Kung-Fu Master
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Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2025
Qui est le film ?
Agnès Varda signe ici une fable narrative brève, centrée sur une relation transgressive entre une femme d’âge mûr et un adolescent. Le titre emprunté à un jeu vidéo semble annoncer l’action, la virilité et la conquête, mais c’est un leurre : Varda filme le quotidien, la maladresse, l’embarras.

Que cherche-t-il à dire ?
Ce n’est pas tant l’histoire d’un amour impossible qu’une mise à l’épreuve de notre regard. Varda déplace la question de la transgression du registre du spectaculaire vers celui du banal. Elle ne cherche ni à excuser ni à diaboliser : elle met en crise nos automatismes moraux et interroge ce que signifie désirer, être désiré, franchir ou subir des limites.

Par quels moyens ?
Varda choisit la modestie comme geste stylistique. Ce refus de la grandiloquence dramatique installe une atmosphère d’intimité scrutée, où le moindre détail (une main qui s’attarde, une phrase répétée) prend une valeur démesurée.

La présence de Jane Birkin ajoute une couche de trouble. Son rôle ne fige pas la femme mûre dans le cliché prédateur mais la montre fragile, confuse, solitaire. Varda déconstruit aussi les clichés sur le désir féminin mûr. Elle ne l’érige ni en fantasme, ni en tabou : elle le montre dans sa banalité, sa confusion, sa mélancolie. Cette désacralisation a une portée politique : elle rompt avec l’imagerie patriarcale et inscrit la sexualité féminine dans une continuité existentielle plutôt qu’en exception scandaleuse.

La question du regard est centrale. Varda redistribue l’axe de la caméra : elle filme le désir féminin, tout en filmant l’inexpérience adolescente. Le spectateur se retrouve piégé entre voyeurisme et analyse, obligé d’assumer sa propre position. C’est une mise en scène qui ne délivre pas une morale, mais qui force à prendre conscience de ce que signifie “regarder”.

Où me situer ?
Je reçois le film avec un mélange d’admiration et d’inconfort. J’admire la capacité de Varda à refuser le sensationnalisme, à préférer la lenteur, la gêne, l’attention microscopique au geste. Mais je reste troublé par une ambiguïté qui n’est jamais levée : cette proximité avec l’intime, qui rend le malaise si palpable, peut aussi paraître complice.

