Avis sur Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)
Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)
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Le_Général
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4,0
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Ça commence toujours comme ça : une famille, une grand-mère, un héritage, et un type qui se rêve en loup de Wall Street version pyjama en soie. M, gamin fauché à la morale élastique, se dit qu’après tout, il serait temps de commencer à "aimer" sa grand-mère... surtout maintenant qu’elle ne va plus trop tarder à casser sa pipe. Amah, c’est elle — terminalement malade, mais pas tout à fait sénile — et visiblement bien décidée à ne pas céder sa fortune à la première grimace hypocrite venue.
La recette est simple : un mec, une mamie, et du pognon. Mais Boonnitipat y ajoute du poivre noir, des silences asiatiques, et une vraie réflexion sur les liens familiaux — le tout en 1h58 chrono, sans indigestion. C’est comme si Kore-eda avait eu une aventure d’un soir avec Bong Joon-ho et que leur enfant illégitime avait été élevé par Netflix en pantoufles. Le résultat : une comédie dramatique qui ne vous demande pas de rire ou de pleurer, mais d’accepter l’ambiguïté comme on accepte l’eau tiède dans les nouilles instantanées.
Putthipong Assaratanakul, oui, ce nom est un parcours du combattant en soi, nous offre un M glissant, parfois attachant, souvent pathétique. On le regarde manipuler, se ridiculiser, essayer la tendresse comme un costume mal taillé. Face à lui, Usha Seamkhum est impériale, savoureuse comme une prune salée qu’on aurait laissée sécher trop longtemps au soleil. Elle ne joue pas : elle règne. Elle scrute. Elle sent le mensonge à travers les murs.
La mise en scène ? Épurée comme une chambre vide à l’heure de l’enterrement. Les cadres sont nets, les regards parlent plus que les dialogues. Un bol de riz posé sur une table devient plus menaçant qu’un flingue dans un polar de série B. Et quand on croit que le film va céder à la morale bon marché, il nous colle une baffe — ironique, un peu cruelle, juste ce qu’il faut pour qu’on se souvienne que la famille, c’est un sport de combat… avec les codes de l’origami et la brutalité d’un match de boxe thaï.
Et ce titre, franchement ? Une blague en soi. Parce que devenir riche grâce à sa grand-mère, ça peut paraître facile… jusqu’à ce qu’elle décide de vous apprendre ce qu’est la pauvreté du cœur. Une bonne claque, dans un paquet cadeau en papier doré. Et on dit merci.
Parmi les rares longs métrages thaïlandais qui parviennent sur nos rivages, la seule alternative semble se situer entre films d'action ou d'auteur (à commencer par Weerasethakul). Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) explore une autre veine, celle de la comédie dramatique, teintée d'humour, qui montre, avec le souci de l'authenticité, les relations familiales dans les pays asiatiques. Un peu à la manière du beau film hongkongais, Tout ira bien, mais avec moins de talent, le film de Pat Boonnitipat montre la cupidité et l'intérêt de futurs héritiers, mais en privilégiant la relation d'un jeune homme avec sa grand-mère, spoiler: quand cette dernière entame son dernier parcours . Du cynisme à la tendresse, l'évolution de leur rapport n'échappe pas à un récit attendu et convenu, malgré quelques scènes réalisées avec délicatesse. Le film a conquis l'Asie et devrait connaître le même heureux sort un peu partout ailleurs, eu égard au caractère universel de ses thématiques mais l'on peut regretter ses aspects les plus délibérément sentimentaux, à commencer par un accompagnement musical qui est tout sauf discret. Quoi qu'il en soit, tout un chacun réagira avec sa propre sensibilité, en fonction de l'attachement qu'il témoigne (témoignait) à sa grand-mère préférée.
