Symphonie pour un massacre
Note moyenne
3,9
297 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

31 critiques spectateurs

5
1 critique
4
15 critiques
3
14 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
selenie

7 482 abonnés 6 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2020
Le film nous mets en présence de quatre truands hors de sentiers habituels. Ils n'ont pas spécialement la gâchette facile, ne braquent pas des banques, ne sont pas violents outre mesure, ils font tout pour être discrets voir invisibles et ont des affaires avec pignon sur rue. Ils sont prudents et méticuleux derrière des airs de respectabilité à l'image de la mise en scène de Jacques Deray, dans un style épuré qui n'est pas sans rappeler un Jean-Pierre Melville. Il y a bien quelques interrogations (par exemple comment Jabeke ouvre-t-il le compartiment de Giovanni dans le train ?!), et on aurait aimé sans doute que la partie "route" de Jabeke soit un peu plus étoffé ou fignolé. Mais l'intrigue est prenante, la tension toujours palpable, et l'atmosphère ambiant colle idéalement à cette histoire.
Site : Selenie
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 946 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2020
C'était un bon petit film policier français avec un réalisateur connu J. Deray et une bonne équipe d'acteur avec le jeune J. Rochefort et son sourire en coin, mais aussi C. Vanel, et M. Auclair et la belle M. Mercier et sans oublier le célèbre J. Giovanni, plus connu pour ses travaux d'écriture (il participe aux dialogues et scénario du film) et de réalisation que d'acteurs.
Le film est assez consensuel, mais soigné avec une ou deux pointes de tension qui garantissent au film un bon rythme. Bref c'est efficace et le spectateur passe un bon moment. La musique plutôt classique (Symphonie) va plutôt bien au film sauf peut-être une ou deux où j'ai trouvé que cela ne collait pas avec la scène en question. Les scènes d'action sont un peu plates et molles mais c'est cela qui donne ce charme vieillot au film.
Housecoat
Housecoat

141 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2020
Jacques Deray comprend dès son troisième film que seules certaines spécificités lui permettront de perdurer dans le cinéma populaire Français, c'est donc en conséquence et s'entourant parmi les meilleurs auteurs du milieu (entre autres Claude Sautet) qu'il conçoit la stylisation étrange de Symphonie pour un massacre. Deray laisse planer par-dessus son anti-héros un silence omniprésent, mettant plus l'accent sur les actes et leur durée que sur les paroles de son groupe de gangsters (sa première négligence reposant d'ailleurs sur cette économie de dialogue). Et si cette démarche nous prive de la voix de Jean Rochefort à l'étincelle de sa carrière, elle fait peser le poids des actions criminelles et des trahisons qui s'ensuivent. Les scènes les plus importantes gagnent en force et en surprise, ponctuant et concluant Symphonie pour un massacre sur une note qui correspond bien à l'accroche de son titre, bien noire et inattendue.
soulman
soulman

