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Clémentine K.
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3,0
Publiée le 2 mars 2018
Un film simple sur une Amérique "profonde" et ses habitants haut en couleur avec des espoirs plein la tête. Personnellement, je ne me lasse pas de ce genre d'histoire car c'est tellement authentique qu'on s'y croirait.
Lady Bird de Greta Gerwig est un film sympas mais qui ne mérite pas d'être présenté aux Oscars. La force du film réside dans ces dialogues et ces acteurs de qualité , cependant la réalisation n'est pas extra et l'histoire qui nous est raconté est plutôt banale. Le film m'a même agacé lors des scènes de dispute.
"Lady Bird" est le film indépendant américain dont tout le monde parle et qui a su atteindre le sommet des Oscars ! Adulé par la presse et les spectateurs, je me devais d'y aller bien que j'avais un air de déjà-vu en voyant la bande-annonce. J'ai très vite pensé aux teen-movie "Juno" ou "Le monde de Charlie" pour le cadre spatio-temporel du lycée où les amitiés se nouent, où les erreurs se font et où les ados se découvrent en tant que personne. Mais, à mes yeux, "Lady Bird" ne se démarque pas pour son scénario qui se veut très banal et sans surprises : aléas d'une relation mère / fille compliquée, chronique adolescente sur la quête de ce qu'on pourrait devenir, copinages éphémères, milieu social rebutant, époque post 11 septembre et enseignement catho,... Le traitement de ces éléments manque globalement de panache même si on se reconnait facilement dans ce récit d'apprentissage, à la fois en quête d'ailleurs et de soi-même. La force du film réside essentiellement dans l'interprétation des acteurs, notamment Saoirse Ronan dont le personnage complexe se déploie avec nuances et subtilités. On retiendra les scènes de confrontation avec sa mère (Laurie Metcalf) faite de ruptures et de dialogues tendres et cruels bien écrit, celles de fou rire avec sa meilleure amie (superbe Beanie Feldstein) ou encore les amourettes électriques avec Thimothée Chalamet et Lucas Hedges. Beaucoup de passages sont prévisibles quand on connait ce genre de film et j'avoue ne pas trop comprendre l'adulation massive autour de "Lady Bird" qui se révèle au final anecdotique. Certes, la première réalisation de Greta Gerwig est belle dans sa simplicité, la teinte de l'image amène une certaine nostalgie et l'attention portée à chaque personnage contribue à l'énergie singulière du film. Les dialogues sont bien écrit, sans pathos ni morale, et certaines situations incongrues font rire mais cette fresque adolescente ne m'a pas touché dans sa quête d'identité, peut-être trop américaine et catho pour qu'elle me parvienne, même si cette relation spéciale entre la mère et la fille suffit pour en faire un bon film, j'avoue !
Un film n’est-il intéressant ou n’est-il bon qu’à condition de raconter des événements qui sortent de l’ordinaire ? Je ne le crois pas et, de ce fait, je m’oppose totalement au jugement sans mesure porté sur ce film par un critique d’une célèbre revue de cinéma qui estime que nous n’avons affaire qu’à quelque chose de « finalement anecdotique ». Il est vrai que ce que raconte Greta Gerwig (une réalisatrice surtout connue jusqu’ici en tant qu’actrice, en particulier dans les films de Noah Baumbach) peut sembler extrêmement banal. Mais ce prosaïsme n’est qu’apparence : la qualité de la mise en scène et la justesse des personnages révèlent des trésors d’humanité qu’il serait bien peu astucieux de trouver quelconques. C’est une chronique adolescente qui nous est contée, celle de Christine (Saoirse Ronan), une jeune fille de 17 ans qui ne supporte ni son prénom (elle veut être appelée Lady Bird) ni la ville de Sacramento où elle habite ni les contraintes de toutes sortes et, en particulier, celles que veut lui imposer sa mère (Laurie Metcalf). Tout ce que connaît Lady Bird, son entourage, le lycée catholique où elle étudie, sa famille, tout lui semble médiocre et elle ne rêve que de pouvoir partir. Son projet, c’est d’être acceptée dans une université de la côte est, loin de Sacramento, afin de gagner son indépendance. Nous sommes dans l’Amérique de 2002 et l’on peut supposer que Greta Gerwig a mis beaucoup d’elle-même dans le personnage de Lady Bird ; il y a sans doute une part plus ou moins grande d’autobiographie dans le film. Mais peu importe, ce