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L'Etrangleur de la place Rillington
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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Un détraqué sexuel et une erreur judiciaire : le sujet de Richard Fleischer ne présente a priori rien de renversant ni de singulier. De fait, l'intrigue n'est pas faite pour surprendre, qui relate un retentissant fait divers anglais que les auteurs du film se sont appliqués, comme ils le revendiquent au générique, à adapter rigoureusement et fidèlement. Le résultat est remarquable et la mise en scène de Fleischer est exemplaire de sobriété, de précision et d'efficacité narrative. Occasionnellement, le dénommé John Reginald Christie, malgré ses allures de bonhomme tranquille, assassine et viole des femmes qui passent à sa portée -on le sait dès le début du film. Dans le cas présent, le jeune couple qui s'installe au-dessus de chez lui semble près de courir à sa perte. Tout concourt ici à donner au drame sordide le caractère du réalisme et de la justesse. Le réalisateur se détourne du romanesque et des effets dramatiques faciles. On trouve dans son film des séquences ou de simples plans terriblement macabres mais d'une gravité sans emphase. D'autant que le film peut s'appuyer sur des personnages cohérents, modestes (superbement interprétés) et un contexte social populaire succinctement et habilement dessiné. La maison commune de l'assassin et de ses possibles futures victimes est le décor essentiel du film et prend une dimension presque maléfique. Enfin, la dernière partie de l'histoire, sa conclusion policière et judiciaire, sont un modèle de récit efficace et concis. Curieusement, ou pas, Fleischer est un récidiviste : il a tourné trois plus tôt le moins réussi "Etrangleur de Boston".
Richard Fleischer, tel un Robert Wise, (pour ne citer que lui) fait partie de ces cinéastes que l'on a toujours sous estimés. Parce que véritable couteau suisse, il acceptait tous les projets qu'on lui proposait, pour peu qu'ils soient un minimum sérieux. Résultat : bon nombre de ses films sont aujourd'hui passés à la trappe. Comme celui-là, par exemple. Qui, il faut le dire, ne compte pas parmi ses meilleurs. Tout se suit sans le moindre problème, mais il y manque quelque chose. Le rendu est beaucoup trop froid, beaucoup trop distant, alors qu'il met en scène un personnage d'une perversité absolue. Au final, ce sera d'abord et surtout l'interprétation que l'on retiendra. Notamment celle de Richard Attenborough qui avait vraiment la gueule de l'emploi et d'autant plus avec cette calvitie dont on l'a affublé pour l'occasion.
Le récit d’un fait divers glaçant en Angleterre. Linéaire et sans fioritures. Nous ne sommes pas dans le sensationnel mais une histoire sordide racontée avec économie de moyens.
Je suis une fan des films sur les tueurs en série et ce film est basé sur des faits réels. Alors forcément, ce film était très tentant pour moi. Malheureusement, quel ennui. Surtout en ce qui concerne le scénario et les dialogues (trop de dialogues superflus). En fait, trop de blabla tout court. Le scénario est lent, aucune tension palpable... Entièrement plat comme un lac. La meilleure partie du film se trouve dans le final. C'est pour dire. En revanche, la réalisation est très soignée. Maintenant, je souligne aussi l'excellent jeu d'acteur d'Attenborough (John Reginald Christie), tellement convaincant que cela en est presque inquiétant. Geeson, Hurt et Heywood jouent à merveille. Mais voilà, un casting au top ne suffit pas toujours pour transformer un semi-navet en chef-d'œuvre. ️
L'endroit et la vie en ce temps étaient mal famées. Le tueur et les victimes semblent faciles. John Hurt joue son rôle très bien. Le bâtiment réel est visible en extérieur. Faudra voir la nouvelle mini-série sur ce meurtrier.
Un chef d'œuvre du genre qui démontre l'immense talent de son réalisateur. C'est un film parfaitement maitrisé de bout en bout et à tous les niveaux. On est oppressé, coincé avec les personnages de ce drame dans les pièces et les escaliers exigus de cet immeuble du 10 rellington place. Une ambiance qui coupe littéralement le souffle. Je ne m'attendais pas à un tel choc.
Un biopic qui fait froid dans le dos, surtout l'histoire vraie de cet étrangleur qui tua des dixaines de femmes et les enterra dans son jardin, un jeune couple emménagent dans son immeuble, mais aussi pour le jeu d'acteur, en particulier, Richard Attenborough, qui livre une prestation diabolique et glaciale, poussé par ces pulsions meurtrière du rôle. John Hurt, aussi, avec son côté naïf et bon époux. Ce film me fait penser à Landru, autre tueur de femmes qui les firent partir en fumée, dans sa cheminée. Le finale tragiquement pauser s'arrête là. Mais... Un film particulièrement froid.
