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une (vraie) prise d’un otage à Indianapolis par un homme escroqué par une société de prêt merveilleusement racontée par Gus van Sant. On replonge dans les années 70 américaines avec la bande-son qui va bien. Sujet pas forcément attractif mais très belle réalisation.
Quel plaisir de retrouver Gus Van Sant dans ce thriller tendu, parfois drôle et terriblement d'actualité !
Dire que ce film est efficace serait bien léger tant du scénario à l'interprétation, en passant par la reconstitution, tout est parfait et maîtrisé. Tellement que je trouve bien inutile d'avoir ajouté des séquences réelles au générique de fin mais c'est bien le seul bémol de ce thriller basé donc sur des faits réels dont il est préférable d'ignorer la conclusion.
Al pacino est méconnaissable en miliardaire sirotant des cocktails sur une plage de Floride pendant que son fils est pris en otage par un emprunteur floué...si le film n'a pas l intensité dramatique de celui de lumet, Gus van Sant réussi une approche très personnelle , la reconstitution de l époque particulièrement réussie et les deux acteurs sont excellents, tant le preneur d'otages que l'otage lui même, au cou relié à un fusil muni d'u. dispositif.
l alternance de ralentis, de prises de vues en noir et blanc et d'une caméra très mobile donne à ce récit une grande originalité.
l alternance de ralentis, de prises de vues en noir et blanc et d'une caméra très mobile donne à ce récit une grande originalité.
Le grand retour de Gus Van Sant.
Avec ce nouveau film inspiré d’une histoire vraie, on retrouve pleinement son cinéma engagé, fidèle à ce qu’il a développé tout au long de sa carrière. La réalisation est intense, nerveuse, et l’histoire, assez folle, tient en haleine du début à la fin.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance seventies, très bien retranscrite, ainsi que l’humour, qui apporte un vrai supplément d’énergie au film.
Un retour clairement réussi pour Mr Van Sant.
Avec ce nouveau film inspiré d’une histoire vraie, on retrouve pleinement son cinéma engagé, fidèle à ce qu’il a développé tout au long de sa carrière. La réalisation est intense, nerveuse, et l’histoire, assez folle, tient en haleine du début à la fin.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance seventies, très bien retranscrite, ainsi que l’humour, qui apporte un vrai supplément d’énergie au film.
Un retour clairement réussi pour Mr Van Sant.
Filmé façon "années 70'", un fait divers assez rocambolesque qui a eu lieu en 77 à Indianapolis. Pas de temps mort, pas d'esbrouffe, enfin si un peu sur les médias américains, même si a l'époque l'info en continue n'existait pas trop...( enfin aux USA peut être !). Interprétation sans fioritures, et une guest- star en second rôle !
Un acteur génial tient ce film de bout en bout
Un scénario bien ficelé (on verra à la fin qu’en fait il reprend plan par plan les reportages télé de l’époque) une belle reconstitution de l’époque
On ne s’ennuie pas un seul instant
Un scénario bien ficelé (on verra à la fin qu’en fait il reprend plan par plan les reportages télé de l’époque) une belle reconstitution de l’époque
On ne s’ennuie pas un seul instant
Après huit années d'absence, c'est le grand retour de Gus Van Sant au cinéma. Ayant fondé toute sa carrière sur l'exploration des , le cinéaste s'attelle ici à déconstruire le rêve américain, en s'inspirant d'un véritable fait divers : une prise d'otage complètement lunaire, survenue en 1977 à Indianapolis.
Et qu'est-ce que c'est malin d'avoir traité ce fait divers en retournant la formule classique du film de kidnapping. Après avoir introduit l'excentricité du ravisseur, le réalisateur va en effet prendre son temps et poser son récit, tentant de comprendre la psyché et les motivations de cet être insaisissable. L'écriture est parfaitement nuancée, et on oscille constamment entre la pitié et le dégoût pour ces personnages, tous aussi pervers les uns que les autres. Le long-métrage accomplit alors un vrai tour de force, celui de nous conférer bien plus d'empathie pour le kidnappeur que le kidnappé.
Et qu'est-ce que c'est malin d'avoir traité ce fait divers en retournant la formule classique du film de kidnapping. Après avoir introduit l'excentricité du ravisseur, le réalisateur va en effet prendre son temps et poser son récit, tentant de comprendre la psyché et les motivations de cet être insaisissable. L'écriture est parfaitement nuancée, et on oscille constamment entre la pitié et le dégoût pour ces personnages, tous aussi pervers les uns que les autres. Le long-métrage accomplit alors un vrai tour de force, celui de nous conférer bien plus d'empathie pour le kidnappeur que le kidnappé.
Une heure et demie de mise en demeure avec un fusil de chasse collé au cou d'un banquier, franchement, ça donne le ton. C'est la belle époque où les gens avaient encore le sens du service client : quand ton prêt immobilier coince, au lieu de faire un mail au service réclamation, tu viens discuter avec le directeur en l'arrosant de fils de détente. Gus Van Sant nous sort du formol pour adapter ce magnifique fait divers de 1977 où un entrepreneur au bout du rouleau pète un boulon monumental.
Visuellement et musicalement, rien à redire, l'ambiance des seventies est tellement soignée qu'on a l'impression de sentir l'odeur de la moquette synthétique et du vieux cuir de bagnole, le tout porté par une BO qui envoie du lourd. Bill Skarsgård est complètement habité en faux-idiot ultra-tendu du bibéron, le genre de type qui te donne instantanément envie de vérifier ton plan épargne logement.
Le petit souci, c'est que l'histoire tient sur un post-it. Forcément, quand tu tires un fait divers de cinq minutes en longueur pour en faire un film complet, tu te retrouves à meubler sec. Ça brasse du vent autour du QG de police et des caméras de télé, histoire de grappiller des minutes sur le chronomètre. Bref, une ambiance de feu et un acteur principal qui se donne à fond, mais pour un résultat qu'on oublie aussi vite qu'une quittance de loyer. parce que c'est toujours rigolo de voir un banquier transpirer à grosses gouttes, mais faut pas être pressé.
Visuellement et musicalement, rien à redire, l'ambiance des seventies est tellement soignée qu'on a l'impression de sentir l'odeur de la moquette synthétique et du vieux cuir de bagnole, le tout porté par une BO qui envoie du lourd. Bill Skarsgård est complètement habité en faux-idiot ultra-tendu du bibéron, le genre de type qui te donne instantanément envie de vérifier ton plan épargne logement.
Le petit souci, c'est que l'histoire tient sur un post-it. Forcément, quand tu tires un fait divers de cinq minutes en longueur pour en faire un film complet, tu te retrouves à meubler sec. Ça brasse du vent autour du QG de police et des caméras de télé, histoire de grappiller des minutes sur le chronomètre. Bref, une ambiance de feu et un acteur principal qui se donne à fond, mais pour un résultat qu'on oublie aussi vite qu'une quittance de loyer. parce que c'est toujours rigolo de voir un banquier transpirer à grosses gouttes, mais faut pas être pressé.
Gus Van Sant m'avait habitué à nous raconter des histoires plus réjouissantes. Dans ce film tiré d'une histoire vraie, qui a fait beaucoup de bruits dans les années 70, aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de cas ou de faits divers similaires, à notre époque. Dans la famille Skarsgard, je demande le fils... Après Stellan (le père) qui s'offre sa première citation à l'Oscar grâce à l'excellent "Valeure Sentimentale", Alexander (le frère ainé) qui brille en Macho Dominant dans "Pillion" Bill, se fait donc un prénom. Sa prestation est saisissante, tellement il est habité par son personnage (Tony Kiritis), sorte de "Justicier Vénère" qui réclame réparation pour avoir vu sa vie détruite à cause d'une erreur. Un film captivant parce que l'on se dit que cette histoire à diviser les USA, un peu comme l'affaire Dreyfus à diviser les français à la fin du XIX° Siècle et début du XX° en France. C'est sympa de voir Colman Domingo, qui décidément est absolument partout au Cinéma.
Un thriller prenant qui nous ramène dans les années 1970 mais avec un sujet on ne peut plus actuel. Quand on ne connait pas le fait divers dont est tiré l'histoire, comme c'était mon cas, la tension et l'incertitude sur le sort des personnages tiennent en haleine. Gus Van Sant interroge sur le rôle des médias, la mise en scène de soi-même, et la façon dont l'opinion peut prendre parti pour un criminel quand sa cause semble juste, et partagée par beaucoup.
Gus Van Sant signe un retour aussi glaçant que méthodique. S’inspirant d’un fait divers de 1977, il tisse une toile sombre où s’entremêlent justice vacillante, emballement médiatique et détresse sociale.
