Affreux sales et méchants.... en moins sale.... Le sujet n'est vraiment pas ma tasse de thé, je n'ai pas aimé ce thème de la violence masculine et la féminité bafouée. La mise en scène a beau être soignée, les personnages sont peu avenants et le tout laisse le spectateur que je suis de marbre. D'aucuns disent que c'est un film froid, alors rien d'étonnant.
C'est avec joie que l'on découvre Accattone et sa bande de traîneurs, avec qui on a pas forcément envie de traîner par ailleurs (machos & bagarreurs) et même que l'on s'attache (un peu) au personnage spoiler: jusqu'à la rencontre avec la belle (par sa pureté aussi) Stella où le mac devient détestable à souhait.
C'est plutôt un film sur l'ambiance italienne / romaine même / de la rue, ses habitants et ses prostituées, mêlant un peu d'humour et beaucoup de drame, pris par les personnages avec légèreté alors qu'il n'en est point. Une belle image.
Dans la lignée du néoréalisme le film est malheureusement assez plat (mauvais jeu des acteurs, mise en scène un peu molle avec la musique lancinante de Bach du début à la fin), bien que s'appuyant sur les bas fonds de la société romaine, et ne trouve un peu relief que dans le final grâce à un montage audacieux.
Dans un style néo-réaliste d'abord un peu scolaire et qui s'affirme au fil du film, Accatone dresse un état des lieux terrible de l'Italie d'après-guerre. Ici, les pauvres exploitent les pauvres, les hommes les femmes, et l'abus de pouvoir est la norme sous l'arbitraire policier. En fait, tout ce qui a travaillé Pasolini dans ses films suivants est déjà là, en germe ou concrètement - Mamma Roma en tête bien sûr, avec son héroïne prostituée et ses errances à travers des terrains vagues. Le destin tragique d'Accatone n'est donc pas une surprise, d'autant plus que la réalisation de Pasolini est édifiante et démonstrative, parfois jusqu'à l'excès. Cela fait tout de même un très beau film, violemment désespéré mais émouvant.
J'ai revisionné ce film récemment et je reste assez partagé. C’est le premier long-métrage de Pasolini, on sent donc l’importance historique et cette volonté de filmer la réalité brute des banlieues romaines des années 60. L’esthétique est très dépouillée, presque documentaire, et le choix d’acteurs non professionnels apporte une authenticité certaine. On est loin de l'Italie glamour, plongé dans une misère sociale sans fard. Pourtant, le film a vieilli. Le rythme est pesant et l’errance d’Accattone finit par devenir lassante. Le personnage principal est un souteneur assez antipathique et, malgré sa rencontre avec Stella, j'ai eu du mal à m'attacher à son sort. C'est une tragédie très sombre, mais le récit manque de dynamisme et se répète un peu. La mise en scène est intéressante, notamment le décalage entre la musique sacrée et la pauvreté ambiante, mais l'ennui pointe souvent le bout de son nez. C'est une curiosité cinématographique majeure, mais l'expérience de visionnage reste laborieuse.
Vittorio est un proxénète qui mène une vie désœuvrée dans une banlieue pauvre de Rome. Surnommé par ses amis Accattone (le mendiant, le vagabond, le parasite), il vit aux crochets de Maddalena, qui se prostitue pour lui. Lorsque Maddalena est envoyée en prison, privant Accattone de tout revenu, le jeune homme renonce à exercer un travail honnête. Il débauche Stella, une jeune fille innocente, et la met sur le trottoir.
"Accattone" est le premier film tourné par Pier Paolo Pasolini dont l'œuvre luxueusement restaurée ressort en salles pour le centenaire de sa naissance. Il avait collaboré avec Fellini sur le tournage des "Nuits de Cabiria" au sujet très proche.
"Accattone" a été tourné en décors naturels dans la banlieue de Rome, que Pasolini, marqué par le séjour qu'il venait d'effectuer en Inde, voulait filmer comme un Tiers-Monde pauvre et déstructuré. Pasolini recrute des acteurs amateurs, dont Francesco Citti qu'on retrouvera ensuite dans la plupart de ses films.
Par les thèmes qu'il filme et la façon de les filmer, le cinéma de Pasolini rappelle le néo-réalisme de l'immédiat après-guerre. Mais son idéologie marquée à gauche sinon à l'extrême-gauche l'éloigne du mysticisme d'un Rossellini.
