6001 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
319 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
100 critiques
3
117 critiques
2
54 critiques
1
23 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Thibault F.
83 abonnés
824 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 24 mars 2018
Je suis rentré difficilement dans l'histoire de Lady Bird. Malgré toutes mes bonnes intentions à l'égard de ce film, je me suis retrouvé totalement hermétique au propos de Greta Gerwig. Auréolé de 2 récompenses et de nombreuses distinctions notamment durant les Oscars, je me faisais une joie de retracer l'histoire de "Lady Bird". Sa dimension familiale est probablement le propos le plus convaincant. Ancré dans une Amérique emprunt de tradition et de religiosité à l'égard du christianisme, Christine McPherson (Lady Bird campée par Saoirse Ronan - dont son interprétation m'a laisse dubitatif) a soif d'émancipation en se construisant une identité qui lui est propre et aucunement dicté par la contrainte de la norme familiale et sociale. C'est un message positif mais qui cale dans son exécution. A commencer par l'intégralité de son casting qui m'a laissé de marbre tout en ne sachant pas si ce sont les acteurs ou bien leurs personnages qui ne m'ont jamais touché. Je reconnais bien le talent de Lucas Hedges mais ce sera mon unique concession. Toujours du côté de la technique, j'ai trouvé que la réalisation manquait de punch. Je vais même récupérer le terme de mou pour désigner Lady Bird. Tout au long de mon visionnage, je me suis profondément ennuyé. Cette dramédie ne m'a jamais ému ou détendu. Bref, je suis resté pantois. Et je ne comprends toujours pas l'ensemble de ses distinctions. Néanmoins, je reconnais au film un propos rafraîchissant mais qui reste trop timoré et aucunement novateur. Contrairement à la grande majorité des critiques, je ne recommande pas ce film. Mais toi, masse silencieuse, tu dois faire ta propre opinion. En effet, Lady Bird est un film qui peut s'adresser à un certain public. De mon côté, ce fut laborieux.
Surnom exigé par une jeune fille avide de construire sa propre personnalité, elle rêve de quitter sa province de Sacramento après le bac et intégrer une faculté artistique new-yorkaise, même si sa motivation profonde est de contrecarrer l’emprise naturelle maternelle. Car en dehors de son père gâteau, sa sœur et sa frère gothiques, il s’agit essentiellement de couper le cordon ombilical d’avec sa mère, femme bosseuse, dirigiste, intrusive et organisée, mais également pleine d’amour et de pragmatisme. Vie de famille d’une maisonnée modeste qui se débat pour s’en sortir, bigoterie chrétienne et entendue du lycée, théâtre et fête scolaires perclus de bienséance, premiers trébuchements sexuels, complexes de sa condition sociale, découverte de l’amitié, dessinent ce portrait agité d’une ado en passe à trouver sa propre voie. Malheureusement j’ai attendu jusqu’au bout une quelconque originalité ou intérêt particulier dans cette cascade de gamineries, pleurnicheries, joies, philosophies à la petite semaine et révoltes banales d’adolescente déjà vues et revues. Mais ce qui fatigue franchement c’est ce défilé hallucinant et discontinu de scènes courtes et hachées, parvenant même à se chevaucher l’une sur l’autre, comme si on cherchait à battre le record de goinfrerie des saynètes aux enjeux provisoires et survolés. Impossible dans ces conditions d’espérer la moindre profondeur, sympathie ou empathie, de surcroît vaporisées par des dialogues mitraillés vraiment trop puérils.
Petit film sans prétention, comment ne pas se reconnaître dans cette relation mère fille si complexe mêlant haine et amour inconditionnel... Très bien joué
Un joli film poétique, une chronique de vie de cette adolescente superbement jouée par Saoirse Ronan, les parents aussi d'ailleurs, au final rien d'extraordinaire mais ce film est touchant et émouvant, faisant parfois écho à sa propre vie personnelle quelque soit son âge. J'y suis allée vraiment par hasard, attirée par la BA et n'ai pas été déçue !