Quel uppercut que ce film! Un film qui arrive à être plus horrible que les tartines de films de tueurs en série de type clones de Seven (1995, David Fincher), Hannibal Lecter et autres torture porn. Habile scénario qui montre le tueur et les meurtres assez vite, pour ensuite donner des informations sur lui pendant le procès de quelqu'un d'autre dans la dernière partie du film. Entre les deux nous comprenons ses manigances et le rôle des classes sociales dans la manipulation. Le film nous montrant la vie de tous les jours du tueur, avec sa femme, ses calculs et ses mensonges. Et pour aller à contrario de beaucoup de ce type de film, Richard Fleischer ne montre jamais le point de vue de l'enquête ou de policiers, nous ne savons donc pas s'il risque de se faire attraper. Pendant la plupart du film d'ailleurs il n'est jamais question de police car les leurres ne sont pas encore découverts. Autres éléments formels marquants: l'absence de musique, et aussi la photographie, en couleur, mais à la limite du noir et blanc, monochrome, terne, ce qui donne un climat très particulier et conduit à une ambiance horrible, d'autant que nous sommes dans la banlieue pauvre de Londres, après la Seconde Guerre mondiale.. Du côté de la distribution, Richard Attenborough et John Hurt (dans son premier rôle) sont parfaits Tout concourt à faire de ce film sombre et dur un chef d'œuvre. Plus grâce à ses sujets et le traitement que sur la forme, même si c'est très bien mis en scène, comparativement à L'Etrangleur De Boston que Richard Fleischer a réalisé en 1968 où le format large, le split-screen, la décolorisation progressive de l'image sautaient plus aux yeux et faisaient partie de la dramaturgie. Le tueur ici ne bénéficie d'aucune empathie tellement il est obséquieux et abject, ce qui n'était pas le cas du personnage de Tony Curtis, malade, pour lequel le film arrivait à produire une certaine empathie.
S’inspirant d’une histoire vraie, Richard Fleischer dresse le portrait glaçant d’un psychopathe, servi par une mise en scène minutieuse, et porté par l’interprétation tellement flippante de l’excellent Richard Attenborough. 3,75
On a beau savoir que le film est inspiré de faits réels on ne peut qu'avoir du mal à croire aux risques insensés pris par l'étrangleur (Attenborough, qui a dû beaucoup inspirer Anthony Hopkins dans le Silence des Agneaux) et à la bêtise insondable du mari d'une de ses victimes, (joué par John Hurt). L'absence de crédibilité plombe tout.
Trois ans après s'être intéressé à l'Etrangleur de Boston, Richard Fleischer revient sur l'affaire John Christie. Une célèbre erreur judiciaire de la fin des années 40, qui joua un rôle non négligeable dans l'abolition de la peine de mort au Royaume-Uni. Tout comme "The Boston Strangler", "10 Rillington Place" se veut quasi documentaire, reprenant de nombreux faits. Toutefois, il est plus sobre formellement que son prédécesseur, et se centre davantage sur le tueur. Celui-ci est incarné par un Richard Attenborough absolument glaçant en Anglais en apparence poli, calme et civilisé, qui cache un assassin méthodique et un pervers sexuel. Il manipulera avec aisance les forces de l'ordre, et son voisin, un illettré simplet joué par un poignant John Hurt. Tout ou presque est filmé en huis-clos dans des appartements vieillots, crasseux et peu éclairés, dévoilant une classe populaire présentée ici comme peu attachante. Qu'il s'agisse du tueur au cœur de pierre, ou de ses victimes irréfléchies. Même les policiers et les avocats, peu présents à l'écran, apparaissent comme antipathiques et expéditifs ! Beaucoup de désespoir et de froideur se dégagent ainsi de l'ensemble, qui est filmé avec soin par Richard Fleischer. Le réalisateur usant astucieusement des ombres et des lieux clos, y compris pour les meurtres (souvent suggérés) et les viols (jamais montrés). Et c'est bien là l'objectif du long-métrage, permettant de livrer un plaidoyer contre la peine de mort.
A partir du moment où l’on commence à voir ce film on est complètement pris par l’action, d’autant que l’on sait que c’est basé sur une histoire vraie, un suspens à vous couper le souffle, chaque plan est superbement filmé pour retraduire l’ambiance glauque de cette maison sinistre, c’est du grand art.
Richard Fleischer est un artiste de la caméra, ses deux soucis sont souvent le choix du scénario et le casting. Mais ici on a droit à un sans-faute, ce film étant sans doute l'un des plus angoissants qui soient, l'ambiance est sordide, des appartements exigus et peu engageants, une sombre cage d'escalier et pourtant la caméra y virevolte ! La direction d'acteur est exceptionnelle avec Attenborough en psychopathe cultivé et manipulateur, John Hurt en primaire faiblard et manipulé et la talentueuse Judy Geeson, qui nous fait une si belle victime. L'histoire est racontée sans aucune concession (c'est un film anglais, pas américain) mais sans voyeurisme (ce n'est pas une version gore !). L'un des chef d'œuvre de Richard Fleischere
J'ai enfin pu voir ce film qui a été réédité en dvd il n'y a pas longtemps. Aprés le terrible "Boston's strangler", on s'attendait à voir aussi mieux ou bien meilleur avec ce film au titre alléchant. Et bien j'ai été déçue. L'interprétation de Attenborough en tueur psychopathe n'a rien à voir avec celle de Curtis. Bien trop gentil, ne se mouillant jamais, n'ayant aucune passion, le personnage passe presque au second plan. L’histoire est raconté du point de vue d'un des voisins et ce n'est pas pour me plaire car on entre pas dans le vif du sujet, on reste toujours d'un point de vue très extérieure et c'est décevant. Fleischer avec The Boston's strangler adoptait une mise en scène plutôt moderne qui rendait bien compte de l'esprit du personnage malsain. Mais là, il n'y a rien qui suscite notre intérêt à ce niveau. Le film est long et enfaite surtout très long, des séquences entières devraient être supprimés mais ce que je regrette le plus c'est comme un désintérêt qu'a eu pour l'histoire Richard Fleischer pour cette histoire de psychopathe qui été très prometteuse. Le personnage est intéressant mais on ne sent pas de l'investissement de la part de l'équipe qui s'acquitte à faire juste le boulot minimum.