Avis : Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) - Page 2
Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)
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Attique
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4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Vu en avant-première au cinéma.
Ce film thaïlandais au scénario simple mais efficace suit l’histoire d’un jeune homme paresseux qui voit dans la mort probable de sa grand-mère une opportunité de s’enrichir.
Derrière cette intrigue légère, le film aborde des thèmes profonds et universels : le traitement des personnes âgées, la solitude de celles-ci, le devoir envers nos aînés, ou encore le rapport au deuil et au culte des morts. Ces sujets sont magnifiquement explorés à l’écran, offrant des scènes à la fois touchantes et hilarantes qui nous confrontent à des réalités bien trop souvent ignorées.
Le personnage de la grand-mère est le cœur battant du film : elle est très attachante et sublimée par la performance de l’actrice. À l’inverse, le protagoniste manque parfois de relief, et le jeu d’acteur du jeune homme peut laisser dubitatif, ce qui affaiblit certaines scènes.
Le rythme du film, globalement maîtrisé, souffre néanmoins de quelques longueurs, en particulier dans les scènes secondaires, comme celles avec les frères, qui peinent à égaler l’intensité des moments partagés avec la grand-mère.
Malgré ces petits défauts, How to Make a Million Before Grandma Dies est une œuvre émouvante et intelligente que je recommande vivement. Et un conseil : n’oubliez pas vos mouchoirs avant de plonger dans ce récit à la fois tendre et poignant.
Une oeuvre bouleversante, intelligemment écrite et bien interprétée. Qu'est-ce que j'ai pu pleurer à la fin de ce film. C'est si beau et tendre, j'en ai encore la gorge serrée. Ne vous fiez pas trop à l'affiche du film ni au titre qui suggèrent de l'humour, car c'est au contraire un film triste.
Un petit bijou de tendresse, à ne pas rater ! Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) tape (très) juste sur les situations familiales délétères face au décès d'un ancien : celui qui ne se préoccupe absolument pas de la fin de vie de son parent (car assuré d'hériter), celui qui infantilise la mamie en voulant la garder à la maison comme un enfant, celle qui est la seule honnête, aime sa mère, et fait tout pour elle de façon désintéressée, mais n'est pas la chouchoute... Le réalisateur Pat Boonnitipat connaîtrait-il un bon nombre de familles modernes, pour livrer un portrait si réaliste (et attristant) de l'hypocrisie et de l'injustice qui gagnent les familles lors de la fin des patriarches ? Ah, l'argent, l'argent...ce joli poison qui coule dans les veines des meilleures relations aimantes. Aussi, comment ne pas s'identifier, ne pas sourire, ne pas verser la (grosse, très grosse) larme dans ce film qui met en lien un petit-fils vénal (il n'est là que pour "gagner des points d'héritage") qui apprend peu à peu à préférer sa mamie à une liasse de billet, apprend la valeur de la vie, le respect aux décédés (la scène de fin qui répond à celle du début, avec un tout autre sens : magnifique), qui apprend tout simplement à être quelqu'un de bien. La mamie, de son côté, a un fort caractère, ne mâche pas ses mots (elle nous a fait sourire, et nous a rappelé de beaux souvenirs... Vraiment : Pat Boonitipat a visé juste, vous vous reconnaîtrez forcément dans quelques portraits, priez juste pour que cela soit dans le bon côté de la morale) et passe d'antipathique dragon à mamie solitaire qui cache bien ses peurs pour sa famille... Le twist final qui dévoile que, spoiler: depuis le début, la mamie avait réservé une très belle somme d'argent sur le livret bancaire de son petit-fils, rendant caduques tous les efforts qu'il a fait pour se faire apprécier d'elle, montrant qu'elle l'a laissé "faire la nounou" gratuitement (vainement, car le magot est déjà remporté) juste pour lui enseigner la vraie valeur des choses de la vie, et le ramener à cet état d'insouciance enfantine où l'argent est un vaste concept, et où seuls les proches comptent ... un twist final parfait. Il n'y en avait pas fondamentalement pas besoin pour que le film soit déjà bon, et il se le permet comme une coquetterie de scénario qui nous fait vraiment plaisir (et remoucher un coup). Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) est un film qui a du cœur, beaucoup de respect pour les anciens, écorche à vif et assez justement la société moderne qui fait la course à l'héritage, et se rappelle assez joliment que rien ne vaut plus cher qu'un beau moment passé avec quelqu'un qu'on aime, même s'il n'est plus là. Préparez les mouchoirs.
Un film émouvant, drôle, et léger. Les personnages sont très attachant, surtout la grand mère, qui reflète un véritable problème de nos sociétés: la solitude des personnes âgées. J'espère que ce film sortira en salle en France !
Très vite on comprend que le film ne fait pas du tout rire, sourire 2-3 fois tout au plus, et les yeux humides peut-être pour les plus sensibles vers la fin. On pense ainsi un peu au cinéma du japonais Hirokazu Kore-Eda. On apprend surtout qu'en Thaïlande la question d'argent ne peut être dissocier des relations familiales, que l'hommage et le respect des anciens et des ancêtres est tout aussi fort que dans les autres pays d'extrême-orient mais que les nouvelles générations omettent ou occultent de plus en plus. Le film a un style naturaliste qui a l'avantage du réalisme et de l'authenticité mais qui manque de rythme et de surprise. Le scénario est aussi limpide que linéaire et manque donc d'enjeu. Heureusement, c'est bien fait, le sujet est bien traité, merveilleusement bien joué, et surtout c'est tendre et délicat. La cupidité intra-familiale est un poison et le lien avec la simple ingratitude est assez logique finalement. Loin d'être comique, le film reste un mélo intéressant et subtil mais très et trop tiré en longueur. Site :
Les liens familiaux se resserrent quand la mort approche. Au final c’est surtout le propos du film. L’amour filial revient comme une évidence. Comme un regret. C’est beau d’entourer une personne qui disparaît. Simple et émouvant.