Quelle lecture en tirer ?
Kung Fu Master! explore les zones grises du désir et du pouvoir, en révélant combien nos catégories morales sont poreuses dès lors qu’elles se frottent à l’intime. C’est en cela que le film reste dérangeant et nécessaire.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2025
Pas le film le plus connu d'Agnès Varda qui rèalise ce "Kung-Fu Master" (1988) en marquant un temps d'arrêt au tournage de son prècèdent long-mètrage, "Jane B. par Agnès V.". Ces amours ètranges ne sont pas sans qualitè et sans passion! On s'ètonne d'autant plus d'y trouver les mêmes comèdiens que dans "Jane B. par Agnès V." qui sortira au cinèma simultanément! Cette comèdie dramatique est bien incarnèe par le jeune Mathieu Demy et sentie par une rèalisation qui, dans un film sur la rencontre passionnelle d'un ado et d'une femme de quarante ans (Jane Birkin), ne sombre jamais dans la polèmique ou dans la peur du SIDA (le Souvenir Intime D'un Amour selon Varda). Avec un ou deux moments magnifiques quand Demy raconte inconsciemment son amour interdit aux copains! Mais avec un maniement de l'ironie et de l'humour qui peut parfois dèconcerter...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2024
Tourné par Agnès Varda parallèlement à son formidable Jane B par Agnès V, sorti la même année, Kung-fu master raconte une histoire d’amour impossible entre une femme de 40 ans et un adolescent de 14 ans, ami de sa fille. On y retrouve plus ou moins les mêmes acteurs que dans le film précité, et les frontières entre documentaire et fiction sont toujours aussi floues, comme en témoigne la participation de toute la famille de Jane Birkin, y compris ses parents, que l’on découvre lors d’un voyage à Londres. Si une telle œuvre serait impossible à tourner aujourd’hui, Kung-fu master n’est pas dénué d’un certain charme, en raison notamment de l’élégance de sa mise en scène et de l’acuité des thématiques abordées en cette fin des années 80, telles que l’épidémie du Sida ou la naissance de la culture du jeu vidéo. Mais le gros point noir du film tient dans le jeu catastrophique du jeune Mathieu Demy – plus âgé, il ne sera d'ailleurs pas plus convaincant, comme le montrera sa faible prestation dans Jeanne et le garçon formidable (1998). Le fils d’Agnès Varda et Jacques Demy n’a clairement pas la carrure pour porter un tel rôle et l’on ne croit pas une seule seconde à son idylle avec Jane Birkin. C’est très dommage.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2024
Un film très étrange, voir déroutant. Il traite un sujet extrêmement délicat, mais avant tout il y a un mélange étrange de vie privée et intime de deux familles pour écrire un scénario en commun, sur un amour atypique et complexe. C’est la vraie famille de Jane Birkin, ses deux filles puis ses parents sur la séquence anglaise , la meilleure , et bien sûr le jeune amoureux est le fils de Varda et Demy. Du coup il y a un côté « incestueux », car Charlotte est bien la vraie fille, probablement parfois jalouse, de Jane, elle ne joue pas, et la petite Doillon est bien la petite fille ballotée que l’on suit, rigolote et un peu perdue . Quand à Jane on sait qu’elle élève seule ses deux filles. Où est la fiction, ou est la réalité. ? étrange. Sinon l’idée est originale , puissante, et nous choque un peu, le décalage d’âge dans ce sens-là, alors que l’on accepte facilement l’inverse et que les films sur les Pygmalion et leur jeune fille sont pléthores. Mais là on a du mal, même si toute la partie amoureuse sur l’île isolée est tournée avec beaucoup de délicatesse. Et le thème est encore plus actuel qui apporte une autre éclairage après metoo@, et l’emprise d’un certain réalisateur sur une certaine actrice. Cette femme de 40 ans n’a-t-elle pas une emprise sur ce jeune garçon de 14 ans ? Quand commence le libre arbitre amoureux, ? une vaste question d’actualité sur laquelle Agnès Varda apporte un éclairage nouveau, par anticipation, aidé probablement par une expérience vécue de Birkin. On aurait aimé avoir l’avis de ces deux grandes figures du cinéma français, sur les événements actuels. Un film donc assez puissant, dérangeant, conceptuellement rare. Mais à voir impérativement, même si ce n’est pas un Varda "majeur".
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 février 2024
Un film mignon sur une femme attirée par une jeune garçon de 14 ans... Dans un sens, ce serait de la pédophilie condamnable, dans l'autre une amourette sympathique... Bon, ce n'est pas pour ça que je laisse ici une trace mais pour autre chose. Regardez le film à la 45ème minute, quand les personnages regardent un sketch télévisé anglais... Et dites-moi si l'un des acteurs ne ressemblerait pas furieusement à Hugh Laurie... Ce qui ferait sans doute pour lui sa première apparition au cinéma non ?
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2024
Agnès Varda et Jane Birkin (qui est également la scénariste) nous plonge ici dans un sujet tendancieux avec une histoire qui risque de bouleverser les mœurs ; celle d'une relation entre un jeune homme de quatorze ans et une femme d'une trentaine d'années. Alors évidemment, ayant vu "May December" il y a peu, je n'ai cessé d'y faire des parallèles même si les deux films n'ont rien à voir, celui-ci raconterait finalement les événements se déroulant avant le film de Todd Haynes. Mais enfin bref, le parallèle s'arrête là puisque les deux ne sont bien évidemment aucunement liés. La qualité principale du film réside dans sa manière de raconter les choses. Certes, c'est un sujet "choquant" (mais qui choque moins que lorsque c'est un homme qui fricote avec une jeune fille de quatorze ans, sûrement car l'on y voit avant tout le côté pervers du bonhomme, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler un certain Gabriel Matzneff mais passons) mais c'est avant tout poétique. On y découvre en effet avant tout l’amour inexplicable et inexpliqué qui réside entre ces deux personnages que pourtant tout oppose. Et à la manière de "Mourir d'aimer" par exemple, le film ne tombe jamais dans un côté voyeuriste ou même transgressif, nous n'avons d'ailleurs ici que de l'amour platonique, ce qui rend cette histoire d'autant plus attachante. Même s'il est vrai que bon, les acteurs ayant l'âge de leur personnage, il est perturbant de les observer s'embrasser. Néanmoins, malgré tout, je n'ai pu m'empêcher de m'attacher à cet amour profond qui uni les deux personnages, surtout lors de la partie sur l'île qui est très belle et qui raconte énormément avec peu de choses. Concernant les acteurs, nous retrouvons en premier lieu Jane Birkin et Mathieu Demy qui parviennent à rendre crédible cette histoire d'amour et puis, entre autres, Charlotte Gainsbourg (d'ailleurs Birkin a ramené beaucoup de gens de sa famille sur ce film) qui m'étonnera toujours dans sa manière d'accorder l'innocence et l'assurance. "Kung-Fu Master" est donc un bon film, tout simplement !
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2023
C'est courageux de proposer un film sur l'amour romantique d'une femme de 40 ans envers un adolescent. Car s'il est fréquent qu'un jeune de 14 ans s'éprenne d'un adulte de trente ou quarante ans, l'inverse est bien plus rare. Il y a un certain charme dans ce film et un naturel qui tient aux liens de parenté entre les acteurs. Beaucoup de scènes semblent improvisées (sans l'être) en particulier celles entre Jane Birkin et ses filles dans la vraie vie. Par contre, je rejoins ceux qui ont trouvé les scènes rapprochées entre Marie Jane et Julien pas toujours convaincantes surtout sur l’île. Ceci dit, le fils d'Agnès Varda s'en sort plutôt bien en général même si la meilleure prestation du film reste celle de Charlotte Gainsbourg quand elle découvre Julien avec sa mère.
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 650 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2023
Kung-Fu Master est un film réalisé par Agnès Varda et sorti en 1988.
Ce film, bien que charmant et dérangeant à la fois, est assez inégal. Il vaut surtout pour le naturel dont font preuve ses interprètes principaux. Photographie intéressante de la fin des années 80 (émergence du Sida, des jeux vidéos, société londonienne divisée avec ses courants marginaux etc.), le long métrage perd progressivement en souffle et en intérêt (surtout dans son dernier tiers, spoiler: à partir du moment où Mary-Jane et Julien se retrouvent avec Lou sur l'île déserte
), l'ennui se fait sentir et bien que le film soit court, c'est un soulagement quand il se termine.
Ce film, bien qu'intéressant et pouvant servir de témoignage d'une époque, n'est pas mémorable malgré la performance de ses acteurs.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2022
Birkin et Varda nous exposent le début des grandes confusions. Quand les détenteurs de la liberté individualo-sexuelle sont allés, indépendamment de la société, dans les confins de leur ressentiments, réhabiliter la sexualité entre enfants et adultes; Quand après l'échec du communisme et de l'homme nouveau, les socialistes virent leur espoir se transformer en désespoir et inventèrent, pour faire survivre le sentimentalisme, la diabolisation avec comme arme : le nazisme; Et enfin quand les jeunes garçons se sont mit à vivre leur "masculinité" par procuration au moyen du jeu vidéo, tendis que les jeunes filles questionnent leurs sentiments et leurs ressentis..