J'ai aimé :
- le film est solide, les décors et costumes restituent avec précision l’Amérique des années 70, donnant au récit une texture presque documentaire.
- Les acteurs, eux, évoluent avec une justesse remarquable, à commencer par un Al Pacino méconnaissable, cynique et inquiétant,
Je n'ai pas aimé :
- Le réalisme a un prix : le rythme souffre parfois de longueurs qui diluent la tension
Le film me laisse une impression troublante : celle d’assister aux prémices d’une justice devenue spectacle, où la vérité importe moins que sa mise en scène. Un film dérangeant, imparfait mais habile.
Ma note
J'ai aimé :
- le film est solide, les décors et costumes restituent avec précision l’Amérique des années 70, donnant au récit une texture presque documentaire.
- Les acteurs, eux, évoluent avec une justesse remarquable, à commencer par un Al Pacino méconnaissable, cynique et inquiétant,
Je n'ai pas aimé :
- Le réalisme a un prix : le rythme souffre parfois de longueurs qui diluent la tension
Le film me laisse une impression troublante : celle d’assister aux prémices d’une justice devenue spectacle, où la vérité importe moins que sa mise en scène. Un film dérangeant, imparfait mais habile.
Ma note
Premier pas dans le cinéma de Gus Van Sant, et j’ai plutôt bien aimé.
À l’image du personnage principal et de l’histoire (tirée de faits réels), je trouve l’œuvre assez difficile à encaisser et presque instable dans la mise en scène (pas un défaut). Régulièrement, on varie d’une caméra traditionnelle (je n’arrive pas à savoir si le film a été tourné en numérique ou en pellicule) à une caméra nous donnant la sensation qu’on est face à un reportage télévisé. Avec en plus, des passages en caméra portée pour donner un aspect presque documentaire. Le tout avec un rythme dynamique et une tension constante du début à la fin, c’est pour ça que j’ai ressenti cette sensation d’instabilité.
À savoir que je ne connaissais pas l’affaire d’origine, donc j’ai trouvé le scénario réellement intéressant. L’œuvre évoque la vengeance, la manipulation ou encore le traitement des médias. Alors après oui, concernant le personnage principal, je n’arrivais pas à cerner complètement son objectif dans cette vengeance (même là, je pense bien savoir mais ça reste légèrement flou en vérité), et puis après, je ne sais pas si à l’avenir, je vais retenir ce film comme un thriller qui m’a énormément marqué.
À l’image du personnage principal et de l’histoire (tirée de faits réels), je trouve l’œuvre assez difficile à encaisser et presque instable dans la mise en scène (pas un défaut). Régulièrement, on varie d’une caméra traditionnelle (je n’arrive pas à savoir si le film a été tourné en numérique ou en pellicule) à une caméra nous donnant la sensation qu’on est face à un reportage télévisé. Avec en plus, des passages en caméra portée pour donner un aspect presque documentaire. Le tout avec un rythme dynamique et une tension constante du début à la fin, c’est pour ça que j’ai ressenti cette sensation d’instabilité.
À savoir que je ne connaissais pas l’affaire d’origine, donc j’ai trouvé le scénario réellement intéressant. L’œuvre évoque la vengeance, la manipulation ou encore le traitement des médias. Alors après oui, concernant le personnage principal, je n’arrivais pas à cerner complètement son objectif dans cette vengeance (même là, je pense bien savoir mais ça reste légèrement flou en vérité), et puis après, je ne sais pas si à l’avenir, je vais retenir ce film comme un thriller qui m’a énormément marqué.
Dès le début du film, on se demande si tout cela n'est pas une blague tellement ça paraît absurde. La prise d'otage, la conduite des négociations, l'intervention des médias,... Et pourtant, ces événements ont bien eu lieu en 1977 dans l'Indiana. La réalisation est propre et on se laisse porter par les évènements en ayant comme seule interrogation: comment cela va bien se terminer? Et on est pas déçu
Fatigué en arrivant, j'ai trouvé l'histoire plutôt intéressante mais déçu du peu de dimension politique de la prise d'otage, le jeu d'acteur est pas mal mais loin d'être parfait, j'ai eu du mal à rentrer totalement dans le film et j'ai trouvé le rythme assez lent pendant une grosse partie après que Tony ait ramené son banquier chez lui.. du coup petit dodo au milieu, mais si j'avais eu plus d'énergie, j'aurais sûrement vécu le film différemment!
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