Un film tourné au sein d'une famille sino-thaïlandaise et qui aborde plusieurs problématiques : la solitude des personnes âgées ; la vénalité de certains qui n'hésitent pas à s'approcher du plus mourant pour en tirer des bénéfices financiers ; le culte des morts ; la différence de traitement lors de l'attribution des héritages, en favorisant les hommes plutôt que les femmes. L'émotion monte crescendo, mais je n'ai pas trouvé le film drôle ou comique. Le ton est plutôt sérieux et le rythme plutôt maîtrisé.
L'histoire se déroule en Thaïlande.. une famille dont la grand mère est condamné et on découvre très vite les intérêts des uns et des autres. L'histoire est banale mais la relation entre le petit fils et sa grand mere nous dresse un portrait touchant entre les générations certaines coutumes du pays. Émotion et pointes d'humour au rdv.
Un film à la fois drôle et profondément touchant. Entre ce qu’on possède, ce qu’on transmet et ce qui donne sens à la vie, il émeut avec justesse et sincérité. Un bijou d’humanité.
Il y a longtemps qu'un film ne m'avait pas bouleversé à ce point. Dès sa sortie, Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) m'avait intrigué. Son affiche et son titre entretenaient une ambiguïté presque trompeuse : une comédie ? Une satire ? Un drame familial ? Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Le point de départ peut sembler cynique. Un jeune homme décide de s'occuper de sa grand-mère malade, davantage dans l'espoir de toucher un héritage que par véritable affection. Pourtant, très vite, le film prend une tout autre direction. Il raconte avec une grande justesse le temps qui passe, les liens qui se tissent au fil des jours et cette façon qu'a l'amour de naître là où on ne l'attendait plus. En le regardant, je n'ai pas seulement suivi une histoire. J'y ai vu nos familles, nos silences, nos regrets, et ces instants que l'on croit ordinaires avant de comprendre, souvent trop tard, qu'ils étaient les plus précieux. L'histoire s'ancre dans la culture thaïlandaise, avec son rapport aux anciens, à la famille et à la transmission. Pourtant, jamais je ne me suis senti étranger à ce qui se jouait à l'écran. Car le film parle de ce qui nous relie tous : le vieillissement, les non-dits, l'amour silencieux et les héritages les plus précieux, ceux que l'on dépose dans le cœur des autres. J'ai été frappé par la délicatesse avec laquelle les personnages évoluent. Ils se révèlent avec une infinie douceur, jusqu'à devenir profondément familiers. Le film m'a beaucoup rappelé le cinéma de Hirokazu Kore-eda, par cette même capacité à raconter l'intime avec pudeur, sans jamais céder au mélodrame. Et lorsqu'on découvre qu'il s'agit d'un premier long métrage, l'admiration est encore plus grande. Tout semble déjà parfaitement maîtrisé : l'écriture, la mise en scène, le jeu des acteurs. Rien ne cherche à provoquer les larmes, et pourtant elles finissent par venir. Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) est un film d'une immense tendresse. Une œuvre profondément humaine qui rappelle que la plus belle des richesses n'est peut-être jamais celle que l'on reçoit en héritage, mais celle que l'on construit, jour après jour, auprès de ceux que l'on aime. C'est sans doute pour cela qu'il m'a touché en plein cœur.
Comment définir ce film qui représente à merveille la culture asiatique ainsi qu’une situation d’hypocrisie représenté par les fils, comme une situation universelle que chaque pays, chaque personne pourrait s’y reconnaître. Rien n’est anodin chaque choix, chaque phrases, chaque scènes a sont importance on ressent un travail extraordinaire du scénariste ainsi du réalisateur.
Je ne sais quoi dire, j’ai été époustouflé par ce film, de mes goûts le fait que rien n’est laissé aléatoirement me donne des frissons, le jeux des acteurs est incroyable on arrive à cerner les personnages ainsi que M qui au fur à mesure comprends l’amour inconditionnel que sa grand mère lui apporte.
Un très beau film, à la fois touchant, émouvant et parfaitement réalisé. Sans oublier la bande originale et le montage qui sont particulièrement remarquables.
Il y a des ressorts dramatiques familiaux classiques (rivalités intra-fratrie, l’argent qui complique tout…), vus et revus, mais c’est traité avec sensibilité et subtilité, et avec un angle asiatique pertinent.