Malheureusement, le récit manquait cruellement de construction.. La mise en scène de Varda n'a pas suffit à éviter au navire, le naufrage. Même s'il partait sans doute d'une bonne intention : assimiler toujours plus la sexualité.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2021
1987, Agnès Varda a déjà un lourd bagage derrière elle. Pourtant la cinéaste ne cesse d’innover en abordant des sujets brûlants. Le film porte le nom du jeu vidéo que Julien adore, “Kung-Fu Master”. C’est près de la borne d’arcade du bistrot que Mary-Jane le remarque et dont elle tombe amoureuse. Les deux tourtereaux vont s’aimer mais leurs familles chercheront à les séparer. Il faut dire que leur relation n’est pas des plus conventionnelle puisque Julien est un collégien de quatorze ans et Mary-Jane une mère de quarante ans. Alors qu’il aurait été très facile de rendre “Kung-Fu Master” polémique, Agnès Varda et Jane Birkin, à l'origine du scénario, rendent cette tragédie légère et tendre. Leur amour est en effet plus affectif que sexuel. Si Mathieu Demy, fils de Varda et Jacques Demy, joue avec la désinvolture nécessaire, c’est le personnage de Charlotte Gainbourg, fille de Birkin et Serge Gainsbourg, qui s’avère remarquable. L’actrice encore mineure, assiste avec une maturité discrète et convaincante, à la relation peu conventionnelle de sa mère et un enfant à peine plus jeune qu’elle.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
rv42
rv42

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2021
Rien que pour voir Jane & sa fille Charlotte je rehausse la note. il faut de petit film comme ça pour reconnaître et faire évoluer des talents ! LOVE LOVE
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2021
Le caractère dérangeant de l'idylle questionne joliment, la douceur et la finesse du récit et les acteurs merveilleux convainquent totalement.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2020
Séparée de son conjoint, Mary-Jane (Jane Birkin), la quarantaine, élève seule deux filles, la petite Lou (Lou Doillon) et Lucy (Charlotte Gainsbourg), une collégienne timide. À l'occasion de la boum organisée pour l'anniversaire de Lucy, Mary-Jane fait la connaissance de Julien (Matthieu Demy), un camarade de classe de Lucy. Le garçonnet l'émeut. Elle éprouve pour lui des sentiments troubles.

