Autant le dire tout de suite, cette petite comédie au titre très amusant serait à mettre aux oubliettes sans son casting. Le scénario est faible, la réalisation manque totalement de rythme et même les dialogues d'Audiard manquent de saveur. Mais voilà, il y a le casting, un casting de très haut rang. Comment voulez-vous lui résister quand les acteurs principaux s'appellent Paul Meurisse, Bernard Blier, Jean Lefebvre et Michel Serrault ? C'est impossible, ce sont des valeurs sûres pour passer un bon moment. Les personnages restent intéressants même si j'aurais préféré que certains d'entre-eux soient un peu plus développés. Estimable à défaut d'être inoubliable.
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4,5
Publiée le 10 juin 2021
Majoritairement inconnu ce film pourrait être considéré comme un chef d'œuvre français grâce a ses dialogues Michel Audiard. Il a été réalisé pendant les années d'or et c'est quelque part entre Les Barbouzes et Ne nous fâchons pas. Edouard Molinaro le réalisateur a admis que c'était autant son film plus que celui d'Audiard. Quand passent les faisans réunit une partie de l'équipe des fameux Tontons Flingueurs Bernard Blier, Jean Lefebvre sous la forme d'une paire de fainéants. Ils finissent par rencontrer un plus grand professionnel qui tente de leur apprendre des tours plus élevés Paul Meurisse. Le film offre ainsi à Meurisse l'un de ses meilleurs rôles dans une comédie. Il peut être considéré comme l'un des plus grands acteurs français de tous les temps et l'un des rares à inclure un non-sens très anglais dans son jeu et son attitude. En ce qui concerne l'art du cinéma nous sommes loin d'Orson Wells et c'est tant mieux. Chaque réplique des acteurs est délicieuse et c'est pour cela que les spectateurs sont là. Pour le reste du monde en supposant qu'un non-francophone ait un jour l'occasion de le voir tout cela doit apparaître comme un grand mystère mais pas pour moi...
Belle brochette d'acteurs, tous très bons. Mention spéciale à Paul Meurisse. Quelques bonnes répliques signées Audiard. Mais le film est loin d'être passionnant. Audiard a fait bien mieux.
Un spectacle agréable, campé par quelques comédiens de talents. L'idée accroche au début mais finit par tirer en longueur vers le milieu... Elle offre néanmoins sont lot de rebondissements qui suffit à bouvler une comédie qui donnerait presque des envies d'entourlouper !
Le film n'a pas grand chose de novateur et le montage est beaucoup trop rapide; néanmoins c'est assez bien de voir les répliques d'Audiard dans la bouche de Meurisse et de Michel Serrault! Le film est quand même assez drôle et les gags sont plutôt bons! Une sympathique comédie
Des escrocs s'associent pour arnaquer à un haut niveau. Le film est une vraie bonne surprise. Je ne sais pas pourquoi il ne bénéficie pas d'une plus grande notoriété. Bernard Blier, Jean Lefebvre, Paul Meurisse et Michel Serrault sont formidables. Le scénario est vraiment bien écrit, en plus, on a affaire ici à un très bon metteur en scène. Les dialogues d'Audiard font souvent sourire. Hautement recommandable.
Une petite comédie gentille ment amorale servie par de très bons acteurs : Paul Meurisse , Bernard Blier , Yvonne Clech , Jean Lefebvre , Michel Serrault et par les excellents dialogues de maitre Audiard . Du bon Cinéma commercial , pas comme aujourd'hui ....
La première demi-heure est incontournable tant le duo Blier-Lefebvre est irrésistible, parfaitement servis par les très bons dialogues de Audiard. Malheureusement, dès que Paul Meurisse entre dans l'histoire, les deux escrocs passent au second plan et le film se disperse complètement entre les différents protagonistes. Au début pourtant, on croirait vraiment regarder un bijou de cinéma français... mais finalement, on s'ennuie, malgré la présence de Michel Serrault.
Bon film avec de bons acteurs,on s'ennuie un peu mais le scénario,les dialogues et les acteurs rattrapent cela,on passe un moment divertissant. Je mettrais à ce film un 15/20.
Une ribambelle de têtes d'affiches, une comédie menée tambour battant, de la bonne humeur, des dialogues dignes de ce nom. Nous sommes au cinéma. Il y a de quoi ici faire les choux gras des apprentis du grand écran.
« Je peux tout demander à mon cerveau sauf de s’arrêter de penser. »
Scénarisé par André Simonin (la trilogie du Grisbi) et Jacques Emmanuel, Quand Passent les Faisans est la deuxième et dernière collaboration entre Edouard Molinaro et Michel Audiard.
Si la réalisation, sans artifices, est propre, le scénario est assez convenu et pour tout dire prévisible, même si on goûtera la progression dans l’escroquerie et l’aspect théâtral, parfois surjoué par Paul Meurisse, de la vie sur un grand pied. Le plus intéressant reste la réunion de quelques acteurs assez attachants, habitués d’Audiard (Bernard Blier, Jean Lefèbvre, Michel Serrault, Robert Dalban, Paul Meurisse) auxquels s’ajoutent une étourdissante Yvonne Clech et une assez juste Claire Maurier.
Si on est très loin d’un chef d’oeuvre, on n’est pas non plus face à un navet.
En dehors de quelques bonnes répliques, l'humour et l'histoire vieillissent mal. Beaucoup de mondanités usantes et un humour qui s'estompe au fur et à mesure que les premiers personnages incarnés par Jean Lefebvre et Bernard Blier s'impliquent dans l'arnaque de Paul Meurisse.
Vous le savez : je resterai toujours un fervent défenseur de ces comédies populaires d'autrefois. Mais, quand c'est pas bon et qu'il faut pousser une soufflante, je le fais ! On va pas tortiller autour du bassinet jusqu'à la Saint Glinglin, "Quand passent les faisans" est un navet, pur beurre. T'y passes 20 premières minutes pas fameuses, mais sympas et toute l'heure qui suit, tu la passes à te liquéfier dans ton fauteuil et t'es bien content de voir se pointer le générique de fin. Personne n'est inspiré ici. Ni Molinaro dont la mise en scène patauge dans la marmelade. Ni Audiard signant des dialogues parmi les plus faibles qu'il a pu écrire. Ni Simonin qui sur ce coup là a trempé sa plume dans l'eau plate. Ni les acteurs. Alors qu'avec des Meurisse, Blier, Dalban, Lefèbvre, Serrault et Dynam, t'avais quand même du fin fleuret de la marrade. Et ces dames sont aussi inexistantes les unes que les autres. On ne peut pas oublier que ce film existe, (quoi que...) mais on peut oublier de l'avoir un jour regardé.
L'ARNAQUE. On retrouve évidement le gratin du cinéma français Lefebvre, Maurier, Dynam.... et surtout le formidable Blier. Les dialogues sont d'Audiard donc...