qui compte, c’est que la cinéaste a su dépeindre avec énormément de subtilité les différents protagonistes du film. Aucun n’est caricatural, aucun n’est monolithique. Une religieuse découvrant l’auteure d’une farce dont elle a été la victime, loin de s’offusquer, réagit avec humour. Les deux amies que fréquentent Lady Bird, ainsi que ses deux petits amis successifs (le premier ayant bien du mal à s’avouer son homosexualité) et tous les autres personnages ne se laissent jamais enfermer dans des définitions simplistes. Cela est vrai surtout des parents de Lady Bird : son père cachant comme il peut sa désolation de ne pouvoir soutenir autant qu’il le voudrait sa fille, du fait de son chômage et de sa précarité, mais faisant preuve de trésors de tendresse envers elle ; et sa mère avec qui elle est en conflit presque permanent. C’est dans ces relations mère/fille que le film atteint des sommets de finesse, échappant à tout reproche de banalité. Il n’y a rien de moins anecdotique que des rapports conflictuels ainsi que la recherche du pardon. Car c’est de cela dont il s’agit, en fin de compte. La mère et la fille sont capables de partager des émotions, on le sait dès la première scène du film où toutes deux se mettent à pleurer après avoir écouté le texte enregistré des « Raisins de la Colère » de Steinbeck. Malheureusement, hormis quelques moments d’apaisement et même de confidences (en particulier à propos du père), le fossé sembler se creuser de plus en plus entre mère et fille au cours du film. Incompréhensions et mensonges altèrent les relations. Pourtant, rien n’est joué une fois pour toutes, rien n’est définitif. On le sait, on le perçoit, derrière les apparences, derrières les airs butés et même, parfois, les colères, l’amour est vivace. Mais il lui faut trouver les moyens de s’exprimer : et c’est là toute la difficulté. spoiler: Avec intelligence et finesse, Greta Gerwig fait advenir une issue possible au conflit mère/fille et elle y parvient en recourant, entre autres moyens, à Shakespeare et, en l’occurrence, à « La Tempête ». Le premier des deux garçons dont a été amoureuse Lady Bird y joue le rôle de Prospéro et une courte scène du film nous le montre déclamant la tirade finale de la pièce se résolvant en une offre de pardon. Et aussitôt après, c’est Lady Bird elle-même qui demande à sa mère de lui pardonner. Parmi toutes les qualités de ce film qui n’en manque pas, c’est sans nul doute l’une des plus grandes et des plus bouleversantes que d’esquisser ce chemin-là, celui du pardon.
J'aurais mieux fait de regarder la bande annonce. Les états d'âme de cette greluche qui s'amourache d'un membre de sa chorale de lycée, se rêve en étudiante de la côte Est et passe son temps à se disputer avec sa mère n'ont suscité en moi que l'ennui et l'exaspération.
On parle beaucoup en ce moment de ce film, qui est en lice pour les oscars. La réalisatrice a choisi de nous montrer sa dernière année de lycée il y a 15 ans à Sacramento avant son départ pour la fac à New York. Comme elle a réussi en tant qu'actrice, elle a souhaité raconter la fin de son adolescence. Ce n'est pas extraordinaire ni palpitant, cependant on regarde sans trop d'ennui son histoire et le film est bien fait et a du charme.
Lady Bird nous raconte la vie d'une jeune adolescente vivant à Sacramento en conflit permanent avec sa mère et son frère, qui voudrait bien faire des études à New York. on suit ses péripéties avec attention, ses amis, ses rencontres, ses premières fois. vu tout ce que j'ai lu je pensais voir plus de "rentre dedans", là c'est quand même assez sage et dans les codes de déontologie.
Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas vu un film aussi nul ! Il n’y a pas d’histoire on suit juste la vie d’une pauvre adolescente perdue. Au bout de 10 minutes j’ai regardé déjà ma montre. Totalement inutile comme film
Avec Lady Bird, Greta Gerwig fait de premiers pas très prometteur en tant que réalisatrice. Si elle avait pu nous offrir déjà de belles histoires en tant que scénariste, le fait de combiner ici les deux postes fait ressortir le meilleur d’elle même. le film est très bien porté par Saoirse Ronan dans ce qui sera un nouveau rôle marquant dans sa jeune carrière. Il faut saluer aussi l’excellence du reste de la distribution qui font de cette petite histoire très simple un véritable bijou d’émotions.