"Kung-Fu Master" est sorti en salles en mars 1988. À l'époque, je passais mon bac, commençais à aller au cinéma et avais reçu un abonnement à Première comme cadeau d'anniversaire. J'avais remarqué ce film-là mais n'avais pas réussi à le voir, faute qu'il fût diffusé sur les écrans de ma lointaine province. La liste de ces films-à-voir est longue de "The Kitchen Toto" à "Pola X" en passant par "Les Rebelles du dieu Néon", "Ariel", "Nénette et Boni", "Slacker", "Le Festin nu", "Garçon d'honneur" ou "Devarim". Mais je ne désespère pas, un jour, de finir par les voir d'une façon ou d'une autre.

Agnès Varda avait tourné un documentaire sur Jane Birkin, "Jane B. par Agnès V.", au cours duquel l'actrice lui confessait avoir écrit l'ébauche d'un scénario. Ni une ni deux, la réalisatrice décidait de le mettre en scène. Le résultat arrivait sur les écrans six mois plus tard avec un petit film, modeste et mineur, tourné en famille, avec les enfants des uns et des autres, chez les uns et chez les autres (une partie de l'action se déroule à Londres, chez les parents de Jane Birkin).

Aussi mineur soit-il, "Kung-Fu Master" est un film profondément touchant.
Son sujet pourrait mettre mal à l'aise : il y est tout de même question de la relation amoureuse d'une quadragénaire avec un collégien. On tremble d'ailleurs à l'idée des difficultés que la bien-pensance contemporaine opposerait peut-être aujourd'hui à sa réalisation.

Mais le malaise que le sujet inspire est miraculeusement évacué. Évacué par les ellipses d'un scénario qui laisse planer un doute sur la nature de la relation qui unit Mary-Jane à Martin. Évacué par la douceur de Jane Birkin, dont les sourires et les sentiments pour le jeune Martin n'ont rien de sales. Évacué enfin par l'identité du jeune acteur interprétant Martin, Mathieu Demy, le fils d'Agnès Varda, dont on n'imagine pas un instant qu'elle lui aurait fait jouer un rôle malsain.

"Kung-Fu Master" est un bijou que j'ai bien fait de ne pas avoir vu à sa sortie. Je n'aurais éprouvé aucune nostalgie à revoir le Paris des années 80, ses vieilles Renault 5, sa mode hideuse (ah ! ces choucroutes !). Je n'aurais pas été ému par le visage poupin de la jeune Charlotte, à peine sortie de l'enfance - pourtant déjà auréolée deux ans plus tôt par le César du meilleur espoir féminin pour "L'Effrontée". Je n'aurais pas compris la tendresse du regard que Agnès Varda porte sur ces jeunes adolescents, ni le trouble qu'ils inspirent au personnage joué par Jane Birkin.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Un film très personnel, un portrait de Jane B avec ses filles, croisant le fils d'Agnès V. Le plus étonnant est que cela fonctionne et passe même bien les décennies. La sincérité de Birkin et le tact de Varda y sont pour beaucoup et si le récit n'est pas toujours passionnant (ce qui tourne autour des jeux vidéo), une émouvante authenticité berce l'oeuvre jusqu'à son subtil épilogue.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 février 2018
Encore une fois très déçu parce ce film d'Agnès Varda, écrit par Jane Birkin, avec Jane Birkin et ses filles... D'ailleurs j'ai appris que Lou Doillon était la fille de Jane Birkin...
Le film est assez inintéressant et gênant, on a Jane Birkin qui joue très mal qui tombe amoureuse d'un gamin de 14 ans. On a droit à un tout tas de monologues pseudo conscients sur ce qui est en train de passer, où elle se demande s'il l'aime, s'il fait semblant... Et c'est trop.

En fait aucune situation ne fait vrai puisqu'on nous indique dès le début leur finalité avec le monologue, on n'a jamais la tension sexuelle qui naît à cause la durée, elle débarque comme ça, ils s'embrasse, on ne sait pas trop pourquoi... entre eux il y a plus de malaise et de gêne que d'attraction, mais ils s'embrassent. Ce qui fait que forcément c'est pénible à regarder, on a l'impression que c'est du viol ou je ne sais quoi. Mais un viol des deux côtés car les deux se forcent. Bref c'est très étrange.

Tout ce beau monde ne joue pas très bien, les dialogues sont bien trop écrits pour toucher juste... et donc le film est de plus en plus inintéressant au fur et à mesure qu'il s'écoule.

Je ne comprends pas ce que Varda a bien voulu filmer ici. Il y a juste une scène qui est correcte et qui fonctionne c'est la dernière. C'est le gamin qui parle de son histoire d'amour à ses amis et qui parle comme en parlerait un ado, sans tact, sans reconnaissance et en se donnant le beau rôle. Mais s'il faut se taper 1h20 de niaiseries pour en arriver là c'est vraiment pas la peine.
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