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fabrice d.
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3,0
Publiée le 6 octobre 2021
Tout d'abord merci à Arte de d'avoir rediffusé ce film le 5 octobre 2021. Un Condé a pourtant beaucoup vieilli, mais c'est aussi ce qui fait son charme. Les scènes de bagarre, les nombreux meurtres où les acteurs meurent en en faisant des tonnes, sont ma foie assez drôles. C'est un plaisir de revoir des acteurs comme Constantin, mais aussi Garcin dans le rôle de Beausourire et Rufus en jeune acteur. Le personnage de Bouquet est celui qui fait le plus parler: on peut ne pas aimer car il est violent sans vraiment s'en donner les moyens: la scène où il tabasse Rufus n'est pas la meilleure. Il aurait pu s'en tenir à son rôle d'homme froid et agressif. Mais il reste le personnage central et il le fait bien.
Plutôt efficace avec son atmosphère glaciale teintée de cynisme, Un Condé représente une tentative sérieuse (et non comique comme d'autres films l'ont fait) de montrer police et truands sous un jour sombre. S'attachant peut-être un peu trop aux personnages et ne dépeignant le contexte de son époque qu'en quelques images pour ne plus y revenir, c'est surtout l'occasion de numéros d'acteur impressionnants, à commencer par Michel Bouquet, et de scènes aux lenteurs calibrées qui engendrent une tension diffuse et malsaine.
Après "Canicule" et "Le juge Fayard dit le shériff", ma troisième incursion dans la filmographie d'Yves Boisset pour découvrir ici un polar à la forme assez classique mais qui possède un fond nettement plus intéressant, politiquement engagé traitant des notions de justice, de vengeance au sein de la police française et de la pègre. Porté par un Michel Bouquet magistral de noirceur électrique dans un ton subtil, presque monolithique, un film policier qui offre une réflexion sur la corruption morale de la fonction de policier et de l'engagement psychologique inhérent. Un ensemble qui a vieilli dans sa mise en scène mais qui demeure accrocheur et moderne par son questionnement intellectuel. Un bon film.
Film qui a un peu vieillit helas..Michel Bouquet en flic implacable est quand meme bien..Michel Constantin est ici en sous emploi...dommage..Il a perdu du poids..peut être un de ces derniers films...L'histoire par contre n'est pas plus captivante que ca ni d'ailleurs les dialogues qui sont longuet....du sous Jean Pierre Melville..c'est dommage mais à découvrir quand même..
Un très bon Boisset une fois de plus. Jamais manichéen, le réalisateur n'épargne aucun camp (flics ou voyous), et se plonge dans un sujet ultra sensible : la violence policière. Les scènes d'action ou de suspense s'enchaînent sur un rythme dynamique. Michel Constantin trouve là son plus beau rôle. Le film, sérieusement documenté, ne laisse jamais le réalisme ennuyeux prendre le dessus. C'est d'abord une histoire d'amitié entre hommes, de violence, de vengeance agrémentée de rebondissements palpitants. Un véritable film noir à la française qui ne ferait pas tâche à Hollywood. On en redemande.
Même si Yves Boisset a été plus incisif et plus tranchant, son Condé reste comme souvent chez lui, un film qui dénonce et bouscule les tabous. Ici c'est celui de la violence, en particulier la violence policière. Personnifié par la froideur et le calme dérangeant du très très bon Michel Bouquet.
Il y a dans ce film toute la problématique de la société face aux truands: la vengeance ou la justice. Michel Bouquet a choisi son camp: la vengeance sombre et froide. Je regrette un peu la facilité des enchaînements: chacun trouve facilement celui qu'il cherche et on expédie rapidement. Néanmoins, il a une ambiance tout à fait intéressante typique du policier des années 70
Deux vengeances qui se percutent dans ce polar de Boisset. Bouquet dans le rôle du commissaire en fin de parcours et Constantin dans celui du tueur à gages. Comme il est curieux d’observer Michel Bouquet si crédible dans les rôles de cocus se parer de la panoplie du vengeur froid et déterminé. Quand son meilleur ami se trouve tué par accident après qu’il l’ait incité à poursuivre les tueurs d’un gros caïd que lui-même appelait de ses vœux, Bouquet qui est déjà un paria dans la grande maison trouvera dans l’acte vengeur la note finale à un parcours teinté par l’amertume et le dégout. Constantin est encore une fois pourchassé. Il faut retenir l’argument de Constantin qui répond à Bouquet quand celui-ci évoque la femme et les deux enfants de Fresson Le film est maîtrisé de bout en bout avec des emprunts certains au cinéma de Melville qui était à l’époque la référence du genre policier en France.
Que de violence................ Bref, tout le monde est méchant, violent et sans pitié....... les truands, la police, les politiques...... heureusement, il y a Yves Boisset pour nous dénoncer tout çà ! Les raccourcis sont donc faciles à établir. Dommage que Françoise Fabian soit si sous exploitée. Il y a là, violence contre les femmes...............
Le bouquet de l'acteur Michel Bouquet. Yves Boisset met en scène l'acteur dans la peau d'un policier qui se prend d'un coup à mener une vengeance après la mort de son collègue également flic. Film policier contenant plus de 60 minutes accrocheuse. Il faut dire que le personnage de Bouquet est imposant. Excellente scène aussi en opposition avec Michel Constantin.
Un conde n'est pas l'un des meilleurs films de Boisset. Il n'est sauvé de la médiocrité que par l'interprétation exceptionnelle de Michel Bouquet. Les autres comédiens ont peu de présence ou sont franchement mauvais comme ceux qui jouent les seconds couteau. Le scénario n'est pas très bon. En revanche, côté mise en scène, on sent déjà la patte de Boisset qui se caractérise par un certain rythme. Sur le plan idéologique, Boisset entendait dénoncer les méthodes de la police, mais il est tombé dans un travers courant dans les polars, en opposant bons et méchants truands. Entendre dire par un tueur que "tous les flics sont des pourris" fait évidemment sourire quand on pense à la pourriture de la pègre. Les liens de la police avec le monde politique sont à peine esquissés, le film ayant été coupé et un passage modifié. Sans ce caviardage, Un conde aurait peut-être davantage de force subversive.
Raymond Marcellin avec sa censure permit à Boisset de débuter sa carrière avec ce film moyen, porté par la vague soixant-huitarde. les acteurs ne sont pas mal, mais la mise en scène assez faible s'égare à droite et à gauche sans maintenir un rythme et une conduction d'histoire.
«Un condé» fut le premier film d'Yves Boisset à rencontrer des problèmes avec la censure de l'époque. En effet, celle-ci jugeait le film trop violent à tel point qu'un Ministre de l'époque avait demandé l'interdiction du film. D'un côté ça se comprend, avec ce film, Yves Boisset a frappé du poing et très fort. Ce polar glacial, dont l'histoire de vengeance reste assez anecdotique est une violente charge contre les forces de police et contre la corruption. Yves Boisset n'hésite pas à critiquer les abus de pouvoir faits par les policiers en dénoncant des méthodes ne s'inscrivant plus dans le cadre de la loi. Pour appuyer son point de vue, Boisset emploie Michel Bouquet dans le rôle d'un flic rendu littéralement obsédé par son désir de vengeance. C'est sans fioritures et diablement efficace.
Dans la veine des meilleurs films de Jean-Pierre Melville, Yves Boisset nous offre un polar à l’ambiance nocturne remarquablement bien réalisé. Avec son art de la dénonciation politique, il a voulu s’attaquer ici aux abus de la violence policière. Le film final a malheureusement été victime de graves censures mais nous permet tout de même de suivre l’enquête non-procédurière et la quête de vengeance de l’inspecteur Favenin, interprété avec une froideur édifiante par Michel Bouquet. Si aujourd’hui il peut sembler un peu mou, il ne faut pas oublier qu’au début des années 70 ce thriller aux inspirations américaines était d’une violence sans précédent en France.