Attention à la promo mensongère, "le film qui a fait rire et pleurer le monde entier". Il ne faut pas abuser, car il s'agit là d'un mélodrame thaïlandais. Qui fait à l'occasion sourire, mais jamais rire. Ou alors ce sont des blagues qui ne passent pas la barrière culturelle européenne. On suit ici M, jeune bon à rien qui commence à s'occuper de sa grand-mère mourante ne espérant récupérer son héritage. L'occasion de traiter deux thématiques universelles. D'un côté, l'écart entre les générations. La grand-mère a le respect des traditions et des anciens, quand bien même cela apporte des contraintes. M est de la génération Z, et rêve d'argent facile en faisant du streaming sur les réseaux sociaux. Une opposition facile... mais ça marche. De l'autre côté, le long-métrage évoque le rapport à l'argent dans la famille. Un sujet plutôt tabou en France, et évoqué ici frontalement, puisque tout le monde cherche à soutirer de l'argent à tout le monde ! Au même titre que de nombreux aspects culturels de la vie thaï montrés, peut-être est-ce quelque chose de plus typique chez eux ? Malheureusement, au-delà de ce sujet osé, la mise en scène reste sobre et très (trop) sage. Si bien que l'ensemble tire en longueur, et aurait pu aisément être amputé de 30 minutes. Surtout au vu de sa structure narrative somme tout classique. Mais le film a le mérite d'être porté par de bons comédiens, qui rendent attachant ce duo.
"L’argent et l’amour font certainement partie des piliers fondamentaux dans les relations familiales thaïlandaises. Pat Boonnitipat prend un malin plaisir à disserter sur sa culture dans son premier long-métrage, d’une sensibilité intense et d’une grande humilité. Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) nous renvoie ainsi à nos réunions familiales, dans tout ce qu’elles ont de jovial, de désordonné, de mélancolique et de cynique, tout en questionnant le poids de l’héritage. Une œuvre savoureusement drôle et émouvante !"
"L’argent n’est pas toujours un gage de sincérité en termes d’amour. M oscille entre son rôle de chasseur d’héritage et celui de témoin discret des évènements tragiques qui font saigner le cœur de sa grand-mère, profondément attristé par la vie solitaire qu’elle mène depuis l’envol de ses oisillons. Amah attend ses enfants et leur famille tous les dimanches, assise sur un banc devant chez elle et dans sa plus belle tenue. Un geste déchirant qui témoigne de la tendresse de cette femme qui n’a pas grand-chose à donner ou à transmettre, si ce n’est sa mémoire."
"Au sommet du box-office thaïlandais 2024, Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) cristallise toute la bienveillance et le respect, transmis des parents à leurs enfants, et ainsi de suite. Ce film est une véritable étreinte cinématographique, notamment grâce à la performance d’Usha Seamkhum, d’une autorité et d’un réalisme saisissants. Les spectateurs peuvent également s’identifier dans cette dynamique familiale, où les crises et les rivalités intergénérationnelles sont explorées avec beaucoup de justesse et de beauté. Ce qui n’empêche pas Pat Boonnitipat d’achever son discours poignant sur le deuil, comme élément de réconciliation et de célébration. Une œuvre bouleversante qui gagne un million de fois d’être découverte en salle et en famille !"
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Que l'on soit en Chine ou ailleurs, l'assistance et l'aide aux personnes âgées dans les familles est toujours un problème, tout comme les histoires d'héritage sources d'histoires, de fâcherie et de jalousie
Sincère et terriblement touchant, BOONITIPAT offre un moment d'émotion à fleur de peau, explorant avec finesse et justesse, les rapports familiaux et de filiation
Au départ, on croit assister à une comédie sur l'opportunisme familial. Mais très vite, le film glisse vers autre chose : une exploration pudique de ce que l'on doit à ceux qui nous ont précédés. Sans jamais forcer l'émotion, Boonnitipat capte avec justesse ces moments où l'on réalise, parfois trop tard, la valeur des liens qu'on a négligés. C'est simple, sincère, et ça touche là où on ne s'y attend pas.
Tiens un film thaïlandais, quelle surprise, et sur un thème inhabituel chez eux, deuxième surprise. Le générique n'arrive que très très tard, et le titre français bien réducteur. Autant dire que l'on ne rentre dans le sujet qu'à pas comptés. Pourtant, dès le départ, la famille se réunit dans une concession de cimetière, verdoyante et fleurie, pour célébrer les ancêtres. On va donc suivre cette famille qui en fait est d'origine chinoise, et avec eux, suivre le ballet des générations autour de la grand-mère vieillissante (jouée avec subtilité par une débutante de plus de 70 ans!) mais qui a son caractère et très jalouse de son indépendance. Sujet universel donc, mais à la mode asiatique, et forcément des comportements interpersonnels et des clichés qui sont lointains de nous. Le scénario est heureusement plus subtil que le titre spoiler: et le final amènera un peu de reconnaissance humaine dans ces intentions mercantiles. Le film m'a plus documenté que ému. La bande son est très classique, basé principalement sur des morceaux de piano. AP surprise Cinéma art et essai - avril 25
Un petit film sympathique qui a surtout l’intérêt de se situer dans la communauté chinoise de Thaïlande et d’avoir un petit côté exotique qui lui donne un certain charme.
Film thailandais (donc rare sur nos écrans) centré sur les rapports tortueux entre une grand-mére et son petit fils. Chacun sait l'importance de cette relation dans notre propre développement. Oeuvre dolente qui se construit par petites touches et qui débouche sur une émotion profonde. Mérite le détour.