Greta Gerwig a bien de la chance : la critique l'adule aussi bien comme actrice, icône d'une nième vaguelette du ciné indie US - même quand elle ressasse les mêmes "trucs" d'interprétation - que comme auteur(e)-réalisatrice débutante - même si elle n'a pas forcément grand chose de nouveau à nous offrir. Plutôt "femme oiseau" ("Lady Bird") légère et gracieuse que "coccinelle" (Labybird) butée et cruelle, sa Christine de 17 ans accumule les stéréotypes du film de genre "passage à l'âge adulte" à un point qui deviendrait facilement insupportable si le film de Gerwig ne bénéficiait d'atouts imparables : d'abord le charme un tantinet étrange de Saoirse Ronan, toujours impeccable dans le décalage vaguement malaisant ; ensuite l'humour "new yorkais" de Gerwig, qui offre, un peu à la manière d'un Woody Allen, une sorte de commentaire "méta" permanent à la banalité -voire l'usure - de la fiction. Bref, ici, tout le monde est finalement gentil, l'amour règne même s'il avance caché (je pense au beau personnage de la mère, seul semblant d'aspérité dans un film bien trop lisse), et le désordre provoqué par la mini-révolte de Lady Bird - qu'il faut relativiser, on parle quand même ici d'un milieu white middle class profondément catho - a tôt fait d'être anihilé par la bienveillance de tous et par le "bon fond" bien raisonnable d'une jeune fille qui n'ira guère plus loin qu'un unique coma éthylique. Pourtant, malgré cette tiédeur qui, ailleurs, serait fatale au film, "Lady Bird" évite le pire grâce à la jolie légèreté de sa narration et de sa mise en scène, qui choisit systématiquement d'effleurer le sens des scènes, de fuir le pathos, et de laisser de manière assez habile le spectateur se débrouiller avec ses propres émotions. Un sourire aux lèvres. Peut-être est-ce cela, "l'effet Greta Gerwig" ?
La vie d'une ado lambda qui va au lycée avant d'aller à l'université l'année suivante. Le flirt, l'embrouille avec la meilleure amie avec qui on se réconcilie, la pote qui a mauvaise influence, les relations conflictuelles mère / fille. Tout y passe. On croirait regarder la série Beverly Hills en moins friquée. Mon dieu que c'est plat, insignifiant et pénible.
Il y a des histoires comme ça que l’on est ravi de ne pas avoir loupé.
Une rencontre particulière avec Christine “Lady Bird�, sa jeunesse insolente et sa fantaisie. Elle nous surprend par sa finesse d’esprit, sa tolérance et son attachement profond pour sa famille dont elle voudrait pourtant s’échapper. Avec ses rêves de grandeur, elle nous enchante.
Lady Bird déteste sa ville Sacramento, elle rêve de NYC et a des envies de petites filles pas riches qui lorgnent de l’autre côté de la voie. Où les maisons sont somptueuses, les piscines sont grandes et les fins de mois ne se terminent jamais. Avec sa bonne copine, elles s’inventent des histoires de bourgeoises.
Le cadre est un collège privé où les enseignants font preuve d’une belle ouverture d’esprit et d’une certaine fantaisie. Les élèves sont quasi toutes issues de familles riches. Mais la mère de Christine considère le lycée public comme dangereux alors malgré leurs petits moyens elle tente de sauver sa fille.
La mère de Christine est psychorigide et maladroite. Mais on retrouve, furtivement chez elle, les rêves de sa fille notamment lors de leurs visites de “maisons à vendre�. Le père est perdu dans sa bulle de chômage avec tendresse et bonhomie. Il a lâché l’autorité à sa femme depuis bien longtemps. Le frère diplômé travaille au supermarché avec sa moitié et il semble avoir perdu ses illusions.
Une série de portraits jubilatoire, dans une petite ville de la province Californienne, chaque caractère est dessiné avec justesse et lucidité. Saoirse Ronan est magique. Sa mère, Laurie Metcalf est renversante, la bonne copine Beanie Feldstein est attachante et Timothée Chalamet a l’arrogance de sa jeunesse.
Un scénario costaud, une belle lumière et une bonne BO.
Greta Gerwig était déjà une comédienne décalée, elle nous revient en réalisatrice subtile et malicieuse.
Lady Bird est un teenage movie très réussit. Il ne révolutionnera pas le genre mais en est un vraiment très bon. On est en immersion avec la vie d'une jeune fille lycéenne, au côté rebelle, qui se cherche et qui a des relations compliqué avec sa mère. Le récit est maîtrisé et les relations entre les personnages sont intéressantes à suivre. En plus de cela, tous ont une personnalité et sont bien écrit. Il m'a fais pensé au film Edge of Seventeen qui était sortie l'an dernier et qui était lui aussi très réussit. Lady Bird a une réalisation extrêmement soignée avec une magnifique photo qui nous plonge dans le film. Le film est très authentique, réaliste avec une ambiance impressionnante. On est immergé en plein coeur des Etats-Unis à Sacramento. Le film relève une multitudes de thèmes sur l'adolescence qu'il traite parfaitement même si parfois c'est un peu du déjà vus. Ceci dis le film est maîtrisé sur la forme et le fond. Le film démontre aussi que l'on croit que tout est mieux ailleurs alors que le bonheur peut se trouver autour de nous. Les acteurs sont tous au top mais surtout Saoirse Ronan qui porte littéralement le film et qui mérite sa nomination aux oscars. On passe un bon petit moment devant ce Lady Bird.
c'est pas mauvais grâce à l'interprétation , mais il n'y a pas 'histoire, juste des scènes plus ou moins interessante , l'ensemble prétentieux ne mérite pas le détour.