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Biertan64
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3,5
Publiée le 21 mars 2021
La Cité de la Joie nous plonge dans la pauvreté de Calcutta, avec ses enfants des rues, ses lépreux, ses conducteurs de rickshaws et son parrain tenant le quartier par la violence. Patrick Swayze, en médecin désabusé échoué dans un dispensaire local, apporte une vision occidentale à ce monde si lointain, avec forcément quelques clichés hollywoodiens. La photographie du bidonville est excellente, son quotidien où à chaque jour suffit sa peine bien retranscrit, l'histoire pleine de bons sentiments humanistes mais sans être donneuse de leçons. Une bonne adaptation du best-seller de Dominique Lapierre, même si comme toujours le livre est d'une qualité supérieure puisqu'il permet plus de développement et de descriptions.
La cite de la joie, dans le film est un dispensaire en inde pour les nécessiteux créé par une humanitaire mais qui a causé de peu d aide utilise le système d, de plus elle doit composé par une bande mafieux qui non seulement racket la population, mais les terrorise aussi. L apparition d un médecin américain venu en inde, pour exorciser sa honte et sa peine, car une jeune patiente est décédée sur sa table d opération, va petit à petit bousculer ce petit monde et les exhorter a se soulever contre ses pratiques. Le film a vieillit, la mise en scène n est pas folichonne, mais les thèmes sont forts et nous montre la misère de ses habitants, la place des femmes dans la société hindoue, et le système de castes qui peut paraître injuste. Mais roland joffe nous montre aussi que face à ses malheurs le peuple hindoue a une telle joie de vivre et un courage incommensurable qui nous touche beaucoup jusqu'à cette scène de mariage magnifique qui boucle ce film.
Le cinéma de Roland Joffé se veut majestueux,avide de contrées exotiques et de combats pour la liberté.Ambition réussie dans "La déchirure" et "Mission".En revanche,je serais plus nuancé en ce qui concerne "la cité de la joie".Un médecin américain ayant mauvaise conscience part à Calcutta en Inde retrouver la vocation.Il représente l'occidental orgueilleux dans toute sa splendeur.Le contact du peuple indou,magnanime et respectueux lui redonnera la foi en son action.Le film est une succession d'avançées médicales,et d'intimidations de la part du dirigeant local.Ce mode de fonctionnement,en pics et en creux,sonne faux et déroule toute une panoplie de clichés sur l'Inde vue par les pays développés.Avec d'un côté les pauvres travailleurs jamais découragés,et de l'autre les exploitants vivant comme des nababs.L'Inde est effectivement une société à 2 vitesses,mais Joffé use trop de cet argument pour dramatiser son récit,par ailleurs trop académique et au charme absent.Difficile d'adhérer à cette larmoyance manifestée,bien que ces destins sont en soi admirables.Patrick Swayze,nerveux comme un chien fou,n'était pas le bon choix comme acteur principal.On ne croit pas une seconde à sa bravoure et à son dévouement.Le sort de la modeste famille indienne avec laquelle il se lie d'amitié,est bien plus convaincant.On en a presque envie d'aider son prochain.Un drame pompeux qui peut faire illusion.
Ayant revu ce film qui m'avait marqué à l'époque j'en decouvre les imperfections et caricatures de certaines scènes et personnages. Mais il reste malgré tout la même émotion, la même force, la présence charismatique et généreuse de Patrick Swayze dans un de ses meilleurs rôles. Et puis il y a ce monde des reclus du monde, ce bidonville de Calcutta où sont entassés et regroupés les rebuts de l'humanité, les sans rien, malades, infirmes, difformes, lépreux. Dans ce monde il y a la joie et la vie que ce jeune médecin américain va découvrir, aider et aimer. Car l'amour, la solidarité, l'entraide, la famille sont des valeurs qui sont à l'honneur de ce petit monde et les rattache à l'humanité. C'est émouvant mais joyeux drôle, feel good malgré la misère ultime et le plus grand dénouement. Malgré les facilités, les imperfections, ce film est un hymne à l'humanité, à la joie et au bonheur. Il fait du bien et apporte un éclairage sur un monde réel qui existe partout sur notre planète et dont il faut être conscient. A voir, revoir, et montrer aux enfants dès qu'ils le peuvent pour une prise de conscience d'une réalité que nous nous cachons souvent à nous même.
Même si le film en lui même n'est pas toujours éblouissant voir parfois un peu ennuyeux et niaiseux, le sous jacent qu'il traite et les valeurs asociées sont quant à elles universelle et sublime. il film fort porté par l'excellent et regretté Patrick "Schwayzy"
Après une première demie-heure soporifique, on se reveille pour découvrir ou vision tiers-mondiste de l'Union indienne. Désolé mais en 1992 il s'agit d'un pays d'agriculteurs entré dans un processus de modernisation depuis les années 1960 (révolution verte). Mouvement qui s'est accéléré au début des années 1990 avec la libéralisation et l'ouverture aux capitaux étrangers (fin des permis par exemple). Du coup il aurait été intéressant de montrer au début la vie de la famille dans leur village. Par ailleurs la question des castes, si importante, est complètement occultée. Je préfère donc "Salaam Bombay !", un film aussi noir, mais qui évoque cette réalité. De même, l'évolution psychologique du personnage principal me semble baclée, notamment les raisons qui le poussent à partir. Le gnangnan est omniprésent, je dirais même puant. Dernière critique, et pas la moindre, on s'ennuie devant ce film, il faut vraiment avoir la foi pour tenir jusqu'au bout, c'est le cas de le dire.