D’une tendresse immense, Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) s’accueille tel un récit brillant de compassion et d’amour. Histoire dans laquelle on peut vite se reconnaître, l’universalité de ce film est un appel à renforcer ses liens familiaux plutôt qu’à les briser pour des motifs futiles et superficiels. La simplicité dont il se revêt et tous les éléments authentiques qui le composent font de cette œuvre une véritable perle du 7e art.
D’un point de vue plus personnel, regarder ce film m’a littéralement fait fondre de mélancolie, de nostalgie, de gratitude et de tristesse. Ayant perdu mon grand-père à cause d’une maladie qui a progressivement dégradé son état physique, qui s’est occupé de moi pendant mon enfance et dont je me suis ensuite occupée, tous ces points communs que le film contenait avec mon vécu et dans lesquels je me suis reconnue ont transformés ces 2h de visionnage en une expérience puissamment réconfortante.
Je recommande ce film à TOUT LE MONDE ! Il y a des films qui peuvent plaire à certains.nes et moins à d’autres selon le genre, l’intrigue ou le style, mais celui-ci est une pépite à savourer, surtout en famille !
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3,5
Publiée le 18 septembre 2024
"Lahn mah" raconte l'histoire d'une famille sino-thaïlandaise qui commence à tourner autour d'Amah après qu'on lui a diagnostiqué un cancer en phase terminale. Amah est la mère de trois enfants et la grand-mère de M, qui décide de s'occuper d'elle en espérant avoir sa part du gâteau lorsqu'elle décédera, mais ses oncles ne veulent pas se laisser priver de leur héritage... On ne sait pas si cela fait écho à une triste réalité en Thaïlande, mais l'histoire est particulièrement sinistre à bien des niveaux... L'isolement des personnes âgées, les problèmes d'héritage avec les garçons privilégiés ou encore cette cupidité qui fait peine à voir avec ces vautours qui tournent autour de leur proie. Heureusement, il y a beaucoup de tendresse et d'humanité pour compenser certains comportements. Usha Seamkhum, dont c'est le premier rôle, incarne cela avec une performance bouleversante. "Lahn mah" est prévisible et mélodramatique, mais c'est un bon et beau drame familial qui explore les complexités des liens familiaux et le rapport à la mort et à l'argent.
Le style de Boonnitipat ( réalisateur thaïlandais?) va sûrement faire penser certains spectateurs au réalisateur japonais Kore Eda ...Disons qu’il doit beaucoup l’admirer….Je m’attendais à une comédie mais je crois qu’il convient de requalifier le film de comédie dramatique...On sourit parfois au début du film, mais plus le film progresse plus cela devient émouvant..Le film traite de la maladie et du deuil brillamment, avec des relations humaines que les asiatiques seuls peuvent distiller, voire appréhender….Cela nous fait du bien à nous européens de partager ce relationnel que nous ignorons sans aucun scrupule, cela ne peut que nous enrichir, ce que fait ce long métrage, avec juste quelques longueurs vers la fin ;..Je conseille aux fans du cinéma asiatique….
Petit film thaïlandais sans prétention mais riche de substance, How to make millions before grandma dies aborde avec pudeur et délicatesse les conflits de génération, la question sensible de l'héritage au sein de la famille et la condition des personnes âgées. Avec son dispositif minimaliste, concentré très majoritairement sur les jeux de regard, les non-dits et la suggestion entre les lignes d'un dialogue pourtant touffu et prépondérant, le film évite avec tact les grands épanchements mélodramatiques. Tout au plus pourra-t-on regretter une partition au piano quelque-peu envahissante et qui va à l'encontre des parti-pris originels du film, là où les silences auraient encore décuplé l'impact émotionnel. Tous les acteurs, qui s'inscrivent dans ce même régime de retenue exemplaire, sont remarquables de justesse.
Très intéressant 1er film du réalisateur Thaïlandais Pat Boonnitipat qui peut se voir comme une satire percutante sur la place que prend l’argent dans les relations Familiales mais aussi qui nous confronte à nos propres manquements face aux Anciens ! ...
