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Noah N
34 abonnés
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4,0
Publiée le 17 décembre 2025
On n’est pas très loin de la réalité car quelqu’un qui souhaite dévoiler la vérité peut rapidement devenir la cible des autorités gouvernementales, comme dans "Ennemis d’Etat" (sans en être une copie). Un pitch comme cela correspond au style d’Alan J. Pakula, qui critique souvent les systèmes politiques. Dès le début, le suspense est le maître-mot et la surprise est au rendez-vous. Sauf qu’à partir de la dernière heure, ça devient plus prévisible, mais ça ne l’empêche d’être surprenant. 2 têtes d’affiche sont synonymes de bonnes performances et en effet, Julia Roberts paraît très investie et se démarque de ses rôles comiques ou romantiques et Denzel Washington reste toujours aussi amicaux et charismatique. Je dois cependant admettre que leur alchimie manque d’épais et c’est dommage car ils jouent très bien. On a aussi droit à quelques acteurs secondaires tantôt angoissant (Stanley Tucci), tantôt encourageant (John Lightow). Pakula parvient encore une fois à imposer son suspense avec des plans longs et nous offre quelques idées de mise en scène efficace, montée d’une très bonne façon. Après John Williams, c’est au tour de James Horner d’apporter un style de musique imposant le suspense et autant dire qu’il a fait un super travail. Son travail me fait penser à celui d’"Aliens" : il y a des sons angoissants similaires et apporte des chœurs féminins en détresse pour refléter la peur de Darby.
"L’Affaire Pélican" est encore une fois un thriller digne de son réalisateur, mais paraît plus réaliste car peut se produire aujourd’hui. J. Roberts et D. Washington sont sympas et jouent très bien, c’est beau visuellement et on a droit à quelques surprises. Même si je préfère "Présumé Innocent" qui est plus impactant, ce serait c*n de faire la fine bouche car "l’Affaire Pélican" reste tout aussi culte.
Les producteurs étaient si enthousiastes à propos du livre de Grisham qu'ils en ont payé les droits avant même sa publication. Et le style tarabiscoté, me dit-on, est bien conservé. Je protégerai ma source comme Denzel Washington la sienne : une Julia Roberts qui se donne chevelure et âme pour la création de Pakula. Elle constitue un liant puissant de L'Affaire Pélican, un dossier criminel cossu dont la lenteur initiale laisse très mal deviner la densité. En ça, l'œuvre s'adresse nettement trop aux Américains, et elle est beaucoup trop complexe du point de vue législatif pour être qualifiée de tout public ; faut pas exagérer quand même.
Roberts, donc, apporte de la tenue à l'ensemble, crédible jusqu'au bout dans son rôle d'étudiante plongée malgré elle dans des sphères qu'elle comprend à peine. On lui donne malheureusement une dose de naïveté trop symbolique, et son bien-être d'actrice couvre mal le malaise obligatoire de son personnage ; ses pleurs et ses crises, qui arrivent pourtant à point nommé et qu'elle joue bien, nous semblent malvenues... Sans doute cela est-il le prix d'un scénario sans failles au rythme absolument constant ; il faut admettre que le divertissement est de bonne facture et qu'on n'a pas l'impression d'être pris pour des andouilles.
La musique de Horner est bonne mais terriblement encombrante. Un peu comme les artifices romancés dont les personnages font preuve au long de leurs pérégrinations, mais j'ai déjà à peu près tout dit : L'Affaire Pélican est un bloc taillé dans le bloc, un truc imposant auquel il ne faut pas chercher la subtilité des atours, mais de la finition.
Je sais bien que cette "Affaire Pélican" n'est pas sans défauts. On pourrait notamment citer une esthétique très typée des années 90 ainsi qu'un ou deux passages à la chute assez douteuse mais tout de même, je ne peux pas m'empêcher de m'étonner de constater que ce film est, en règle générale, que moyennement apprécié. Si les 20 premières minutes sont assez laborieuses, c'est entendu, les 2 heures restantes fonctionnent comme une mécanique à plein régime. La complexité de l'intrigue ? J'ai très envie de vous dire qu'il ne pouvait en être autrement. Dès lors qu'il s'agit de politique, les affaires se compliquent. Et d'ailleurs, c'est dans l'intérêts de tous ces gens que leurs magouilles soient de véritables casse-têtes. Car quand les scandales éclatent dans la presse, les peuples découvrent les faits mais, par réflexe, se disent simplement "bah, c'est trop compliqué pour nous tout ça). Subséquemment, personne ne pense alors à gueuler et à demander de rendre des comptes. Pour en revenir à nos moutons, le casting, dans son ensemble, est très bon aussi, avec un beau rôle même si, tout en faisant le numéro qu'on lui connaît très bien, Denzel Washington prend aisément le dessus sur elle. Si Pakula avait fait ce film dans les années 70, c'est en 1975 qu'il lui aurait donné naissance. Pile poil entre "A cause d'un assassinat" et "Les hommes du président".
En adaptant un roman mêlant un complot politico-financier à un scandale écologique, Alan J. Pakula a su réaliser l’un des thrillers juridiques les plus crédibles des années 90, et signe ainsi son grand retour dans la lignée de ses chefs d’œuvres antérieurs dont le culte Les hommes du président. Malgré la complexité de l’intrigue, le film profite, en plus du charisme de ses deux acteurs principaux, Julia Roberts en jeune juriste et Denzel Washington en journaliste intègre, de son rythme palpitant intimement liée à l’incontestable maitrise du réalisateur pour réussir à faire naitre le suspense autour d’une enquête construite comme un vaste puzzle.
Alan J Pakula est vraiment un specialiste du thriller politique. Un peu moins de 20 ans apres les Hommes du President, il remet ca en adaptant l oeuvre de John Grisham. Passionant et joue a merveille par D Washington et Julia Roberts !
Bon petit thriller même si la réalisation un peu sobre manque de la dynamique que peuvent avoir des films plus récents et le fonds de l'histoire manque de profondeur
L’Affaire Pélican (The Pelican brief), 1993, d’Alan Pakula, avec Julia Robert, Denzel Washington, Sam Shepard. Thriller politique correct pour une soirée paresseuse. Ce Pakula est, qualitativement, a des années lumières de son haletant Les Hommes du Président, 1976 (affaire du Watergate) et de son beau et subtil Klute, 1971. Au fil temps, peut-être que plus rien ne nous surprend des basses manœuvres qui s’opèrent dans le bureau ovale du président des Etats-Unis ! Toujours est-il qu’en dépit d’une bonne réalisation, et d’une interprétation commercialement épatante, l’affaire Pélican n’est pas le fruit d’une grande créativité : une jeune et brillante étudiante (en 5 minutes, et dès le début du film, elle pond un dossier prouvant qu’elle a tout compris !) s’allie à un intègre et courageux journaliste pour dénoncer les actes criminels des politiciens, tous pourris, et sauver sa peau
J'ai pas aimé le livre donc c'est normal que je n'aime pas le film. C'est creux, chiant, inintéressant, ça reste plat. Sans intéret pour ceux qui ont lu ou non le livre.