141 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2020
2ème long-métrage de Deray, cette symphonie surprend tout d'abord par son côté quasi-documentaire, pour lequel on pense naturellement à Melville. Cette comparaison s'arrête vite, cependant, pour une raison évidente : la vraisemblance. En effet, si le scénario est bien écrit - notamment par Sautet et Giovanni, ce dernier par ailleurs excellent dans son rôle de truand - on est surpris par un certain nombre d'invraisemblances, au nombre desquelles la scène du train. En effet, si Rochefort est alors un grand acteur en devenir, on ne croit pas un instant à l'issue du combat de son personnage face à Moreau. C'est à la fois une des qualités de cette oeuvre que d'avoir choisi un comédien comme Rochefort, alors inconnu, pour incarner un caïd sans scrupules, et sa limite. Le côté dandy, indolent, voire charmeur de celui qui sera un fin "Cavaleur", colle mal avec son costume de crapule. En outre, la mise en scène du réalisateur d'"Un homme est mort" manque de sécheresse et reste loin de l'aspect chirurgical des oeuvres marquantes du genre, de "Classe tous risques" au "Deuxième souffle". Enfin, Daniela Rocca, dans le rôle de la maîtresse du traitre, est une véritable erreur de casting tant elle est insignifiante.
Malgré ces réserves, "Symphonie pour un massacre" mérite que l'on y jette un oeil car le récit est, malgré tout, plutôt bien mené et Vanel, Auclair et Dauphin sont fort convaincants, tout comme la belle Michèle Mercier.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2026
Un film de gangster qui tente de filouter les membres de son gang pour s'approprier l'argent qu'ils ont collectivement investi dans un trafic de drogue. Le scénario est bien conçu, dans cette ambiance des années soixante qui aujourd'hui fleure bon les vieilles rue de Paris, les tripots et les routes nationales, les 404 et les DS 21, avec des personnages attachants : le vieux pacha sage et avisé, le jeune au dents logues, les tenanciers de casino ou de salles clandestines, la jolie femme, infidèle bien sûre et amoureuse du mauvais garçon... tout est millimétré, chronométré, entre Paris, Lyon et Bruxelles.... et cette histoire qui tourne mal, entrainant à causes d'erreurs infimes, tout ce beau monde vers la mort violente....Jolie musique, belles images, acteurs dans leur job (Charles Vanel sort du lot). Ce film de Jacques Deray n'est pas un chef d'œuvre, mais un bon polar nostalgique et de bonne facture, qu'on voit et revoit avec grand plaisir.
Ducerceau
Ducerceau

21 abonnés 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2020
Un vrai polar en noir et blanc comme à l'époque de l'ORTF. Avec de grands acteurs. Mais je n'ai pas compris la fin.
chrischambers86

16 217 abonnés 13 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2020
Sortie en 1963, cette "Symphonie pour un massacre" joue vraiment sur la corde sensible du gangster : l'appât du gain! C'est vraiment tout le panier ou rien! Trahisons, coups bas, meurtres...rien ne manque dans ce très bon polar injustement oubliè de la filmographie de Jacques Deray qui n'a pas que rèalisè "La piscine" (1968) ou "Borsalino" (1970) , invoquant avec brio le grand banditisme des annèes 50! Dans l'un de ses premiers rôles au cinèma, Jean Rochefort s'y montre redoutable en gangster, èchafaudant sans le moindre scrupule un plan pour s'approprier un demi million de dollars à des pointures comme Charles Vanel ou Claude Dauphin! Deray opte pour une mise en scène sobre, efficace et sans esbroufe! Et ça se sent ! Même le renversement final rèussit à surprendre et à convaincre! De la mècanique bien huilèe et inaltèrable! Avec cerise sur le gâteau, Michèle Mercier, toujours aussi belle, un an avant qu'elle ne devienne la mythique "Angèlique marquise des anges"...
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2020
L'affaire aurait été parfaite pour Columbo. Quelques détails disséminés pour le spectateur averti et quelques surprises aussi et voilà Rochefort obligé de faire le ménage !!!
Le scénario est pas mal du tout même si les truands n'ont pas la classe des Gabin ou Delon et la musique quelque peu anachronique
Chemisebleue
Chemisebleue

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2020
Excellent policier rondement mené par un Jean Rochefort glaçant. On ne s'ennuie jamais dans ce film noir avec une super intrigue et un final plein de moral comme l'exige l'époque du film, 1963
Caine78