J'avais aimé le film a sa sortie mais je ne l'avais pas revu depuis. J'avoue avoir été un peu déçu par la personnalité des personnages, je pense surtout au principal, ce jeune médecin dans l'ombre de papa qui se cherche un destin à l'autre bout du monde. Également l'américaine qu'il rencontre... Les autochtones sont également à l'image de ce qu'on attend d'eux dans un film hollywoodien. Ceci dit, une fois ce cap passé, le film atteint des sommets dans sa narration. Je trouve d'ailleurs R. Joffé particulièrement talentueux à ce niveau. Je reproche souvent aux films de ne pas reproduire le temps qui passe... Lui sait le faire parfaitement, le meilleur exemple pour moi restant "La déchirure" ou la narration nous permet de même nous imprégner de l'amitié qui lie les protagonistes... Bref, nous parlons ici d'un autre film et qui est presque aussi bon que "La déchirure" à ce niveau. Le scénario, lui, est plus simple. Encore une fois je parlerais du côté "hollywoodien" du film. Les simples personnages se débattent dans une histoire simple mais racontée avec talent et dans un cadre qui donne au film une aura particulière. P. Swayze trouve peut-être ici son meilleur rôle. Non pas qu'il soit extraordinaire, sa performance est honorable, mais la qualité du film est supérieure à se qui a pu lui être proposé la plupart du temps durant sa carrière... Au final, "La cité de la joie" est une œuvre que j'aime toujours autant après presque 20 ans, c'est bon signe !
L'enthousiasme des débuts prometeur de Roland Joffé ("La déchirure", "Mission") avait été refroidit par le pâle film sur la bombe atomique: "Les maitres de l'ombre". On guétait donc le réalisateur en espérant que ce film ne fut qu'une erreur de parcours. "La cité de la joie" ne nous rassure qu'à moitié. Les images sont toujours superbes avec des décors riches et des lumières soignées, mais si "Les maitres de l'ombre" manquait cruellement d'émotions, "La cité de la joie" a tendance lui, a en avoir de trop. Le message "aime ton prochain" est tellement omniprésent durant tout le film, que l'on en arrive à envier le sort de ces malheureux! De ce fait le film sonne faux; ça a tout du scénario revu et corriger par la machine hollywoodienne et pourtant pour une fois les grands Studios n'y sont pour rien. Joffé serait-il resté trop longtemps en Amérique ?
Un très beau film qui délivre un message fort tout en faisant passer de l'émotion ! Patrick Swayze y livre une performance excellente ! ( Paix a son âme) A voir et a Revoir !
Beau film, portrait sans concession d'une population indienne vivant dans un état de dénuement extrême, tyrannisée par la mafia et le système des castes. Mais il s'agit aussi de l'histoire d'un homme qui décide soudainement de changer radicalement de vie, suite à un évènement tragique dans sa vie professionnelle. Une remise en question qui passe par une sorte de renaissance dans un environnement pour le moins "dépaysant", mais surtout par la volonté de changer subrepticement les choses dans un système a priori inchangeable. Patrick Swayze est excellent, et les seconds rôles superbes. La réalisation est également à la hauteur. Que rajouter de plus ?
En temps normal je n'aurais mis que 3 étoiles mais pour rendre hommage à Patrick Swayze je vais mettre un peu plus. Voilà un beau film, humain, tantôt drôle, tantôt émouvant. Patrick Swayze est tout simplement génial dans son rôle, comme à son habitude.
Je n'ai pas vu le temps passer devant ce film qui met en avant Patrick Swayze dans le rôle d'un médecin américain qui décide de tout plaquer pour aller en Inde dans le but de redonner un sens à sa vie. C'est dans un bidonville qu'il va passer la plus grande partie de son temps et aider comme il le peut les nécessiteux, dont une famille en particulier qui tente de survivre au jour le jour. J'ai trouvé la réalisation très belle, tout comme la musique d'Ennio Morricone, particulièrement émouvante lors de certains passages. Les acteurs sont crédibles, mais côté scénario, c'est parfois légèrement un peu trop stéréotypé dans le genre film d'action hollywoodien, avec le grand méchant d'un côté et Swayze qui se positionne en héros-sauveur de l'autre côté. La part sombre et obscure de l'humanité est largement mise en avant, avec cette lutte permanente pour survivre, et ces conflits entre les classes sociales. L'Inde est montrée telle qu'elle est vraiment, avec ses beautés et ses horreurs. Car en effet, l'Inde est un pays de grands contrastes, mais qui ne peut nous laisser indifférents. Et cela est bien retranscrit dans ce film. La fin est émouvante, et le générique de fin peut facilement nous faire couler une larme...
"La Cité de la Joie", de Roland Joffé, aussi beau soit-il, est tout de même très long compte tenu de ce qu'il propose, et déroule un peu trop de bons sentiments à mon goût. L'histoire est celle d'un médecin américain, correctement joué par Patrick Swayze, en quête de rachat au coeur d'un bidonville de Calcutta, placé sous le joug du tyran local. Autant le dire tout de suite, le film n'évite pas l'écueil du manichéisme : ce dernier et ses sbires sont très méchants, la population, elle, est très gentille... Alors, si le film est techniquement réussi, il est assez difficile d'adhérer à son univers. Spécieux.
J'aime beaucoup Roland Joffé et ce n'est pas "La Cité de la Joie" qui me fera changer d'avis. Pas énormément de chose à reprocher si ce n'est un scénario un peu trop tracé par moment, mais il n'en demeure pas moins que "La Cité de la Joie" est un bon film émouvant à voir. Pas le meilleur mais pas le plus mauvais du réalisateur.