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CREOTIVEMEDIA
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3,0
Publiée le 12 septembre 2026
Avec Vade Retro, Antonin Peretjatko s’empare du mythe du vampire pour mieux le débarrasser de sa noblesse gothique. Ici, pas de château inquiétant, de romantisme funèbre ou de créature tragiquement condamnée à l’immortalité. Son vampire est un héritier aristo-réac, prisonnier d’une famille obsédée par la pureté du sang et envoyé à l’autre bout du monde pour trouver l’épouse susceptible d’assurer sa survie. Une prémisse suffisamment extravagante pour permettre au cinéaste de renouer avec son goût pour l’absurde et la satire.
Norbert appartient à une famille qui ne plaisante ni avec les traditions ni avec la généalogie. Pour continuer à vivre et éviter d’être renié par ses parents, il doit trouver une femme de « sang pur », la mordre puis l’épouser. Une sorte de mariage arrangé vampirique où la conservation de la lignée prend un sens particulièrement littéral.
Accompagné de son valet, par ailleurs gardien de musée, Norbert embarque donc pour le Japon. Mais le voyage tourne court lorsque les deux hommes font naufrage sur l’île de Boulet Rouge. L’expédition matrimoniale se transforme alors en odyssée burlesque où les certitudes aristocratiques du vampire se heurtent à un monde qui n’a aucune raison de respecter ses codes.
Antonin Peretjatko utilise le fantastique moins pour provoquer la peur que pour pousser jusqu’à l’absurde certaines obsessions très humaines. Derrière la quête du « sang pur », difficile de ne pas reconnaître une caricature des discours sur la filiation, l’entre-soi, l’héritage et la préservation d’un ordre social fantasmé. Le vampire devient ainsi une créature moins inquiétante que ridiculement attachée à ses privilèges.
Estéban correspond parfaitement à cet univers. Son jeu décalé et son apparente impassibilité donnent à Norbert une dimension immédiatement comique. Le personnage traverse des situations de plus en plus improbables tout en conservant l’assurance de celui qui a été élevé dans la conviction que sa naissance lui confère naturellement une place supérieure.
Pascal Tagnati constitue un contrepoint efficace dans le rôle du valet. Leur relation détourne joyeusement le traditionnel duo maître-serviteur : les hiérarchies héritées du vieux monde deviennent beaucoup plus difficiles à maintenir lorsque les personnages sont naufragés sur une île et que les titres de noblesse ne servent plus à grand-chose. Yolène Gontrand participe à cette galerie de personnages où chacun semble évoluer selon une logique légèrement différente de celle des autres.
La mise en scène de Peretjatko épouse cette liberté. Vade Retro préfère les ruptures de ton, les digressions et les situations incongrues à une narration parfaitement disciplinée. Le film peut passer de la parodie fantastique à la comédie d’aventures avant de bifurquer vers la satire politique ou sociale.
Cette profusion constitue autant son charme que sa principale faiblesse. Certains gags fonctionnent immédiatement, d’autres cultivent volontairement un humour plus étrange, presque désaccordé. Le récit donne parfois l’impression de préférer une nouvelle idée comique à la progression de son intrigue. Mais vouloir discipliner complètement un tel projet reviendrait probablement à lui retirer une partie de sa personnalité.
Car Vade Retro fonctionne précisément par son refus du sérieux. Le film utilise une créature associée depuis des siècles à la peur pour se moquer d’une autre forme de monstruosité : celle d’un monde tellement obsédé par ses origines et ses privilèges qu’il ne remarque pas combien il est devenu grotesque.
Loufoque, irrévérencieux et volontairement indiscipliné, Vade Retro détourne avec plaisir le mythe du vampire pour en faire une satire de l’aristocratie, de l’entre-soi et de l’obsession de la « pureté ». Antonin Peretjatko assume un humour absurde qui ne fonctionnera pas toujours avec la même efficacité, mais Estéban trouve dans cet aristocrate vampirique complètement dépassé un personnage taillé pour son sens du décalage. Une curiosité burlesque et politique qui préfère joyeusement le mauvais esprit aux canines bien aiguisées.