7 793 abonnés 7 403 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2019
Le nom de Jacques Deray m'a toujours intrigué, malgré quelques « bébeleries » sans grand intérêt. Celui-ci a construit une filmographie intéressante, très centré sur le polar mais pas que, à l'image des honorables adaptations de Stefan Zweig qu'il tourna pour la télévision en fin de carrière. Il n'en est qu'à ses débuts lorsqu'il tourne « Symphonie pour un massacre » (joli titre mais n'ayant pas grand sens), polar de trame fort classique mais se démarquant très habilement par sa réalisation comme son scénario. Très précis, ne laissant rien au hasard, le second fait preuve d'intelligence dans sa narration, prenant le parti pris étonnant et plus qu'efficace de raconter l'histoire du point de vue du traître, joué par un Jean Rochefort à des années-lumières de ses futurs rôles, n'en gardant pas moins cette malice, ce charme irrésistible : on aurait presque envie qu'il réussisse... spoiler: À ce titre, voir qu'il élimine ses deux premiers associés presque malgré lui est très séduisant, le « plaisir de tuer » semblant lui venir à partir de là.
Les autres personnages sont moins intéressants mais restent d'assez bonne facture (féminins exceptés, la belle Michèle Mercier en étant presque réduite à jouer les utilités), à commencer par le grand Charles Vanel, impérial. J'aurais peut-être aimé un peu plus de clarté dans certains aspects (notamment le détour de Jabeke par Lyon ou les faux billets), mais c'est vraiment pour trouver légèrement à redire, l'impeccable sobriété des dialogues, la solide narration ou l'efficacité d'une musique omniprésente mais réussie faisant le reste : demeurée très longtemps invisible avant sa ressortie en DVD/Blu-Ray (merci Pathé), voilà une série noire ne manquant ni de personnalité, ni de talent : à (re)découvrir.
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2019
Belle distribution, belle photographie de Claude Renoir, bonne direction d'acteur, mais petit polar assez original dans son traitement et dans son fond, mais pas toujours bien clair, si vous avez compris comment Rochefort trouve et ouvre spoiler: le compartiment de Giovanni ou aussi comment Dauphin parvient à confondre Rochefort rien qu'en regardant un journal
, faites-moi signe ! De plus la façon de filmer est ici agaçante, on met trois heures pour ouvrir une porte, on la referme on accompagne les protagonistes dans les escaliers jusqu'à la dernière marche, on ignore complètement ce qu'est une ellipse de comportement, évidemment c'est très astucieux, ça permet d'atteindre le métrage imposé par la prod ! Et le chœur antique d'ânonner, que c'est beau on dirait du Melville ! Comme si on avait besoin d'argument d'autorité pour justifier l'injustifiable ? Ajoutons que le scénariste n'a pas bien su finir le film, qui n'est pas mauvais pour autant mais des polars comme ça, il y en a eu des tonnes alors arrêtons de crier au chef d'œuvre redécouvert !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 094 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2018
Jacques Deray montre ici toute la maîtrise de son art, avec ce film nerveux, sans temps mort, dont le suspense est habilement mené. Suspense d'ailleurs très psychologique : les meilleures scènes sont les face à face entre les personnages qui se méfient les uns des autres, les séquences d'action sont brèves et sans fioriture. C'est un bonheur de revoir cette brochette de très grands comédiens, dont Jean Rochefort, parfait dans un rôle de cynique glacé très différent de la plupart de ceux qui l'interprètera tout au long de sa carrière. Michèle Mercier fait de la figuration, selon l'usage de nombre de polars de l'époque qui réduisaient les femmes au rôle de potiches. La bande son est très datée, bien que pas désagréable, mais elle ne casse pas l'ambiance. L'image enfin est superbe. Un film noir qui mérite franchement une seconde sortie.
Pirmin
Pirmin

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
Je ne connaissais pas ce film plutôt méconnu, et pourtant j’en ai vus quelques-un, en particulier de cette période française que j’affectionne particulièrement. On peut le qualifier de mineur, mais pas sans intérêt, déjà pour la qualité du casting, avec des acteurs dits de seconds-rôles. Sa qualité première est à mon sens son côté épuré, allant à l’essentiel, même si parfois, certaines scènes extérieures tirent un peu en longueur. Le scénario est intéressant à défaut d’être imprévisible, et les acteurs justes. Toujours l’actrice surprise assez méconnue, coproduction italienne oblige et assez courante à cette époque. Marrant de voir Rochefort en méchant froid et cynique ! Et toujours cet intérêt de visiter des quartiers qui ont bien changé et replonger dans un mode de vie finalement reposant.... une curiosité à voir.
Prad12
Prad12