Inspiré par Bresson, Pasolini utilise à contre-emploi la musique classique : Bach dans "Accattone", Vivaldi dans "Mamma Roma", Mozart dans "Théorème". C'est peut-être la musique du concerto brandebourgeois n° 2 qui m'a laissé la marque la plus profonde. En revanche, j'ai été moins sensible à son héros mal aimable et à son destin tragique.
Si le documentaire prime avec le temps sur la fiction, la réalisation demeure ici exemplaire à plus d'un titre : Pasolini, dès ses débuts savaient déjà raconterSi le documentaire prime avec le temps sur la fiction, la réalisation demeure ici exemplaire à plus d'un titre : Pasolini, dès ses débuts savaient déjà raconter une histoire à travers une peinture à vif de chaque personnage une histoire à travers une peinture à vif de chaque personnage
En 1961, le miracle économique italien fait oublier, depuis une dizaine d’années, la misère de l’immédiat après-guerre. Toutefois, s’extasier devant cette situation fait oublier que celui-ci possède néanmoins ses laissés-pour-compte. C’est à ceux-ci que le poète-écrivain-scénariste Pier Paolo Pasolini décide de consacrer son premier film en tant que réalisateur : Accattone. Pasolini, fortement marqué par le néo-réalisme ici, se concentre sur un être assez détestable : fainéantspoiler: (s’il travaille sur la fin, c’est par orgueil mais il présente cela comme de l’esclavage et comme une déchéance) , proxénète, machiste, voleurspoiler: (ce qui l’amènera vers la mort) même envers un enfant … En bref : un minable. Pasolini n’hésite pas à accentuer le pathos de ces bas-fonds, aspect renforcé par la musique de Jean-Sébastien Bach (l’utilisation de La Passion selon saint Matthieu, dès le générique, donne même un aspect christique au parcours du personnage) et par le jeu très marqué (chose habituelle dans le cinéma italien) des comédiens et en particuliers de Franco Citti. La vie pour son personnage est, en fin de compte, insupportable, ce qui le pousse à dire au moment où il sent la mort arriver : "Maintenant, je me sens bien". Il faut d’ailleurs noter que la violence que montre Pasolini est un peu prophétique puisque l’agression de Maddalena sur un terrain vague fait penser, avec le recul, à celle qui tuera Pasolini le 2 novembre 1975. Ce filmspoiler: (qui reste, à l’exception de la séquence du rêve, assez réaliste) ouvre donc une œuvre souvent revendicatrice et provocatrice qui marqua l’histoire du cinéma italien.
Accattone est un proxénète, c'est-à-dire par extension un parasite et un oisif. A lui et à ses amis du même acabit, dont la beauté et la jeunesse fascinent sans équivoque Pasolini, l'idée même de travailler pour gagner leur vie est saugrenue. Certes, ils ne mènent pas grand train mais, tandis que leurs gagneuses tapinent, ces jeunes hommes pleins d'allant passent leurs journées aux tables des bistrots ou au bord d'une plage. La vie courante du maquereau en somme. Le portrait d'Accattone et ses déambulations dans les faubourgs de Naples, où il tente de séduire une nouvelle fille, ne s'accompagnent, de la part du réalisateur, d'aucun jugement moral, comme si Pasolini trouvait anodin, sinon légitime, le cheminement d'Accattone, lequel est souvent accompagné par de la musique sacrée (la Passion de Bach), peu en harmonie avec le contexte social du film mais suggérant peut-être la possible rédemption du souteneur Accattone. Quoiqu'il en soit, même en filmant la rue et les quartiers populaires sur un mode néo-réaliste, Pasolini ne m'a pas beaucoup intéressé à un sujet qui reste sans réelle portée dramatique, tant individuelle que sociale.
le premier film de pasolini nous prouve deja son talent,tourné en noir et blanc ce film nous décrit le quotidien d'accatone un jeune proxénete romain qui lorsque sa source de revenue la prostitué maddalena ce fait aggresser dans un térrain vague puis jetée en prison pour faux témoignage,ce rend compte de sa triste situation,il essayera alors de changer de vie,tombera amoureux mais tout cela finira mal... Franco citti dans son premier role est tres émouvant et est soutenu par des seconds roles de qualité,le theme musicale de bach convient très bien au sujet. D'une histoire apparament sordide pasolini nous fait un film réaliste très beau et poétique,a noter les debuts de bertolucci en tant que assistant de pasolini.