Pour le style, on retrouve quelques tics agaçants comme cette image avec un gros grain (marque de fabrique du cinéma indé type Sundance (où «Lady Bird» n'a pas concouru, glanant tout de même plus de 100 récompenses dans divers festivals ou cérémonies, la plus importante étant le Golden Globe du meilleur film, catégorie comédie ou comédie musicale), une mise en scène un peu trop illustrative, avec une plus grande attention portée aux acteurs et aux dialogues plutôt qu'au langage de l'image. Reste que Gerwig signe un film dense, avec une vraie maîtrise de l'ellipse (sa façon de rendre l'écoulement du temps est très efficace et limpide), quelques enchaînements de plans sont vraiment bien vus, que sa courte durée ne l'empêche pas de développer ses personnages, choisissant avec soin ses moments. Il faut dire qu'elle est partie d'un scénario de 350 pages (soit presque 6 heures de film normalement) pour arriver à un résultat plus dépouillé, qui évite la redite. Son autre point fort, c'est de parvenir à capter ce petit truc de l'adolescence, pas tellement les comportements, le langage ou bien l'état d'esprit mais plutôt le fait de vivre des trucs géniaux mais de ne pas savoir s'y attarder. Ainsi, les quelques moments joyeux paraissent presque trop courts, trop fugaces, là où les moments plus graves deviennent envahissants. C'est là où j'ai été le plus bluffé, là, et bien sûr au niveau de l'écriture et de l'interprétation de certains personnages. En tête de liste, il y a bien sûr Saoirse Ronan, révélation pour certains, confirmation pour ma part, la jeune actrice écumant les plateaux hollywoodiens depuis presque 10 ans, et sa révélation dans le «Lovely Bones» de Peter Jackson. L'autre rôle important, c'est celui de la mère de Lady Bird, tenu par Laurie Metcalf, plus connue pour ses nombreuses participations à des séries TV, et qui trouve ici un rôle magnifique, à la hauteur de son talent. Les 2nds rôles, prépondérants dans le ressenti face à un tel film, sont également très bien campés, avec des nouvelles stars comme Lucas Hedges ou Timothée Chalamet, la révélation Beanie Feldstein, ou bien quelques têtes connues comme le personnage de la bonne sœur Sarah Joan (exquise Loïs Smith). Le ton est une sorte de mix entre le réalisme cru et provocant de Larry Clark, avec ses ados obsédés par le sexe et la défonce (même si ça reste très minime dans le film, on retrouve cette influence en arrière-plan) et le cinéma de John Hughes (sa description d'une ville, Chicago pour lui, Sacramento pour elle, sa représentation des ados entre bienveillance et acidité, un certain humour potache). Un mélange étonnant mais qui donne un ton bien particulier au film. On pourrait aussi jouer au jeu de traquer ce qui révèle de l'autobiographie et de la fiction dans le film (le prénom de l'héroïne est Christine, comme la mère de Gerwig, l'actrice-réalisatrice-scénariste est née à Sacramento avant de partir faire ses études à New York) mais cela ne présente qu'un intérêt limité, tant l'histoire s'avère universelle. Mais tout ce qu'on peut dire ne vaudra sans doute pas ce joli moment vu dans la salle de projection : lors du moment le plus poignant du film, la jeune fille assise à côté de moi, qui devait avoir le même âge que l'héroïne, est venue se blottir contre sa maman, très émue. C'est probablement l'effet que recherchait Greta Gerwig en signant ce film, et c'est doute sa plus belle récompense. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Chronique douce amère d’une sortie de l’adolescence. Ça a été fait déjà cent fois, direz-vous. Oui, d’accord, et même souvent mieux. Mais ce n’est jamais tout à fait pareil. Cette jeune Christine, heu, pardon ! Lady Bird, est tellement ordinaire qu’elle en devient universelle, ni héroïne, ni victime, juste l’oiseau qui prend son envol.
le film est magnifique ! il est d'une authenticité, d'une simplicité très touchante. la jeune actrice est formidable. je recommande vivement. merci pour ce beau moment !
Petite pépite scintillante sans artifices, « Lady Bird » est la surprise fleurie de ce début de printemps. Un récit simple, et pourtant tellement surprenant, sur les tribulations d’une lycéenne moyenne américaine. Passer de l’adolescence à la vie adulte, voilà la transition compliquée à laquelle personne n’échappe. Face à une maman omniprésente qui cherche désespérément à lui préparer à un avenir selon ses moyens, Christine elle, vit ses derniers instants de pure liberté et de croyances naïves, laissant peu à peu s’évaporer ses dernières bribes d’innocence. Sur une cadence mélodieuse, cette histoire de vie confronte l’imagination d’un monde rêvé à la concrétisation inaliénable de choix de vie déterminant. Préparer ses études supérieures, la fin du lycée, les premiers amours, la première fois, savoir s’entourer, au gré des disputes avec sa mère, Lady Bird apprend, se construit et s’instruit. Quant au cadre spatio-temporel, l’histoire n’étant pas de nos jours, l’ajustement n’est pas de suite évident. En effet, l’insouciance adolescente de Christine McPherson ne se connectant pas complètement à la réalité et à l’actualité, la remise en contexte se dresse progressivement sur des éléments fragmentés à propos de la guerre en Irak ou de la découverte d’Internet, par exemple. Une romance donc, approximativement située au début des années 2000 qui laisserait croire qu’il s’agirait plutôt d’un biopic harmonisé. Ce cachet vintage apporte du crédit à la délectation de l’oeuvre, à l’image d’une histoire ancienne délicieusement acidulée. Finalement, « Lady Bird » est un pseudonyme véritable dont la romance est une brise légère emprunt à une sensibilité drôle, honnête, sincère et plein de nostalgie, symbole de l’envol délicat d’une femme. Bilan : L’éclosion d’une femme, l’envol d’une actrice, le chef d’oeuvre d’une réalisatrice. Vos meilleurs films d'hier, d'aujourd'hui et de demain sur Cinephilion.net !
L'engouement médiatique était sans doute un peu trop forcé. Néanmoins, "Lady Bird" se laisse regarder très facilement, sans doute grâce à un humour particulièrement corrosif et une très belle interprétation générale.
Un film à l'esprit très américano américain... On se sent comme un intrus tellement on est à côté de ce qui s'y passe, des fois les personnages rient sans qu'on ne comprenne ce qui les fait rire, ça parle dans tous les sens et le rythme est assez étrange.
Premier film très réussi de Greta Gerwig, c'est touchant, drôle, insolent. On sent une véritable auto-dérision sur l'Amérique qu'elle dépeint, et les acteurs sont merveilleux. Saoirse Ronan porte le film avec humour et finesse.