123 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2018
Jacques Deray accompagné pour l'occasion de José Giovanni et de Claude Sautet filme la trahison au sein d'une bande de gangsters et néanmoins amis. Jean Rochefort domine le casting pourtant fort élevé du fait de tenir le rôle du méchant, qui lui va comme un gant d’ailleurs. C'est la grosse surprise du film et un de ses intérêts avec aussi le fait que le code de l'honneur n'existe pas, ça fait du bien de voir ça, à l'inverse des grosses cavaleries de ces années-là où on nous rabâchait de l'honneur à tout va.... Sinon l'histoire est assez aride, c'est sec comme un jour sans alcool et les dialogues vont à l'essentiel, pas de fioritures autour des personnages et du scénario.... dommage que la belle Michelle Mercier soit sous exploitée.... la fin est prévisible comme toujours à l'époque.
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2018
Comme quelques autres cinéastes qui ont traversé les années 1960 et 1970 tels Edouard Molinaro, Pierre Granier-Deferre ou Alain Jessua, Jacques Deray ne jouit pas d'une réputation à la hauteur de son talent. Se souvenir uniquement de sa fin de carrière un peu poussive qui accompagna Alain Delon et Jean-Paul Belmondo dans l'exploitation de la caricature du personnage de dur que chacun s'était construit une fois installé au firmament du cinéma français, c'est oublier "La Piscine" (1968), "Un peu de soleil dans l'eau froide" (1971), "Flic Story" (1976), Un papillon sur l'épaule" (1978), "Trois hommes à abattre" (1980) ou encore "On ne meurt que deux fois" (1985). "Symphonie pour un massacre" passé à la trappe de sa filmographie est le troisième film de Jacques Deray qu'il coécrit avec José Giovanni et Claude Sautet qui était alors le script doctor le plus recherché du cinéma français. Dans un style emprunté à Jean-Pierre Melville qui venait tout juste de livrer le "Le doulos" (1962), Jacques Deray s'empare avec une caméra assurée de cette histoire assez classique de trahison au sein du milieu. Le code d'honneur cher au Jacques Becker de "Touchez pas au grisbi" (1954) est mis de côté pour laisser la place à un cynisme froid qui habite ces gangsters mus essentiellement par l'appât du gain. Pas de place ici pour les habituels états d'âmes échangés entre voyous autour d'un verre où chacun fait le point sur son passé au violon, les coups manqués et le temps qui passe. Les cinq associés qui occupent l'écran sont des hommes d'affaires installés confortablement à la tête de business légaux leur assurant une respectabilité qu'ils n'ont surtout pas l'intention de ternir. Les coups sont donc parfaitement millimétrés et les risques savamment pesés. Mais le monde des truands ne sera jamais complètement celui des affaires même si les deux sont de plus en plus imbriqués. Il y aura donc toujours un petit malin pour penser qu'il peut rouler les autres. spoiler: Ce petit malin c'est Jean Rochefort
que Jacques Deray a eu l'excellente idée de sortir de ses rôles comiques d'appoint qui l'occupent depuis qu'il a été "La Taupe", le lieutenant de Cartouche joué par son copain Jean-Paul Belmondo chez Philippe de Broca en 1961. Par delà son allure gauche stylée, Rochefort peut en effet inspirer la crainte quand il apure son jeu de toutes ses facéties. Deray qui a été le premier a détecter cette facette de l'acteur ira même jusqu'à nous présenter en avant première le visage de la maturité du Rochefort moustachu au moment de son apogée lorsque son personnage se grime pour commettre ses méfaits. A ses côtés Charles Vanel, Claude Dauphin et Michel Auclair sont au diapason de la sobriété exigée par la caméra de Deray qui quoique très fluide ne s'attarde pas exagérément sur les acteurs qui doivent donc donner le meilleur en recourant à la précision plutôt qu'aux effets de style. La mécanique du scénario parfaitement huilée donne à plein même si l'on décèle assez rapidement ce vers quoi Deray nous emmène. Un exercice de style qui nous indique clairement que Jacques Deray était tout à fait à son aise dans le genre policier qui sera une spécialité française jusqu'au mitan des années 1980.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse