon moment, mais pas un film qui va te hanter longtemps.
La corde au cou offre une très crédible plongée dans les années 1970 américaines, leur mobilier en plastique et leurs voitures longilignes si reconnaissables, embellies par la lumière tamisée de Gus van Sant. Si le film porte un message, c’est sans doute celui de l’indécence de la médiatisation à outrance des faits divers qui, déjà - on l’aurait presque oublié - passionnaient les foules il y a cinquante ans. La société de l’information en direct ne date pas d’hier. La retransmission, sur les trois chaînes principales américaines, des exigences du preneur d’otage qui s’est attaché à son otage avec un dispositif menaçant à tout instant de faire feu est enclenche, auprès d’une partie des téléspectateurs, une forme de compassion pour le criminel : les larmes du beau - dans le film, moins dans la réalité - Tony Kiritsis affleurent régulièrement, et la démonstration de son statut de victime d’une escroquerie est crédible. Les deux acteurs sont à la hauteur : Dacre Montgomery dans le rôle de Richard “Dick” Hall, le méchant capitaliste victime de l’enlèvement, et Bill Skarsgard dans celui du bandit touchant, Tony Kiritsis. Spoiler : Dick Hall survivra, contrairement à Brian Thomson d’UnitedHeathcare, tué en 2024 sous le regard des caméras de surveillance par un Luigi Mangione devenu un héros pour une partie des Américains. Peu de chances que Mangione échappe à la prison (et sans doute à la peine de mort) comme Tony Kiritsis. Dans les deux affaires, le même débat sur la turpitude du capitalisme et la défense des victimes devenues criminels.
On est sur une histoire vraie dans laquelle on plonge directement la tête la première dans les années 70.
On se croirait au coeur d'un documentaire : La mise en scène brouille les pistes en alternant avec des fausses images d'archives plus vraies que nature.
Ce qui est fort dans ce film, c'est que le réalisateur crée la confusion dans la tête des spectateurs. On croit être face à une lutte petit peuple contre grosse machine capitaliste mais au final le récit est malin pour ne pas tomber dans la facilité manichéenne.
Tout n'est pas blanc ou noir, les contours sont plus nuancés pour dépeindre des protagonistes plus humains et complexes.
Après sept ans d'absence, Gus Van Sant revient avec ce fait divers de 1977 : un homme ruiné par un emprunt prend en otage son créancier, fusil attaché à son propre cou. Bill Skarsgård campe l'antihéros avec une fébrilité proche des névrosés des frères Coen. En transformant la prise d'otage en cirque médiatique, Van Sant révèle ce que le système préfère taire : sa façon de protéger les puissants en sacrifiant les autres. Tony ne cherche pas à renverser l'ordre, il réclame juste des excuses. C'est précisément ce qui rend sa révolte à la fois pathétique et juste. Van Sant livre le portrait acéré d'une Amérique qui se sent oubliée et méprisée, au prix de quelques personnages secondaires trop vite esquissés.
On ne s'ennuie pas un instant, dans cette Corde au cou, remarquablement réalisée, filmée et interprétée (Bill Skarsgard habite totalement son rôle). Le grain de l'image, les couleurs, la musique, tout nous ramène à cette année 1977 et aux débuts du fait divers entièrement filmé et suivi par des milliers de téléspectateurs. Un vrai plaisir de cinéphile, donc. Mais quand on sort du film, après avoir passé un bon moment, on se pose quand même une question: pourquoi s'être finalement intéressé à ce fait divers plutôt creux et à ce personnage peu attachant?
Une satire efficace sur le rôle souvent destructeur de la société capitaliste et le rôle des médias avides de sensations … très bien interprétés car aucun personnage est épargné dans ses défauts, ses défaites .
Entre chronique historique rigoureuse et comédie grinçante, "La corde au cou" impressionne par sa reconstitution humble, son sens aigu de l’absurde et une mise en scène d’une maîtrise remarquable. Le temps d’une prise d’otage, le film révèle toute la cruauté du réel et déploie une réflexion politique aussi humaine que glaçante.
Casting et acteurs excellents portés par une réalisation au cœur du récit. Même si l’histoire (vraie) est intéressante par son originalité et le retentissement qu’elle a eu, cela n’en reste qu’un très bon film.
Un thriller prenant qui nous ramène dans les années 1970 mais avec un sujet on ne peut plus actuel. Quand on ne connait pas le fait divers dont est tiré l'histoire, comme c'était mon cas, la tension et l'incertitude sur le sort des personnages tiennent en haleine. Gus Van Sant interroge sur le rôle des médias, la mise en scène de soi-même, et la façon dont l'opinion peut prendre parti pour un criminel quand sa cause semble juste, et partagée par beaucoup.
Dire que ce film est efficace serait bien léger tant du scénario à l'interprétation, en passant par la reconstitution, tout est parfait et maîtrisé. Tellement que je trouve bien inutile d'avoir ajouté des séquences réelles au générique de fin mais c'est bien le seul bémol de ce thriller basé donc sur des faits réels dont il est préférable d'ignorer la conclusion.
Si le fond n'est pas inintéressant, la forme est laborieuse...mon dieu que ça manque de rythme! pour un film présenté comme un thriller, c'est dommage. C'est bien parce que c'est Gus Van Sant que je ne suis pas sortie de la salle tellement ça manquait de tonus.