A lire le titre, on s'attend à un film humoristique, il n'en est rien, bien qu'il soit teinté d'une touche d'humour. On se retrouve avec un film touchant, juste, sur les relations entre un petit-fils et sa grand-mère. Le cinéma thaï est très peu connu, ce film est un must-have !
Quel beau film ! A la fois bien ancré dans son territoire culturel (Bangkok) et universel. A la fois caustique voire assez drôle par moment et profondément émouvant. Très bien interprété, j'ai totalement cru aux personnages J'en suis sortie des étoiles dans les yeux et la gorge très serrée
Déception devant ce film thaïlandais pourtant adoubé par les spectateurs. M est un jeune oisif qui, lorsqu'il apprend que sa grand-mère est atteinte d'un cancer en phase terminale, va dans un premier temps se rapprocher d'elle dans un but purement financier. Celle-ci a un caractère bien trempé et ne compte pas se laisser "plumer" si facilement. Comme le titre l'indique, l'issue finale est quelque peu dévoilée. C'est tendre mais aussi terriblement larmoyant, à un point où malgré l'alchimie du duo, ça en devient agaçant. Pour résumer le tout, ça manque de piment et on flirte souvent avec la mièvrerie.
Les films en provenance de Thaïlande sont plutôt rares sur nos écrans. On se souvient bien sûr de la Palme d’or attribuée en 2010 à Apichatpong Weerasethakul pour son film "Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)". Sinon, il s’agit le plus souvent de films d’action. C’est donc avec un sentiment se partageant entre surprise et intérêt qu’on reçoit la comédie dramatique "Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)?", le premier long métrage de cinéma du jeune réalisateur Pat Boonnitipat, un film déjà sorti dans un grand nombre de pays et qui, partout, a rencontré un très grand succès. Au point que la publicité du film affirme qu’il s’agit du film « qui a fait rire et pleuré le monde entier ». Concernant le rire, c’est une affirmation un peu exagérée car le film s’avère beaucoup plus caustique que franchement comique. Quant au fait de pleurer en regardant ce film, tout dépend de la façon dont vous réagissez face à des situations qui se révèlent émouvantes sans pour autant tomber dans le pathos. L’action de "Comment devenir riche ?" se déroule au sein d’une famille thaï d’origine chinoise et, comme dans "tout ira bien", l’excellent film chinois de Hong-Kong sorti en tout début d’année, il y est principalement question d’héritage. Force est de reconnaitre que Pat Boonnitipat, qui est lui-même un thaïlandais d’origine chinoise, n’est pas très tendre avec sa communauté qu’il dépeint comme plaçant l’argent bien au-dessus de l’affection dans les relations familiales.Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-comment-devenir-riche-grace-a-sa-grand-mere/
Un film extrêmement délicat, dont la colonne vertébrale est la relation d'un petit-fils et de sa grand-mère, atteinte d'un cancer. D'abord calculateur, le petit-fils, M, va peu à peu fendre l'armure, tandis que les relations des membres de la famille sont habilement auscultées. C'est très très bien joué, un peu mystérieux car les subtilités culturelles sino-thaïlandaises nous échappent parfois, et au final irrésistiblement émouvant. Dommage que ce film n'ait pas été mieux distribué.
Un petit bijou , dialogue très juste , très belle interprétation des personnages , de la pudeur, de la tendresse , des ingrédients sweeties . Cela fait bien longtemps qu’on n’avait pas vu un film aussi captivant . Courrez au cinéma aucune déception .
Histoire incroyablement touchante et cathartique ou l'on ne peut s'empêcher de penser à sa propre famille. Bien que le film commence comme une comédie au pitch assez ordinaire, on est vite saisie par les nuances et complexités de chaque personnages.
sur un sujet aussi délicat, on aurait apprécié sinon un peu plus d'humour noir qui se prêtait au sujet, au moins un récit moins convenu et trop long qui finit par nous ennuyer malgré à 2 acteurs épatants.