J’ai cru jusqu’au bout que c’était un film de Quentin Dupieux… Il faut avoir un certain goût les séries Z des années 80’s Je l’ai regardé jusqu’au bout, c’est tellement nul, que je l’ai regardé jusqu’à la fin !! À voir pour ne pas finir con
Quelle Daube... j'ai rarement vu un film aussi mauvais... Arielle Dombasle joue comme d'hab... affreusement mal ... scénar digne d'un épisode de Dora ...
Entre parodie de film de genre et comédie burlesque, effets gores comiques, le film bouscule le spectateur dans l'inattendu. On peut le rapprocher des Monthy Python, Quentin Dupieux... Les comédies négligent trop souvent la beauté de l'image au profit des dialogues. Vade retro réussi à faire de très beaux plans avec ses nuits bleutées, les paysages de forêt, ce qui ajoute à la bizarrerie du film. Une réussite mais pour apprécier pleinement cet OVNI, il faut accepter d'être transporté par la proposition.
Un film salvateur qui fait du bien par son vent de liberté qui manque trop souvent aux films français. Les acteurs amènent un grain de folie et d'inattendu au film qui oscille entre burlesque et poésie tout en montrant les absurdités des dogmes de notre époque. On sort du ronron de la comédie française et les gags 2e ou 3e degré décrivent bien les contradictions de l'époque: entre recherche de progrès et de tradition. Le rythme du film remue: cassures, reprises, bégaiement, changement de régime. Un film burlesque entre les monthy python, hara kiri et le muet, qui ne se prend pas au sérieux tout en traitant des sujets sérieux.
un nanard dans la lignée des navets des 70'cm avec un humour à ras les pâquerette et une mise en scène à l'emporte-pièce et un scénario pas très affûté. a réserver aux amateurs de troisième degré..... et d Arielle Dombasle......(en guest star)
Entre Les Monthy Python et Scoubidou, ou même les films de Jean Yann. Le film oscille entre burlesque et séquences poétiques dans une forêt fantomatique. Les acteurs ont un jeu "bigger than life", loin du réalisme à la française. Un point de vue sur l'absurdité du monde.
Une comédie différente de ce qui se fait habituellement et ça fait du bien. Un film qu'on pourrait résumer par "chacun protège son isme". Les personnages débloquent à plein tube. Il y a toutes sortes de gags, visuels, dialogue, situation. Un film certes un peu clivant qui mais change de la routine du cinéma français.
Un vent de fraicheur au milieu d'un cinéma français sûr de lui et moralisateur.
Je ne connaissais pas ce réal, mais il est à suivre. Un humour potache pas prétentieux pour un sou, des gags bien trouvés et une loufoquerie originale. S'ajoute une galerie de personnages bizarres portée par des acteurs singuliers, des gueules et des voix. Ca m'a rappelé les grandes heures de Mocky. D'autant que c'est réalisé avec peu de moyens, et pourtant ça marche.
J'ai retrouvé le plaisir de la série B assumée et du petit film indé qui donne envie de cinéma !
(Ceux qui ont mis de mauvaises notes à ce film doivent être fun en soirée ! XD)
J’y suis allé confiant, étant amateur de ce genre de pochade. Quelle déception en voyant ce truc, mal écrit, réalisé avec les pieds, pas drôle malgré le casting prometteur. Je suis parti au bout de 30 minutes.
Vade retro est une farce qui fait souvent sourire car elle assume son côté série Z foutraque et loufoque en mélangeant dialogues absurdes, ambiance à la Jean Rollin et gore outrancier. Tout n'est pas toujours réussi mais le film plutôt soigné dans son esthétique malgré son côté nanar fauché est une assez réjouissante critique de notre époque, qui se moque du wokisme tout en livrant une assez virulente critique de la religion. Dans ce délire carnavalesque, on retiendra les prestations volontairement outrancière des acteurs et des seconds rôles délectables interprétés par Arielle Dombasle et Pascal Légitimus. Bref, un film curieux et plaisant si l'on accepte son caractère farcesque et grotesque excessif.